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Stereolab
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 21 juillet 2009 21:56

Some Girls (2009 Remastered)

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la seconde série propose ceux concoctés entre 1978 et 1982.

Keith Richards qui vit à New York évite un emprisonnement pour détention d’héroïne, au Canada. Mick est partagé entre NY et Paris, alors que Wood vit à Los Angeles. Ron est enfin totalement intégré dans le line up. On est en plein explosion punk et les Stones veulent montrer qu’ils savent encore jouer du rock’n roll. Du vrai, du tatoué ! Du r’n’r bourré d’énergie, comme ils n’avaient plus consommé depuis longtemps. Bien sûr, il y a quelques ratés. Dont l’adaptation peu convaincante du « Just my imagination (running away with me) » des Temptations, le country "Far Away Eyes", et puis leur nouveau single « Miss You ». Un énorme hit qui va faire danser la planète entière. Mais contaminé par le disco. Chacun ses goûts ! Sugar Blue apporte son concours aux sessions d’enregistrement. Et lorsqu’il souffle dans son harmonica, il faut avouer que ses interventions sont torrides. Le groupe a choisi un blues salace et misogyne pour titre maître ; mais en général leurs morceaux sont trempés dans le rock nerveux, malsain et groovy. Du Rolling Stones comme on l’aime. Que ce soit « When the whip comes down », « Lies », l’ironique « Respectable » ou en finale un « Shattered » au refrain totalement envoûtant. « Beast of burden » constitue cependant, le meilleur morceau de l’œuvre. Un titre mid tempo dont les subtilités sont bien mises en évidence, suite à cette remasterisation. 

dimanche, 12 juillet 2009 03:00

Cactus 2009 : dimanche 12 juillet

On le savait depuis le vendredi soir, mais on n’avait pu diffuser l’info que le samedi : malade, Joss Stone avait déclaré forfait. Et une tête d’affiche ne se remplace pas au pied levé. Finalement, le choix du remplaçant s’est porté sur Jamie Lidell. Patrick, l’organisateur du festival, était bien embarrassé lorsqu’il a appris la mauvaise nouvelle. Fallait faire vite ! Et comme Lidell était à l’affiche de plusieurs festivals en Belgique, la solution était toute trouvée. Encore qu’il fallait conclure. Et visiblement, la réputation du Cactus a fait le reste… Le festival était quand même sold out trois jours de suite. Mais pour ce dimanche, les prévisions météo n’étaient guère optimistes. A un tel point que votre serviteur avait emporté parapluie, bottes et kawé. Et qu’en arrivant à destination, il aurait été préférable de prévoir short, t-shirt et casquette.

Cinq kilomètres avant Bruges, on entre dans les inévitables bouchons. Oui, je reconnais, il aurait fallu partir plus tôt. Mais un rédac’ chef est absorbé par des tâches urgentes jusqu’à la dernière minute. Résultat des courses : Mono et Babylon Circus avaient déjà accompli leur set, lorsque je suis arrivé sur le superbe site du Minnewaterpark.

Il est 15 heures 10 pile, lorsque la formation allemande The Notwist monte sur les planches. J’avais été agréablement surpris par leur prestation accordée dans le cadre du festival de Dour en 2007. Depuis la formation a sorti un nouvel opus, « The Devil, You + Me », un disque paru en 2008. Leur set commence en douceur, mais aussi dans un style minimaliste. Pas facile d’accrocher à cette entrée en matière tout en nuances et peu propice au concept ‘live’. A mi-parcours la bande aux frères Acher se lâche enfin et libère enfin un savoureux cocktail d’électonica et de cordes électriques. Le tout dynamisé par des percus hypnotiques. Un zeste de noisy, de krautrock, de dub et de new wave plus loin, on est surpris par la fin du concert. C’est au moment où on commençait à s’y plonger qu’il s’est terminé.

