CULK : entre smog et étoiles…

CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Bernard Dagnies

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vendredi, 31 décembre 2004 01:00

In the fishtank 11

La formule d’ “In the fishtank” en est donc à sa 11ème édition. La formule n’a pas changé, puisque le label Konkurrent est toujours amené à convaincre deux, voire trois formations (NDR : le plus souvent lorsqu’elles ont des affinités ou ont tourné ensemble), de se laisser enfermer dans les studios d’E à Weesp, aux Pays-Bas. Pendant deux jours, elles ont la liberté d’expérimenter tout ce qu’elles veulent. Musicalement, bien sûr ! Et le résultat est reproduit sur un Ep. Ce disque concrétise la rencontre entre The Black Heart Procession et Solbakken. Et il faut reconnaître que la formation californienne (NDR : de San Diego, pour être plus précis) a largement imposé ses vues au band batave. A cause du piano omniprésent de Thobias Nathaniel, tout d’abord. Et puis de la voix fascinante, lavée dans la réverb, de Paulo Zappoli (alias Pall Jenkins). Curieusement, le sommet du projet est atteint sur un titre au cours duquel le vocal de Paulo perd de sa superbe. En l’occurrence sur « Things go on with mistakes ». Un fragment énigmatique, intense, de plus de 10 minutes, tramé sur le jeu des deux drums. Un morceau dont la structure en crescendo me rappelle Hunters & Collectors. Et si le reste de l’opus ne manque pas d’allure, il faut reconnaître que le rôle de Solbakken a été réduit à la portion congrue. Depuis le voluptueux et ‘gainsbourgeois’ « Voiture en rouge », que parcourt la voix féminine de la Suissesse Rachael Rose (NDR : une invitée) au slowcore « Your cave » (Low ?), en passant par le dramatique « Dog song » (Palace Brothers ?), l’hypnotique, ténébreux et nonchalant « Nervous Persian » (Nick Cave ?), légèrement balayé de feeling ethnique, et l’expérimental « A taste of you and me », une plage au cours de laquelle les ivoires allègres et hypnotiques épousent un profil proche de Belle & Sebastian. Et pour que l’information soit complète, sachez que le disque a été redigitalisé par le maître de cérémonie Zlaya.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Songs for someone

Les albums de Perry Blake se suivent et se ressemblent… Et « Songs for someone », son quatrième opus, ne déroge pas à la règle. Sa pop symphonique, lyrique, mélancolique, mâtinée d’un zeste d’électronique sert toujours des chansons élégantes et intimistes, qu’il interprète de son falsetto fragile, velouté et nonchalant. Les arrangements luxuriants frôlent la perfection. La production est impeccable. Empreints de poésie, ses textes sont émouvants. Mais le charme laisse progressivement la place à une impression de déjà entendu, avant qu’une certaine lassitude finisse par vous envahir. A l’instar de Neil Hannon, chez Divine Comedy, Perry Blake semble avoir fait le tour de son sujet. S’ils ne veulent, ni l’un ni l’autre, disparaître dans l’anonymat, ils ont intérêt à chercher de nouvelles perspectives sonores. Ils possèdent d’ailleurs l’un comme l’autre, les qualités pour y parvenir. Maintenant, faut-il encore qu’ils le veuillent. Tout au long de « Songs for someone », quelques éclaircies semblent pourtant poindre à l’horizon. A l’instar de « We are not star » » qui lorgne du côté d’Ultravox circa « Vienna » ou de « The fox in winter », dont la mélodie semble empruntée à Depeche Mode ; du ténébreux « You’re not alone », plus proche d’un Robert Wyatt qu’il n’y paraît. D’« Ava », agité de percus et écorché d’une slide. Et enfin du titre maître. Imprimé sur un tempo vaguement rumba, il possède un petit côté Todd Rungren qui ne maque pas de charme. Pour le reste, pas de panique, si vous aimez Perry Blake tel qu’il est, vous pouvez acheter ce disque les yeux fermés…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

