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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Kim Deal - De Roma
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Didier Deroissart

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vendredi, 01 août 2025 17:17

BB & The Bullets à marée haute…

Habitués aux ovations debout, BB & The Bullets attirent les foules partout où ils se produisent en Nouvelle-Zélande, grâce à leurs performances solides, sublimées par ce qui est sans aucun doute l’un des meilleurs guitaristes locaux.

Le guitariste cherche délibérément à créer un son de guitare qui reflète ses influences (comme SRV, Jeff Beck et BB King), mais avec une touche personnelle. Il pense que le son d’un guitariste vient de ses doigts, de son approche du jeu et de sa sensibilité mélodique, plutôt que d’un équipement particulier. Cela dit, il adore sa Fender Strat, une magnifique Strat de 1989, ainsi qu’une réédition de la 1964 de Clapton. Il possède quelques guitares qu’il apprécie particulièrement. Pour l’enregistrement de l’album de BB & The Bullets, il cherche à conserver intact le son live du trio. Tout réside dans la batterie, tout repose sur ce magnifique kit Sonor et sur la façon dont Brad en joue. Pas d’overdubs de guitare trop nombreuses ; et il évite globalement les claviers, sauf sur le morceau-titre, « High Tide ». Sur ce morceau, son ancien camarade Eddie Rayner (de Split Enz) joue de l’orgue Hammond. Impérialement parfait !

Côté influences, cela commence par George Martin, Geoff Emerick et les Beatles. Leurs innovations sont toujours inspirantes. En ce moment, il écoute beaucoup Peter Gabriel et il est sous le charme de Bonnie Raitt. Ses sources d’inspiration vont de Sturgill Simpson à XTC, en passant par les Sex Pistols et The Clash ! À cela s’ajoutent Johnny Cash et la country. Et puis, le blues… une influence majeure depuis son plus jeune âge : d’abord Django Reinhardt (bon, pas vraiment le blues, mais à 14 ans, il a été attiré par le blues manouche, puis BB King, SRV, et enfin, complètement conquis par Jeff Beck. L’apprentissage est continu.

Le vidéo clip de « High Tide » est disponible 

 

Sparks, le duo américain formé par les frères Ron et Russell Mael, voit le jour à Los Angeles en 1968. Après avoir été l’un des groupes clés du glam rock, Sparks décide d’évoluer vers la synthpop et la new wave, s’inspirant notamment des productions disco. Produit par Giorgio Moroder, son huitième album, « No. 1 in Heaven », devient un succès critique et commercial en 1979. Toujours en constante évolution, changeant de style à chaque nouvel elpee, le tandem continue de sortir des disques avec régularité et se produit toujours sur les planches, plus de cinquante ans après ses débuts. Ron, impassible derrière son clavier, vêtu de son éternel costume noir, n’a pas changé à 80 ans. Son frère Russell (77 ans) est réputé pour sa voix impressionnante ainsi que ses prestations scéniques flamboyantes et hyperactives, contrastant fortement avec la rigidité de Ron Mael. Il arbore toujours des tenues excentriques et colorées.

Malgré une actualité pesante, notamment aux États-Unis, les frères Mael ont donc gravé un vingt-huitième opus, baptisé « Mad ! », ce 23 mai 2025, dont ils vont aujourd’hui nous présenter de larges extraits. » Un disque qui joue habilement sur la polysémie du mot : à la fois synonyme de folie et d’une colère sourde - un reflet juste de notre époque troublée. Le contexte est tendu : les incendies qui ont ravagé Pacific Palisades, leur quartier natal à Los Angeles, et la présidence controversée de Donald Trump nourrissent leur inspiration.

Comme en 2023, lorsqu’elle était venue présenter son avant-dernier long playing, « The Girl Is Crying In Her Latte », la paire revient au Cirque Royal, pour défendre son dernier opus. Il s’agit peut-être de sa dernière apparition en Belgique : Russell Mael signale lors d’une interview qu’aucun nouvel album n’est prévu pour l’instant. Le duo préfère désormais se concentrer sur la sortie et la production de son film « X Crucior ». 

Aucun supporting act n’est prévu. De nombreuses lampes leds à l’intensité lumineuse puissante sont insérés dans des énormes box rectangulaires entourés de barrettes de petites leds placées en hauteur par quatre et neuf rangées à l’arrière, entourent les artistes.

