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Béber

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mercredi, 08 octobre 2014 11:36

Mirrors the sky

Lyla Foy est certainement l’une des meilleures surprises féminines de l’année. Agée, d’à peine 25 ans, cette Londonienne jouit d’un talent qui n’est pas passé inaperçu auprès des pontes du label de Sub Pop. Ce qui explique leur empressement à signer la demoiselle. Qui vient donc de publier son premier opus,  « Mirrors the Sky ».

Si Lila Foy reconnaît pour influence majeure le folk, et notamment celui de Tori Amos ainsi que de Fiona Apple, elle a le bon goût de ne pas se contenter de marcher sur les traces de ses idoles. A contrario d’une majorité d’artistes contemporaines du style, l’Anglaise ne conte pas ses problèmes de cœur en s’accompagnant à la gratte sèche. Elle n’en fait jamais trop ; et sa musique est à la fois minimaliste, douce et attachante. Mais son folk, elle le teinte habilement de touches électroniques et de nappes de claviers. Pour un résultat manifestement bien au goût du jour. On pourrait même comparer son style à une rencontre entre électro folk et cold wave, dans l’esprit de The XX ou Beach House.

Les dix plages de « Mirrors the sky » finissent même par vous envoûter. Il y a belle lurette que je n’avais plus eu la chance de découvrir une artiste folk de ce calibre. Elle ne se contente pas de sortir des sentiers battus, mais nous réserve une musique particulièrement originale…

mercredi, 08 octobre 2014 11:34

CLPPNG

Daveed Diggs, William Hutson et Jonathan Snipes ont fondé Clipping, il y a déjà quelques années. Après avoir publié un premier elpee sur une écurie obscure, le trio signe chez Sub Pop. Suivant son habitude, le prestigieux label américain adore surprendre les mélomanes. Et pour cause, Clipping est un groupe de hip hop.

Mais ce « CLPPNG » est loin d’être abordable. Minimaliste, le hip hop de ces Californiens (NDR : ils sont originaires de Los Angeles) est tour à tour chargé de références différentes. Tantôt r’n’b (« Tonight », « Get Up »), tantôt jazz (« Taking off »), et la liste est loin d’être exhaustive… En fait, le crew s’amuse à récupérer tout ce qui lui tombe dans l’oreille et à l’intégrer dans son style. Tout en conservant un tempo monocorde. Finalement, ce disque ressemble à un OVNI qu’il est nécessaire d’apprivoiser avant de l’apprécier. Car côté vocaux, il faut reconnaître que le flow de D.Diggs est assez impressionnant. Dès l’introduction, il montre la couleur. Pour étoffer le tout, au fil des morceaux, des amis et amies viennent poser leur voix sur la trame, sans même accorder un minimum de cohérence.

Cet album ne figurera pas parmi les classiques Sub Pop. Trop expérimental. Pas assez harmonieux. Néanmoins, si vous appréciez les artistes en perpétuelle recherche, ce « CLPPNG » pourrait peut-être vous botter... 

 

Mercredi 1er octobre, l'Ancienne Belgique accueille en son antre The Antlers, un groupe basé à Brooklyn. Depuis plus de cinq années, soit à l’issue de la remasterisation de "Hospice", le trio fait l'unanimité auprès de la critique internationale. Faut dire que leur style écorché est vraiment très spécifique. Il y a quelques mois, le band a publié un nouvel elpee, intitulé "Familiars", un disque toujours aussi émouvant, mais davantage atmosphérique. Mais également d’une grande subtilité. On était donc impatient de voir et d’écouter la transposition en ‘live’ de ces nouveaux morceaux. Et pour bien mettre en valeur le raffinement du son, rien de tel que l’acoustique de l’AB.

Pour la première partie, le trio a confié la mission à une Anglaise qui répond au nom de Marika Hackman. Elle assure le supporting act de toute leur tournée européenne. Pendant une demi-heure, la jeune femme va nous proposer ses chansons sculptées dans le folk. Des ballades sympathiques mais, il faut bien le reconnaître, sans réel intérêt.

C'est un peu avant 21h (en avance sur l'horaire donc!) que Peter Silberman (guitare, voix), Darby Cicci (claviers, trompette) et Michael Lerner (drums) montent sur les planches. Le trio originel est accompagné d'un quatrième comparse. Un multi-instrumentiste aussi à l’aise aux claviers, à la trompette qu'à la flûte traversière. Dès les premières notes, l’auditoire est plongé dans une forme de brume sonore empreinte de mélancolie. « Palace » et « Doppelgänger », morceaux d’ouverture, y contribuent largement. Les compos transpirent des accès de jazz lancinants. Les nappes de claviers planent dans l’atmosphère, les notes de guitares sont en apesanteur, alors que la voix de Silberman nous communique son lot de frissons. Le silence entre les différents morceaux témoigne de l’état de fascination au sein duquel les spectateurs sont plongés face à la maîtrise des musicos. On est même proche de l’hypnose collective. La setlist épingle la quasi-totalité des morceaux de leur dernier opus ; et lorsque le concert perd un peu de sa superbe, The Antlers va piocher ses titres dans les précédents long playings, afin de le redynamiser, voir même de l’électrifier. Ainsi, on aura droit, entre autres, à « I don’t want love », « Putting the dog to sleep » et « Bear », ces deux dernières chansons, à la fin du show. Mais le sommet du spectacle a été atteint par « Revisited », une composition qui a permis à Silberman de démontrer toute l’amplitude de sa voix. A vous retourner les tripes !