If we can´t trust the doctors

Bien qu’issu de la Motor City, Blanche est profondément imprégné de musique country. Mais une musique country contemporaine qui doit autant à Carter Family qu’à 16th Horsepower. De la country alternative si vous préférez. Produit par Warron Defever, la tête pensante de His Name Is Alive, « If we can’t trust the doctors » constitue son premier opus. Un disque qui a reçu le concours de Jack White des White Stripes, un ami de longue date. Parmi les 12 titres de cet opus, figurent bien évidemment l’un ou l’autre morceau plus traditionnel. Et je pense tout particulièrement à la cover du « Wayfaring stranger » de Bill Monroe, dont la prise semble avoir été effectuée au purgatoire. Parce qu’il y a quelque chose de mystique dans la musique de Blanche. Ou plus exactement de gothique. Mais une forme gothique ‘sudiste’ que le groupe injecte dans ses mélodies appalaches. Un peu comme chez 16th Horsepower. Encore que parfois, on a l’impression que la musique est hantée par le Wall of Voodoo ; surtout lorsque la voix de Dan épouse les inflexions nasillardes de Stan Ridgway. Et en particulier sur « Superstition », « So long cruel world » et « Garbage picker », trois plages dont les titres en disent long sur le climat qui règne tout au long de cet opus. Encore que les lyrics caustiques, humoristiques et sagaces ont davantage d’affinités avec ceux de Giant Sand, The Handsome Family et les Violent Femmes, qu’avec les Cramps auxquels certains les ont parfois comparés. Que Tracee soit la Posoin Ivy de la country, pourquoi pas ? Mais même en costard, Lux Interior n’aura jamais le même look que Dan. Pas qu’on ne les aime pas, mais ils sont vraiment d’un autre monde. En outre la musique de Blanche exhale une certaine mélancolie qui reflète un goût très prononcé pour les années 40. Une sensation accentuée par les épreuves que le groupe a traversées au cours des dernières années. L’album recèle également une cover du « Jack on fire » de Gun Club. Entre romance et masochisme elle démontre que le groupe peut aussi muscler ses compositions. Par contre, lorsque Dan et Tracee échangent un duo, c’est plutôt à Lee Hazlewood et Nancy Sinatra qu’on se met à penser. Et si vous voulez en savoir plus, je vous invite à prendre connaissance de l’interview consacrée à Blanche, consultable sur ce site… Une chose est sûre, cette formation ne restera pas longtemps dans la zone crépusculaire de l’underground.
vendredi, 31 décembre 2004 08:31

The Brimstone Solar Radiation Band

Le premier elpee de cet ensemble norvégien est éponyme. Paru en 2004, ce disque vient seulement de bénéficier d’une distribution officielle dans le Benelux. Un nouvel opus (« Solstice ») vient d’ailleurs de paraître et il est à espérer qu’on ne doive pas encore patienter une année avant de pouvoir y goûter, car franchement cette formation mérite qu’on s’y intéresse de très près. Leur line up vient de s’enrichir d’un cinquième musicien. Un certain Erling Halse Juvich, qui avait d’ailleurs participé à l’enregistrement de cet elpee pour deux titres. Ah oui, venons en à la musique. Elle puise son inspiration dans la fin des sixties et le début des seventies. Et en particulier dans le psychédélisme de la West Coast (les Doors), la prog (Genesis de l’Archange Gabriel), la Canterbury School (Caravan) et le space rock du Floyd - tant de l’époque « The Piper At the Gates of Dawn » (NDR : Syd Barrett oblige !) que de « Meddle » (NDR : pensez à « Echoes »). Le tout saupoudré de multiples nuances. Ce qui permet à ce disque de ne pas être trop taxé de revivaliste ; nonobstant la présence d’un sitar électrifié : dance sur le groovy « Wake up », jazzyfiant et auriculaire - parce que moulé dans le swing du « Golden Brown » des Stranglers - tout au long du titre maître. L’envoûtant « Flying saucers » aurait même pu naître d’une jam hypothétique entre Ray Manzarek (« Riders on the storm ») et Carlos Santana (“Evil ways”), alors que « Prologue » respire la country ( ?!?!?). Mais le plus étonnant procède du timbre vocal de R. Edwards. Rauque, il peut se muer en falsetto, dans un registre très proche de Richard Sinclair (NDR : le chanteur du mythique Caravan !). Et si vous appréciez The Soundtrack Of Our Lives, formation que votre serviteur avait découverte 1997, n’hésitez pas une seconde : vous devez impérativement vous procurer ce disque !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

