La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Bernard Dagnies

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Mothers’s Cake publiera « Cyberfunk », un nouvel album dont la sortie est prévue pour le 18 septembre 2020. Le band a déjà extrait trois singles de cet opus, trois titres qui font l’objet de clips. Le plus récent « Love your smell » est disponible ici, « Crystals in the Sky » () et le très ‘lennykravitzien « Toxic Brother », (ici

Ce sera le 5ème elpee du trio psych-rock australien.

Il y a quelques mois, est né un supergroupe répondant au patronyme de Fake Names. Y sont impliqués Dennis Lyxzen (Refused), Brian Baker (Bad Religion, Minor Threat, Dag Nasty), Michael Hampton (SOA, Embrace, One Last Wish) et Johnny Temple (Girls Against Boys, Soulside). Le collectif a publié un premier elpee ce 8 mai ; et il est éponyme. Deux titres sont disponibles en vidéo, l’hymne punk « Brick » (ici) et « All for sale » (), un morceau qui dénonce les effets toxiques du capitalisme…

 

 

L'évasion est, depuis longtemps, la philosophie prônée par Magik Markers. En 2013, ces destructeurs avant-rock avaient intitulé leur album « Surrender to the Fantasy » une référence au rôle de l'inconscient dans leur création musicale.

La chanteuse-guitariste Elisa Ambrogio a déclaré, lors d’une interview, que la musique du groupe était, en partie, un rejet conscient de la réalité de notre vie quotidienne, une tentative de trouver la joie et l'extase au milieu du marasme de la vie.

Tout au long du nouvel Ep, « Isolated from Exterior Time : 2020 », le band a décidé de modifier cette approche ; au lieu chercher l’évasion à tout prix, il a choisi de marquer le chaos de cette période.

Un tel concept semble judicieux, alors qu'une grande partie du monde est confinée, aux prises avec l'incertitude d'une crise sanitaire mondiale sans précédent et la déstabilisation causée par sa gestion…

Extrait de cet Ep et traduit en « Machine » est disponible ici

Bandcamp : https://magikmarkers.bandcamp.com/album/isolated-from-exterior-time-2020

  

lundi, 10 août 2020 16:38

Qui peut le Moin, peut le plus…

De son véritable nom Moin Farooki, Moin est un musicien indien, issu de Mumbai, très exactement, impliqué dans de multiples projets émargeant tantôt au métal, au jazz expérimental, au funk, au hip hop ou encore à l‘alt rock. Ce percussionniste et producteur a également eu l’envie de se frotter au post/prog/rock à travers un Ep qu’il a baptisé « Moin ». Il est en écoute ici

 

mardi, 28 juillet 2020 09:23

Sem Palavras, Cem Palavras

Homem em Catarse, c’est le projet d’Afonso Dorido, un Portugais responsable de quatre disques à ce jour, dont deux mini-albums et deux elpees. « Sem Palavras, Cem Palavras » constitue donc son second long playing.

La biographie mentionne que la musique de Homem em Catarse navigue à la croisée des chemins de Slowdive, Durutti Column et Explosions In The Sky, mais un E.I.T.S. sous sa forme la plus atmosphérique, alors. Durutti Column, c’est une certitude. A cause de ce toucher de guitare et puis de ce climat empreint de mélancolie si caractéristique. Et le titre « Hey Vini ! » n’est autre qu’un hommage rendu au guitariste, Vini Reilly. Et puis des pistes comme le bonus track ainsi que « Marie bonheur », un morceau qui bénéficie du concours du violoniste Graça Carvalho et de la violoncelliste Marguarita Pereira, en sont de nouvelles illustrations. Mais Afonso ne se contente pas de jouer de la gratte, le plus souvent en picking ; il se consacre également aux synthés, aux percus et autres machines en compagnie de Pedro Sousa, qui se charge également de la production. Pas de voix, mais des chœurs sur « Yo La Tengo » (NDR : un clin d’œil adressé au trio de Hoboken ?). Et puis un poème (‘Sans paroles, sans mots’), reproduit dans le booklet, qui a inspiré les titres de cet opus. Le plus enlevé ? Le post rock « Dancas marianas ». Afonso y joue de la basse, en s’appuyant sur les boucles de guitare qui impriment le tempo. Bref, un album émouvant à l’esthétique romantique et harmonieuse que votre serviteur conseillera aux nostalgiques de Durutti Column, quelque peu disparu des radars, depuis 2014, soit depuis les deux attaques cérébrales dont a été victime Vini Reilly…

 

Pepe Wismeer est un duo drivé par Anne-Laure Therme et Damien Van Lede, une formation responsable d‘une vingtaine d’albums depuis 1999 et dont la musique expérimentale navigue aux confins de l’indus, du dark folk et de l’ambient.

