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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

jeudi, 14 mai 2009 21:46

Les préliminaires d’Iggy Pop

Inspiré de ‘La Possibilité D'une Ile’ de Michel Houellebecq, le nouvel album d’Iggy Pop portera les accents jazzyfiants de la Nouvelle-Orléans post Katrina. Il y reprend également « Les Feuilles Mortes » de Jacques Prévert, dans la langue de Molière. Excusez du peu ! Et si vous souhaitez entendre et voir) à quoi ressemblera la musique de cet opus, dont la sortie est prévue pour le 25 mai, rendez-vous sur Youtube : http://www.youtube.com/user/iggypop

Tracklisting :

1. Les Feuilles Mortes 
2. I Want To Go To The Beach 

3. King Of The Dogs 
4. Je Sais Que Tu Sais
5. Spanish Coast 
6. Nice To Be Dead 
7. How Insensitive 
8. Party Time 
9. He's Dead/She's Alive 

10. A Machine For Loving 
11. She's A Business 

12. Les Feuilles Mortes (Marc's Theme) 

Pour plus d’infos : http://www.iggypop.com

 

mardi, 12 mai 2009 03:00

Rock Bottom

Juin 1973, alors qu’il prépare un troisième elpee de Matching Mole en compagnie du saxophoniste britannique Gary Windo, Robert Wyatt, complètement ivre, tombe de la fenêtre du quatrième étage d’un immeuble, au beau milieu d’une fête. Il se brise la colonne vertébrale et ne s’en relèvera que paraplégique. Un drummer qui se retrouve dans une chaise roulante, c’est plutôt galère. Et pourtant, sa carrière musicale ne sera pas brisée, mais va se transfigurer. Au cours des six mois d’hospitalisation, il écrit et compose son second opus solo (NDR : en fait pas tout à fait, puisque certaines chansons avaient déjà été imaginées, lors d’un voyage à Venise). Littéraire, « Rock bottom » est consacré en France par l’Académie Charles Cros. Pour concocter ce disque, Wyatt a notamment bénéficié du concours de Hugh Hopper, Richard Sinclair, Gary Windo, Fred Frith, Mongezi Feza (un trompettiste sud-africain) et Mike Oldfield. Ainsi que de Nick Mason, le drummer du Pink Floyd, à la mise en forme. Sans oublier son épouse, l’artiste-peintre Alfreda Benge (NDR : à partir de cette époque, c’est elle qui va se charger de dessiner toutes les pochettes) aux vocaux sur « Alfie ». Le Floyd est alors parvenu à récolter la somme de 10 000 £ en organisant un benefit concert afin que Bob puisse sortir ce disque. Douloureusement personnalisée, cette œuvre affiche une profondeur exemplaire, musicalement inimitable. Prouesses vocales, avalanches de cuivres, cet opus chargé de mélancolie, plongé dans une atmosphère claustrophobe, mentale, mérite assurément de figurer au panthéon des œuvres d’exception. Et pas seulement parce qu’il va influencer une multitude d’artistes et de groupes, pendant plusieurs décennies. Album ‘phare’ de la décennie, « Rock Bottom » mérite assurément de figurer parmi les albums-culte de l’histoire du rock… (Réédition album paru initialement en 1974)

lundi, 11 mai 2009 03:00

Old Rottenhat

En 1985, Robert Wyatt édite “Old Rottenhat” un disque enregistré pratiquement seul. Minimaliste, cet opus est partagé entre claviers, quelques percus, une boîte à rythmes et sa voix. Un disque de toute beauté qui va complètement passer inaperçu. Dédié à Michaël Bettany, un ouvrier anglais accusé d’avoir fourni des informations au bloc de l’Est, cette œuvre dénonce les injustices sociales de notre monde industrialisé, fustige l’inconscience de l’homme, soulève la question de la liberté individuelle, condamne le capitalisme, désavoue l’impérialisme anglais et américain ; sans oublier de remettre en question le modèle de la société de consommation. Rien de neuf à l’horizon côté philosophie, puisque Robert ne fait que retaper sur le même clou depuis son adhésion au parti communiste. Mais le plus intéressant procède du contenu musical à la fois dépouillé et atmosphérique, sculpté dans des mélodies aussi douces qu’onctueuses, sur lequel il vient poser son falsetto douloureux, fragile et spectral. Un disque bouleversant, proche de l’envoûtement… (Réédition album paru initialement en 1985)

lundi, 11 mai 2009 03:00

Ruth is stranger than Richard

En 1975, paraît “Ruth is stranger than Richard”. Un disque qui s’inscrit dans la lignée de “Rock Bottom”. Plus étrange, plus instrumental, moins mélancolique, mais finalement plutôt spirituel, il a le tort de paraître trop vite après ce chef-d’œuvre. Les compositions sont plus free mais toujours aussi atmosphériques, davantage chargées de swing. Y participent notamment Brian Eno, Phil Manzanera, John Greaves, Fred Frith, Hopper, Bill Mac Cormick et quelques autres. Un elpee qui recèle une adaptation du “Song for che” morceau issu de la plume de Charlie Haden ainsi qu’une version très jazzyfiante du « Sonia » de Mongezi Feza, trompettiste qui disparaîtra quelques mois après l’enregistrement de ce disque. Ce dernier fragment est produit par Nick Mason du Floyd, alors que Wyatt se charge de la mise en forme du reste de la plaque. (Réédition album paru initialement en 1975)

