Le rire de Will Paquin

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

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Kreator - 25/03/2026
Hooverphonic
Béber

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vendredi, 12 décembre 2014 18:02

Togoban

Quadrupède nous vient de la ville du Mans. Un duo, donc deux paires de jambes, soit quatre membres inférieurs. Pourtant, à l’écoute de ce « Togoban », on a l’impression d’être en présence d’un quatuor.

Damien Lecocq et Joseph Smalley pratiquent un math-rock hybride. La batterie, la guitare et les claviers s’y taillent la part du lion (NDR : un quadrupède !) Si l’intro évoque Animal Collective, progressivement, les compos glissent vers un math-rock alerte et inventif. Energiques et entraînantes elles font chaque fois mouche. On pense à Battles, Marvin et dans une moindre mesure à 65daysofstatic. Un bémol ? Les bidouillages synthétiques. Qui causent une perte d’efficacité.

Pour un premier long format, il faut cependant avouer que le duo français affiche de belles perspectives d’avenir. A noter que le groupe est signé sur le label bruxellois Black Basset Records.

 

vendredi, 12 décembre 2014 17:54

The water between us

Derrière le groupe Oddfellow’s Casino se cache David Oddfellow, de son véritable nom David Bramwell. Originaire de Brighton, il ne jouit pas d’une grande notoriété sur le Vieux Continent. Pourtant, ce multi-instrumentiste participe activement à la vie artistique de la ville balnéaire. Mais si on découvre seulement aujourd’hui son quatrième album, c’est grâce à Microcultures, un label français financé par le crowfunding (financement participatif). L’écurie avait notamment subventionné les tournées hexagonales de Hospital Ship et Tinariwen.

Comme son titre l’indique, « The Water Between Us » aborde le thème de l’eau. L’Anglais nous parle du sort d’un village immergé, suite à la construction d’un barrage qu’il avait visité, dans sa jeunesse. L’église représentée sur la pochette est en fait le seul lieu visible de ce bourg, aujourd’hui englouti. Intellectuel, écrivain et musicien, David est bourré de talent. Cet opus a été enregistré sous la houlette de Julian Tardo (Fujiya & Miyagi). Il recèle de nombreuses perles pop. Inspirée, sa musique est constamment en équilibre entre électronique et acoustique. Et il est parfait. Un équilibre sur lequel sa voix vient épancher sa mélancolie. Tout au long des dix plages, l’intensité ne faiblit jamais et chaque écoute révèle son lot de surprises.

« The Water Between Us » est une œuvre à la fois originale et émouvante. Et franchement, Bramwell est un artiste qui mérite de jouir d’une plus grande notoriété…

 

Ce mercredi 3 décembre, la Rotonde accueillait The New Pornographers. La formation canadienne à géométrie variable venait présenter son tout dernier opus, paru en août dernier, « Brill Bruisers ». Son sixième enregistré en studio. Un disque qui fait suite à « Together », paru il y a déjà 4 ans. Pour la circonstance, la salle est presque sold out.

Pour ouvrir la soirée, pas de néophyte ou de second couteau ; non, place au nouveau projet de l’ex-bassiste de Queens of The Stone Age, Michael Schuman. Il est soutenu par deux de ses amis : le bassiste Zach Dawes et le claviériste Tyler Parkford. Mini Mansions (NDR : c’est le nom du band) va nous réserver un set net et sans bavures. Le style ? Difficile à définir, tant la musique semble éclectique. Oscillant des Beatles à Elliott Smith en passant par Fountains of Wayne. Bref, un excellent supporting act qui a permis de se réchauffer en cette soirée hivernale.

Après avoir pris une courte pause bibitive, retour sous le dôme pour assister au concert d’un ensemble que les médias n’ont pas hésité à qualifier de supergroupe. Et pour cause, le line up a de quoi faire baver. Il recèle notamment, l’ex-Zumpano A.C Newman (guitare, chant), l’ex-Immaculate Machine Kathryn Calder (synthé, chant) ainsi que le chanteur de Destroyer Dan Bejar (NDR : c’est également le leader des New Pornographers). Pas vraiment des manchots. Le combo pratique une forme de power pop électrifiée. La power pop est censée entraînante. Et sera donc dispensée par des musicos chevronnés. Tous les ingrédients sont donc présents passer une bonne soirée.