!!! (prononcez chk chk chk !) est orphelin de John Pugh. Le show repose donc aujourd’hui essentiellement sur le vocaliste et danseur Nic Offer. Passé les premiers accords, leur musique évoque la house mancunienne des Happy Mondays et autre Stone Roses. Mais rapidement, on se rend bien compte que la formation yankee émarge au punk funk. New-yorkais ! Le même que celui de Radio 4, The Rapture ou encore LCD Soundsystem. Encore que pour un puriste, on ressent des influences puisées chez Clash (NDR : pour les accès dub) ainsi que chez Gang of Four, lorsque le funk devient fondamentalement blanc ! Offer s’offre un bain de foule, se tortille dans tous les sens pour mettre l’ambiance. Le groove percussif tramé par le groupe commence à contaminer les spectateurs des premiers rangs ; mais manifestement, une partie du public est encore occupée de faire la sieste. Un passage plus tardif aurait sans doute permis à !!! de faire un tabac au Cactus. Encore qu’en proposant huit nouvelles compos dans sa setlsit, morceaux qui devraient figurer sur leur nouvel opus, la surprise était totale.

Quatuor britannique, The Magic Numbers réunit deux couples de frères et sœurs. Romeo en est le chanteur principal, mais il est remarquablement soutenu par les backing vocaux de Michele et Angela. Imaginez les harmonies vocales ! Leurs chansons pop sont hyper-mélodiques et sont régulièrement reprises en chœur par la foule. Fleetwood Mac et Supertramp ne sont pas loin. Pas pour rien qu’ils portent tous de longues chevelures, comme au tout début des 70’s. Un set rafraîchissant, mais un peu trop revivaliste à mon goût…

J’ai toujours en mémoire le fantastique concert accordé par Calexico au Pukkelpop, flanqué d’un orchestre mexicain, le Mariachi Luz de Luna. C’était déjà en 2000. Depuis la formation texane n’a plus renouvelé cette expérience inoubliable ; mais elle en a conservé un goût très prononcé pour les racines latinos. Faut dire que le duo Burns/Convertino (NDR : des ex-Giant Sand) est originaire de Tucson, en Arizona ; pas loin de la frontière mexicaine. Mais venons-en au show. Un collectif de sept musiciens se présente sur les planches : le guitariste/chanteur Burns, le drummer Convertino, le multi-instrumentiste Marin Wenk (accordéon, claviers, vibraphone, guitare, melodica, trompette), Paul Niehaus à la pedal steel, le trompettiste Jacob Valenzuela qui double au chant dans la langue de Cervantes, le bassiste Volker Zander et un musicien de tournée circonstanciellement préposé à la trompette. Non seulement ce sont tous d’excellent musiciens, mais ils communiquent une passion exaltante dans leur expression sonre. Si leur dernier opus, « Carried to dust » est d’excellente facture, son raffinement émousse son punch ; mais la transposition en ‘live’ est d’une toute autre trempe. Tout comme les autres compos interprétées ce soir, d’ailleurs. Et lorsque la section de cuivres (NDR : parfois ils agitent en même temps des maracas) entre en action, on est sous l’envoûtement ; alors que lorsque les 3 guitares entrent en action, l’intensité nous renvoie tantôt au Paisley Underground, tantôt à la cold wave des Chameleons. La formation s’autorise même une cover du « Love again or » de Love et puis accorde un rappel de deux morceaux, avant de se retirer sous une salve d’acclamations bien méritée. La magie de Calexico avait encore frappé. Et pour que votre info soit complète, sachez que la formation envisage d’enregistrer son nouvel opus, en compagnie d’un orchestre cubain…

Cinq ans que Lamb ne s’était plus produit en public. Et la formation mancunienne avait choisi le Cactus pour célébrer son retour. J’avoue ne pas être trop branché par l’électro et encore moins par le drum’n bas ; mais leur mélange de jungle, d’ambient et d’électro-jazz a toujours eu quelque chose de fascinant. D’autant plus qu’il est enrichi par la superbe voix de Louise Rhodes. Mais bon, depuis 5 ans, beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts, et je me demandais si le combo n’allait pas nous servir un plat réchauffé. Ben je dois dire que j’ai été époustouflé par leur prestation. D’abord, il y a Andrew Barlow derrière ses machines. Non seulement il ne se prend pas au sérieux, invitant régulièrement le public à lever les bras, mais outre ses aptitudes de show man, c’est un véritable musicien. Il le démontre en jouant du piano, et puis en inoculant ses beats et ses bidouillages dans la mélodie, sans les froisser. Des mélodies raffinées par le timbre clair, diaphane de Louise (NDR : elle empoigne également circonstanciellement une guitare) ; un timbre parfois proche d’une Björk, mais sans les inflexions suraigües de l’Islandaise. Plus de percussionniste (NDR : Andrew et Louise, s’en chargent régulièrement), mais toujours ce préposé à la double basse (NDR : il en joue également parfois d’un archet !) Derrière le trio les projections arty proposent des images au ralenti, en apesanteur, et même des corps enlacés. En fin de parcours, Lamb s’autorise une incursion dans le psychédélisme, auquel un Animal Collective aurait peut-être intérêt de s’inspirer, s’il en veut pas devoir aller se rhabiller. Deux titres en rappel plus tard, on n’avait pas vu le temps passer. Vous savez donc ce que cela veut dire…

