Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

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Suede 12-03-26
Stereolab
Bernard Dagnies

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mardi, 28 juillet 2009 22:14

Hombre Lobo

Tiens, Mark Olivier Everett a rejoint la confrérie des barbus. Même qu’il est occupé de faire concurrence à celles portées par les membres de ZZ Top (NDR : ils ne l’ont pas rasée ?) D’ailleurs lors du premier titre de ce septième opus d’Eels, « Prizefighter », il nous propose un blues bien enlevé, bien électrique, en insistant sur l’aspect rauque de sa voix. Et récidive sur le sauvage « Tremendous dynamite », un peu dans l’esprit des Doors. Car si le nouvel opus recèle plusieurs ballades, dont certaines sont vraiment superbes (NDR : le single « That look you give that guy », le tendre et voluptueux « In my dreams », « The longing » interprété dans l’esprit d’« Electro-Shock Blues » et le bouleversant « All the beautiful things »), il propose des compos bien nerveuses (NDR : le déchaîné « Lilac breeze » ainsi que le plus électro « Fresh blood » –l’autre single– plage ténébreuse, introspective, dont le groove rappelle le meilleur de Beck, sans oublier l’abrasif « What’s a fella gotta do », attaqué dans l’esprit d’un Sebadoh) sans pourtant jamais se départir de son sens mélodique contagieux. Tout n’est pas parfait, mais dans l’ensemble, cet album tient bien la route. Côté lyrics, Mark soulève une réflexion sur le désir, un dessein susceptible d’emprisonner les âmes et de les détruire. Décidemment, il est toujours aussi inspiré par les questions existentielles…

 

mardi, 28 juillet 2009 22:09

Don’t sleep

Au sein de ce trio britannique, milite le guitariste/mandoliniste/bassiste Simon Swarbrick (également préposé aux cordes), le cousin de Dave Swarbrick, ex-violoniste de Fairport Convention. Et puis un certain Richard Hammond, également six-cordiste (NDR : la sèche !), mais surtout remarquable chanteur dont le timbre campe un hybride entre Guy Garvey (Elbow) et Thom Yorke (Radiohead), mais en moins dramatique. Le line up est complété par Andy Trim aux drums. Cet opus est paru début 2007, mais vient seulement d’être distribué officiellement en Europe. Si vous êtes inconditionnel de la britpop, vous ne pouvez passer à côté de cette œuvre. Les spectres d’Elbow et de Radiohead y planent constamment ; mais également des Doves. Ainsi que d’Unbelievable Truth (NDR : le groupe d’Andy Yorke, le frère de Thom), pour les sous-courants acoustiques. Rien que le morceau d’entrée, enrichi d’arrangements symphoniques somptueux et dynamisé par une section rythmique pulsante vous en met plein la vue (NDR : et les oreilles). Des arrangements audacieux, immaculés, parfois électro, qui enveloppent les mélodies sinueuses, mélancoliques, d’une subtile brume atmosphérique. Sans oublier une production d’un raffinement et d’une précision extrêmes. Comment un album de cette trempe a-t-il pu passer complètement inaperçu ?

mardi, 28 juillet 2009 22:05

Heads on fire

Cet album est paru en novembre 2007, mais il vient seulement de bénéficier d’une distribution officielle chez nous. Et si « Heads on fire » ne constitue pas le premier elpee de cette formation établie à New-York, je vous promets bien du plaisir si vous cherchez à savoir combien de disques elle en a concocté depuis ses débuts. Certains ont même été pressés à un maximum de 50 exemplaires ! Julian Cope les apprécie tout particulièrement. Non seulement il les avait invités à assurer le supporting act d’une de ses tournées, mais il avait remixé les morceaux de ce « Heads on fire » sur un vinyle. En évoquant le nom du leader du mythique et défunt Teardrop Explodes, vous pensez inévitablement au psychédélisme. Et vous avez tout à fait raison. Un psychédélisme éclaboussé de space métal, de garage et de krautrock. Puisant plus que probablement ses influences chez les Warlocks, Hawkwind circa « In search of Space », les Stooges époque « Funhouse » ainsi que Can.