Une musique orchestrale symphonique intense résonne dans la salle et marque l’entrée du groupe. Sur une estrade surélevée au fond de la scène, prennent place en ligne : deux guitaristes, un bassiste et un drummer. Ron s’installe en front de podium, assis devant son clavier. Russell Mael s’adresse alors au public bruxellois en français, comme d’habitude : ‘Bonjour Bruxelles, est-ce que nous pouvons commencer le show ? Nous sommes les Sparks. Je vous présente mon frère Ron, et moi, je suis Russell ‘ avant d'entamer le très approprié « So May We Start », extrait de la musique du film « Annette », qui a été primé au Festival de Cannes.

Mais, c’est le très nerveux « Do Things My Own Way » qui donne le ton : un véritable cri du cœur, une déclaration d’indépendance artistique. En concert comme en studio, une chose est sûre : les Mael restent fidèles à eux-mêmes et ne cessent d’innover.

Le groupe prend une direction radicalement différente dès « Reinforcements », un virage audacieux mais fidèle à l’esprit de sa discographie, qui regorge de ces ruptures inattendues. Cette compo nous entraîne dans une sorte de vaudeville décalé, contrastant vivement avec l’explosion de tempo de « Academy Award Performance ».

« Goofing Off » est porté par un délicieux riff de guitare, évoquant des instruments venus tout droit du Moyen Âge. Un contraste saisissant, surtout à cause de ces cordes enregistrées sur bande en introduction. Un choix aussi étrange qu'intrigant. Sparks revient ensuite à l’univers de « No. 1 Song In Heaven », caractérisé par ses rythmes dansants et ses synthétiseurs entraînants, sur l’énergique « Beat The Clock ».

« Suburban Homeboy », déclamé par Ron Mael, s’avère d'une ironie cinglante et « All You Ever Think About Is Sex » est tout simplement hilarant. On a également droit à la célèbre marche robotisée de Ron ; ce moment où il se lâche brièvement, pour ensuite retourner bien sagement vers ses claviers, impassible comme toujours.

Certaines des nouvelles compositions du dernier LP passent mieux en ‘live’ que d’autres. « Running Up A Tab At The Hotel For The Fab » sonne différemment de la version studio, et il faut un certain temps pour s’y habituer. Et que ce soit sur « MAD » ou en public, « JanSport Backpack » reste un peu agaçant. Il n’est pas facile à facile à digérer en concert, même si l’interprétation live s’avère légèrement supérieure.

Cependant, parfaitement choisi, « Music That You Can Dance To » fait littéralement exploser la fosse en une joyeuse ébullition dansante.

Le set, brillamment construit, accompagne l’ambiance avec des sonorités électroniques irrésistibles, notamment sur « When Do I Get To Sing "My Way” ». Même le stoïque Ron Mael se laisse emporter, esquissant quelques-uns de ses meilleurs pas de danse sur « The Number One Song In Heaven », pour le plus grand plaisir du public. Un moment aussi hilarant qu’inattendu. D’autant plus que ressentant des bouffées de chaleur, il a besoin d’un ventilateur pour se rafraîchir.

Grâce à l’énergie entraînante propre à la formation et à la voix toujours remarquable de Russell, « The Girl Is Crying In Her Latte » rallie, une nouvelle fois, tous les suffrages.

A l’instar des trois shows précédents accordés en Belgique, « All That » sert de clap de fin. Un ultime adieu livré avec intensité et une émotion palpable.

Sparks a présenté, au Cirque Royal, plusieurs morceaux inédits, inégalement appréciés. Mais pour le reste du concert, le duo a exploré sa vaste discographie, proposant, une nouvelle fois, une sélection de chansons largement différente de celle des tournées précédentes…

Setlist : « So May We Start », « Do Things My Own Way », « Reinforcements », « Academy Award Performance », « Goofing Off », « Beat The Clock », « Please Don’t Fuck Up My World », « Running Up A Tab At The Hotel For The Fab », «  Suburban Homeboy » (lead vocals by Ron), « All You Ever Think About Is Sex », « Drowned In A Sea Of Tears », « JanSport Backpack », « Music That You Can Dance To », « When Do I Get to Sing "My Way" », « The Number One Song in Heaven », « This Town Ain't Big Enough For Both Of Us », « Whippings And Apologies « ,  « Lord Have Mercy ».

Rappel : « The Girl Is Crying In Her Latte », « All That »

(Organisation : GRACIA LIVE)

dimanche, 27 juillet 2025 18:53

Seulement Manu Chao et Santa Fe Klan…

Le single « Solamente » marque la rencontre inédite entre Manu Chao, artiste incontournable de la scène alternative internationale, et de Santa Fe Klan, voix majeure de la jeunesse mexicaine. Santa Fe Klan, de son vrai nom Ángel Quezada, est l’une des figures montantes de la musique latine. Originaire de Guanajuato (Mexique), il fédère une communauté massive sur Instagram et YouTube

Après plusieurs années d’absence, Manu Chao revient en force avec son nouvel album « Viva Tu » sorti depuis peu, reconnu pour son authenticité et sa dimension engagée.