Jamie Lidell, un Anglais à Berlin, a donc dû remplacer Joss Stone au pied levé. Elle s’était fait porter pâle le vendredi soir. Heureusement l’artiste était déjà chez nous. Non seulement il est programmé à l’affiche du prochain Gent Jazz et au festival de Dour, mais il avait également accordé un concert gratuit au Depot de Louvain. Il ne lui était donc pas trop difficile d’ajouter une date à son agenda, d’autant plus qu’il bénéficiait de la tête d’affiche. Et finalement, personne ne s’est plaint de cette jolie finale au cours de laquelle le crooner-électronicien a proposé un subtil cocktail de funk, de soul, de pop et de swing. Vu les circonstances, on peut dire que les organisateurs sont bien retombés sur leurs pattes. Il a proposé un éventail bien équilibré entre les compos électro-dansantes et accessibles de son « Multiply » et celles plus funky soul du récent « Jim ». Une setlist énergique, excitante et pétillante pour un artiste qui affiche une présence scénique bien huilée. Ses cabrioles vocales, un grain de folie et son humour ont fait le reste. Sans oublier son inévitable numéro de human beat-box, lorsqu’il passe derrière son attirail électronique. Le spectacle s’achèvera par deux ballades ‘P-funk’ passionnées, sensuelles et contagieuses. Manifestement, l’édition 2009 du festival cactus était réussie ! (Johan Meurisse; adaptation B. Dagnies)

 

mardi, 14 juillet 2009 23:24

21st century breakdown

On aura tout vu : Green Day vient d’enregistrer un concept album. Soit l’antithèse de l’esprit punk ! En trois chapitres et dix-huit plages, ce « 21st Century Breakdown » nous raconte l’histoire d’un couple confronté aux joies et aux épreuves de l’existence. On se croirait revenu à l’époque de « Tommy » du Who et du « S.F. Sorrow » des Pretty Things. D’ailleurs si les textes sont engagés (NDR : à travers ce récit, ils dénoncent les dégâts causés par notre société de consommation, la manipulation politique, les conflits religieux, la pollution ainsi que les méfaits causés par l’alcool et les drogues), ils ne traduisent plus le nihilisme de leurs débuts. Il leur aura cependant trois ans pour terminer cet elpee sous la houlette de Butch Vig (NDR : le drummer de Garbage jouit d’une énorme réputation dans l’univers de la production ; et s’il a notamment bossé pour Sonic Youth et Smashing Pumpkins, on lui doit surtout la mise en en forme du « Nevermind » de Nirvana).

« 21st century breakdown » est donc un opus ambitieux. L’emballage sonore est plus que parfait et les arrangements particulièrement soignés (NDR : en engageant Butch, c’était prévisible). Les chansons sont très mélodiques, même lorsqu’elles s’énervent. Elles sont aussi souvent hymniques, contagieuses, dans l’esprit de Green Day, of course. Les harmonies vocales impeccables. Parmi les points forts de cet elpee, on épinglera le single « Know your enemy », une plage qui lorgne manifestement vers le Clash, « Christian’s inferno » et « Horseshoes and handgrenades » deux morceaux qui trahissent des relents Sex Pistols très prononcés (NDR : ce timbre à la John Lydon !), malgré son final tramé en forme de clin d’œil au « Gloria » de Them, « Before the lobotomy », ballade qui se mue en compo bien pêchue à mi-parcours, le décapant « East Jesus nowhere » et le final « See the light », probablement inspiré du Who. L’elpee recèle deux ballades ‘beatlenesques’, « Last night on earth » et « Restless heart syndrome », deux plages dont la sonorité des accords de piano peut rappeler « Let it be ». Le reste ressemble à du Green Day bien propre, très agréable à l’écoute et qui pourrait même être diffusé en journée sur la bande FM…

 

“Are the village green preservation society” est paru en 1968. Un véritable chef-d’œuvre, auquel Nicky Hopkins avait participé ; mais un flop commercial magistral! Faut dire qu’à cette époque, les Beatles avaient sorti leur double blanc. Le même jour que cet album des Kinks. Et les Stones surfaient sur le succès de « Sympathy for the devil », single qui allait figurer en fin d’année sur l’indispensable « Beggars Banquet ». Sans oublier que les textes –superbes– de Ray Davies paraissaient complètement décalés pour l’époque. Enfin, faute de moyens, l’elpee avait été mal produit.


