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La vie explosive de Fine Lame

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dEUS - 19/03/2026
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Bernard Dagnies

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The Sunset Strip - Numero Group, label basé à Chicago, notoire pour ses collections expertes de raretés, d'artistes et de sous-genres musicaux épuisés et souvent oubliés, a publié, ce 10 août 2022, « On The Sunset Strip », une compile consacrée aux jours glorieux du glam metal de Los Angeles du début des années 80.

21 chansons réparties sur 2LPs et un livret de 144 pages élaboré par la journaliste musicale, Katherine Turman.

Le Numero Group publiera également plusieurs bonus numériques avant la sortie physique de l'album…

Tracklist « Bound For Hell : On The Sunset Strip » (lien d’écoute sur les titres en bleu !)

Side A

  1. Stormer - Going To The City
    2. L.A. Rocks - Cocaine
    3.                  Max Havoc - Bound For Hell
    4.                  Jaded Lady - Rock N Roll Ain’t Pretty
    5.                  Steeler - Ready To Explode
    6.                  Lizzy Borden - No Time To Lose

Side B

  1. SIN - On The Run
    2. Black ‘N Blue - Give Em The Old 1, 2, 3
    3.                  Bitch - Damnation Alley
    4.                  Romeo - Feelin To Rock
    5.                  V.V.S.I. - Savage Kind of Girl

Side C

1.                  Hellion - Up From The Depths
2.                  Angeles - Blade Of Steel
3.                  Knightmare II - Cold Reception
4.                  Witch - Cinderella (In Black Leather)
5.                  Reddi Killowatt - Liquid Lady

Side D

  1. Armored Saint - Lesson Well Learned
    2. Leather Angel - We Came To Kill
    3.                  Rough Cutt - Take It Or Leave It
    4.                  Lisa Baker - Fool Of Lies
    5.                  Odin - Judgement Day

Bonus Cassette

  1. Black ‘N Blue - Rules Were Made To Be Broken
    2. Lisa Baker - Every Girl’s Got A Fantasy
    3.                  Stormer - Driving
    4.                  Odin - Midnight Flight
    5.                  Leather Angel - Need Your Love
dimanche, 21 août 2022 08:43

Zorked

Originaire de Palo Alto, en Californie, Julia Shapiro milite au sein de Chastity Belt, Childbirth et Who Is She. Mais elle mène, en parallèle, une carrière solo. Et « Zorked » constitue son second elpee individuel. Un disque qu’elle a enregistré à Los Angeles, où elle s’est installée, peu de temps avant la pandémie, après avoir quitté Seattle, où elle faisait pourtant partie de la scène locale.

Introspectif et personnel, « Zorked » (NDR qui peut se traduire par défoncé ou hors de soi) reflète sa crise existentielle vécue pendant le confinement. Et pour en composer les chansons, elle a puisé ses influences chez Elliott Smith, l’herbe, les rêves lucides, L.A. ainsi que le tarot, à travers le livre d’Alejandro Jodorowski, « The way of the tarot ». Et tout particulièrement sur le titre qui ouvre l’opus, « Death XIII », un morceau qui baigne au sein d’un climat shoegaze avant qu’une nouvelle ligne de guitare ne vienne ouvrir une autre perspective sonore. Un shoegaze qui peut s’avérer sinusoïdal, brumeux ou carrément noisy. D’ailleurs les spectres de My Bloody Valentine et de Pale Saints planent tout au long de l’album. D’autant plus que diaphanes, limpides ou éthérées, les harmonies vocales sont particulièrement soignées. Dans cet esprit, le titre maître constitue, sans doute, la compo la plus aboutie du long playing et s’autorise même un changement de mélodie en milieu de parcours. Les sonorités de grattes tourbillonnent, bourdonnent et se chargent de larsen, alors que celles d’un mellotron s’immiscent dans le décor…

Le long playing recèle l’une ou l’autre plage plus pop, mais aussi plus acoustique. A l’instar du contemplatif « Reptile ! Reptile ! ». Julia y déclame ses paroles ; et on entend, en filigrane, des chants d’oiseaux ainsi qu’un soupçon de trompette. Ou encore du paisible « Hall of mirrors », joué en picking.

Un bien bel album !

Pour célébrer le 30ème anniversaire de la sortie de l’album « It’s a shame about Ray » des Lemonheads, paru en 1992, le label Fire a décidé de le rééditer en y ajoutant un second cd sur lequel figure des inédits, des titres ‘live’, des raretés, des démos et des flip sides. 

Avant d’enregistrer cet LP, la formation pratiquait une forme de rock hardcore inspirée des Replacements et de Hüsker Dü. Mais lorsque le line up vole en éclats, Evan Dando, le leader, s’exile quelque mois en Australie ; et quand il revient c’est pour former un nouveau trio. Le line up réunit alors le chanteur/guitariste Evan, le drummer David Ryan et la bassiste Juliana Hatfield, alors également préposée aux backing vocaux.