My confidante + 3

Codéine, Come, The New Year, Consonant, Pullman, Evan Dando, Steve Wynn et bien d’autres: on ne compte plus le nombre de groupes au sein duquel le Bostonien a sévi, ou d’artistes pour lesquels il a collaboré et collabore encore. Depuis 2002, Chis semble avoir enfin décidé d’embrasser une carrière solo. Lorsqu’il lui reste un peu de temps. Son dernier opus, « Wandering as water » remonte d’ailleurs à 2003. Histoire de nous faire patienter (NDR : pas trop longtemps, on l’espère), il nous propose donc cet Ep quatre titres. Tout d’abord une version électrifiée de « My confidante », fragment qui figurait sur l’opus en version acoustique. Et puis trois covers de compositions inédites écrites par Thalia Zedek, Liz Phair et par le duo Holly Anderson/Lisa Burns. Et le résultat est impressionnant. A l’instar du titre maître, le « 1000 mph » de Thalia surfe sur une vague d’électricité chatoyante, frémissante, vibrante. Et si l’adaptation minimaliste, lo-fi, d’« In love with yourself » de Liz, se révèle plus Pavement que nature, « Across the blue » réverbère certains échos rafraîchissants du défunt Luna. Bien vite un album !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

You forgot it in people

Issu de Toronto, ce collectif réunit une bonne dizaine de musiciens (quinze si on compte les invités) issus de la scène locale ; et en particulier des Stars, Do Make Say Think, Treble Charger, A Silver Mt Zion et Mascott. Un projet expérimental responsable de deux elpees à ce jour. Produit par un illustre inconnu qui répond au nom de David Newfeld, « You forgot it in people » évolue au sein d’un univers sonore riche, très riche même, que certains médias n’ont pas hésité à qualifié de ‘symphcore’. Parce que leurs compositions sont régulièrement enrichies d’arrangements et d’orchestrations symphoniques. Imaginez un peu une rencontre hypothétique entre Godspeed You ! Black Emperor, Sigur Ros et Mogwai, et vous aurez une petite idée du style pratiqué par Broken Social Scene. Une petite idée, parce que le résultat de cette fusion est très souvent filtré à travers différentes sources sonores. Psychédélique, post et alt rock, pop et popcore, jazz, prog, punk, lo fi, noisy, lounge, dub, cold wave, électronique ou encore ambient. Vous ne serez donc pas trop étonnés d’apprendre que cet opus recèle plusieurs plages instrumentales. Mais le plus intéressant procède de cette originalité, de cette fraîcheur, et surtout de ce sens contagieux de la mélodie que nous communiquent les 13 fragments de cet elpee. A l’instar de « Cause = time », dont le groove irrésistible est littéralement tapissé de cordes de guitares chatoyantes, ‘pépiantes’ (NDR : réminiscences de Dinosaur Jr ou de Clapton époque Delaney & Bonnie, au choix !) ; du majestueux « Lover’s spit » qui aurait pu figurer au répertoire d’un Flaming Lips ; ou encore de « Stars ans sons », tramé sur une ligne de basse digne de Peter Hook ! Bref, un album fort intéressant, même si sa complexité nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. Serions-nous entrés dans une ère de néo prog ?
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Tapestry mastery Ep