La remasteristation opérée sur cette édition Deluxe remet les pendules à l’heure. Toutes les subtilités qui passaient inaperçues sur la version originale sont ici bien mises en relief. D’ailleurs, il suffit d’écouter le second cd, reproduit sous le format d’origine, pour entendre la différence. Et finalement, on se rend compte de l’importance de cet opus, dont le format des pop songs a inspiré des artistes comme Damon Albarn (Blur) ou encore Jarvis cocker (Pulp). Le box recèle un troisième compact-disc réunissant des inédits, des raretés, des versions alternatives et surtout il bénéficie également d’une mise en forme impeccable, rendant aux compos de Ray Davies un lustre insoupçonné jusqu’à ce jour… Et l’ensemble est vendu pour 25€. 

 


mardi, 14 juillet 2009 23:14

With these hands

Sixième album solo pour l’ex-Dream City Film Club. Une œuvre conceptuelle, semi-autobiographique, au cours de laquelle il raconte l’histoire fictive d’un boxeur professionnel (Michael a pratiqué cette discipline sportive au cours de sa jeunesse). Rien que le sous-titre (NDR : ‘The rise and fall of Francis Delaney’) vous donne une idée du récit en question. Evoluant quelque part entre Tom Waits, Nick Cave et David Eugene Edwards (16th Horsepower, Wovenhand), la musique de Sheehy puise autant dans la roots, le blues, le r&b, la country, le vaudeville, le gothique que le gospel. Baignant au sein d’un climat particulièrement malsain, presque vaudou, « Fight for your right to fight » est même hanté par Screamin’ Jay Hawkins. Michael possède une très belle voix de crooner. Tour à tour tendre, ténébreuse, voluptueuse ou envoûtante. Que vient régulièrement enrichir des chœurs gospel. Des chœurs gospel dispensés a cappella, lors de la finale « Goodnight Irene », un éloge funèbre empreint d’une grande délicatesse. Trois artistes féminines ont participé aux sessions d’enregistrement : Sandy Dillon, Patsy Crime et Gemma Ray. Cette dernière pose même, en solitaire, son timbre bouleversant, sur « Frankie my darling ». Sheehy est bien sûr soutenu par une formation : les Hired Mourners (NDR : les Mercenaires Pleureurs !) Qui se partagent guitare électrique, orgue (NDR : vintage !), piano, percus, slide, basse et sporadiquement banjo ainsi que violon(s) (NDR : les arrangements de cordes sur « When did we grow so old » sont absolument fabuleux !) Bref, il y avait longtemps que je n’avais plus conclu par ces termes : un must !

mercredi, 08 juillet 2009 19:19

Lou Barlow Incognito

Le nouvel album de Lou Barlow paraîtra ce 5 octobre. Intitulé « Goodnight Unknown » il a notamment reçu le concours de Dale Crover des Melvins, de son collaborateur de longue date, Imaad Wasif (Yeah Yeah Yeahs, Alaska!) et de la vocaliste Lisa Germano. L’elpee a été mis en forme par Andrew Murdock. Flanqué des Missingmen c’est-à dire le guitariste Tom Watson et le drummer Raul Morales, Lou partira en tournée, dès cet automne, en assurant la première partie de Dinosaur Jr.

Tracklisting

1. Sharing
2. Goodnight Unknown
3. Too Much Freedom
4. Faith In Your Heartbeat
5. The One I Call
6. The Right
7. Gravitate
8. I’m Thinking…
9. One Machine, One Long Fight
10. Praise
11. Take Advantage
12. Modesty
13. Don’t Apologize
14. One Note Tone

Pour plus d’infos : http://www.loobiecore.com

 

mardi, 07 juillet 2009 19:14

Who are you + The kids are alright

Universal propose, pour l’instant, toute une série de compacts discs à prix ‘budget’. Le Who fait partie de cette campagne. Et le disque qui nous concerne ici réunit « Who are you », paru à l’origine en 1978, trois semaines avant le décès de son drummer Keith Moon ainsi que la bande sonore de « The kids are alright », sortie en 1979.