Si cet opus est bien chargé d’intensité électrique, il se révèle beaucoup plus pop, accrocheur et surtout mélodieux que les précédents. Une œuvre considérée avec « Lick », bien que plus brouillonne, comme les fleurons de la carrière du band.

Le second disque recèle pas mal de morceaux intéressants, dont des versions acoustiques (remasterisées pour la circonstance) de certaines plages du long playing, mais aussi l’une ou l’autre cover dont une reprise speedée du « Mrs Robinson » de Simon & Garfunkel. Et curieusement, sur plusieurs pistes, le timbre vocal de Dando devient aussi capricieux que celui d’Elvis Costello…

A noter qu’après la parution de ce long playing, Juliana Hatfield quittera le band pour entamer une carrière solo…

dimanche, 21 août 2022 08:41

The time of the foxgloves

Michael Hurley a fêté ses 80 balais en décembre dernier. Ce peintre, cartooniste et musicien possède une discographie longue comme un bras. Son premier elpee, « First songs », est ainsi paru en 1964 !

« The time of the floxgloves » (Trad : les temps des digitales) a été enregistré à Astoria, en Oregon, pendant la période au cours de laquelle ces plantes herbacées fleurissent.

Lors des sessions, il a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont Josephine Forster qui chante en duo sur « Jacob’s ladder », mais aussi un xylophoniste, un accordéoniste, des violonistes, un organiste (à pompe), un clarinettiste (basse), un préposé à la double basse (upright bass !) et un autre au ukulélé baryton, un banjoïste, des percussionnistes, des guitaristes acoustiques (qui traitent parfois leur sèche en slide !), probablement du piano électrique et des choristes. Ce qui apporte de subtiles nuances à son folk dépouillé qui peut aussi se teinter de blues ou de jazz (NDR : les trois styles se conjuguent même lors du morceau final, « Lush green trees »). Il y a même une cover déglinguée d’« Alabama » des Louvin Brothers. Mais en général, le ton reste chaleureux et réconfortant, Michael interprétant d’une voix douce et érodée par le temps, des chansons langoureuses et rêveuses…

dimanche, 21 août 2022 08:39

Listen to the blood

The Kernal, c’est le projet de Joe Garner, dont le père n’était autre que feu Charlie Garner, le bassiste qui a sévi chez The Goodtime Charlies, le groupe de Del Reeves (NDR : l’oncle de Joe), pendant trois décennies.

« Listen to the blood » constitue le troisième chapitre d’une trilogie entamée par « Farewellhell », en 2011, et poursuivie sur « Light country », en 2017. Une triade au cours de laquelle il règle ses différents avec son défunt paternel, d’un ton de conteur et en y injectant parfois une touche d’humour sournois.

Coproduit par Joe, Ben Tanner (Alabama Shakers) et Jerry Bernahrdt, cet elpee a été enregistré aux célèbres studios ‘Muscle Shoals’, en Alabama.

Dans ces conditions, vous vous imaginez bien que la musique proposée par The Kernal est sudiste. Et vous avez entièrement raison. Oscillant de la country au boogie, en passant par le southern rock et le rock’n’roll. On a même droit à une sérénade à la Presley (« She’s seeing somebody »), une ballade romantique mid tempo chantée en duo avec Caitlin Rose (« Fight song ») ainsi qu’à un périple cinématographique (« Wrong turn to Tupelo »). Et puis des chœurs féminins tapissent « Super (Marijuana) », un boogie allègre inévitablement dynamisé par le piano. On en oublierait presque le concours de Mike Mouton (Mike & The Moonpies) à la steel guitare. Et ses interventions sont brillantes.

Enfin, chaleureuse et confidentielle, la voix de Joe peut aussi se faire nasillarde, à la manière d’un Bob Dylan…

dimanche, 21 août 2022 08:38

Kanawa

Nahawa Doumbia est devenue, depuis les années 80, une des chanteuses les plus populaires du Mali. Dans ses textes, elle parle d’amour, mais aussi des conditions de vie difficiles de la femme malienne, et tout particulièrement de la polygamie, de la violence domestique et des mariages forcés ; mais sur ce nouvel opus, elle implore la jeunesse de son pays de ne pas risquer les drames humains consécutifs à l’immigration. Au cours des dernières décennies, son pays a été confronté à de multiples épreuves : pandémie mondiale, conflits interethniques, attaques terroristes, enlèvements, sécheresse, troubles civils et coups d’Etat. Aussi, elle invite cette jeunesse de se serrer les coudes afin de participer au développement économique, et suggère au gouvernement de s’attaquer à la pauvreté en favorisant la création d’emplois afin de dissuader ces jeunes de s’exiler...