Découpé en 6 morceaux, Heads on fire » recèle une plage de plus de 26 minutes : « Don’t be afraid ». Véritable pièce centrale de l’opus échafaudée sur un crescendo lancinant, elle est entrecoupée d’un interlude stratosphérique, avant d’en revenir au thème initial, comme beaucoup de groupes du style opéraient au tout début des seventies. Sans quoi groove lancinant, implacable, féroce, tempo hypnotique, tentaculaire (NDR : parfois plus enlevé, comme lors de la plage finale « Eternity »), ligne de basse distordue, guitares bourdonnantes, triturées par les pédales wah wah ou cosmiques, synthés tourbillonnants et vocaux éthérés, réverbérés, ténébreux, trament la densité de cette expression sonore qui recherche constamment l’harmonie entre l’ambiance et le chaos ; mais surtout est sensée reproduire un voyage hallucinogène dans l’espace et le temps…

 

mardi, 21 juillet 2009 22:01

Sticky Fingers (2009 Remastered)

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Et tout d’abord un de leurs chefs-d’œuvre : « Sticky fingers ». Oui, oui, celui dont la pochette avait été imaginée par Andy Warhol, montrant le haut d’un jean avec une véritable fermeture-éclair incorporée. Pour enregistrer cet opus, le groupe avait reçu le concours du pianiste Nicky Hopkins, de Ry Cooder (NDR : sur « Sister Morphine », dont une partie des lyrics avait été écrits par Marianne Faithfull) ainsi que de Bobby Keys et Jim Price aux cuivres. Et puis c’est l’elpee sur lequel figure le fameux single « Brown Sugar ». Parmi les autres titres on épinglera la superbe ballade « Wild horses », le très groovy « Bitch », « Dead Flowers » et la cover du bluesman Mississipi Fred Mc Dowell, « You gotta move ». Mick Taylor, le nouveau guitariste, apporte une touche plus blues à certaines compos. Et ce disque va devenir la référence en matière de stoner. A cause de cette fameuse ligne rythmique imaginée par Richards… D’où le qualificatif, vous vous en doutez…

 

mardi, 21 juillet 2009 22:01

Undercover (2009 Remastered)

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la seconde série propose ceux concoctés entre 1978 et 1982.

De cet album pour lequel les Stones ont reçu le concours de Chuck Leavell et Sly Dunbar, on ne parlera que de du titre maître (« Undercover (of the night) ») dont le clip sera censuré pour ses scènes de violence. A propos de violence, ils auraient mieux fait d’en injecter dans leurs compos qui, hormis le final « It must be hell » (NDR : plus proche de l’esprit stoner), semblent manifestement destinées à la bande FM. Un comble pour un groupe qui a toujours incarné une attitude de rock’n’roll dominée par le défi, la rébellion et l’insoumission. En fait, la séparation est de plus en plus à l’ordre du jour, une impression qui va perdurer de 1983 à 1989 ; et puis Mick Jagger envisage d’enregistrer son premier elpee solo, qui paraîtra en 1985 (« She’s the boss »). Cet échec va donc précipiter les Stones dans l’expectative. Et aussi leurs fans…

mardi, 21 juillet 2009 22:00

Black and Blue (2009 Remastered)

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Mick Taylor parti, les Stones lui cherchent un remplaçant pour se charger de la rythmique. Ce sera finalement l’ex-Faces Ron Wood qui va décrocher le job. Faut dire qu’au début, il est un peu considéré comme la cinquième roue du char. D’ailleurs, tout au long de cet opus, plusieurs guitaristes le suppléent. Dont Harvey Mandel de Canned Heat. Notamment sur le morceau d’ouverture, le funky "Hot Stuff". Et puis Wayne Perkins. Inévitablement, après le séjour de la bande à Jagger en Jamaïque, il fallait s’attendre à des incursions dans le reggae. C’est le cas lors de la cover du "Cherry Oh Baby" d’Eric Donaldson et plus imperceptiblement sur le voluptueux et très funkysant "Hey Negrita". Un blues, mais cuivré : « Melody ». Et puis un nouveau slow tubesque : « Fool to cry ». Excellent pour la drague, à l’époque, mais vraiment pas transcendant. Et puis en finale, un excellent stoner : « Crazy mama ». Dont on ne parle que trop rarement.

 

mardi, 21 juillet 2009 21:59

Dirty work (2009 Remastered)

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la troisième série propose 5 elpees concoctés entre 1985 et 2005.

