L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
Epica - 18/01/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 29 août 2023 16:07

Baby Fire en état de grâce…

« A Year of Grace », c’est le titre du nouvel Ep de Baby Fire. Le groupe belge complète la trilogie de la grâce commencée par l'Ep quatre titres « Searching for Grace » en 2020 et l'album « Grace » en 2022. « A Year of Grace » recèle 3 remixes de l’elpee, un titre inédit (« Like Stars ») et le morceau maître.

Ces deux dernières compos décrivent le douloureux voyage mental de Dominique Van Cappellen-Waldock - l'initiatrice de Baby Fire - dans les décombres de la musique post-covidique, au sein de laquelle il est devenu pratiquement impossible de se faire entendre. Un voyage qui évoque l'illusion d'une scène artistique renouvelée et la déception engendrée par un environnement remarquablement conservateur, qui conduit à la lassitude...

Si vous souhaitez en savoir davantage sur cette formation, cliquez sur le nom du groupe, dans le cadre informations complémentaires ; vous y trouverez tous les liens qui vous permettront d’atteindre son website et les réseaux sociaux…

mardi, 29 août 2023 16:06

Ganache dans le cosmos…

Ganache est un duo lyonnais dont le nouvel Ep, « Hypernova », paraîtra ce 13 octobre 2023. Après un premier Ep publié en 2018 et un second sorti fin 2019, Loïs Tabeam et Juliet Notzisway (croisés respectivement aux côtés de Claire Days et Zed Yun Pavarotti) font donc leur retour en proposant un son léger, aérien, des rythmes nonchalants, des guitares vaporeuses au sein d’une atmosphère pop. Deux singles sont déjà en écoute, "Comet" ici et "Blue Hills"

 

samedi, 26 août 2023 15:56

Crime & soda

Né en 2000, The Poison Arrows réunit l’ex-Atombombpocketknife Justin Sinkovich au chant et à la guitare, Adam Reach (NDR : il a bossé au sein du fameux label Touch & Go) aux drums ainsi que l’ex-Don Caballero (NDR : un groupe qui était hébergé chez Touch & Go), Pat Morris, à la basse.

« Crime & Soda » ne constitue que le cinquième opus de la formation chicagoan, une œuvre dont le mastering a été assuré par Bob Weston, le bassiste de Shellac.

Il faut plusieurs écoutes avant de s’imprégner de cette expression sonore. Et puis soudain, la lumière jaillit. The Poison Arrows joue dans la même division que FACS. Même la voix de Sinkovich est aussi rêche et déclamatoire que celle de Brian Case. Oh, bien sûr, l’expression sonore lorgne parfois vers Fugazi et la bande à Albini, notamment lorsque ce post hardcore nous entraîne vers des climats atmosphériques.

Le long playing s’ouvre par le remarquable « Mercurial moments erased », une plage aux chœurs bien mâles, alors qu’en fin de parcours les sonorités de la guitare deviennent de plus en plus âpres.

Les mélodies sont complexes, ténébreuses, mais souvent répétitives et parfois obsessionnelles (« All these kids »). Omniprésentes, les lignes de basse sont inventives et expertes. Les polyrythmies amples. Les sonorités de guitare, sauvages, fouillées, lancinantes ou hypnotiques, mais rarement explosives. Et puis un titre comme « Asynchronous empire of dragonflies » s’autorise une symphonie de dissonances à mi-chemin entre noise, free jazz et prog.

Un excellent album, mais à ne pas mettre entre les oreilles du mélomane lambda…

samedi, 26 août 2023 15:54

Disappearing Coin

Issu de Phoenix, dans l’Arizona, mais établi à Oakland, en Californie, Stephen Steinbrink doit avoir enregistré près d’une vingtaine d’albums solo, cassettes y compris. Difficile d’ailleurs d’établir exactement sa discographie en se servant des infos recueillies sur la toile, les différents sites spécialisés dans le domaine ne proposant pas nécessairement la même liste. Toujours est-il que son dernier elpee, « Utopia Teased », remonte à 2018. A l’issue de l’enregistrement de cet opus, l’artiste a voulu donner une nouvelle orientation à son existence. Il s’était même tourné vers le bouddhisme et avait entamé une formation monastique, avant que n’éclate la crise de la COVID. Brisé dans son élan, il s’est alors replongé dans l’univers de la musique en se consacrant à la production pour d’autres groupes ou artistes.

