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Le nouvel opus d’Eels est prévu pour le 2 juin. Il fait suite au double « Blinking lights and other revelations”, paru en 2005. Il contiendra 12 nouvelles chansons et a été enregistré au sein des studios de Mark, à Los Angeles. .

Pour plus d’infos : http://www.EELStheband.com

 

lundi, 02 mars 2009 09:48

Un double album pour Isis

Le prochain opus d’Isis paraîtra ce 5 mai. Intitulé « Wavering radiant », il sera double. Produit par Joe Barresi (Tool/Queens Of The Stone Age/Kyuss...), il a bénéficié de la participation d’Adam Jones (Tool) sur deux titres.

Tracklisting :

Hall Of The Dead
Ghost Key
Hand Of The Host
Wavering Radiant
Stone To Wake A Serpent
20 Minutes / 40 Years

Threshold of Transformation

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/sgnl05



 

Les Veils sortiront leur troisième album ce 6 avril. Intitulé « Sun gangs », il a été enregistré sous la houlette de Graham Sutton (Jarvis Cocker / British Sea Power / Bark Psychosis) et de Bernard Butler (NDR : pour un titre*).

Tracklisting

1. Sit Down By The Fire*
2. Sun Gangs
3. The Letter
4. Killed By The Boom
5. It Hits Deep
6. Three Sisters
7. The House She Lived In
8. Scarecrow
9. Larkspur
10. Begin Again

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/theveils et http://www.theveils.com

 

dimanche, 22 février 2009 17:47

Tempête à 31 nœuds...

Avant de se produire en concert au cours de la soirée, O’Death avait déjà accordé un set l’après-midi. Un mini-concert quasi acoustique destiné aux enfants. Une initiative particulièrement intéressante et surtout éducative, imaginée par l’Aéronef. Une belle manière de préparer les futurs mélomanes aux spectacles et surtout les plonger dans l’univers de la musique. Le tout s’opère dans une atmosphère ludique et sous la surveillance des parents. Actuellement ces événements se déroulent une fois par mois et sont gratuits. Attention, les parents ne sont admis que s’ils accompagnent leur progéniture. Profitons-en également pour féliciter les artistes qui acceptent de participer à ce type de spectacle, en adaptant leur musique à cette audience enfantine.

Mais revenons à la soirée, pour laquelle, 31Knots était prévu en première partie. Un trio issu de Portland qui déménage, c’est le moins que l’on puisse dire. Grand, vêtu d’un costard blanc, Joe Haege déboule sur la scène, mais en venant de l’arrière de la salle. Il porte une valise à la main, qu’il dépose sur le podium. Il commence alors à se dévêtir, laissant alors apparaître une succession de costumes, en un temps record. Mais plus jamais, il ne revêtira son trois-pièces immaculé. Il change d’ailleurs de fringues tout au long du spectacle. Et lorsqu’il n’en a plus assez, il les puise dans sa valoche. Le strip-tease s’arrête cependant au caleçon long. Et le déguisement s’achève par un uniforme de G.I. en permission. J’allais oublier l’essentiel, c’est aussi et surtout le chanteur/guitariste. Jay Winebrenner, le bassiste, est coiffé de son habituel bonnet sibérien. Il l’enlève très rarement. Et passe à la guitare, lorsque Joe se concentre uniquement au chant. Derrière, Jay Pellicci, cogne ses fûts avec une détermination et une précision jamais prises en défaut. La musique de 31Knots n’est pas facile à encaisser, les changements de tempi fréquents, oscillant du très rapide à l’extrêmement lent, en passant par le spasmodique ; mais elle est bigrement bien ficelée et très puissante, surpuissante, à la limite assourdissante. Joe est un showman hors pair. Il descend dans le public à plusieurs reprises, micro, pied de micro ou guitare à la main. Il titube, trébuche, se roule par terre, tombe dans les bras d’une fille ; et, en fin de parcours, nous gratifie d’un solo à la Carlos Santana. Jay, le suit une seule fois dans la fosse, pour s’y asseoir et continuer à gratter son manche. Et à l’issue de cette tempête, le public a réclamé un rappel. Que le trio a accordé. Une fameuse claque et déjà des acouphènes, avant de passer au groupe suivant…