Pour « Who are you », c’est la version extended remasterisée qui nous est ici proposée. Elle avait été rééditée en 1996, enrichie de 5 bonus tracks. Si le disque n’est pas incontournable, il recèle quand même un fort intéressant « Music must change » chanté par Pete Townshend et puis surtout le titre maître, dont la version single se défendra honorablement dans les charts UK et US.

« The kids are alright » est une B.O. consacrée à leur histoire. Immortalisé ‘live’, il a été réalisé sur invitations au théâtre Kilburn State à Londres. Plus intéressant, son tracklisting épingle de grands classiques comme « My generation », « Magic bus », « Happy Jack », « I can see for miles », « Baba O’Riley », Pinball Wizard », « See me feel me » ou encore « Won’t get fooled again ». Dans des versions enregistrées en public. De quoi en mettre suffisamment plein les oreilles aux aficionados du mythe britannique…

 

Paru en 2001, ce disque vient donc de bénéficier d’une réédition. Faut dire qu’à l’époque, le nombre d’exemplaires mis en vente avait été rapidement épuisé. Si bien qu’il est devenu un disque de collection. Expérimental et ambient, il  est même considéré comme un véritable aboutissement dans l’univers de l’électronique. A un tel point qu’il aurait influencé la phase électro d’Animal Collective.

Mais venons-en à Jim, mieux connu comme producteur (Wilco, Joanna Newsom, Stereolab, Saint Etienne, Smog, Stereolab, Sonic Youth, etc.). Il a milité au sein de la bande à Thurston Moore pendant cinq ans (NDR : à partir de 2000). Mais c’est également un féru d’expérimentations les plus diverses. Electroniques, surtout. Qu’il partage entre différentes collaborations, mais réalise également à travers ses propres projets. Et dans ce domaine, manifestement, il a été marqué par l’œuvre de Steve Reich et de Terry Riley. Son électro minimaliste, mathématique est essentiellement le fruit de son laptop. L’album est découpé en longues plages hypnotiques, contemplatives, entretenues par les boucles ; une structure de compo qui me rappelle parfois étrangement Klaus Schulze. Emballé dans un superbe digipack, l’opus recèle un second cd découpé en trois compos de la même veine. Ne m’en demandez pas plus, car dans le style, c’est sans doute remarquable, mais pas trop ma tasse de thé…

“Tubular Bells” est l’œuvre maîtresse de Mike Oldfield. Nul ne peut le nier. Et pourtant son second elpee, « Herghest ride » est de toute bonne facture. Il avait même atteint même la première place des charts en Grande Bretagne. En 1975, Mike commet dans la foulée « Ommadawn », un elpee tout aussi convainquant ; un disque pour lequel il reçoit le concours du Paddy Moloney, le leader des Chieftains. Mais le natif de Reading est déjà devenu ‘Mr. Tubular Bells’. Et il va traîner le succès de son premier opus comme un véritable boulet, toute sa vie. A un tel point qu’il va consentir à lui donner une suite (« II » et « III »), proposer des versions alternatives et même enregistrer d’autres disques (NDR : plus ou moins 25 !), qui ne susciteront d’intérêt que chez ses véritables aficionados. Deux exceptions qui confirme la règle : le 45 tours « Guilty », une compo allègre, presque disco ; et puis le hit single « Moonlight shadow », enregistré en compagnie de Maggie Reilly en 1983. Deux morceaux qui s’écarte alors complètement du style symphonico-atmosphérique auquel il avait alors habitué son public, jusqu'alors. Mais rien à faire, la seconde moitié des seventies est marquée par l’événement du punk ; et Oldfield est relégué au rang des dinosaures de la prog, au même titre que Yes, Emerson Lake & Palmer et consorts.