A 21 heures tapantes, sept musiciens montent sur l’estrade : 3 guitaristes, un drummer, deux claviériste et 1 bassiste. On se frotte déjà les oreilles. Immédiatement, les guitares claquent et les chœurs retentissent. Côté électricité, on est servi. Pour le deuxième titre, Dan Bejar se charge seul des vocaux. Et sa voix est parfaite. Il pose ses mots d’une manière désinvolte, attitude typique chez l’artiste ; et c’est ce qui fait le charme de son chant. Puis, il quitte la scène. Et tout le concert sera cadencé au rythme de ses allées et venues. Soit plus ou moins un morceau sur trois. Moment choisi pour reprendre les vocaux. Le reste est interprété soit par Newman ou un autre membre de la troupe. Mais lorsque le team chante à l’unisson, le sens mélodique n’est guère perceptible. Et en y ajoutant les sonorités de gratte, on n’est pas loin d’un véritable foutoir. Bien sûr, Bejar revient mettre de l’ordre dans cette cacophonie, une fois tous les quarts d'heure. Ce qui est largement insuffisant, finalement. En outre, les musiciens sont particulièrement statiques. On ne peut pas dire que ce soit des bêtes de scène. Ils se contentent d’enchaîner les morceaux du tracklisting. Et se révèlent  peu loquaces. Hormis l’un ou l’autre remerciement épisodique, la communication est plutôt rare.  

Le concert d’un super groupe entraîne souvent de folles espérances, mais se solde le plus souvent par d’amères désillusions. Et le concert de The New Pornographers en est une nouvelle illustration. En quittant le Botanique, j’avais l’impression d’avoir assisté à une longue composition monocorde, circonstanciellement traversée par les trop rares –quoique brillantes– interventions de Dan Bejar. Quel gâchis vu la somme de talents en présence…

(Organisation Botanique)

jeudi, 04 décembre 2014 18:02

Commit

Même si vous n’en entendez plus guère parler, les boys band sévissent encore et toujours. Ils se sont métamorphosés (pas toujours en bien), mais ils  existent toujours bel et bien. Certes, ceux-ci ont évolué (mais n’ont pas affiné leur concept), mais ils sont toujours là. Indian Red Lopez vient tout droit d’Aberdeen en Ecosse, un pays qui nous avait pourtant habitué à mieux.

« Commit » constitue leur deuxième album et ne mérite pas une seule ligne. Rien qu’en ouvrant la pochette, la pause prise par les Ecossais prêtent déjà à sourire. Si seulement le stéréotype  s’arrêtait là, on ne s’en porterait pas plus mal. Malheureusement, une fois dans le lecteur cd, le groupe sévit. Les voix sont formatées et maniérées tout comme le reste de la musique d’ailleurs. Elle est même tout bonnement insupportable.

À ce moment précis, je préfère arrêter les frais. Mieux vaut donc ne plus en parler…

 

jeudi, 04 décembre 2014 17:54

Bazaar

Il y a presque deux ans, deux gars de Portland sortaient de nulle part en publiant un album de synth-pop truffé de mélodies aussi efficaces que jouissives. Depuis, le duo a tourné un peu partout aux USA et en Europe. Il a notamment ouvert pour Unknown Mortal Orchestra, Foxygen ou encore Smith Westerns.

À l’heure de passer à leur délicat deuxième essai, Eric Phipps et Rocky Tinder ont retenu l’option d'évoluer et d'agrandir leurs rangs en accueillant trois nouveaux membres. Autant dire, qu'il ne s'agit plus vraiment du même groupe. Un changement qui a clairement influencé leur musique.