Pour enregistrer « Disappearing Coin », Stephen a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont son fidèle arrangeur, Andrew Dorsett, mais aussi Nick Levine (Jodi), Taylor Vick et Paul Frenzi (Ever Ending Kicks). Ce dernier participe activement au titre qui ouvre le long playing, « Opalescent ribbon ».

Une constante tout au long de l’opus, le soin apporté aux harmonies vocales. Limpides, atmosphériques, superbes, elles rappellent très souvent celles de Crosby, Stills & Nash. Une impression qui s’accentue lorsqu’acoustique, la guitare est jouée en picking et qu’on entend les doigts qui glissent sur le manche. Il y a cependant l’une ou l’autre compo plus électrique, mais elles ont le bon goût de préserver la délicatesse des accords (les deuxièmes versions de « Cruiser » et « Nowhere real », une plage allègre soulignée par des sonorités de piano électrique).

Au cours de ce long playing, on rencontre des notes d’ivoires sonores çà et là, une ligne de basse élégante, un zeste de synthé, deux instrumentaux (le titre maître et le final, « Is it what I want, but not what I need » et ses tonalités d’orgue de barbarie) et même de subtils arrangements de cordes sur « Who cares », une piste traversée par une pedal steel ; et dans le même esprit, un morceau qui lorgne distraitement vers la country, « Cool & collected ».

Un album plutôt minimaliste, très agréable à écouter, même s’il véhicule des accents revivalistes, empruntés aux seventies…

samedi, 26 août 2023 15:52

Spirit in the room

Après le split de Grooms, le chanteur/sixcordiste Travis Johnson et le drummer (comédien quand il a du temps libre) Steve Levine décident de monter un nouveau projet : Activity. Ils engagent le guitariste Russian Baths et la bassiste Zoë Browne (ex-Empty Country, ex-Field Mouse) pour compéter le line up et enregistrent un premier elpee, « Unmask Whoever », en 2020. Depuis, Bri DiGoia a succédé à Zoë, à la basse.

« Spirit in the room » (NDR : une référence à Smog) constitue le second opus du quatuor, un disque concocté dans des circonstances difficiles, puisque le père de Johnson est tombé gravement malade et sa mère est décédée, des suites d’un cancer du pancréas. Ce qui peut expliquer cette douleur qui transparaît à travers certains morceaux de cet LP. Dont « I saw his eyes », qui évoque l’affection de son paternel, une piste dont le final est particulièrement chargé d’intensité électrique. Et dans le même esprit de vulnérabilité, « Susan medical city » clôt ce long playing. Outre de la mort et la souffrance, les lyrics traitent de la paranoïa, des dégâts causés par le capitalisme et de l’anxiété causée par la COVID 19.

L’expression sonore de cette formation est issue d’une fusion expérimentale entre trip hop, noisy, indie pop, shoegaze, slowcore, post punk, dream pop, indus et electronica. Entre autres. Ainsi, samples, bidouillages, synthés tentaculaires et gadgets se fondent parfaitement dans l’instrumentation organique, basse/batterie/guitare. Les vocaux sont parfois re-échantillonnés féminins sur « Department of blood » et ceux de Travis sur « Sophia »). On a même droit à un chuchotement sur le lo-fi et intimiste « Cloud come here ».

Ethéré et crépusculaire, « Where the art is hung » est enveloppé dans un voile de mystère. Une tension permanente alimente le spectral (ces échos obsédants !) « Careful let’s sleepwalk ». Caractérisé par sa jolie mélodie, « Heaven chords » rend hommage à David Berman, le leader du mythique Silver Jews. Enfin, cafardeux et brumeux, « Icing » est paradoxalement imprimé sur le rythme du chemin de fer.   