 

vendredi, 01 mai 2009 03:00

Schleep (2008)

Pour concocter cet elpee en 1997, Robert avait reçu le concours d’une pléiade de musiciens réputés. Notamment Paul Weller, Philip Catherine (NDR : oui, oui, celui qui vient de chez nous !), le saxophoniste Evan Parker, le violoniste Chikako Sato, la tromboniste Annie Whitehead ainsi que deux ex-Roxy Music, Brian Eno et Phil Manzanera. L’album a d’ailleurs été enregistré dans les studios de l’ancien guitariste du groupe mythique de Bryan Ferry. Après avoir mené de multiples expérimentations dans des styles musicaux différents, Robert semble alors faire un bond d’un quart de siècle en arrière. Hormis le premier fragment de l’opus, frappé de la griffe Manzanera, le reste de l’œuvre reprend un long flirt entre le jazz et la musique contemporaine, engagé sur les remarquables " Ruth is stranger than Richard " et surtout " Rock bottom ", une symbiose complexe, mais bourrée de feeling que raffine le falsetto douloureux et intimiste de Wyatt. Changement marquant cependant, a contrario des albums précédents souvent composés dans l’esprit conceptuel, chaque plage revendique sa propre identité pour créer en final une œuvre aussi multicolore, raffinée qu’énigmatique. Et paradoxalement, c’est cet ensemble de diversités qui le rend si cohérent. (Réédition album paru initialement en 1997)

En septembre 1974, le 8 septembre très exactement, Robert Wyatt effectue sa rentrée sur scène au Theatre Royal Drury Lane de Londres. C’était la première fois qu’il remontait sur les planches après son stupide accident qui l’a laissé paraplégique. Cet événement a fait l’objet d’une multitude de bootlegs. En 2005, le label Hannibal s’était enfin décidé à en sortir une version plus audible ; et c’est ce ‘live’ que Domino vient de rééditer. Les invités sont notoires depuis le guitariste avant-gardiste Fred Frith au saxophoniste Gary Windo, en passant par le trompettiste sud-africain Mongezi Feza, le bassiste Hugh Hopper, la claviériste Julie Tippetts, le drummer Nick Mason, le claviériste Dave Stewart ainsi que Mike Oldfield.

Au cours de ce set Wyatt va interpréter des morceaux de Matching Mole, d’anciennes compos de son premier groupe, Soft Machine ; mais surtout l'intégralité de « Rock Bottom ». Sans oublier la cover du  "I'm A Believer" de Neil Diamond popularisée par les Monkees. Si ce ‘live’ n’est pas indispensable dans la discographie de Wyatt, il l’est certainement pour ses aficionados… (Réédition album paru initialement en 2005)

mercredi, 31 décembre 2008 01:00

Cuckooland (réédition)

A l'instar de " Schleep ", son précédent opus, " Cuckooland " été enregistré en 2003, dans les studios de Phil Manzanera, à Londres. Si Philip Catherine n'est plus de la partie, la tromboniste Annie Whitehead ainsi que les deux ex-Roxy Music, Brian Eno et Manzanera y apportent leur contribution. Tout comme Paul Weller, David Gilmour (le guitariste du Floyd) et surtout Karen Mantler. La fille de Michael et de Carla Bley chante (NDR : dans un registre tellement proche de sa maman), joue un peu de saxophone et se réserve l'harmonica. A l'instrument chromatique, elle affiche d'ailleurs avec une sensibilité digne de Toots Thielemans. Et elle nous en fait la plus belle démonstration sur " Life is sheep ", le meilleur fragment de l'opus. Un disque pour lequel Robert fait un retour au jazz et aux sujets politiques. Pour le jazz, ce n'est guère étonnant, puisqu'il le pratiquait déjà 30 ans plus tôt. Mais un jazz mâtiné de pop, un peu comme sur les chefs-d'œuvre " Rock bottom " et " Ruth is stranger than Richard ". Pour la politique, non plus, lorsqu'on connaît sa préférence pour la couleur rouge. Mais si à l'origine, son épouse se contentait du design des pochettes, depuis 3 albums (" Dondestan ", " Schleep " et ce " Cuckooland "), elle participe de plus en plus activement à la confection des textes. Et dans ce domaine, sa vision du monde contemporain est encore plus critique. En outre, elle commence également à écrire la musique. Et on ne s'en rend pas compte, tant le couple est devenu fusionnel. Si Robert joue davantage de cuivres, il se réserve, bien sûr, l'essentiel des parties vocales. Depuis qu'il est devenu paraplégique, il considère d'ailleurs sa voix comme son principal instrument. Faut dire que son falsetto est toujours aussi bouleversant. Bref, Robert Wyatt un album aussi intemporel qu’incontournable. (Réédition album paru initialement en 2003)

lundi, 11 mai 2009 03:00

Dondestan (revisited)