En 1986, Mick Jagger et Keith Richards se supportent de moins en moins. Et pourtant, contrat oblige, les Stones entrent en studio. Des parties vocales provisoires sont enregistrées par les chanteurs de rhythm'n'blues Bobby Womack et Don Covay, à l’initiative de Richards. Jagger n’en a rien à cirer et refait les voix définitives. En fait, ces fameuses sessions se déroulent dans un climat détestable. Les deux leaders ne se croisent même plus. Certains titres sont enregistrés par la section rythmique des X-Pensives Winos de Keith Richards, c’est-à-dire Steve Jordan aux drums et Charley Drayton à la basse. Et Jagger vient poser sa voix dessus. Bill Wyman et Charlie Watts sont aux abonnés absents. Pourtant, et c’est incroyable, le disque tient la route. La coproduction réalisée par Steve Lillywhite y est peut-être pour quelque chose. A moins que ce ne soit la tension entretenue entre Mick et Keith. Car plutôt que de les détruire, elle semble les stimuler.

La Télécaster de Richards pète des flammes sur l’intro du furieux « One hit (to the body) ». Sur la cover du « Harlem Shuffle » de Bob & Earl, Jagger semble évacuer toute sa hargne. En fait, cette hargne, il la crache sur presque tous les morceaux qu’il interprète. Depuis « Hold back » à « Fight », en passant par le titre maître. Même sur les deux boogies : le relativement moins impétueux « Winning ugly » et le très impétueux « Hard it with me » (NDR : il n’existe pas encore de version concoctée par l’Experimental Tropic Blues Band ; mais à mon humble avis, elle est très envisageable) ainsi que « Back to zero », une plage sculptée dans le funk blanc. Bref, la plupart des titres de l’elpee baignent dans le même jus. Parce qu’il y a quand même deux morceaux calmes. Une ballade ("Sleep Tonight") et un reggae ("Too Rude"), tous deux chantés et écrits par Richards. L’elpee s’achève par un boogie instrumental de 33 secondes qui rend hommage à Ian Stewart, disparu alors depuis peu.

 

mardi, 21 juillet 2009 21:58

Emotional Rescue (2009 Remastered)

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la seconde série propose ceux concoctés entre 1978 et 1982.

Pas vraiment le meilleur elpee des Stones. Mick est en instance de divorce. Keith s’enfonce dans l’héroïnomanie. Et ca se ressent sur le disque. Il recèle plusieurs titres funkysants à la limite du disco, dont l’intro « Dance (pt1) », le hit et titre maître « Emotional Rescue » que chante Mick d’un falsetto à la Patrick Juvet et l’insipide « She’s so cold ». Il y a bien « Where the boys go » qui émarge au rock’n roll ; mais la mélodie ne a parvient pas à accrocher. Seul « Down in the hole », slow crapuleux, superbement souligné par un harmonica poussiéreux, sort un peu du lot. En fait, on a l’impression que le groupe a essayé de faire un remake de « Some girls ». Sans jamais y parvenir. Dispensable !

 

mardi, 21 juillet 2009 21:57

Goats head soup (2009 Remastered)

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Paru en 1973, « Goats heads soup » est considéré comme un album auto-parodique. Disons surtout qu’après « Sticky fingers », il marque une forme de déclin. Keith Richards est alors déjà dépendant à l’héroïne. Les sessions d’enregistrement se déroulent à Kingston en Jamaïque, où Keith s’est acheté une maison. C’est l’époque au cours de laquelle le reggae se popularise en Europe. L’opus recèle quand même plusieurs ballades, dont « Angie », futur slow planétaire. On épinglera quand même les excellents « Dancing with Mr. D » et « Hide your love », un blues sur lequel Mick Taylor étale toutes les facettes de son talent à la rythmique ainsi que l’autre hit « Star, star, star », que je ne suis jamais vraiment parvenu à accrocher.

 

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Enregistré à Munich, « It's Only Rock'n'Roll » prélude la future orientation des Stones. Elle sera davantage soul. Et la cover « Ain’t too proud to beg » des Temptations ainsi que la remarquable finale (NDR : 6’33 quand même !) « Fingerprint File » en sont les plus belles illustrations. Sinon pour le reste, hormis le titre maître ouvertement ‘glam’ et l’inévitable blues, « Short and curlies », qui bénéficie du concours de Ian Stewart au piano, on reste quand même sur sa faim. A l’issue de l’enregistrement de cet elpee, Mick Taylor quitte le navire, pour retrouver ses racines blues et jazz.