New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Dernier concert - festival

Hooverphonic
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 décembre 2004 07:52

Eden / Apocalypsia

Issu d’Arras, dans le nord de la France, ce très jeune quatuor avait commis un premier album en 2002. Intitulé « Secrets de Loh », il avait reçu une bonne critique au sein de la presse d’outre-quiévrain. Notamment pour son étonnante maturité mélodique et pour la dualité vocale échangée entre Mélanie et Romain Blervaque. Dans un style musical que nos confrères n’ont pas hésité à comparer à Muse. Constituée de trois titres cette démo a été enregistrée dans les studios de Loudblast (NDR : groupe culte de métal dans l’Hexagone), LB Lab. Résultat des courses, l’aspect métallique est ici largement accentué. Un peu dans l’esprit d’Ash, même si la formation ne s’est pas encore totalement débarrassée de ses références empruntées à Muse (riffs de guitares staccato, envolées lyriques, piano ténébreux). Un regret, les voix de Mélanie et de Romain sont noyées sous le flux sonore. Fâcheux pour des textes poétiques chantés dans la langue de Molière. Un petit problème de mixing qu’Atlantys devrait régler facilement lors d’une ultime mise en forme. Surtout lorsqu’ils sortiront leur futur elpee, pour lequel la formation est à la recherche d’une maison de disques…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Easy to cook

Le deuxième album d’Austin Lace n’est pas aussi facile à cuire qu’il n’y paraît. Et pour cause, ses influences sont tellement bien cachées qu’il est indispensable de gratter leur musique jusqu’à la moelle pour les déceler. Vous avez certainement déjà pu lire l’une ou l’autre critique émise à leur égard, du style ‘leur pop naïve, insouciante, sensuelle et charmante alimente des chansons allègres ou mélancoliques, rapides ou lentes, électro ou plutôt teintées de guitare’. Sympa, mais franchement, après avoir lu de telles banalités, bonjour la prise de tête pour déceler ce que contient réellement ce disque. D’autant que certains médias les ont comparés à Girls In Hawaii. N’importe quoi. Même si les deux formations accordent un soin tout particulier aux harmonies vocales et possèdent un sens inné de la mélodie contagieuse. Un art qu’ils doivent avoir assimilé en écoutant les Papas Fritas. Ce sont, d’ailleurs là leurs seuls points communs. Car la formation nivelloise évolue la plupart du temps sur un ton swing/jazz/cool. Parfois même bossa-nova (NDR : un des meilleurs fragments de l’elpee porte d’ailleurs ce titre !). Mais la coloration sonore est tellement subtile et délicate, qu’il faut prêter une oreille attentive pour s’en rendre compte. Début des eighties, Week-End et Everything But The Girl avait déjà exploré cette veine. Et si Austin Lace ne dispose pas d’une voix féminine du type Tracey Thorn, le falsetto de Fabrice concède certaines affinités avec le timbre de Ben Watt. N’empêche, pour bien noyer le poisson, Austin Lace a l’intelligence de nous entraîner vers des tas d’autres courants sonores. Funk d’abord. A l’instar de « Kill the bee » qui célèbre une rencontre entre Mercury Rev et Gomez. De « Bossa-nova », la meilleure plage de l’album, qui libère un groove rappelant le « Mellow gold » de Beck. Mais l’amplitude est telle que chaque écoute permet de nouvelles découvertes. « Say goodbye » lorgne ainsi du côté de Weezer, « To Ronald » s’achève par une envolée au violon que n’aurait pas renié Mud Flow ou encore « Your heart is a hook » étonne par sa violence maîtrisée. Mud Flow, Girls In Hawaii, Ghinzu, Showstar, Hollywood Porn Stars et puis maintenant Austin Lace, le rock wallon se porte plutôt bien. Et c’est une bonne nouvelle !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Wax (Ep)

Cinq titres sur cet ep qui précède la sortie du deuxième opus de cet ensemble nivellois. Imaginez un Girls In Hawaii en plus kitsch et en plus électro ou un croisement improbable entre Papas Fritas, Pizzicato Five et High Llamas, et vous aurez une petite idée du style pratiqué par Austin Lace. Soit une pop contagieuse, allègre (NDR : surtout le titre maître !), insouciante, légère, parfois arabisante (« Deserve ») ou encore ‘cartoonesque’ (« Daniele knows »). Suivant la formule consacrée, on devrait y voir plus clair lors de la sortie de l’album…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Battery