Le septième elpee de Wyatt demeure fidèle à ce style atmosphérique, jazzyfiant, dramatique, obsessionnel, émotionnel qu’il est toujours le seul à pouvoir cultiver sans tenir compte des modes ou du temps. Sur « Dondestan » (traduction de l’espagnol en français : ‘Où sont-ils’), il se réserve d’ailleurs tous les instruments. Concession quand même : le partage de la composition, mais avec son épouse Alfreda Benge. Et pour un titre qu’il cosigne en compagnie de son ex-acolyte de Soft Machine, Hugh Hopper : « Lisp Service ». Marginal mais éloquent, ce disque était paru en 1991 avant de ressortir en 1998 sous une forme revisitée. C’est cette version qui vient d’être rééditée. En fait, le mixing du long playing initial avait été quelque peu bâclé ; et c’est dans le but de rendre les sonorités plus claires et de mettre davantage en relief  l’instrumentation que les plages ont été retravaillées ou même écourtées, sans pour autant dénaturer l’ensemble qui gagne même en finesse et en fluidité. (Réédition version de l’album paru en 1998)

lundi, 11 mai 2009 01:00

Nothing Can stop us (réédition)

Paru en 1982, “Nothing Can stop us” réunissait quatre singles et leurs faces B, enregistrés par Wyatt à la fin des 70’s et au début des 80’s. En fait juste après qu’il adhère au parti communiste. On y retrouve donc « Auroco », un chant chilien dénonçant l’extermination des Indiens par les Latino-américains et sa flip side « Caimanera », adaptation du fameux « Guantanamera » de Pete Seeger. Ecrite par Jose Marti, cette chanson est également devenue l’hymne national de Cuba.

Signé Billie Holiday, « Strange fruit » pleure les victimes des lynchages racistes perpétrés dans le Sud de l’Amérique, tandis que l’autre face révèle « At last I’m free », un des meilleurs morceaux de Chic, qu’il a adapté à son timbre vocal cassé pour en réaliser une version bien plus émouvante.

Il réserve « Trade Union » et « Grass » à une formation Bengali établie à l’Est de Londres. On a ainsi droit à des élans impétueux de tablas, shinai, balayés par ses vocaux impassionnels qui communiquent un besoin urgent de formes traditionnelles.

Pour Wyatt, la démocratie a toujours été un mensonge, même la démocratie fondatrice grecque, qu’il considère comme un oasis de paroles libres et un océan de misère réprimée. Au verso de « Stalin wasn’t stalling », chant de propagande pro-stalinien chanté à l’origine par l’ensemble gospel américain The Golden Jubilee Quartet, Peter Blackman vient réciter son poème « Stalingrad ».

La compile recèle néanmoins deux compos plus personnelles : « Born Again Cretin » et « Red Flag ». Deux titres bien dans l’esprit du recueil ; encore que la musique du second est inspirée du chant de Noël traditionnel « Mon beau sapin », alors que les lyrics ont été adaptés par Jim Cornell.

Etonnant, cette version cd ne reprend pas le bonus track « Shipduilding », petit joyau mélodique issu de la plume du tandem Elvis Costello/Clive Langer, qui figurait bien sur la compile de 1982. C’est le seul bémol de cet opus. (Réédition album paru initialement en 1982)

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Who killed The Zutons

Tout comme The Coral, les Zutons nous viennent de Liverpool. Deux formations signées, comme par hasard, chez Deltasonic. Deux ensembles qui pratiquent une forme de garage fourre-tout où l’on retrouve une multitude de styles musicaux, dont le jazz et la country. Seule différence, mais elle a son importance, les Zutons ne sont guère branchés sur le psychédélisme. Même sur les deux plages (« Havana gang brawl » et « Nightmare part II ») les plus proches de leurs comparses liverpuldiens (NDR : en outre, les meilleurs morceaux de cet album). Le quatuor préfère puiser allègrement dans la soul, le funk, le ryhtmn’ blues et le ska ; la présence d’un saxophone accentuant cette impression. Paraît d’ailleurs que tout au long des sessions d’enregistrement, le collectif a beaucoup écouté Madness et Dexy’s Midnight Runners. Maintenant, il faut également savoir que les Zutons on récemment découvert Dr John. Et depuis ce moment, ils lui vouent un véritable culte. Vaudou, bien sûr. Et l’énigmatique « Dirty dance hall » en est la plus belle démonstration. Produit par Ian Broudie (Lightning Seeds), cet opus est, en outre, habillé d’une superbe pochette illustrée par des comics de série Z. Vous avez dit Zzzzzutons ?