Porté par une guitare acoustique minimaliste et une énergie brute, « Solamente » met en dialogue deux univers que tout semble opposer, mais que l'engagement et l’humanité réunissent. Manu Chao pose ses mots avec sa spontanéité naturelle, pendant que Santa Fe Klan y apporte la profondeur et la rage contenue de toute une génération.

La vidéo de « Solamente » est disponible

 

 

 

Samedi 29 novembre 2025 – Kölsch – Trix, Anvers 

Samedi 21 février 2026 - Mika - Forest National, Bruxelles (extra show)

Jeudi 05 mars 2026 – Heaven Shall Burn – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 11 mars 2026 – Renée Rapp – Lotto Arena, Anvers

Mardi 28 avril 2026 – Jérémy Frérot – Le Forum, Liège

Vendredi 01 mai 2026 – Haunted Youth – Cirque Royal, Bruxelles

http://www.livenation.be/

mardi, 22 juillet 2025 16:11

Le soleil d’Ysée

Audrey Gbaguidi, aka Ysée, est une chanteuse et actrice d’origine béninoise. Mentorée par le regretté batteur légendaire Tony Allen (cocréateur de l'Afrobeat avec Fela Kuti), elle est sa chanteuse et ils ont tourné ensemble pendant six ans à travers le monde. C'est grâce à Tony qu'elle rencontre Damon Albarn et son collectif Africa Express, avec qui elle a débuté ses concerts en 2013.

Ses collaborations se poursuivent en compagnie de Noel Gallagher sur son album « Who Built the Moon ? » sorti en 2017, où elle participe aux chansons « Fort Knox », « Keep On Reaching » et « Be Careful What You Wish For » (désormais disque de platine). Elle participe également au titre « Black Star Dancing » de Gallagher, sorti en 2019.

Le titre « Sun Is Coming », enregistré dans les studios d'Abbey Road à Londres, a reçu le concours de Moses Boyd et Liam Bailey. En outre, il a bénéficié d’un ‘making of’ de 5 minutes.

La vidéo du single « Sun Is Coming », est disponible ici

Mercredi 22 octobre 2025 – Parov Stelar – De Roma, Anvers

Lundi 27 octobre 2025 – Queen Of Stone Age – Salle Reine Elisabeth, Anvers

Jeudi 18 décembre 2025 – Merol – De Vooruit, Gand

Vendredi 06 février 2026 – Lorna Shore - Forest National, Bruxelles

Vendredi 13 février 2026 – Magdalena Bay – De Roma, Anvers

Lundi 23 février 2026 – Alter Bridge – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 06 mars 2026 – Sombr – Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

 

Jeudi 27 novembre 2025 – Oh Wonder – De Roma, Anvers (

Vendredi 30 janvier 2026 – Deftones – Forest National, Bruxelles

Samedi 31 janvier 2026 – Kokoroko - De Roma, Anvers

Vendredi 20 février 2026 – Mika – Forest National, Bruxelles

http://www.livenation.be/

15 juillet 2025 - Tiken Jah Fakoly - OLT Rivierenhof, Anvers

19.juillet 2025 – Johan Dupont Trio - Gent Jazz Festival, Gand

21août 2025 – JUG - Le Rideau Rouge, Lasne

24 août 2025 – JUG - Les Solidarités, Namur

4 août 2025 – Akar Collectif = Les Solidarités, Namur

30 août 2025 – Babylon Circus – Août En Eclats, Soignies

30 aoüt 2025 – Les Innocents - Août En Eclats, Soignies

24 février 2026 – Babylon Circus – Ancienne Belgique

https://www.fbmu.be/ubuconcerts/

mercredi, 25 juin 2025 09:24

Un retour gagnant…

Séparé en 2017, The Maccabees s’est reformé en 2024 pour accorder une prestation en tête d'affiche à All Points East, dans la banlieue londonienne. Ce set a marqué le début d'une série de concerts préparatoires à travers l'Europe avant son passage à Glastonbury.

Originaire du sud de Londres, le band est devenu notoire pour sa narration émotive et sa musicalité ciselée. The Maccabees a durablement marqué la scène rock indépendante britannique à travers ses quatre elpee sculptés dans un post punk, qu’il teinte parfois de folk.

La première partie est assurée par le jeune troubadour anglais, Willie J. Healey. A son actif, trois opus, dont le dernier, « Bunny », remonte à 2023.

Il est seul sur les planches, armé d’une guitare semi-acoustique. Et pas de boîte à rythmes, comme il a pourtant l’habitude de se servir.