Etonnant! Aveo nous vient de Seattle, mais pratique une musique taillée dans la britpop la plus pure. Essentiellement inspirée par les Smiths, pour ne rien vous cacher. Même le timbre vocal de William Wilson campe un hybride entre celui de Morrissey et de Paul Weller. Pour enregistrer ce deuxième elpee, le trio a reçu le concours de Phil Ek (Pretty Girls Make Graves, Built to Spill, Modest Mouse), à la production. Un disque fort agréable à écouter, dont les mélodies contagieuses empreintes de mélancolie douce-amère, à l’esthétisme glacé, sont régulièrement imprimées sur un tempo new wave. Seuls deux fragments s’écartent légèrement de l’ensemble. Tout d’abord « The idiot on the bike ». Un morceau de power pop particulièrement agité, légèrement teinté de psychédélisme, réminiscent de Jam et des Buzzcocks. « 3:33 a.m./ the insomnia waltz », ensuite. Une valse (NDR : of course !) qui emprunte l’emphase du mythique et défunt Strangelove…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Acquired taste

L’an dernier cette formation gantoise avait commis un Ep fort prometteur. Intitulé « History make science fiction », les six titres de ce morceau de plastique oscillaient du jazz au folk en passant par le blues et la pop. Si la trame de base est demeurée identique, la solution sonore du premier opus a pris de l’amplitude. Et puis un petit côté rétro, désuet, cabaret, qui le rend fort attachant. Et en particulier sur « Conversation strike error », un fragment imprimé sur un tempo charleston et balayé par un accordéon et un clavier musettes. « (That’s a) long story », également. Un morceau qui flirte tour à tour avec le ragtime, le rock n’ roll, et le charleston. Et puis le minimaliste « Walk with me ». Limité à la guitare sèche, au banjo et à la voix, il aurait pu carrément être gravé sur un 78 tours. La voix de Bert Ostyn évoque de plus en plus un hybride entre celle de John Wetton et Mark Olivier Everett (Eels). Titre le plus pop, « Acquired taste » épouse la sensibilité mélodique contagieuse du trio californien. En plus allègre ! Lorsqu’on parle de John Wetton, on ne peut s’empêcher de penser à King Crimson. Celui de « Lark’s tongue in aspic ». Qui manifeste une flambée d’adrénaline sur le surprenant « Copy in black and white », nonobstant ses accès de guitare syncopés, funkysants. Et lorsqu’on évoque le Roi Cramoisi, on ne peut s’empêcher de penser à la prog. Qu’embrasse l’échevelé, swinguant « People of the pavement », dans l’esprit de Nice, « I’ve been there (old love never dies ») » dans celui de Curved Air (NDR: sans Sonja Kristina), tout en conjuguant envolées de claviers et de violon. Un violon que Renaud Ghilbert peut mettre à la sauce « Django Reinhart » ou tout simplement lui donner des accents tsiganes. A l’instar d’I am fan », ou de la ritournelle « Let’s go », imprimée par le rythme du piano. Celtiques aussi. Sur le beatlenesque « In her head » (Perry Rose ?). L’elpee ose même un titre expérimental. En l’occurrence, le boogie insolite « Twisted ». Et on n’et pas encore au bout de nos surprises, puisque « It could be » réalise la fusion entre le flamenco et le funk. Toutes des caractéristiques susceptibles, à tout instant, de déraper dans le jazz acoustique. C’est ce qui fait le charme de cet elpee.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The slow wonder