Une œuvre tourmentée, sombre et fragile, malgré ses grooves hypnotiques…

samedi, 26 août 2023 15:51

The Far Outs !

The Far Outs est un projet monté par le chanteur/guitariste de Grand Atlantic, Phil Usher (NDR : il siège également derrière les fûts chez Screamfeeder et Sounds Like Sunset) et le drummer Johnny Pickance (Blonde on Blonde, Fingerless, etc.) En fait lors de l’enregistrement du dernier opus de Grand Atlantic, plusieurs compos avaient été délaissées, car elles ne collaient pas au style du groupe, qui avait pourtant évolué de l’indie à la britpop. Etonnant, quand on sait que tout ce petit monde est issu de Brisbane, en Australie. Et plus étonnant encore, lorsqu’on écoute le premier elpee de The Far Outs. Puisque dans l’ensemble, l’expression sonore baigne dans le garage. Rappelant très souvent celui des Sonics, circa 1963, un orgue rogné, poussiéreux, s’infiltrant quelquefois dans l’expression sonore.

Instrumental cinématique voire ‘enniomorriconesque’, « Get off my shroud » aurait pu servir de B.O. à un western de Sergio Leone, même s’il emprunte le rythme d’un paso doble. Autre instrumental filmique mais enlevé, « El diablo del mar » se distingue par son intensité électrique et curieusement ses accents flamencos. « Keep away » libère des effluves réminiscentes des Beatles du début des sixties. Aride, « Freight train » adopte un riff qui évoque le « You really got me » des Kinks. Une aridité qu’on retrouve tout au long de « Keen away » et « Hey lkittle girl ». Enfin « Some kind of treason » aurait pu figurer au répertoire des Kills ou des Black Keys.

 

samedi, 26 août 2023 15:50

Good living is coming for you

Sweeping Promises est un duo réunissant la chanteuse/bassiste Lira Mondal et le guitariste/batteur Caufield Schnug ; et « Good living is coming for you » constitue son second elpee. Il fait suite à « Hunger for a way out », publié en 2020. La paire a longtemps sévi sur la scène DIY De Boston, avant de s’installer à Lawrence, dans le Kansas.

Première constatation, la voix de Lira est aussi haut-perchée que celle de Kate Pierson et/ou de Cindy Wilson, lorsque qu’elle est dédoublée par la technique de l’overdubbing. Et quand la musique devient sautillante, on ne peut s’empêcher de penser aux B-52’s. A l’instar du titre qui ouvre l’opus, « Eraser », de « Connoisseur of salt » à la guitare ‘hoquetante’ et de « Throw of the dice », abordé dans l’esprit d’une compo de new wave dansante.

Mais, en général la musiques s‘avère plutôt minimaliste (une sixcordes, une basse, une batterie et des synthés vintage, nonobstant l’intervention fugace d’un saxophone sur « Walk a place »), ludique ou rugueuse (la guitare), alors que les textes vilipendent le capitalisme…

samedi, 26 août 2023 15:49

Cum

Troisième elpee solo pour le leader de Wand qui, pour la circonstance peut compter sur le soutien de son autre band, Slowhand (NDR : c’était aussi le titre d’un album d’Eric Clapton, on y reviendra), un quatuor au sein duquel son frangin, Casey, se consacre à la basse.

Alors que le second LP, « Pale Horse » naviguait dans le psych folk, « Cum » s’enfonce dans le rock sudiste, et tout particulièrement celui des Allman Brothers Band et de Lynyrd Skynyrd. A cause de ces guitares jumelées. Encore que parfois, l’ombre du Derek & The Dominos (NDR : pensez à « Layla ») se met à planer (« Driving through heaven »). Ou alors, c’est celle de Thin Lizzy, comme sur « Horsebalt sabotage ». A cause de ces envolées de guitares jumelées, épiques, si caractéristiques et puis parfois de la voix de Cory (NDR : dont le timbre délicat évoque plutôt George Harrison), qui suit la sixcordes (« Wings »). Episodiquement, une steel guitar communique un feeling country à l’expression sonore (la ballade « Ghost ship », « Persuasion architecture » et « Twins). 