Actif chez Ilitch, Thierry Müller alias Ruth Ellyeri (c’est son anagramme) est compositeur et multi-instrumentiste. Tout aussi expérimentale, sa musique est encensée par des artistes comme Lee Ranaldo (ex-Sonic Youth), Edward Ka-Spell (Legendary Pink Dots), Tim Gane (Stereolab) ou encore Steven Stapleton (Nurse with Wound). 

De la rencontre entre Pepe Wismeer et Thierry Müller ne pouvait naître qu’une solution sonore… expérimentale. C’est manifeste sur « L’écho des chiens dans le sang de la tactique ». Mais davantage tout a long du deuxième disque, « No re re night fever », deux titres (plus de 20 minutes chacun quand même) qui synthétisent le fruit de trois nuits d’improvisation. Et le résultat nous plonge au sein d’un univers qui oscille entre ambient et indus, traversé de sonorités cosmiques. On pense parfois au Floyd circa « More », à Tuxedomoon ou encore à Throbbing Gristle…

Ces références sont disséminées tout au long du premier CD. Auxquelles on pourrait ajouter Wire (« Even Eve », malgré les claviers cathédralesques ainsi que « Et l’on fera venir les chiens », une piste éthérée qui suscite un Mercury Rev), Sophia (ce sentiment de mélancolie accentuée par les cordes de guitare languissantes, tout au long de « I exteem »), le Legendary Pink Dots (le minimalisme synthétique, mais rythmé de « I am Azon ») ainsi que Berlin Blondes. Surtout à cause des voix triturées, incantatoires, maléfiques voire angoissantes. Et si « Pulsyciety » pourrait servir de B.O. cinématographique à une nouvelle ‘Rencontre du 3ème type, se distinguant par un crescendo qui mêle arrangements de cordes classiques et électro, la meilleure plage de l’elpee est incontestablement « Unicyconic icon ». Imprimée sur un tempo krautrock et légèrement teintée d’orientalisme, elle est traversée par des interventions de saxophone free, dispensés un peu dans l’esprit de Steven Brown (Tuxedomoon). Pour public averti uniquement !

Pour découvrir le clip de "Unicyconic icon", c'est ici

mardi, 28 juillet 2020 09:18

The dust of our dreams

Bärlin est un trio lillois qui réunit le bassiste Laurent Macaigne, même si parfois on a l’impression qu’il se sert de cet instrument comme d’une guitare, le drummer Simon Thomy et le clarinettiste/chanteur Clément Barbier. Déjà que cette formule trio n’est pas courante, mais Clément possède une voix un peu particulière, incantatoire, sorte d’hybride entre Brendan Perry (Dead Can Dance) et David Eugene Edwards (Wovenhand, 16 Horsepower). Et puis ses interventions solennelles sur sa clarinette (qui sonnent parfois comme un hautbois) oscillent entre le jazz noir, le concerto (pensez à Sergueï Prokofiev et Serge Rachmaninov) et la no wave (Tuxedomoon). Le climat de cet opus est sombre, énigmatique, déchirant parfois même étouffant, mais l’ensemble tient parfaitement la route s’achevant par l’élégiaque « Opium fields », avant qu’un bonus track de type drone ne vienne atterrir en fin de parcours, pour souffler sur la poussière de nos rêves…

mardi, 28 juillet 2020 09:16

Endless voyage

Troisième elpee pour Sunflowers, un trio portugais (NDR : issu de Porto, très exactement), dont la musique semble, à premier abord, instrumentale. Il faut d’ailleurs attendre le 4ème morceau pour entendre les vociférations du chanteur. M’enfin, pas comme au sein de certains groupes de métal. Plutôt caverneuse, elle intervient cependant, sur les titres les plus musclés.