Mais revenons aux débuts de Mike Oldfield. A l’âge de 14 ans, il militait au sein du groupe de sa sœur Sally, Sallyangie. Cet épisode est d’ailleurs immortalisé par la sortie d’un elpee en 1968, « Children of the sun ». Puis, il va fonder Barefoot, dont la durée d’existence sera tout à fait épisodique, avant de rencontrer Kevin Ayers. Il devient alors le bassiste de The Whole Wold, responsable d’un unique album en 1970, « Shooting at the moon ». Cependant, dans sa tête, il mijote déjà le projet d’un futur concept album. Un long morceau instrumental qu’il va baptiser « Tubular bells ». Lors des sessions d’enregistrement, il n’est assisté que par les ingénieurs du son Simon Heuworth et Tom Newman. Il joue plus de trente instruments différents et utilise la technique de l’overdubbing. Qu’il a bricolée mais rendue terriblement performante. Encouragé par David Bedford, il signe finalement chez le nouveau label créé par Richard Branson (NDR : oui, oui, le patron de Virgin Airlines). A cette époque, ce passionné de musique avait démarché des tas de firmes de disques, pour faire signer son poulain, mais sans succès. Il décide alors de fonder son propre label : Virgin. Et le premier disque à sortir sur cette nouvelle firme de disques est celui de Mike. Il paraît le 25 mai 1973. John Peel passe le disque dans son intégralité lors de son émission fétiche ; et puis William Friedkin en utilise une extrait (NDR : qui paraîtra également en single), pour son film-culte l’« Exorciste ». Le succès est fulgurant. Le disque deviendra ‘multiplatinium’. Et même culte.

Universal vient donc de rééditer cette œuvre. Et notamment sous une version Deluxe qui recèle deux disques audio et un dvd. En audio, on a droit à la partie I et II remixées aux Bahamas par Mike en mars dernier et puis une seconde sous leur version stéréophonique originale, le tout enrichi de bonus tracks. Et puis un troisième disque propose des ‘Surround sound mixes’ opérés par Oldfield, ainsi qu’un film consacré à l’interprétation du classique le 1er décembre 1973, sur la BBC. Mike est alors accompagné par quelques musiciens de studio. Un booklet de 24 pages abondamment illustré et des commentaires judicieusement rédigés accompagne l’œuvre.

 

mardi, 07 juillet 2009 03:00

Bunny gets paid (Deluxe Edition)

Enregistré en 1995, ce disque fait aujourd’hui l’objet d’une réédition en version Deluxe. C’est-à-dire remasterisée et enrichie d’un second cd. Sur ce deuxième disque figurent 7 morceaux dont une démo de « Chain, chain chain », limitée à la voix et à la sèche, la version single d’« Idiot son », un mix dub de « Mouse-ish », une adaptation alternative de « Carpet of horses » et un inédit : « Saint Anthony’s Jawbone ». Sans oublier la cover du « Words » de Low et celle du « Wishing (If I had a photograph of you) » de Flock Of Seagulls. 

Mais qu’est-ce qui justifie la réédition de cet opus ? En fait, le groupe –séparé depuis 1999– a décidé de ce réunir circonstanciellement pour accorder quelques concerts ; et envisage même d’enregistrer un nouvel elpee. Et puis l’occasion était belle d’épingler un épisode de la carrière musicale de Tim Rutili, Ben Massarella et Brian Deck. Alors que ce dernier est devenu un producteur très huppé sur la scène alternative, suite à la mise en forme de disques –entre autres– d’Iron & Wine, de Modest Mouse, Gomez et Fruit Bats, Rutili et Massarella ont fondé Califone, dont le style s’inspire manifestent de Red Red Meat. Et pour en revenir à cette version Deluxe, elle est habillée d’un superbe digipack.

Mais venons-en à ce que Musiczine écrivait au sujet de cet elpee en 1996. : ‘Une chose est sûre, ce quintette de Chicago voue une grande admiration à l'œuvre des Stones. Et en particulier à "Exile on Main Street". Faut même croire que si la bande à Jagger avait un jour imaginé une suite à cet opus indispensable, elle aurait accouché d'un elpee dans le style de ce "Bunny gets paid". Pas côté vocal, bien sûr. Le chant de Tim Rutilli campant plutôt un timbre guttural proche de Kevin Weatherill, leader d'Immaculate Fools. Si Red Red Meat s'autorise d'ailleurs quelque incursions dans la lo-fi semi acoustique, accomplissant dans ce domaine des performances assez remarquables, il s'illustre surtout par une musique filandreuse, sordide, claustrophobe, aux pulsations nerveuses, âpres, qui prennent une véritable dimension au fil de l'écoute. Une sorte d'urban blues déstructuré, ravagé par l'émotion et la colère, destiné à soulever des thèmes aussi brûlants que la sexualité, la solitude, le nihilisme, la faim ou l'asphyxie des métropoles (New-York notamment).’