Fini les mélodies sucrées portées par des claviers. Sur "Bazaar", ce sont les guitares qui ont la part belle. La présence derrière les commandes de Jacob Portrait (Unknown Mortal Orchestra) n'est certainement pas étrangère au revirement rock-psyché entrepris par la formation. Une certaine urgence et noirceur remplacent la gaieté qui prévalait auparavant. Néanmoins, il faut reconnaître que les Américains ont toujours le don de torcher des morceaux qui restent bien ancrés dans la mémoire, à l’instar de « The Amazing Heart Attack ». Et certains sont même plus paisibles, comme « Wizard Staff ».

Personnellement, la ‘coolitude’ du duo qui me plaisait tout particulièrement sur l’opus précédent me paraît moins présente. Ce deuxième elpee est plus banal. Le rock s’avère encore sympathique, mais de là à sortir du lot, il y a un pas que je n'oserai franchir.

 

mercredi, 26 novembre 2014 18:54

Lords take Altamont

Un peu d’histoire pour commencer. En 1969, alors que les derniers hippies rentrent de Woodstock, heureux d’avoir vécu 3 jours (sans doute plus) de paix, d’amour, et d’allégresse, se prépare un des épisodes les plus sombres l’histoire. Et il surviendra en novembre. En Californie. Dans le cadre de ‘The Altamont Speedway Free Festival’. Les organisateurs ont eu la mauvaise idée d’engager des Hells Angels pour assurer la sécurité. Et l’un d’entre eux va poignarder un spectateur, pendant le concert des Rolling Stones. Il succombera à ses blessures. Quatre personnes vont d’ailleurs trouver la mort pendant ce festival. Un événement devenu tristement célèbre que, trente ans plus tard, quelques musiciens ont voulu commémorer.

The Lords of Altamont est une formation née en 1999. Elle est fondée par des ex-membres des Cramps et des Fuzztones. Depuis sa formation, le line up a connu de multiples changements. Seule la figure de proue, le chanteur Jack the Preacher Cavaliere, est toujours au poste. Quinze ans plus tard, le groupe californien (issu de Los Angeles, très exactement) publie son quatrième album intitulé « Lords take Altamont ». Il est donc destiné à rendre hommage aux victimes du festival. Et le combo a décidé d’interpréter des morceaux joués par différents groupes qui y avaient participé. Bien sûr, à sa manière. Soit dans un style rock’n’roll garage. Dont les inévitables « Sympathy for the devil » et « Stray Cat Blues » des Stones ainsi que « The other side of this life » et « 3/5 of mile in 10 seconds » du Jefferson Airplane.

Si le concept est louable, les adaptations n’apportent strictement rien de neuf. Elles se révèlent même finalement anecdotiques. Dommage que le combo n’ait pas osé se fendre de versions plus audacieuses…

 

mercredi, 26 novembre 2014 18:42

In the Hollows

Nat Baldwin est le bassiste attitré de la formation new-yorkaise Dirty Projectors. Ce qui ne l’empêche pas de mener parallèlement une carrière en solitaire. Qu’il a entamée en 2003, par la publication de « Solo Contrabass ». Excellent musicien, Baldwin jouit également d’une voix envoûtante, qui rappelle, pour ceux qui connaissent, celle de Jude. Il possède donc toutes les aptitudes pour embrasser une aventure individuelle. Qu’il vient de ponctuer d’un cinquième elpee. Un disque qui s’intitule « In the Hollows ».

Baldwin s’est chargé, bien entendu, de l’écriture du chant et la basse. Lors des sessions, il a notamment reçu le concours du violoniste Rob Moose au violon (Anthony and The Johnsons, Bon Iver). Le violon et le violoncelle forgent d’ailleurs le fil conducteur de cet opus. Evidemment on pense immédiatement à Andrew Bird et Owen  Pallett. D’ailleurs, la technique de Nat est irréprochable. Pas de quoi discuter ! Et vocalement, il parvient à maintenir le ton sur des rythmes que l’on imagine difficiles à dompter. Mais côté atmosphère, il faut bien reconnaître que la musique de l’Américain ne s’excite guère et ne nous excite que trop rarement. Hormis le morceau maître et « Cosmos Pose », on reste largement sur sa faim ; à tel point que, parfois la combinaison entre la voix et les cordes devient carrément assommante. Des pistes comme « Sharpshooter » ou encore « A Good Day to Die » sont, par exemple, capables d’endormir le plus incurable des hyperactifs.

