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Le parfum de vie de Goudi

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The Wolf Banes - De Casin...
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Béber

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dimanche, 09 novembre 2014 12:35

C'Mon Tigre

Il y a quelques semaines, C'mon Tigre publiait un premier single intitulé "Fédération Tunisienne de Football", la B.O d'un film réalisé par l'artiste italien, Toccafondo. Cette sortie avait soulevé quelques interrogations mais surtout beaucoup d'enthousiasme.

Des interrogations tout d'abord, car on ne connaissait quasiment rien au sujet de ce groupe au patronyme plutôt intriguant. Aujourd'hui, après des recherches plus approfondies, on peut affirmer être en présence d’un duo qui, pendant deux années a voyagé aux quatre coins du globe, afin d'enregistrer en compagnie de différents musiciens. Pérégrination qui s’est soldée par l’enregistrement de ce premier album.

De l'enthousiasme ensuite car les deux premiers morceaux présents sur ce single laissaient entrevoir un énorme potentiel. C'mon Tigre prend un malin plaisir à mélanger les styles. Sur des rythmes langoureux, les influences orientales viennent se frotter au blues et au jazz en passant par l’électronique et la soul. Un cocktail détonnant dont on était impatient de voir l'efficacité sur la longueur. Et l’opus éponyme poursuite dans la même veine. Les pistes sont sans doute un peu plus expérimentales, mais tiennent totalement la route. Il faut néanmoins plusieurs écoutes avant de pénétrer au cœur de cet univers sonore déstructuré mais aux mille richesses. Les instruments sont nombreux : percus, cuivres et j’en passe, apportent, bien sûr, leur pierre à l’édifice. Et puis il y a le chant. Le tracklisting oscille entre plages minimalistes (« December ») et plages aux arrangements luxuriants (« Commute »). Entre titres languissants et plus rythmés. Et, tout en tirant dans toutes les directions, C’mon Tigre parvient quand même à maintenir une certaine homogénéité à l’ensemble. Tout n’est pas parfait, assurément. Certains passages peuvent même se révéler dispensables ; mais la musique est vraiment originale et mérite qu’on lui accorde une oreille attentive… 

 

vendredi, 31 octobre 2014 11:53

1

Si chroniquer un album est un exercice de style enrichissant, le plus excitant est certainement de découvrir des artistes que personne –ou presque– n’est encore parvenu à dénicher. Discerner une pépite que l'on ne partagera qu'avec nos plus proches connaissances, reste l'un de mes plus grands plaisirs. Ce type de découverte n’est pas fréquent, mais quand le phénomène se produit, on ressent ensuite une envie irrépressible de clamer cette bonne nouvelle sur tous les toits. Il faut avouer que l'histoire de Peter Thisell attire la sympathie et quand on observe les images qui illustrent la pochette de l'album, on ne peut que succomber au charme de ce Suédois.

En 2010, des idées plein la tête, il réunit ses ami(e)s et sa famille pour enregistrer ses morceaux au sein d’une école abandonnée. Après une semaine d’enregistrement, il dispose de toutes les maquettes de son elpee, sobrement intitulé « 1 ». Mais il lui faudra de quatre ans pour qu’il puisse sortir sous sa forme physique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a bien fait d’attendre. Peter Thisell et sa bande nous livrent huit morceaux trempés dans l’americana. Des compos dont les influences oscillent de Bonnie Prince Billy à Wilco, en passant par Neil Young.

Dès « A Town of Windows », la première plage de l’opus, la voix du Scandinave fait chavirer les âmes. Epaulée par de superbes chœurs elle est empreinte d’une grande mélancolie. Omniprésentes, les interventions au violon communiquent d’inévitables frissons. Thisell raconte ses histoires. Sans jamais en remettre une couche, il parvient à accrocher le mélomane. Finalement, il n’en faut pas forcément beaucoup pour faire de la musique avec un grand ‘M’.