En l’occurrence O’Death. Un quintet newyorkais dont le style campe un cocktail de country, de folk, de punk, de bluegrass et de rock, parfumé de saveurs tziganes, gothiques, jazz et roots. En outre, sur les planches, trois des musiciens (le bassiste, le violoniste et le drummer) ont un look de métalleux (NDR : les chevelures !). Après un morceau, ils sont d’ailleurs torse-nus arborant de magnifiques tatouages sur le corps. Le reste du line up implique un joueur de banjo, qui se charge épisodiquement de l’ukulélé tout en assurant la seconde voix et le chanteur/guitariste Greg Jamie. Et ce quintet va nous dispenser un set de brève durée, mais particulièrement entraînant, tourmenté, débordant de passion. Seul Jamie reste calme, impassible, au beau milieu de la tourmente, et de son falsetto bouleversant qu’il accompagne de sa sèche, il prend un soin particulier à soigner la mélodie. Tour à tour, Bob Pycior au violon et Gabe Darling (NDR : les cheveux roux, il ne peut qu’être de descendance irlandaise !) au banjo (dont la lanière est constituée de chiffons noués) se réservent un billet de sortie. Aux drums, David-Roger Berry participe également au show. Tantôt, il frappe comme un malade sur ses peaux. L’instant suivant, son drumming est plus souple ou allègre. Il a également l’art de faire tournoyer ses sticks entre les doigts. Parfois, il se lève, monte sur sa batterie, et empoigne la barre de jeux de lumières qui se trouve juste au-dessus de lui. Il a placé une chaîne sur une de ses caisses et remplacé un tom par une poubelle en plastique. Ses cymbales ont des kilomètres. Aussi, pour les renforcer, il fixe, de temps à autre, une seconde de plus petite taille, sur la plus grande. Lors des rappels, il va même accrocher un tambourin sous son pied droit. Enfin, beau gosse, Jesse Newman (NDR : il est roux également !) balise le groove de ses accès de basse. Mais chez cet ensemble, si les compos dérapent parfois dans la frénésie, leur technique n’est jamais prise en défaut.

 
 

Le combo va accorder deux rappels, et lors du second se fendre d’une superbe reprise du « Nimrod’s Song » des Pixies. Le public en veut encore, mais le groupe est cuit. Il est en fin de tournée européenne et David-Roger a d’ailleurs démantibulé sa batterie après le dernier morceau. N’empêche, on a vécu deux bons concerts, ce soir…

 
 

Organisation Aéronef.

 

dimanche, 22 février 2009 01:00

L’art de maîtriser la tourmente…

Avant de se produire en concert au cours de la soirée, O’Death avait déjà accordé un set l’après-midi. Un mini-concert quasi acoustique destiné aux enfants. Une initiative particulièrement intéressante et surtout éducative, imaginée par l’Aéronef. Une belle manière de préparer les futurs mélomanes aux spectacles et surtout les plonger dans l’univers de la musique. Le tout s’opère dans une atmosphère ludique et sous la surveillance des parents. Actuellement ces événements se déroulent une fois par mois et sont gratuits. Attention, les parents ne sont admis que s’ils accompagnent leur progéniture. Profitons-en également pour féliciter les artistes qui acceptent de participer à ce type de spectacle, en adaptant leur musique à cette audience enfantine.

Mais revenons à la soirée, pour laquelle, 31Knots était prévu en première partie. Un trio issu de Portland qui déménage, c’est le moins que l’on puisse dire. Grand, vêtu d’un costard blanc, Joe Haege déboule sur la scène, mais en venant de l’arrière de la salle. Il porte une valise à la main, qu’il dépose sur le podium. Il commence alors à se dévêtir, laissant alors apparaître une succession de costumes, en un temps record. Mais plus jamais, il ne revêtira son trois-pièces immaculé. Il change d’ailleurs de fringues tout au long du spectacle. Et lorsqu’il n’en a plus assez, il les puise dans sa valoche. Le strip-tease s’arrête cependant au caleçon long. Et le déguisement s’achève par un uniforme de G.I. en permission. J’allais oublier l’essentiel, c’est aussi et surtout le chanteur/guitariste. Jay Winebrenner, le bassiste, est coiffé de son habituel bonnet sibérien. Il l’enlève très rarement. Et passe à la guitare, lorsque Joe se concentre uniquement au chant. Derrière, Jay Pellicci, cogne ses fûts avec une détermination et une précision jamais prises en défaut. La musique de 31Knots n’est pas facile à encaisser, les changements de tempi fréquents, oscillant du très rapide à l’extrêmement lent, en passant par le spasmodique ; mais elle est bigrement bien ficelée et très puissante, surpuissante, à la limite assourdissante. Joe est un showman hors pair. Il descend dans le public à plusieurs reprises, micro, pied de micro ou guitare à la main. Il titube, trébuche, se roule par terre, tombe dans les bras d’une fille ; et, en fin de parcours, nous gratifie d’un solo à la Carlos Santana. Jay, le suit une seule fois dans la fosse, pour s’y asseoir et continuer à gratter son manche. Et à l’issue de cette tempête, le public a réclamé un rappel. Que le trio a accordé. Une fameuse claque et déjà des acouphènes, avant de passer au groupe suivant…