Premier album solo pour Carl Newman, principal compositeur chez les New Pornographers. Il s’y réserve même 80% de l’écriture. Et paradoxalement, l’absence de son comparse, Dan Bejar, est instantanément palpable. En fait, tout au long de cet opus, l’aspect psychédélique a été négligé. Pour laisser place à de la power pop à la fois soignée et contagieuse. Parfois aussi hymnique. En 11 fragments pour 34 minutes, Carl démontre tout son art à maîtriser le sens mélodique. Tout en posant un regard personnel et ironique sur le monde contemporain. Qu’il transpose dans ses lyrics, un peu à la manière de Ray Davies (Kinks). Des lyrics chantés de son timbre presque falsetto, accompagné le plus souvent de Sarah Wheeler, qui prend en quelque sorte le relais de Neko Case. Ensemble, ils participent ainsi à la confection d’harmonies vocales impeccables. Un peu comme chez Fountains of Wayne ou Big Star. La guitare a même son mot à dire. Ou encore Ben Folds Five, sensation accentuée par le recours à un piano sonore (l’uptempo « On the table »). Finement ciselés, les arrangements peuvent également se révéler somptueux. A l’instar du légendaire ELO. Et je pense tout particulièrement à « 35 in the shade » et à l’excellent « The town halo », dont le tempo est tramé par un violoncelle. Des Nits également. Petite musique de chambre « Come crash » bénéficie ainsi du concours de cordes et de cuivres. Tout en s’écartant de l’ensemble, deux plages méritent une mention particulière. Tout d’abord « Secretarial », new wave ensoleillée réminiscente des Cars. Et puis l’énigmatique et menaçant « The battle for straight time », fruit d’une collision imaginaire entre les Pixies et Guided By Voices.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

50 Foot Wave

Kristin Hersh est de retour! Pas en solitaire, ni en compagnie de Throwing Muses, mais au sein d’un nouveau projet : « 50 Foot wave ». Mais pourquoi plus Throwing Muses, puisque l’an dernier le combo avait effectué un come-back remarqué et remarquable ponctué d’un opus éponyme ? Parce que son fidèle drummer, David Narcizo, ne supportait plus la vie en tournée. Et il a donc été remplacé par l’ex Chalk Farm, Rob Ahlers. A contrario, Bernard Georges est toujours préposé à la basse. Mais quelle est donc la différence entre les deux formations ? 50 Foot Wave est réduit à la formule du trio. Objectif : rendre la musique plus sauvage, plus féroce, plus basique, plus métallique, plus immédiate. Et hormis le complexe et intense « Dog Days », réminiscent du début des Muses, les cinq autres fragments de cet Ep traduisent parfaitement cet état d’esprit ; « Clara Bow » épousant même les intonations sarcastiques d’un Pixies. Sans quoi le timbre vocal élastique, excentrique, gémissant et versatile de Kristin alimente toujours la solution sonore avec la même passion. Le groupe a même l’intention d’accoucher ( ?!?!?) d’un Ep tous les 9 mois… Kristin est aujourd’hui âgée de 37 ans. Elle est à la tête de 5 albums solo, 11 commis pour les T.M. ainsi que de quelques Eps et singles. Et apparemment, en se lançant dans l’aventure de 50 Foot Wave, elle n’a pas envie d’en rester à ce stade...
samedi, 07 février 2009 13:46

La mouche humaine ne volera plus...

Lux Interior, de son vrai nom Eric Lee Purkisher, est décédé ce 4 février 2009, à l’âge de 62 ans. Il s’est éteint des suites d’une insuffisance cardiaque dans un hôtel de Glendale, sis à 15 kilomètres de Los Angeles, en Californie. Il était le chanteur et showman du groupe mythique les Cramps, qu’il avait fondé en compagnie de sa compagne et guitariste Poisin Ivy Roscharch. Une formation newyorkaise née en 1975 et responsable d’un style qu’on va appeler le psychobilly, style née d’un mélange de rockabilly, de psychédélisme garage, de surf, d’énergie punk ainsi que d’imagerie de films de série B et de films d’horreur. Changeant de label à pratiquement chaque album (les Cramps ont commis 13 elpees en tout !), le combo jouissait d’une réputation scénique sulfureuse. Uniques et dévastatrices, les prestations s’achevaient parfois dans un chaos indescriptible, Lux n’hésitant pas à se fondre dans le public, micro à la main, lorsqu’il n’entrait pas en transe comme s’il était possédé par un esprit vaudou. On retiendra également quelques uns de ses singles qui ont marqué l’histoire du rock’n roll, comme « Garbage man », « The way I walk » et puis l’incontournable « Human fly ». Enfin, pour votre info, sachez que Lux et Posoin nous avaient accordé le privilège d’une interview en 1998. Voici le lien de cet article : http://www.musiczine.net/fr/index.php?option=com_alphacontent&section=2&cat=12054&task=view&id=1274&Itemid=36