Finalement, je vous ai déjà un peu trop livré mes impressions. Une écoute vaut mieux qu’une longue description ; c’est pourquoi je vous laisse le soin de découvrir cet album. Et croyez-moi, il en vaut largement la peine… 

 

vendredi, 31 octobre 2014 11:52

Shattered

Les onze pistes de ce « Shattered » nous replongent dans la pop des 60’s. Les refrains sont d’une efficacité redoutable. Les riffs de guitare sont subtils et les interventions d’orgue chaleureuses. L’opus oscille entre plages rock (« North Cackalacky Girl », « Once More ») et ballades folk (« Never Coming Home », « If You Gotta Leave »), certains morceaux exsudant même une sensualité ‘soul’ (« In My Dreams », « I'mTrying (to be the Man you Need ) »).

Greg Cartwright, le leader de la formation, est impliqué dans de multiples projets ‘garage’, dont The Compulsive Gamblers, le mythique The Oblivians et Greg Oblivian & The Tip Tops. Reigning Sound est plutôt une aventure pour laquelle il cherche à se faire plaisir, et cela s’entend. Comme sur ce dernier elpee, un disque qui fait suite à « Love & Curses », paru il y a déjà 5 ans. « Shattered » est un excellent album. Et je vous le recommande vivement…

 

vendredi, 31 octobre 2014 11:47

From Scotland with love

En quinze ans de carrière, King Creosote a quasiment publié le même nombre d’albums. Mais ce « From Scotland with love » devrait enfin consacrer cet artiste. D’ailleurs si ce n’est pas le cas, je jette définitivement l’éponge et me consacre à la musique de stade. Car, je le dis et le répète, « From Scotland with  love » est un œuvre parfaite de bout en bout. Mais paradoxalement, Kenny Anderson (NDR : encore un barbu !) alias King Creosote, pourrait atteindre cet objectif, grâce à cette B.O. d’un documentaire réalisé par Virginia Heath, consacré à l’Ecosse via les Jeux du Commonwealth.

Les onze pistes de ce long playing sont aussi accrocheuses les uns que les autres. Des titres pop/folk/rock qui font mouche à chaque fois. Le disque s’ouvre par un véritable hymne pour les marins qui ont le vague à l’âme, une ballade folk dépeignant sa ville portuaire natale de Fife. « Cargill » réchauffe l’atmosphère. L’instrumentation est luxuriante et le remarquable crescendo évoque instinctivement Arcade Fire voire The Decemberist. « Largs » est imprimé sur un tempo plus enlevé. Et finalement, on pourrait mettre en exergue toutes les plages du long playing, tant elles rivalisent d’excellence. Néanmoins, j’épinglerai encore « For One Night Only », réminiscent de Wilco ainsi que « Bluebell,  Cockleshell, 123 » et « Pauper’s Dough », deux pistes magnifiées par des chœurs…

« From Scotland with love » constitue clairement l’album le plus abouti de King Creosote, mais surtout, un des meilleurs parus en 2014, tous styles confondus.

 

vendredi, 31 octobre 2014 11:44

Glass Boys

Outre son patronyme plutôt accrocheur, Fucked Up, peut se targuer d’être parvenu à s’extraire du milieu punk-hardcore, sans pourtant le trahir. Dix ans déjà que l’imposant barbu, Damian Abraham, déverse toute sa rage dans le micro. En 2009, son elpee « The Chemistry of Common Life» décrochait le Prix Polaris (récompense attribuée au meilleur album de l’année, au Canada), au nez et à la barbe de Feist, Arcade Fire, Godspeed ! You Black Emperor ou encore Caribou.

Son nouvel opus s’intitule « Glass Boys ». Il s’agit du quatrième. Fucked Up reprend les choses là où il les avait laissées, trois ans plus tôt, lors de la sortie de l'excellent « David Comes to Life ». Certes, leur musique ne surprend plus, mais elle est toujours aussi efficace et jubilatoire.

Après trente secondes paisibles qui servent d’intro, place à la tempête sonore. Abraham se met à grogner et les guitares à crisser. Les premiers morceaux adoptent –et c’est une surprise– un ton plus rock que punk. « Sun Glass » s’ouvre sereinement par des accords de gratte acoustique, avant de libérer toute son énergie. Mais le combo torontois a toujours le bon goût de ne pas sombrer dans le punk rudimentaire. Non seulement, il ne se contente pas du format couplet/refrain, mais les vocaux sont repris en chœur. En outre, les riffs de guitare sont recherchés et, après quelques écoutes, deviennent accrocheurs.