Quand on sait que Cory Hanson a été le guitariste de Ty Segall lors de la tournée ‘Emotional Mugger’, en 2016, et que le projet de ce dernier, Fuzz, nous replonge dans le blues/rock de la fin des 60’s et du début des seventies, la nouvelle orientation prise par Cory Hanson peut aisément s’expliquer, d’autant plus qu’il est hébergé chez Drag City, le label de Segall. La boucle est bouclée.

samedi, 26 août 2023 15:47

Black Duck

Black Duck et un trio qui réunit trois musiciens chevronnés ; en l’occurrence, le drummer Charles Rumback (Colorlist, Leaf Bird), le guitariste Bill Mackay (NDR : il a notamment joué en compagnie de Nathan Bowles et Bill Callahan, mais aussi au sein de Broken Things et Sounds of Now) et le guitariste/bassiste Douglas McCombs (NDR : il a sévi chez Eleventh Dream Day et milite encore auprès de John McEntire, chez Tortoise). Ces deux derniers sont issus de la scène de Chicago. Point commun pour les trois musicos : ils ont fréquenté le talentueux chanteur/compositeur/sixcordiste, Ryley Walker.

Instrumental, cet opus éponyme permet aux musiciens de se livrer à l’impro. Et pas seulement dans le free jazz, à l’instar de « Thunder fade that earth ». Mais aussi de s’aventurer dans l’avant-gardisme tout en conservant une fluidité sonore certaine. McCombs signe « Of the lit backyards, une plage cool dont les sonorités de gratte sont empruntées au surf des fifties, MacKay, « Delivery », et Rumback, « The trees are dancing ». Le reste a été improvisé en studio.

Morceau le plus court, « Foothill daze » déploie des vagues de distorsion atmosphériques. De la distorsion qui peut devenir grinçante. Coup de cœur cependant pour « Lemon treasure », une compo qui rend hommage à feu Jaki Libezeit, le légendaire batteur de Can, tout en laissant rôder le spectre de Duruti Column.

Bref, d’excellents instrumentistes, mais dont l’expression sonore s’adresse surtout à un public (très) averti…

samedi, 26 août 2023 15:46

Homo Anxietatem

Né à Las Vegas, Shamir est aujourd’hui établi à Philadelphie. En 8 ans, il a publié 9 elpees qui lui ont permis d’explorer des tas de styles différents : heavy rock, indus, pop, dance, punk rock, house circa 90’s, country, etc.

Son dernier LP, « Heterosexuality » est paru l’an dernier, une œuvre qui explorait de nombreux aspects de son existence queer. 

Traduit du latin, « Homo Anxietatem » signifie homme anxieux, un sentiment que l’artiste reflète à travers ses compos introspectives. Tout comme ceux de sa survie et de son adaptation à la société contemporaine.

Mais ce qui frappe d’abord chez Shamir, c’est sa voix. Un falsetto qu’on pourrait comparer à celui d‘Anohni, mais en plus puissant. Ce qui communique une coloration très particulière à son indie pop/rock

L’elpee recèle deux singles potentiels. Tout d’abord, « Without you », une plage qui bénéficie d’une jolie mélodie. Puis de « Obsession », un morceau dynamisé par la ligne de basse cold. « Crime » est imprimé sur un tempo new wave et la ballade mid tempo « Words » est colorée par des accords de guitare semi-acoustiques tintinnabulants. Le long playing s’achève par l‘excellent blues acoustique « The devil said the blues is all I’ll know ». Enfin, « Our song » est stimulé par un drumming offensif. Les autres morceaux sont souvent un peu trop poppy pour une telle tessiture vocale…

Page 48 sur 517