Issu de Washington D.C., The Apes ne possède pas de guitariste. Mais un bassiste, un drummer, un chanteur et une claviériste. Une formation qui vient d’enregistrer son quatrième Ep. Découpé en 6 plages, ce disque recèle deux titres qui macèrent dans l’expérimentation pure : « Maximilla intro » et « Mind of Maximilla ». Et s’il n’y avait les drums métronomiques, quoique frénétiques, « Warpand wolf » figurerait à la même enseigne. Le titre maître, « Mr Changeling » et « 3 mages » se révèlent beaucoup plus intéressants. Ils nous replongent dans l’univers mystérieux, menaçant, mais combien envoûtant du Simple Minds circa « Real to real cacophony ». Lorsque Nick Mc Neil nappait toutes les mélodies de ses claviers fluides, rognés, fruités. Et la basse robotique, presque synthétique d’Eric Jackson, ainsi que le vocal reverb, légèrement en retrait de Paul Weil, accentue cette impression. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de l’album…
jeudi, 12 février 2009 16:21

Ca roule pour JJ Cale

Cinq ans après la sortie de son dernier album solo “To Tulsa And Back” et un an après son couronnement aux Grammy Awards pour l’album “The Road To Escondido” en duo avec Eric Clapton (disque d’Or en Belgique), la légende du Blues revient avec « Roll On », un nouvel album composé de 12 morceaux inédits dont un titre éponyme enregistré avec Eric Clapton.

Un nouvel opus jugé comme un grand cru !

Tracklisting

1. Who Knew 
2. Former Me 
3. Sun 
4. Down to Memphis 
5. Strange Days 

6. Cherry Street 
7. Fonda-Lima 
8. Leaving in the Morrning 
9. Oh Mary 
10. Old Friend 
11. Roll On 

12. Bring Down the Curtain 

Pour plus d’infos : http://jjcale.org

 

Le premier album de l’ex-leader de Grandaddy paraîtra ce 18 mai. Il s’intitulera « Yours truly » (trad : Veuillez agréer l'expression de nos salutations distinguées). Lors de l’enregistrement de cet opus, Jason s’est beaucoup imprégné de l’environnement du Montana, où il vit aujourd’hui… 

Tracklisting:

1. Yours Truly, The Commuter
2. Brand New Sun
3. Ghost Of My Old Dog
4. I Am Lost (And The Moment Cannot Last)
5. Birds Encouraged Him
6. It's The Weekend
7. Fürget It
8. This Song Is The Mute Button
9. Rollin' Home Alone
10. You're Too Gone
11. Flying Thru Canyons
12. Here For Good

Pour plus d’infos : http://www.jasonlytle.com et http://www.myspace.com/jasonlytle

 

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Teaser for : matter

Angil, c’est avant tout Mickaël Mottet. Un auteur/compositeur/chanteur/multi-instrumentiste stéphanois responsable de six albums à ce jour. Pour enregistrer ce « Teaser for : matter », il a quand même reçu le concours de quelques amis et puis surtout de Gilles Deles (Lunt) à la co-production. Un œuvre dont la trame semble au départ agréger sobriété folk et lyrisme jazz. Un peu comme si Swell et Robert Wyatt avaient décidé de bosser ensemble. Il arrive même que la voix de Mickaël emprunte les inflexions éthérées, diaphanes et mélancoliques de Robert. Mais au fil de l’écoute, on se rend compte que l’expression sonore est beaucoup plus complexe. Parce que Mickaël est sans cesse à la recherche de nouvelles sonorités. Parfois teintée de soul (« No more guitars » et son tempo réminiscent du « A girl like you » d’Edwyn Collins) ou de noisy (« Dolaytrim »), souvent sculptée dans le post folk jazzyfiant (Badly Drawn Boy ?), elle aborde même un cocktail de hip hop et de free jazz avant de virer dans la prog du Vandergraaf Generator de Dave Jackson (NDR : les saxophones !) sur le déboussolant « Sons of Benedicts ». En fin de parcours, Angil nous propose une cover d’« Invisible man » des Breeders, version complètement épurée de ses guitares que remplacent avec beaucoup de bonheur un clavier gracile.