Après une heure et demie de prestation, ébranlé par un tel flux émotionnel, le public s’en est retourné dans ses pénates, et loin d’être déprimé, il a emporté des mélodies plein la tête. Si c’est ça la mélancolie ou avoir le blues, j’approuve et signe à deux mains !

(Organisation AB + Live Nation)

 

 

vendredi, 26 septembre 2014 22:10

Passerby

Six ans après avoir publié leur premier essai, Zoë Randell et Steve Hassett nous proposent leur nouvel opus, paru cette fois chez Sub Pop. Tout au long de « Passerby », le duo australien dispense un folk mélancolique que l’on croirait tout droit sorti des années 60. Simon and Garfunkel et Nick Drake ne sont d’ailleurs jamais loin. Sur les dix morceaux, d’une voix posée, Zoë Randell libère ses émotions sur une musique paisible et parfaitement maîtrisée. Ainsi, tout en douceur, le piano, les cordes, les cuivres se succèdent en toute sobriété. Derrière les manettes, pour orchestrer l’ensemble, le duo a bénéficié du concours d’Aaron Dessner (The National) qui a parfaitement rempli son rôle. « Tangled Heart », « Without a Face » ou encore « Reverie on Norfolk » en sont les plus belles illustrations.

Homogène et attachant, ce disque constitue un véritable remède contre les insomnies. En moins d’une heure, Luluc parviendra même à vous précipiter dans les bras  de morphée. Ne comptez donc pas sur le duo pour vous booster le lundi matin après un dur week-end ; le résultat pourrait être fatal.

 

vendredi, 19 septembre 2014 01:00

Silver Ladder

Il y a plus de trente ans que Peter Mulvey roule sa bosse au pays de l’Oncle Sam. Originaire de Milwaukee, dans le Wisconsin, il publie, en moyenne, un album tous les deux ans. Son mélange de rock, country et folk n’est certainement pas révolutionnaire, mais il s’écoute d’une traite et sans sourciller. A l’instar de ce « Silver Ladder ». Douze pistes qu’on imagine aisément écouter en savourant une bière locale, dans un bar perdu, au fin fond des Etats-Unis. Manifestement l’Américain possède un talent de songwriter. Il est ainsi capable de varier les climats. Depuis les plus rythmés et allègres « You don’t have to tell me » et « Backin the wind » aux énigmatiques « Trempealeau » (rappelant les débuts de Ryan Adams) et « What else was it », en passant par « Where did you go ? », caractérisé par son duo particulièrement subtil, l’écoute de cet elpee ne suscite jamais l’ennui. Sans être original et sans prétention, il est même agréable à écouter. Et c’est déjà pas si mal…

 

vendredi, 19 septembre 2014 19:39

Life in the Midwater

Ben oui, c’est un disque paru en 2013, et votre serviteur a mis un temps fou avant de se décider à l’écouter. Sans raison vraiment valable, si ce n’est la pochette, pas vraiment excitante… « Life in the Midwater » constitue le premier opus d’Aisha Burns, une artiste texane, issu d’Austin très exactement. A l’instar de Valérie June ou de Tracy Chapman, son épaisse chevelure est tressée en longues dreadlocks. Et tout comme ses compatriotes, elle s’exprime à travers la musique folk. Il faut dire que la jeune femme possède plusieurs cordes à son arc. Tout d’abord, haut perchée et chaleureuse, sa voix rappelle Alela Diane, une voix qu’elle met bien en avant. Ensuite, elle compose ses propres chansons. Enfin, elle joue aussi bien de la guitare que du violon. Mais cette instrumentation –parfois enrichie d’accords de contrebasse– sont plutôt discrets. Il y manque d’ailleurs ce grain de folie qui pourrait faire décoller ses compositions. Mais également ce feeling mélodique qui accroche. Deux exceptions qui confirment la règle : « Mine to Bear » et « Nothing ». Sur le premier morceau, la diversification instrumentale est accentuée par le chouïa d’électricité. Sur le second, les accents de gratte se révèlent enfin, un peu plus agressifs.

