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Didier Deroissart

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En quelques années à peine, Laura Cox s’est imposée sur la scène musicale. Considérée comme l’une des chanteuses-guitaristes les plus en vue du rock français, grâce à ses deux premiers albums « Hard Blues Shot » (2017) et « Burning Bright » (2019), elle peut s’enorgueillir de s’être produite lors des plus grands festivals européens (Hellfest, Pol’and’Rock, etc.) et d’avoir participé à la célèbre émission allemande consacrée au rock, Rockpalast.

Ce jeudi 13 février, elle est programmée au Zik-Zak, à Ittre, soutenue par un backing group au nouveau line-up, puisque le guitariste Mathieu Albiac a été remplacé par un claviériste. Une belle occasion d’évaluer ses compos sous un angle neuf, sur les planches. D’autant plus que son nouvel opus devrait sortir bientôt et qu’inévitablement, elle va nous en proposer des extraits. Et le concert est sold out.

Le drummer, le claviériste et le bassiste entament « Freaking Out Loud », un extrait du second long playing, « Burning Bright », en attendant l’arrivée de Laura Cox. Elle débarque ensuite, armée de sa dobro. Accentuée, la ligne de basse communique des accents bluesy old school au morceau.

Extrait du futur elpee, « A Way Home » embraie. Un rock idéal pour le ‘live’ ! Issu du premier LP, « Too Nice For Rock’n’Roll » macère dans un climat hard rock bluesy et crasseux. A cause des sonorités de la sixcordes, proches de celles de la Gibson SG d'Angus Young, alors que la voix de Laura rappelle plutôt celle de Lita Ford.

Autre nouveau titre, « Grosse Bouche » se distingue par ses riffs huileux et graisseux, poursuivis par des claviers Hammond tout droit sortis des seventies. 2’30 de pure intensité ! Et lorsque ces riffs sont sculptés dans le southern hard blues, on ne peut s’empêcher de penser à Lynyrd Skynyrd et ZZ Top.

La voix de Laura est vocodée tout au long de « So Long » (« Head Above Water ») et lorsqu’elle s’emballe, elle semble hantée par Pat Benatar voire Joan Jet, et en particulier sur « Take Me Back Home », alors que l’expression sonore fleure bon le heavy metal à la AC/DC.

Laura explique qu’il lui arrive de proposer des versions acoustiques de ses chansons, à l’instar de « Fire Fire », mais aussi de reprises dont « Personal Jesus » de Depeche Mode (NDR : ou encore « Hallelujah » de Leonard Cohen, mais pas proposée ce soir) qu’elle a le bon goût de nous réserver. Un moment magique !

« Before We Get Burned » nous entraîne, dans notre imaginaire, à travers les grandes plaines du Far West, aux States. Et à l’écoute de l’inédit, « No Need to Try Harder », pas de doute : on a hâte de découvrir ce nouvel opus.

Deux plages du troisième long playing, « Head Above Water », s’enchaînent : le titre maître et « Wiser ». Le son est bien gras et lourd, tout en restant mélodique. De quoi confirmer que Laura a été biberonnée au blues et au heavy rock vintage.

Le concert s’achève par l’efficace « Bad Lucky Blues », un hard rock teinté de blues.

Excellente prestation pour Laura Cox qui aura également brillé par son interactivité face à un public conquis d’avance, il faut le reconnaître. Laura se produit souvent en Belgique, mais c’est la première fois qu’elle foule les planches du Zik-Zak ; et elle signale que ce ne sera pas la dernière.

Setlist : « Freaking Out Loud », « A Way Home », « Too Nice for Rock 'n’Roll », « Grosse bouche », « So Long », « Take Me Back Home », « Set Me Free », « Fire Fire » (acoustique), « Personal Jesus » (Depeche Mode cover) (acoustique) (mail), « Before We Get Burned », « Last Breakdown », « No Need To Try Harder », « Head Above Water », « Wiser », « One Big Mess », « If You Wanna Get Loud (Come to the Show) », « Bad Luck Blues ».

À la suite de quatre concerts complets à l’ING Arena en avril 2025, Indochine confirme son retour à Bruxelles avec deux nouvelles dates les 13 et 14 février 2026. Face à une demande toujours aussi forte, le groupe prolonge ainsi sa tournée dans la capitale belge, où il a déjà réuni plus de 60 000 spectateurs.