Bref, si « In the Hollows » n’est pas de mauvaise facture, il manque clairement d’accroches et d’énergie. Dans le style, mais en plus pop, je vous invite à plutôt vous tourner vers Andrew Bird. Vous ne serez pas déçus.

 

jeudi, 20 novembre 2014 00:00

Un retour réussi!

Tout passionné de country-folk ne pouvait manquer l’événement de ce jeudi soir, à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Et pour cause, Will Odham, aka Bonnie ‘Prince’ Billy s’y produisait. Pas étonnant qu’on assiste également à une forte concentration de barbus. Mais c’était surtout l’occasion d’enfin (re)voir et (ré)écouter un des songwriters les plus influents de ces 20 dernières années. Le roi du country-folk avait fait le déplacement pour présenter son dernier album « Singer’s Grave a Sea of Thongues ». Et il a emporté dans ses valises The Caïro Gang et, ainsi qu’en guest star, Matt Sweeney.

Et le supporting act suscite déjà un intérêt particulier, puisqu’il s’agit de Xylouris White, soit le projet né de la rencontre entre l’extraordinaire drummer de Dirty Three, Jim White et le Grec George Xylouris, chanteur et talentueux joueur de luth. Et croyez-moi, Jim White est un véritable virtuose. Personnellement, je n’avais jamais assisté à un tel exercice de style à la batterie.  (Voir photos ici)

Le maître de soirée monte sur l’estrade à 21 heures pile. Matt Sweeney s’installe à sa gauche et Emmett Kelly à sa droite. Et comme guitariste, c’est loin d’être un manchot. Un batteur et un contrebassiste complètent le line up du band. Will Oldham arbore une belle barbe et comme tout musicien de country qui se respecte, il est vêtu d’une chemise à carreaux. Dès les premières notes, les sceptiques qui mettent en doute les qualités scéniques de l’Américain sont rassurés. Bien sûr sa voix est reconnaissable entre mille et est susceptible de vous flanquer des frissons partout. Puis, il reproduit certains stéréotypes adoptés par la plupart des musiciens de country. Parfois, on se croirait en face de Cloney dans ‘O’Brothers’. Une gestuelle qui lui permet finalement de rendre ses compos plus expressives. D’ailleurs son set ne sera ni morose ni déprimant. L’air de rien, Bonnie ‘Prince’ Billy est même un fameux showman. Et puis, ses morceaux sont davantage électrifiés que sur disque. Il les adapte pour le ‘live’. Et c’est très bien ainsi. Difficile cependant d’identifier les morceaux du tracklisting, vu le gigantesque répertoire dont il dispose. Il est d’ailleurs allé puisé au sein de toute sa discographie au cours de la soirée, nous réservant même des plages issues de son chef-d’œuvre « I See a Darkness », dont le titre maître qu’il va interpréter d’une manière allègre et le magnifique « Death to everyone ». Il alterne morceaux plus ‘rock’ et tracks paisibles et émouvantes. Mais c’est lors des titres les plus calmes que le barde peut démontrer toutes ses aptitudes vocales, échangeant alors en compagnie de ses acolytes, de superbes harmonies vocales. Quant aux trois guitares jouées par les trois musicos, on peut affirmer que leur conjugaison était proche de la perfection.

Nous l’attendions depuis 5 longues années sur terres, et son retour n’a pas déçu. Finalement on peut affirmer que Will Oldham était toujours le Prince du country/folk… (Voir photos )

(Organisation AB)

 

lundi, 17 novembre 2014 18:11

Phosphorescent Harvest

Chris Robinson est de retour. Après avoir publié deux albums au cours de l’année 2012 et accompli le tour du globe pour le défendre en ‘live’, l’ex-Black Crowes nous propose un troisième elpee intitulé « Phosphorescent Harvest ». Le line up de son backing group est inchangé. On retrouve ainsi Neal Casal à la guitare, l’ex-Black Crowes, Adam Macdougall, aux claviers, George Sluppick aux drums et Mark Dutton à la basse. Robinson semble toujours prendre autant de plaisir à faire revivre les groupes du passé comme, par exemple, le Grateful Dead.