Je n’irai pas jusqu’à affirmer que la musique d’Aisha Burns est aussi terne que l’image reproduite sur la pochette de son album ; mais en injectant un peu plus de dynamisme dans ses compos, elle leur communiquerait un tout autre rayonnement…

 

vendredi, 12 septembre 2014 17:48

Island Intervals

Joel Thiboteau, alias Death Vessel, est né à Berlin ; mais il a grandi sur la côte Est américaine. « Island Intervals » constitue son troisième album et son second signé sur le prestigieux label Sub Pop. On connaissait le goût de l’Américain d’adoption pour le folk ; par contre, on ignorait tout de son amour pour l’Islande.

Jamais l’île scandinave n’aura hanté à ce point un album (au titre évocateur) venu d’outre-Antlantique. Sa rencontre avec Jónsi, alors qu’il assurait la première partie de Sigur Ròs, semble avoir été déterminante. La musique de Death Vessel évoque les paysages paisibles islandais (du moins quand les volcans ne se réveillent pas). On n’est jamais très loin de la bande à Birgisson. A cause de la voix aigue de Joel Thiboteau. Ou de Mùm, lorsque l’électronique apparaît furtivement. En outre, à l’instar d’« Island Vapors », certaines plages s’enfoncent dans le lyrisme ; ce qui n’est pas sans rappeler d’autres formations islandaises. Dès lors, il n’est pas étonnant d’entendre la voix de Jónsi sur « Ilsa Drown » et de voir, derrière les manettes, le compagnon du Scandinave, Alex Somers.

Paisible et atmosphérique, « Island Intervals », constitue certainement, le plus islandais des albums germano-américains. 

 

vendredi, 05 septembre 2014 20:53

Turning Rocks

Publié en avril dernier, « Turning Rocks » constitue le troisième album de Thus Owls, un duo réunissant le canadien Simon (guitariste auprès de Patrick Watson ainsi que chez Lony Dear) et la Suédoise Erika Angell. Etabli à Montréal, le couple nous propose donc son troisième opus, un disque à la fois délicat, lumineux et entraînant. Le couple a décidé d’abandonner la face expérimentale de son folk-rock tout en conservant (fort heureusement) l’aspect lyrique. Outre l’instrumentation riche et variée, la spécificité de Thus Owls procède de la voix d’Erika, qui rappelle, parfois celle de Kate Bush. En outre, le couple a eu la bonne idée d’inviter sur « Thief », le dernier morceau, le chanteur de Timber Timbre, Kirk Taylor. Une belle manière de parachever un excellent elpee…

 

mercredi, 27 août 2014 18:11

Federation tunisienne de football (single)

Collectif réunissant douze musiciens, C’mon Tigre se plaît à brouiller les pistes. Après avoir opéré quelques recherches sur la toile et consulté le ‘dossier de presse’, on apprend que la formation est née dans le bassin méditerranéen. Et à la lecture des noms, on se rend compte qu’elle elle est manifestement cosmopolite…

Il est cependant difficile de se forger une opinion sur la musique de ce team, puisque ce single ne recèle que deux morceaux. Qui s’étalent quand même sur 10 minutes. Une chose est sûre, le combo jouit d’un potentiel non négligeable. Leur cocktail de funk et de blues, dynamisé par les rythmes africains et parfumé d’effluves orientaux est riche, coloré, reflétant la culture méditerranéenne.

Ces deux titres nous ont, en tous les cas, mis l’eau à la bouche. Vivement la suite…

 

mercredi, 27 août 2014 18:08

Benjamin Booker

A l’issue du festival Lollapalooza, les Rolling Stones auraient proclamé que la prestation ‘live’ de Benjamin Booker, était la meilleure de cette édition 2014. Info ou intox, une chose est sûre, le CV du jeune Américain est déjà impressionnant ; ce qui devrait éveiller l’intérêt des aficionados de rock. Après avoir assuré la première partie de Jack White, Benjamin Booker a enregistré son album à Nashville, dans le même studio qu’Alabama Shakes. Et il vient de paraître sur le label Ato (Alabama Shakes, Drive-by Truckers, Two Gallants, …) Une nouvelle preuve du crédit dont jouit aujourd’hui le Virginien.

A 22 ans à peine, cet Afro-américain établi depuis à la Nouvelle-Orléans, s’évertue à ressusciter toute une tradition musicale yankee issue directement des 60’s. Et un monde d’un autre temps s’ouvre littéralement devant nos yeux. Excellent guitariste et chanteur à la voix écorchée, Benjamin Booker nous propose tout au long de cet elpee un mélange instinctif de blues et de rock, foutrement contagieux. En écoutant des morceaux rythmés tels que « Chippena », sans s’en rendre compte, nos doigts claquent et nos pieds battent la mesure. Suivant les plages, Booker consomme une énergie brute (notamment le single « Violent Shiver ») ou y injecte une palette d’émotions à vous flanquer la chair de poule (« Slow Coming », « Spoon Out My Eyeballs »). 

Benjamin Brooker constitue clairement une des meilleures surprises pour cette année. A suivre de très près !

Pour info, il se produira au Botanique, au Witloof Bar, ce 20 novembre. Un conseil d’ami, ne traînez pas si vous souhaitez vous procurer une place…

 

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