Bref, « Glass Boys » recèle tous les éléments d’un bon album de punk/hardcore et permet aux aficionados du style de se défouler un bon coup. Que demander de plus ???

 

Il y a maintenant plus de 20 ans que James Yorkston propose des ballades intimistes à l’ombre de la célébrité. Le barde écossais enchaîne assidûment les albums. Et « The cellardyke recording and wassailing society » constitue son douzième. A plus de 40 balais, le natif de Fife (NDR : un patelin sis au Nord d’Edimbourg), continue de faire ce qu’il fait le mieux, du folk champêtre sobre et minimaliste. James Yorkston parvient, rien qu’en se servant d’une sèche, à nous flanquer des frissons partout, à l’instar de l’excellent « Sweet Sweet » pour lequel sa compatriote, la compositrice KT Tunstall, est venue lui prêter main forte. The Pictish Trail et Alexis Taylor ont également participé aux sessions d’enregistrement. Le leader de Hot Chip se charge même de la production. Il assure également les percussions et parfois les chœurs, comme sur « The Very Very Best ». Parmi les seize morceaux proposés, on épinglera certaines perles comme le désinvolte « Thinking about Kat », l’enjoué « King of the Moles » ou encore les mélancoliques « Broken Wave (a blues for Doogie) » et « Red Fox ». Sans oublier l’énergique « Great Ghosts », au cours duquel KT Tunstall est littéralement survoltée.

Tout au long de l’opus, la voix et la guitare sont les principaux atouts de l’Ecossais. Cependant, variée et parfaitement dosée, l’instrumentation est suffisamment conséquente pour que cet opus soit davantage qu’une simple incursion dans l’univers de la pop. Seul bémol : la durée. Seize morceaux en plus d’une heure, c’est plutôt long. Le tracklisting aurait pu se passer de quelques plages dispensables, comme « Honey on Thigh » ou « You & Your Sister », par exemple…

 

samedi, 25 octobre 2014 01:00

Un véritable spectacle à lui seul…

Paul Francis, aka Sage Francis, était de passage à la Rotonde du Botanique ce samedi 25 octobre, pour le plus grand plaisir des fans de hip hop. Il y a maintenant une petite quinzaine d’années que l’Américain (NDR : il est originaire de originaire de Miami) se distingue par un flow qu’il déverse avec une rapidité déconcertante. Une décennie et demi qu’il construit des ponts entre le hip hop et l’indie-rock en demandant, par exemple, à Yann Tiersen ou Calexico de se charger de l’instrumentation, en sollicitant Will Oldham pour assurer les chœurs et même en adaptant une chanson de Johnny Cash, sous forme d’hommage. Un artiste entier donc qui était dans la capitale pour présenter son dernier album, « Copper Gone ».

Après le supporting act assuré par le collectif belge, Behind The Wall, place à la tête d’affiche. Il monte sur l’estrade à 21h. Imposant, le barbu n’a pour tout compagnon que son ordinateur. Il a enfilé une djellaba dont la capuche recouvre son crâne dégarni. Il a noué, autour du cou, un drapeau qui flotte dans les airs lorsqu’il se déplace. Le Yankee ne lésine pas sur les moyens. Pour ouvrir son set, il interprète ce qui est certainement l’un de ses meilleurs morceaux, « Escape Artist ». Le ton est donné. L’ambiance est déjà très chaude dans la Rotonde et elle ne baissera pas d’un cran tout au long de la soirée. Les têtes remuent au rythme des basses. Le public s’est déplacé en nombre y compris un noyau dur de fans qui connaît les paroles par chœur. Ce qui communique une touche supplémentaire d’ambiance.