En l’occurrence O’Death. Un quintet newyorkais dont le style campe un cocktail de country, de folk, de punk, de bluegrass et de rock, parfumé de saveurs tziganes, gothiques, jazz et roots. En outre, sur les planches, trois des musiciens (le bassiste, le violoniste et le drummer) ont un look de métalleux (NDR : les chevelures !). Après un morceau, ils sont d’ailleurs torse-nus arborant de magnifiques tatouages sur le corps. Le reste du line up implique un joueur de banjo, qui se charge épisodiquement de l’ukulélé tout en assurant la seconde voix et le chanteur/guitariste Greg Jamie. Et ce quintet va nous dispenser un set de brève durée, mais particulièrement entraînant, tourmenté, débordant de passion. Seul Jamie reste calme, impassible, au beau milieu de la tourmente, et de son falsetto bouleversant qu’il accompagne de sa sèche, il prend un soin particulier à soigner la mélodie. Tour à tour, Bob Pycior au violon et Gabe Darling (NDR : les cheveux roux, il ne peut qu’être de descendance irlandaise !) au banjo (dont la lanière est constituée de chiffons noués) se réservent un billet de sortie. Aux drums, David-Roger Berry participe également au show. Tantôt, il frappe comme un malade sur ses peaux. L’instant suivant, son drumming est plus souple ou allègre. Il a également l’art de faire tournoyer ses sticks entre les doigts. Parfois, il se lève, monte sur sa batterie, et empoigne la barre de jeux de lumières qui se trouve juste au-dessus de lui. Il a placé une chaîne sur une de ses caisses et remplacé un tom par une poubelle en plastique. Ses cymbales ont des kilomètres. Aussi, pour les renforcer, il fixe, de temps à autre, une seconde de plus petite taille, sur la plus grande. Lors des rappels, il va même accrocher un tambourin sous son pied droit. Enfin, beau gosse, Jesse Newman (NDR : il est roux également !) balise le groove de ses accès de basse. Mais chez cet ensemble, si les compos dérapent parfois dans la frénésie, leur technique n’est jamais prise en défaut.

Le combo va accorder deux rappels, et lors du second se fendre d’une superbe reprise du « Nimrod’s Song » des Pixies. Le public en veut encore, mais le groupe est cuit. Il est en fin de tournée européenne et David-Roger a d’ailleurs démantibulé sa batterie après le dernier morceau. N’empêche, on a vécu deux bons concerts, ce soir…

Tracklisting

Home
Only Daughter
Adelita
Spider Home
Underwar
Fire on Pestigho
Mountain shifts
Hogtie
Low tide
Down to reest
A light that does not dim

Rappels

Nathaniel
Nimrod’s song

Organisation Aéronef.

 

jeudi, 19 février 2009 11:53

Sonic Youth éternel

Le seizième album de Sonic Youth paraîtra ce 9 juin. Coproduit par John Agnello et le groupe, il marque leur retour sur un label independent, en l’occurrence Matador. Il a été enregistré au sein des studios de la formation, l’Echo Canyon West à Hoboken, dans le New Jersey et implique un nouveau membre, Mark Ibold, qui avait déjà tourné en leur compagnie dans le passé, mais surtout notoire pour avoir sévi chez Pavement.