Impossible de ne pas aimer Willie J. Healey. Sa musique est vive et facile à écouter, relevant vaguement du genre indie/folk alternatif. Son style n'est pas vraiment révolutionnaire, mais ne manque pas de charme et surtout passe bien la rampe : ses paroles et sa musique sont bien écrites, et il compose d'excellents morceaux

Il combine avec brio l’esprit de Neil Young, des Beatles et d'Elvis Costello, tout en ajoutant une touche contemporaine de funk, probablement empruntée à David Bowie. Willie J Healey chante l’amour sous toutes ses formes et il est parvenu à dispenser un set sympa, malgré la chaleur étouffante qui règne dans la salle (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « She's Heroin », « Little Sister », « True Stereo », « Sure Feels Good », « Heavy 94 », « My Room », « The Apple », « Songs For Joanna », « Fashun »

Les fans se pressent contre le podium, en attendant son groupe fétiche. Dès son entrée en scène, The Maccabees est vivement acclamé, et notamment, son chanteur compositeur Orlando Weeks. Le line up implique les frères Hugo et Felix White à la guitare, Rupert Jarvis à la basse et Sam Doyleaux aux drums. Depuis 2010, Will White les accompagne en ‘live’, aux synthés.

Puissant mais contrôlé, le light show souligne la présence scénique du combo et immerge immédiatement les premiers rangs dans une ambiance électrique.

La formation ouvre son concert par « Latchmere » et « Lego », extraits de son premier long playing, paru en 2017, « Colour It In », suscitant une vague de nostalgie instantanée. Felix White, visiblement exalté, enflamme la foule en hurlant : ‘On est les putains de Maccabees !’ D’ailleurs, tout au long de la performance, interactif, il n’a de cesse d’entretenir une connexion intense avec le public, l’incitant à chanter fort sur « Precious Time » ou à donner le meilleur pour fêter ce grand retour.

L’accueil de l’auditoire est à la hauteur de l’événement : enthousiaste, ému, profondément reconnaissant. Orlando, de sa voix aérienne et maîtrisée, s’accompagne à la gratte semi-acoustique sur plusieurs morceaux.

Subtilement construite, la setlist propose un bel équilibre entre extraits des quatre albums et titres phares. Les tubes s’enchaînent, portés par l’alchimie redoutable des deux sixcordes et pimentés par la voix magnétique d’Orlando. Au fil du temps, l’intensité du show ne fait que croître, le groupe démontrant une efficacité redoutable, tant sur le plan sonore que scénique.

Le son, fidèle à la réputation du groupe, est impeccable. « Kamakura » nous réserve un moment de grâce. En retrait, Orlando laisse les guitares apaisées envelopper l’auditoire dans une atmosphère envoûtante. Un instant suspendu, comme un souffle retenu au cœur d’un concert incandescent. Le titre éponyme du dernier elpee, « Marks To Prove it », fait mouche. Le band a visé juste. Les sixcordes sont furieuses et les chœurs s’envolent. Un petit bijou qui nous entraîne dans une danse déchaînée. Jusqu’à l’explosion des drums. Cette chanson frôle la perfection, alors que la voix d’Orlando guide les siens à travers toutes les dissonances.

« Pelican » achève brillamment le show. Moment choisi par les guitares pour décoller, à nouveau.

On regrettera, néanmoins, la pop mièvre de « Feel To Follow », qui a dû ravir, cependant, les fans de… Coldplay voire de Foals.

Cette célébration de la joie s’est transformée en fête vibrante de la musique, de l’amitié et de la communauté fidèle qui s’est formée autour de la formation au fil des ans. Un rendez-vous rare, chargé d’émotion, pour raviver la magie d’un groupe qui a marqué au fer rouge toute une génération de rock indépendant…

Setlist : « Latchmere », « Lego », « X-Ray », « Feel To Follow », « Kamakura », « Wall Of Arms », « First Love », « Precious Time », « Can You Give It », « Spit It Out », « No Kind Words », « Marks To Prove It », « Grew Up At Midnight », « Something Like Happiness ».

Rappel : « Toothpaste Kisses », « Love You Better », « Pelican »

(Organisation : Live Nation)

samedi, 05 juillet 2025 18:23

Concerts Live Nation (update du 05-07-2025)

Samedi 12 juillet 2025 - Meau – Festival Park, Werchter

Jeudi 07 novembre2025 – Oh Wonder – De Roma, Anvers

Vendredi 19 décembre 2025 – Used – Lotto Arena, Anvers

Vendredi 19 décembre 2025 – Merol - De Vooruit, Gand

http://www.livenation.be/

 

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