« Endless voyage » est partagé entre plages percutantes et morceaux atmosphériques aux bidouillages électroniques, quand ils ne virent pas carrément à la lounge (NDR : ou si vous préférez à de la musique d’ascenseur). Depuis le paisible « Prologue », une brève intro à écouter religieusement, aux deux versions épiques du titre maître. Frénétique, la première est soulignée de chœurs sauvages, alors que la suivante, d’abord incantatoire (ces chœurs !) s’égare dans un périple cosmique, expérimental, truffé d’interventions de synthés vintage.

Mais le plus intéressant procède des morceaux les plus énergiques, nés d’un cocktail explosif entre garage, punk, noisy, psychédélisme et krautrock. A l’instar du sauvage « Deflective machine », de « A conflict taking place » et ses chœurs martiaux, qui ne ferait certainement pas pâle figure sur un album de Ty Segall, du groovy « Dreamweaver » qui semble hanté par Jon Spencer ainsi que d’« Oscillaitons », toutes guitares dehors. Entre chaos électrique et harmonies synthétiques, « Endless voyage » doit son imprévisibilité à ses contrastes.

jeudi, 23 juillet 2020 11:29

Les esquives des Chiens de Faïence…

Formé en 2014 par Boris Cuisinier et Harmonie Aupetit (guitare, basse, chant), rapidement rejoints par Malo Vannet (batterie), Chiens de Faïence débute en publiant plusieurs albums de démos sur Bandcamp.

Pour chacun des membres, c’est alors une toute première expérience musicale, et ces premiers essais sont autant l’occasion d’apprendre, que d’affirmer un style où la spontanéité est fondamentale.

Le trio s’approprie les sonorités héritées des scènes lo fi et fauchées, invoquant des artistes comme Beat Happening, The Clean, les Moldy Peaches, Daniel Johnston ou Younolovebunny, dont ils admirent autant l’intransigeance que la candeur.

En 2017, Chiens de Faïence concrétise ces années de tâtonnement en publiant un premier album, « No Reason », (Hellzapoppin Rds et Royal Calin Rds), enregistré et mixé par Jaromil Sabor, dans le salon du groupe. Leur pop y gagne en clarté et s’étoffe d'arrangements bricolés (flûte, clavier jouets, etc.).

Par la suite le trio joue régulièrement sur scène, partage l’affiche avec des groupes locaux comme internationaux, ouvrant notamment pour leur héros Calvin Johnson en mai 2019 à Mains d’Œuvres.

Ils décident d’enregistrer et de produire seuls leur second disque Fail & Foil, chez eux, à Nanterre. Ce passage aux manettes leur permet d'atteindre un équilibre précieux : la production des morceaux s'intègre directement dans leur composition. Le recueil de ces 14 titres reflète les horizons éclectiques du groupe : du chant en français, en anglais, des balades intimistes, des pop songs à l'évidence rare secouées par une dissonance entêtante, les compositions font écho aux moments quotidiens qui parcourent le lieu où il est enregistré.

Masterisé par l’australien Mikey Young (Eddy Current Suppression Ring, Total Control), « Fail & Foil » paraîtra le 11 septembre 2020, en K7 chez Howlin’Banana Records et Hellzapoppin Records, ainsi qu’en CD chez le tout nouveau label Safe In The Rain.

En attendant, un extrait est disponible ici

jeudi, 23 juillet 2020 11:23

L’empathie d’Amen Viana

Originaire du Togo, Amen Viana fusionne un peu tous les styles. Disciple du blues, du jazz, du rock et des sonorités africaines, c'est en puisant dans ces différents genres que l’artiste a trouvé sa voie.

Très demandé, il a collaboré a plus d'une centaine d'albums, et sorti cinq disques sous son nom. Chanté en Mina (dialecte du sud du Togo), « Brother » est un extrait de « The Afrocanalyst », nouvel album en préparation.

Chez Amen Diana, des mélodies envoûtantes se déclinent sur des textes à la fois incisifs et intimistes. Apôtre d'une nouvelle ‘pop music’ africaine acoustique imprégnée de rock, certains pourront y voir un parallèle à la musique de Keziah Jones, qu'il a invité sur son prochain album.

Son nouveau titre « Brother » parle de l'amitié et de la fraternité au sens le plus large du terme. L'autre « Brother » est un miroir dans lequel nous nous regardons. Aimer l'autre, c'est s'aimer soi-même, faire du mal à l'autre c'est se rendre malheureux soi-même. Nous avons besoin de construire le monde avec l'autre.

Pour découvrir le clip de « Brother », c’est ici