Pour les tickets, c’est ici

 

C’est le retour d’un artiste tellement culte que sa légende est devenue notre vérité. Avec « Sexcetera », sa première composition depuis six ans dans un monde qui a tant changé, et « Tu n’m’entends pas », son nouveau single au son d’ivoires inimitable, forgé par des années de conservatoire, Michel Polnareff démontre que sa voix, reconnaissable entre toutes et restée intacte, le place à la fois hors du temps et dans une modernité éclatante. Plaisir d’entendre cette voix préservée, de capter ses antennes toujours ouvertes : il est de notre époque, et son génie mélodique, une fois de plus, plie le ‘game’.

Son ultime album, « Un Temps Pour Elles », sera défendu lors d’une dernière tournée. Les influences pop y côtoieront Debussy et la Californie, pour notre plus grand bonheur. Somme toute, Polnareff, c’est un peu de France en Amérique.

L’artiste est un homme de défis, en perpétuelle remise en question, avec pour mission de nous rassembler. Populaire, certes, mais exigeant, toujours. Le public se reconnaît en Michel Polnareff, quelle que soit sa sensibilité, car il est authentique, ne triche jamais et ne concède rien. Ce nouveau son, c’est lui.

« Mais on est où ? » Chut, on ne ‘spoile’ pas ! Pour les diseurs de Polnaventure, la fête continue.

Michel Polnareff bouleverse par la profondeur de son âme et son universalisme. Entendons-le : il habite nos solitudes, c’est un diamant brut.

Pour sa tournée d'adieu, Michel Polnareff fera escale à Bruxelles le 17 mai 2025, à Forest National. On t’attend, Capitaine !

Malgré son âge respectable, Polnareff reste l’un des derniers piliers et une valeur sûre de la chanson française !

Le clip consacré au single « Sexcetera » est disponible ici

 et la ‘lyric vidéo’ de l’autre single « Tu n’m’entends pas » est en écoute

 

 

 

ECHT ! est un quatuor établi à Bruxelles, drivé par le claviériste Dorian Dumont et le batteur Martin Méreau. Ils sont soutenus par le bassiste Federico Pecorato et le guitariste, Florian Jeunieaux. La formation trace une voie différente en remplaçant la mécanique par l'humain. Au cœur du processus créatif, fait de chair et d'os, les influences musicales sont celles du Brussels Sound, dont le groupe est le meilleur ambassadeur. Au sein de cet ancien parking transformé en studios de répétition, une multitude de groupes jouent, se croisent et créent un son spécifique, influencé autant par le jazz que par l’électro, le hip-hop et le rock alternatif, qui transparaissent à travers leurs instruments organiques.

Depuis 2017, ECHT ! enflamme les scènes à travers l'Europe (Nuits Sonores, Basses Terres, Festival de Dour, Ancienne Belgique pour la seconde fois). Sa musique instrumentale soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses, plongeant l'auditeur dans des états hypnotiques, proches de la transe, où rythme et mélodie fusionnent, rendant chaque instrument presque méconnaissable. Après avoir gravé un premier Ep (« Douf ») en 2019, et deux elpees, INWANE » (2021) et « Sink-Along » (2023), le combo a sorti son troisième long playing, « Boilerism », ce 7 mars 2025, dont de larges extraits seront proposés ce soir. Sur ce nouvel opus, il repousse les limites des sonorités marquées par les basses, explorant des tempos plus rapides et s'intéressant à des genres comme l’acid et le drum’n’bass. Alors que les grooves frappent plus fort et que les rythmes deviennent plus mécaniques, ce flair pour l'imprévisible demeure, grâce à des morceaux qui se tordent, tournent et surprennent à chaque instant. Le Ballroom de l’Ancienne Belgique est plein à craquer.

Le supporting act est assuré par la moitié du duo Juicy : Julie Rens, alias Julie Rains.

Après une longue et intense collaboration avec Sasha Vovk au sein du duo bruxellois Juicy, la multi-instrumentiste Julie Rens a décidé d’explorer son univers musical personnel à travers un nouveau projet sous le pseudo Rains. Multi-instrumentiste belge, elle mélange des influences jazz, soul et électroniques. Julie n’est pas uniquement impliquée dans Juicy, elle a également assuré les vocaux au sein d’Oyster Node avec Dorian Dumont, accompagné Akro pour Bruxelles Plurielle, participé aux voix d’Hishinka et remplacé Veronika Harcsa dans Next.Ape pendant le congé maternité de la chanteuse hongroise. Ses parents sont tous deux professeurs de musique, et elle baigne dans la musique depuis l’âge de trois ans.

Pour son nouveau projet, elle a reçu le concours du producteur belge Rowan Van Hoef. Et la rencontre entre la voix soul de Julie et les paysages sonores électroniques de Rowan, crée une fusion unique entre jazz, electronica et ambient, marquant une nouvelle étape passionnante dans sa carrière musicale.