En tant que routinier de la scène, Sage Francis sait comment maintenir un public en éveil. Ainsi, il alterne des morceaux de son dernier album et ses tubes. On aura ainsi droit à « Sea Lion », « Jah didn’t kill Johnny » ou encore le superbe « The Best of Times », titre qui clôt sa prestation. Chaque morceau qu’il interprète est un véritable spectacle. Lorsqu’il ne parcourt pas le podium de long en large, il nous réserve une chorégraphie ou encore imagine un stratagème pour attirer notre attention. Enfin, lorsqu’il est à court d’idées, il en revient tout simplement à ce qu’il fait le mieux : le chant. D’ailleurs, ses exercices de style a capella figent littéralement l’auditoire. Un public qui tente néanmoins de suivre son phrasé dispensé à une vitesse vertigineuse. Les fans de hip hop ont trouvé leur maître !

(Organisation Botanique)

 

mercredi, 15 octobre 2014 01:00

Section rythmique défaillante…

Avi Buffalo est une formation californienne qui a publié son premier elpee en 2010. A l’époque, son leader, Avi Zahner-Isenberg, n’avait que 19 ans. Depuis, hormis l’un ou l’autre travail de production, il s’était montré plus que discret. Le combo vient donc de graver son second opus. Et manifestement, le songwriter n’a rien perdu de son art à torcher des pépites pop-rock. L’opus a d’ailleurs reçu d’excellentes critiques de la part de la presse spécialisée. Et deuxième bonne nouvelle, l’Américain se produisait, ce mercredi 15 octobre, dans l’intimité de la Rotonde du Botanique…

Après une première partie assurée par une jeune Belge répondant au nom de Leonore, place à la tête d’affiche. Le backing group d’Avi réunit une drummeuse, un claviériste et un bassiste. Armé de sa guitare, Zahner-Isenberg s’installe au centre du podium. A vue de nez la moyenne d'âge du combo de doit pas dépasser les 25 printemps. Pourtant, les musicos ont l'air à l'aise et dès leur entrée en scène, n’hésitent pas à discuter avec leur public. Malheureusement, les deux premiers morceaux sont perturbés par une sonorisation pas encore au point. Les claviers sont trop mis en évidence alors que la guitare et la voix passent quasi inaperçues. Et même si au fil du set, le son va s’améliorer, il ne sera jamais totalement parfait. Pourtant, au bout d’une vingtaine de minutes, Avi a déjà démontré ses talents de guitariste. Ses doigts se baladent sur le manche avec une aisance impressionnante. C'est d'autant plus flagrant lorsqu'il entame en solo un morceau de son premier opus (« Summer Cum ») sur lequel un arpège d'une efficacité remarquable est exécuté. Il attaque ensuite deux titres à la sèche, uniquement épaulé par son claviériste. Mais le charme n’opère pas et on est finalement  heureux de voir revenir les autres membres du band. La set list se consacre essentiellement au dernier elpee ; et peu à peu, l’auditoire commence à ressentir une certaine frustration. Pas que la qualité des titres soit en cause. D’ailleurs les mélodies son solides, et Avi maîtrise parfaitement son sujet. Par contre, hormis le claviériste –qui impressionne par sa dextérité sur les touches de son instrument– la section rythmique fait un peu pâle figure. Le bassiste n’est pas un prodige, mais il assume plus ou moins correctement son job. C’est plutôt la drummeuse qui est à la traîne. Désinvolte, lymphatique, elle se contente de caresser ses fûts. Résultat des courses, elle ne parvient pas à communiquer le moindre dynamisme aux compos. Ses acolytes ont beau se décarcasser, rien n'y fait, la mayonnaise ne prend pas et l’auditoire perd progressivement son enthousiasme.

Quand on quitte la salle, on reste sur un sentiment mi-figue, mi-raisin, convaincu que les morceaux –excellents sur disque, je le rappelle– auraient pu atteindre une autre dimension, si le backing group avait été à la hauteur. On réécoutera volontiers la discographie d’Avi Buffalo, mais on réfléchira à deux fois, avant d’aller le voir en concert. Ou tout au moins, on se renseignera sur les musicos qui accompagnent Zahner-Isenberg…

 

(Organisation : Botanique)

 

mercredi, 15 octobre 2014 16:30

Love me

A première lecture, le nom de Tomas Barfod ne me dit pas grand-chose ; mais en approfondissant le sujet, on apprend qu’il s’agit en réalité du batteur qui milite au sein du groupe danois WhoMadeWho. Après avoir gravé un album en compagnie de son band, il a pris congé de ses camarades pour en revenir à son projet solo, afin d’enregistrer un second album.