Track listing:

1. Sacred Trickster
2. Anti-Orgasm
3. Leaky Lifeboat(for Gregory Corso)
4. Antenna
5. What We Know
6. Calming The Snake
7. Poison Arrow
8. Malibu Gas Station
9. Thunderclap For Bobby Pyn
10. No Way
11. Walkin Blue
12. Massage The History

Pour plus d’infos : http://www.sonicyouth.com et http://www.myspace.com/sonicyouth

mardi, 17 février 2009 01:00

That lucky old sun

Franchement, il était difficile d’imaginer que Brian Wilson allait pouvoir donner un jour une suite à « Smile ». L’opus s’ouvre par le titre maître, une chanson populaire américaine reprise en son temps par Louis Armstrong, Sarah Vaughn et Ray Charles. Cette chanson donne le ton à une œuvre au cours de laquelle il évoque le Los Angeles d’hier et d’aujourd’hui, à travers des compos traditionnelles et des intermèdes narratifs déclamés par Van Dyke Parks. Ce dernier partage la paternité des lyrics en compagnie du multi-instrumentiste Scott Bennett, impliqué dans la nouvelle aventure de Brian, depuis que ce denier a opéré son come-back. Quant à la musique, elle est bien sûre issue de la plume du Mozart du pop/rock (NDR : c’est ainsi que la presse spécialisée le baptisait au cours des sixties). Vous vous doutez que les harmonies vocales sont particulièrement soignées voire raffinées. Et que les mélodies rappellent les Beach Boys. Enfin, le plus souvent. Sur la plupart des morceaux, les arrangements sont riches, parfois même très riches ; mais ce traitement à l’ancienne ne manque cependant pas de charme. Néanmoins, ce sont les compos les plus minimalistes qui se révèlent aussi les plus efficaces. Et lorsqu’il chante (NDR : d’un timbre plus rauque) accompagné tout simplement d’un piano et soutenu de chœurs limpides « Midnights another day » (NDR : les orchestrations se font alors discrètes), il est totalement bouleversant. L’album s’achève par deux plages empreintes de nostalgie. Tout d’abord « Going home » et puis « Southern California », une finale au cours de laquelle il se remémore la jeunesse des Beach Boys…

 

mardi, 17 février 2009 01:00

Captain Boogie

Pour enregistrer leur second elpee, Boogie Snake, Dirty Wolf et Devil d’Inferno ont décidé de capturer le son le plus proche de leurs prestations scéniques. Résultat des courses, ce « Captain Boogie » est beaucoup plus brut de décoffrage et forcément, s’avère plus difficile à assimiler.

Produit par André Gielen, ce disque est découpé en 12 plages qui flairent la sueur et le souffre. L’aspect primal du rock’n roll y est privilégié. A cet égard, les Tropics se montrent dignes héritiers naturels des Cramps (NDR : drôle de coïncidence, Lux Interior, leader et chanteur du combo new-yorkais, vient de décéder). Et ils le démontreront sur le frénétique, « Hippidy hop », une plage également hantée par un certain Little Richard (NDR : il n’y manque que le piano). Sur le vicieux « Those dicks », ensuite. A cause de ce recours à la guitare surf et puis de la voix ‘hoquetante’ de Boogie Snake. Et enfin d’« I dig you much and more », une plage pimentée par un harmonica fiévreux et imprimée sur un tempo tribal. Un rythme que Devil imprime sur la plupart des compos de l’elpee. Comme sur le sauvage « Disco d’Inferno » (NDR : ben tiens !), un morceau enrichi par une basse hypnotique (NDR : si c’est une basse ?) et un saxophone stridulent. Ou encore le boogie « Baby sue », morceau qui aurait pu figurer au répertoire d’Alan Vega. Pensez au célèbre « Juke Box Baby ». Encore que dans le style, « Cock-a-doodle-do » rappelle davantage le hit du citoyen de Brooklyn, tout en adressant, via ce message de basse-cour un clin d’œil à Chuck Berry (NDR : cherchez l’astuce !) Le blues a évidemment également sa place sur ce disque. Tout d’abord à travers le lancinant et aride « Godammn blues » et ses riffs de guitare effilés. Sur « I’m gonna try », également. Une compo plus torturée, au cours de laquelle le crissement des six cordes peut faire penser à une fraise de dentiste qui vous abrase une dent. Ou encore le plus punk, donc furieux, « Oohh », dont les accents de blues sont paradoxalement contrebalancés par des accès de fête. L’elpee recèle encore un morceau plus inhabituel dans le chef du trio : « Bang your head ». Du funk/rap inspiré à la fois par des Rage Against The Machine et Red Hot Chili Peppers originels. Quant à la version garage de « Think it over », elle rend hommage à Buddy Holy. Reste le titre maître. Une composition qui alterne le menaçant voire le sinistre (NDR : qui a dit le gothique ?) et la fureur du punk extrême. Bref, un album dévastateur, à ne pas mettre entre toutes les oreilles. N’empêche, ce nouveau répertoire des Tropics devrait prendre une dimension apocalyptique sur les planches…