Musicalement, entre didadi et wassoulou, Nahawa est soutenue par des musicos qui se servent d’instruments traditionnels comme le kamélé n’goni (une guitare à 4 cordes qui ressemble à une harpe), le kamalengoni (une variante à 6 cordes ou plus), le djembé, le karinyan (sorte de percu qui racle le métal), le balafon, mais également un bassiste, dont les interventions peuvent se révéler funky. Enfin, des chœurs traditionnels féminins soulignent régulièrement la voix de Nahawa.

Il ne faut pas oublier que, souvent chanté par des femmes, le wassoulou est une des sources du blues… mais là, c’est une autre histoire…

Under the Reefs Orchestra est un power trio naviguant entre post rock hypnotique et jazz tempétueux. Sa musique ne semble trouver son rythme de croisière que dans la tempête et le chambardement permanent.

Etabli à Bruxelles et drivé par le guitariste Clément Nourry, le groupe implique également le saxophoniste Marti Melia et le batteur Jakob Warmenbol, qu'on a pu voir notamment chez Don Kapot.

Après avoir sorti un premier album éponyme en 2020, Under The Reefs Orchestra nous propose donc son second, « Sakurajima ». Il sortira ce 23 septembre 2022.  

La musique d'Under The Reefs n'en est pas pour un simple commentaire sur le monde : dénuée de paroles, plus visuelle que véritablement discursive, elle en appelle autant au voyage qu'elle nous ramène à la réalité concrète à laquelle on se heurte.

Peu importe alors que l’on croise autant des échos de Jim O'Rourke que de la musique de chambre française du 19e siècle ou que les premières amours classiques de Nourry se heurtent à son goût adolescent pour Soundgarden, King Crimson ou encore Morphine, dans la musique d'Under The Reefs Orchestra, seule semble compter l'instantanéité de l'action, et la liberté offerte à l'auditeur de se saisir de cette profusion d'humeurs et d'affects comme bon lui semble.

Le titre maître bénéficie d’un clip vidéo, et il est disponible

En concert ce mercredi 14 septembre au Botanique de Bruxelles. Pour plus d’infos voir ici

 

 

C’est ce 9 septembre que paraîtra le nouvel LP d’Afghan Whigs, « How Do You Burn ? ». En attendant, il nous en propose son troisième single, « The getaway », sous forme de clip, ici

« How Do You Burn ? » constitue le neuvième album du groupe et fait suite « Do to the Beast » (2014) et « In Spades » (2017), disques sortis depuis sa reformation.

Pour ses seconds rôles, Dulli avait fait appel à plusieurs collaborateurs de longue date, dont le regretté Mark Lanegan, qui était un habitué des Twilight Singers de Dulli, un partenaire des Gutter Twins et un ami proche. Lanegan fait ses débuts pour The Afghan Whigs comme choriste sur deux titres. ‘C'est Mark qui a donné son nom à l'album’, a fait remarquer Dulli.

Parmi les autres guests, on épinglera le concours de Susan Marshall, Van Hunt et Marcy Mays, la chanteuse principale de « My Curse », le morceau phare de l'album "Gentlemen" (1993).

 

Le nouvel album de Red Hot Chili Peppers paraîtra ce 14 octobre 2022. Intitulé "Return of the Dream Canteen", ce sera le second publié cette année. Il fera donc suite à "Unlimited Love", sorti en avril dernier. Et il a également été produit par Rick Rubin.

En attendant, il nous propose son nouveau single « Tippa My Tongue (Return of the Dream Canteen) », et il est en écoute ici

 

Le premier elpee d’Archers of Loaf, « Icky Mettle », remonte déjà à 1993 ! A l’époque, sa musique était parfois comparée à celle de Pavement, à cause des structures de chansons peu académiques, des paroles abstraites, de la production lo-fi et des guitares dissonantes. Le groupe s’était cependant séparé en 98 avant de se reformer en 2011.

Son nouvel album, (NDR : ce sera seulement son 5ème), « Reason in decline », paraîtra ce 21/10/2022. Et il devrait proposer un style totalement différent.  Les guitaristes Eric Bachmann et Eric Johnson forment désormais une unité fluide et complémentaire. Les lignes aiguës de Johnson s’élèvent clairement au-dessus du vacarme au lieu de se battre pour être entendues. Aujourd’hui, les textes de Bachmann, auteur-compositeur-interprète, équilibrent la colère avec un enchevêtrement complexe de perspectives adultes. Bachmann déclare : ‘Ce que je pense de ce retour ? Les trois autres membres sont géniaux. Il ne s’agit pas de répondre au passé ou à un quelconque héritage de merde. Je voulais retravailler avec ces gars parce que je sais quelle alchimie nous avons. Je sais que c’est rare.’

Un premier extrait est disponible sous forme de clip, et il est à écouter et regarder ici

 

 

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