Tomas Barfod a donc troqué ses fûts contre des claviers et des boîtes à rythmes. Tout au long de « Love Me », il explore un univers électronique et semble y prendre un grand plaisir. Cet album possède un fil conducteur. Afin de donner du relief aux morceaux et qu’on puisse y accrocher plus aisément, Tomas a eu la judicieuse idée d’inviter plusieurs collègues à poser leur voix. En début de parcours, c’est Luke Temple (chanteur de Here We Go Magic) qui apporte la sienne sur « Bell House », un titre atmosphérique que l’Américain met parfaitement en valeur. S’ensuivent plusieurs plages, au cours de laquelle Nina K, une jeune compositrice suédoise, vient chauffer l’atmosphère. Chaque titre auquel elle participe est un tube en puissance, à l’instar de « Pulsing » et « Busy Baby ». Défilent encore derrière le micro, Brian Batz (artiste danois actif sur la scène électro) et son acolyte chez WhoMadeWho, Jeppe Kjellberg, pour ne citer qu’eux. Mais le tour de force réalisé par Barfod, c’est que malgré les nombreux collaborateurs, et le tracklisting partagé entre titres ultra pop et pistes contemplatives, il parvient à garder une homogénéité à l’ensemble tout en imprimant sa touche personnelle. Bref, « Love Me » s’écoute du début à la fin, avec autant de plaisir.

 

dimanche, 12 octobre 2014 01:00

Une valeur sûre de l'électro/folk indie…

Il y a trois ans, James Vincent McMorrow se produisait en première partie de Thomas Dybdahl, au Botanique. Et en début d'année, il faisait son retour à l'Orangerie, devant un auditoire comble. Huit mois à peine se sont écoulés et le songwriter revient déjà à Bruxelles. Mais pour la circonstance, au Cirque Royal. Et si la salle n’est pas comble, elle est bien garnie, preuve que le succès de l’Irlandais est en pleine phase ascendante. Un succès entièrement mérité, lorsque l'on écoute son deuxième album intitulé "Post Tropical", sorti il y a peu.

Pour assurer sa première partie, le natif de Dublin a fait appel à l’un de ses compatriotes, Rhob Cunningham, un artiste qui a déjà assuré, dans le passé, le supporting act de Lisa Hannigan et d’Alela Diane. Son folk est assez classique et plutôt sympathique. Idéal avant d’accueillir le maître de cérémonie. (Pour les photos, c'est ici)

James Vincent McMorrow monte sur l’estrade 20h45. Il est accompagné de trois musiciens : une bassiste (qui double aux claviers et aux guitares), un drummer et un claviériste (également préposé à la flûte traversière). Le podium est parsemé de petits cônes lumineux qui évoquent symboliquement la forêt. Arborant comme à son habitude une barbe, vêtu d’une chemise au col ouvert pour accentuer son allure plutôt décontractée, il se plante derrière ses claviers et entame le concert. Quand il n’en joue pas, il se consacre à la gratte, qu’il change de temps en temps. Dès les premières notes, on se rend compte que cet individu transpire la classe. Le son est parfait et lorsque les premières paroles sortent de sa bouche (ou gorge), on ne peut que succomber sous le charme. Plusieurs démonstrations vocales seront d’ailleurs chaleureusement applaudies par le public. Le décor et l’éclairage permettent aux titres de son dernier elpee de prendre une dimension davantage lyrique (« Red Dust », « Post Tropical », ...) McMorrow s’autorise l’un ou l’autre exercice de style en solitaire. Et à la perfection (« And if my heart should somehow stop »). Au bout d’une heure et demie, il termine le spectacle par une nouvelle démonstration vocale, sans avoir avant oublié de présenter ses musicos.

Après avoir publié deux albums, James Vincent McMorrow nous a démontré qu'il est déjà devenu une valeur sûre de électro/folk indie. Et au vu de la performance accordée ce soir elle ne peut que monter en flèche... (Et pour les autres photos, c'est )

(Organisation Botanique)

 

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