Lien vidéo "Those dicks" :  http://www.vimeo.com/5114123

 

 

 

mardi, 17 février 2009 01:00

Vanguard

The Sedan Vault est une formation issue de Sterrebeek. Un trio qui avait déjà commis un premier opus en 2006, intitulé “Mardi Gras of the Sisypha”. Fatalement, « Vanguard » constitue donc son second. Le combo se démarque cependant de la plupart de ses contemporains issus de la scène belge. Pas de pop/rock ici, mais une musique complexe qui puise son inspiration aussi bien dans la prog (NDR : on est même ici en présence d’un concept album traitant de l’ascension et de la chute d’un groupement terroriste) que dans l’électro. Un peu dans l’esprit d’At The Drive In ou plus exactement de The Mars Volta. Les changements de rythmes sont légion. Seules les mélodies, souvent conduites par des harmonies vocales falsetto, éthérées, parfois hymniques, émargent à la pop. Epiques, elles peuvent même rappeler Mew. Drums convulsifs voire frénétiques, électro raffinée, basse menaçante ou élastique, groove épileptique (Chemical Brothers ?), sèche minimaliste, accès de claviers discrets mais efficaces ou de piano sonore et accords de guitare tour à tour stridulants, crépitants, atmosphériques, frénétiques ou languissants ainsi qu’arrangements circonstanciellement opulents tissent une toile sonore aussi séduisante que surprenante. Arno Hintjens est même venu poser sa voix déclamatoire lors de l’intro de l’opus. Néanmoins, j’accorderai une mention spéciale à « A rave to every home », une plage dont les guitares chatoyantes, tintinnabulantes lorgnent manifestement vers Sad Lovers & Giants, alors que la fin de parcours est aussi épique que les envolées pratiquées par le Genesis de l’Archange Gabriel à l’époque de « Selling England by the pound » et de « The Lamb lies down on Broadway »…

 

mardi, 17 février 2009 01:00

The golden spike

Pour enregistrer son tour premier elpee, cette formation insulaire a reçu le concours de John Goodmanson à la production, un personnage dont la carte de visite mentionne la mise en forme d’albums de Los Campesinos, Pavement, Death Cab For Cutie, Nada Surf et Sleater-Kinney. C’est d’ailleurs à la bande de Corin Tucker et Carrie Brownstein que l’on pense après une première écoute de cet opus. Et aussi au mouvement ‘riot grrrl’ des Breeders ou des Blake Babies. D’ailleurs, Katrin Harkin, la vocaliste, possède une voix assez proche de Juliana Hatfield. Curieux quand on sait que le trio est originaire de Leeds. Et puis que s’il y a une fille au chant et la guitare, la section rythmique est assurée par deux mâles. Mais en prêtant une oreille plus attentive, on y remarque des nuances post punk. Que les plus jeunes imputeront probablement aux Yeah Yeah Yeahs. Donc, à Siouxsie & the Banshees. Et en grattant davantage, ce sont même des traces héritées de Delta 5, qu’on y décèle. A cause de ce son âpre et de ces riffs de guitare déchiquetés, ébréchés, discordants qui alimentent des mélodies paradoxalement contagieuses voire hymniques et versatiles. Or, curieusement, Delta 5 était un groupe qui a sévi entre 1979 et 1981… à Leeds. Sur « The golden spike » figurent quelques titres issus de leurs Eps précédents, mais remixés pour la circonstance. Bref, si leur musique n’est pas vraiment originale, elle n’est pas du tout désagréable à écouter…