Et la pochette de « Phosphorescent Harvest » est particulièrement explicite. The Chris Robinson Brotherhood a décidé de nous replonger dans l’univers californien des sixtes, et tout particulièrement dans son psychédélisme atmosphérique. Un psychédélisme qui laisse la part belle à la guitare de Neal Casal. Ce qui n’empêche pas les claviers de tirer leur épingle du jeu. A l’instar de l’excellent « Badlands Here We Come », au cours duquel ils dominent véritablement leur sujet. Mais au-delà des codes psychédéliques parfaitement respectés, il faut souligner la qualité des morceaux de cet opus. Parfaitement soulignées par la voix de Robinson, les mélodies sont superbes. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’écouter dix fois cet LP pour y succomber. Une œuvre que baigne le soleil de la côte West (NDR : le plus langoureux « Beggars Moon »), mais aussi parfois dynamisé par des changements radicaux de tempo. Empruntant même parfois une forme carrément rock’n’roll ».

Les fans de la première heure des Black Crowes devraient apprécier ce remarquable plongeon dans un passé, qui ne date cependant que d’un demi-siècle…

 

jeudi, 13 novembre 2014 00:00

Un mec sympa…

En publiant « It’s Pleasure », son quatrième album, Baxter Dury avait un motif légitime de partir en tournée, pour le défendre. Ce qu’il a décidé de faire. Une tournée qui passait par le Botanique, ce jeudi 13 novembre. Une salle au sein de laquelle le fils de feu Ian Dury a évidemment l’habitude de se produire. Mais si l’Orangerie était bien garnie, elle n’était pas pour autant sold out.

Vers 21h00, toute la formation monte sur l’estrade, surplombée d’un cygne gonflable, symbole du dernier opus. Les deux choristes sont élégamment vêtues tout comme le guitariste ; le bassiste, un peu moins. Baxter Dury a opté pour un costume gris. Un look qui finalement correspond plutôt bien à la musique proposée par le natif de Wingrave, en Angleterre. Une musique que certains qualifient de disco/rock chic et d’autres de britpop contemporaine. L’artiste a l’air en forme et dès son entrée en scène, il n’épargne ni ses petits pas de danse, ni de ses habituels cris aigus, sortis de nulle part. A mon humble avis, il n’est pas tout a fait ‘clean’. D’ailleurs entre les morceaux, il s’hydrate plus que généreusement…  

Si le dernier opus se taille la part du lion, au cours de son set, Baxter Dury a quand même la bonne idée de puiser dans l’ensemble de son répertoire. Il entame sa prestation par « Isabel ». Et la réaction du public, acquis à sa cause, est instantanée. Un auditoire qui semble très emballé de le revoir sur les planches. De son précédent elpee, il puise « Claire », « Leak at the Disco » ou encore « Trellic », entre autres. Et de son « Floor show » publié en 2005, le superbe « Cocaïne Man ». En rappel, il nous réserve « The Sun », morceau plutôt macabre, parcouru par les cris de ce cher Baxter. Il semble euphorique et sympathiquement ne tarit pas d’éloges Bruxelles. Quant à savoir si ses déclarations sont sincères… Le public est manifestement comblé. Il danse, chante et prend son pied. Faut dire qu’il est difficile de résister aux accès de basse caoutchouteux et aux rythmes entraînants. En outre, le set bénéficie d’un light show multicolore digne d’une boîte de nuit, comme au cours des 80’s.

Ravi du succès recueilli par son concert, Baxter Dury rejoint le bar à l’issue de celui-ci et se montre particulièrement affable. Un reproche quand même, la brièveté de son spectacle. Malgré le succès recueilli, il n’a duré qu’1h10. M’enfin, s’il avait joué jusqu’au bout de la nuit, les aficionados en auraient encore réclamé davantage…  

(Organisation : Botanique)

 

 

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