 

mardi, 03 février 2009 01:00

Everybody wants a way out

Cette formation américaine nous vient de l’Ohio. De Toledo, très exactement. Un quintet qui n’a pas hésité à se proclamer ‘le meilleur groupe psychédélique du monde’. Bonjour les grosses têtes ! Et « Everybody wants a way out » constitue déjà leur quatrième album. En fait leur musique est essentiellement revivaliste. Bien fichue, mais revivaliste quand même. Puisant son inspiration chez les Beatles circa « Magical Mystery Tour », les Byrds, le Move, le Floyd (NDR : du bout des doigts de pied) et éventuellement des Pretty Things ainsi que de The Move. On peut y ajouter les Hollies pour les harmonies vocales (NDR : ce n’était pas une formation psychédélique). Deux titres sortent quand même de ce contexte. Tout d’abord l’étrange « Sad little girl » et puis l’allègre « Merely stacking chairs ». Plus psychés dans l’esprit contemporain, aussi. Pensez au label Elephant 6 (Neutral Milk Hotel, of Montreal, Apples In Stereo, etc.) Pour le reste, sitar, bandes passées à l’envers, guitares chatoyantes, bringuebalantes, triturées, mélodies lysergiques ou sinusoïdales, le tout caressé d’harmonies vocales limpides, servent de canevas à des compos qui sont un peu datées. On a même droit à deux titres plus prog. Tout d’abord le slow très seventies « Hard line » et puis le bluesy et menaçant « Play the hear back ». Anecdotique !

 

mardi, 03 février 2009 01:00

The Bairns

Cet album est paru en 2007, mais il n’a été distribué sur le Vieux Continent que l’année suivante. A cette époque, la formation était exclusivement féminine. Depuis, la pianiste Belinda O’Hooley a cédé le relais à Stef Conner. « The Bairns » constitue leur deuxième opus et il fait suite à « Cruel sister », sorti en 2005. Si les quatre membres de la formation se partagent les vocaux, c’est Rachel qui assure le chant principal. D’un timbre délicat, d’une grande pureté, mais grevé d’un accent du Nord-est de l’Angleterre (NDR : le quatuor est originaire de Northumbria), lorsqu’elle n’interprète pas carrément ses lyrics en dialecte local. Des textes sombres, dramatiques, émouvants, qui traitent aussi bien d’amour perdu, de violence conjugale que de mortalité infantile. Bref, pas de quoi faire la fête. La plupart des chansons s’inspirent ainsi de morceaux traditionnels, même si on y retrouve des compos personnelles et une cover bouleversante du « Sea song » de Robert Wyatt. Si basiquement Rachel Unthank & The Winterset puise dans l’héritage du folk typiquement britannique et en particulier chez Fairport Convention, leurs morceaux sont tantôt teintés de jazz, de blues, de cabaret, de classique, de pop voire de musique contemporaine, quand ils n’adoptent pas un profil de berceuse d’enfants. On a même droit à de réguliers exercices de style a cappella. Les harmonies vocales sont d’ailleurs absolument époustouflantes, même si elles peuvent parfois se révéler glaciales. Si le(s) violoncelle(s), le piano et le(s) violon(s) se partagent l’essentiel de l’instrumentation, l’une ou l’autre compo implique de l’ukulélé, un zeste de guitare et une double basse. Le tout enrichi d’arrangements irréprochables et circonstanciellement enrobé d’orchestrations majestueuses. Un seul reproche : le climat qui baigne tout au long des quinze plages de cet elpee : morose, mélancolique, presque sordide. Il y a bien un soupçon de valse (« Blue bleezing blind drunk »), de jigue (« Blue Gaen’ Oot O’ The Fashion ») et d’allégresse (« My Donald »), des tentatives de changement de rythme (NDR : le mid tempo est parfois toléré), mais les longues mélopées finissent par vous flanquer le bourdon. Dommage, car c’est un disque absolument irréprochable…