Sur les planches, Julie s’installe au centre devant son synthé, son MPD et son micro. A sa droite, Rowan Van Hoef bidouille les sons derrière ses machines.

Julie avait déjà expérimenté son nouveau répertoire, au Théâtre Marni. (Voir compte-rendu ici) en compagnie d’un collectif conséquent de musiciens. En duo, la musique est inévitablement moins impressionnante, mais elle tient la route. Hormis « You Have Changed », toutes les chansons sont interprétées dans la langue de Voltaire.

Un bon hors d’œuvre avant le plat de résistance.  

Setlist : » Tu Mens », « Sale », « Doucement », « Je Rêve De Toi », « You Have Changed », « Je Ne Veux Pas Manger », « T’as Perdu ».

Place à ECHT ! Le band forme une sorte de carré sur le podium, Dorian aux claviers, Florian à la sixcordes, Federico à la basse et, en retrait, mais sur une estrade imposante, Martin aux drums.

Le light show est impressionnant, il se compose de moult stroboscopes et projecteurs LED, répartis en arrière-plan ; et chaque artiste est ciblé par un violent rayon lumineux descendant du plafond. À gauche des artistes, on note la présence d’une buse d’aération imposante, qui semble provenir d’un paquebot de luxe type Normandie ou Titanic.

Le set s’ouvre par « Boilerbeek », la plage d’entrée du nouvel opus, « Boilerism ».

Groovy, la musique est à la fois instrumentale et expérimentale, s’infiltrant tour à tour dans le jazz –plutôt celui de TUKAN, Jean-Paul Groove ou Lander & Adriaan que de Miles Davis ou Duke Ellington– l’électro et l’avant-gardisme, dans l’esprit d’Aphex Twin ou du DJ/producteur écossais Hudson Mohawke. Un morceau comme Wacky Wave », intègre même drum’n’bass, techno, house, trance et breakbeat.

Mais cette solution sonore, le combo l’élabore, essentiellement, à l’aide d’une instrumentation organique.

Le bassiste et le guitariste se servent de pédales d’effets. Parfois, on a l’impression qu’ils se concentrent sur la même note, tout en laissant le son ambiant les envelopper.

Bien que figurant sur deux elpees différents « MTWK Partie 2 » (Sink-Along, 2023), et « MTWK Partie 3 » (« Boilerism », 2025), en ‘live’, le band en réalise une fusion intelligente.

Constitué essentiellement de trentenaires néerlandophones, l’auditoire semble apprécier.

Si le light show est agressif voire aveuglant, le volume sonore est trop élevé, et au bout de 45 minutes, votre serviteur, ainsi qu’une dizaine de spectateurs, souhaitant préserver leurs tympans, s’éclipsent subrepticement...

Setlist : « Boilerbeek », « Wacky Wave », « MTWK partie 2 & 3 », « Vault-A », « Brian Brains », « Highed », « Dunes », « Ambiant + Choukes », « Youf Ee + Fermata », « Moxy », « Onheel +Sinais », « Razor », « Klaas Rescue », « Fracture + Bisc », Bk + Hole ».

Rappel : « Sofie ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

jeudi, 27 mars 2025 13:52

Cheeko rend hommage à Naâman

D’abord membre de Phases Cachées, puis acteur entêté du mouvement indé aux côtés de La Petite Écurie, Baco Music, End of The Weak, Buzz Booster, Volodia ou bien d’autres encore, la vie artistique de Cheeko s’est révélée fleurie de rencontres aussi diverses que ses horizons.

De Deluxe à Naâman, de Guts à Gaël Faye, de Danakil à Oxmo Puccino, celui que l’on a connu comme MC fougueux et freestyler intempestif se révèle aussi percutant de sensibilité et d'émotion.

Avec lui, l’écriture est subtile, regorge de pépites, de références, d’allitérations jubilatoires, d’ego trips jouissifs… Comme il nous le dit : ‘Y’a de l’or dans les larmes’. Son nouveau titre « Jamais Né. Jamais Mort » en est l'incarnation parfaite : un hommage émouvant et plein de regrets à Naâman, filmé à Dieppe.

« Jamais Né. Jamais Mort », c’est ce que l’on a pu lire sur les réseaux de Naâman le 7 février dernier, jour où il s’est envolé vers d’autres cieux. Depuis, la formule résonne sur les réseaux. Cheeko s’en empare pour rendre hommage à son ami, son frère de scène, son bro...

Le morceau débute par un sample issu de « Own Yourself », titre majeur de Naâman. Entre résilience, tristesse et espoir, le rappeur bordelais Cheeko livre un message réconfortant et fédérateur, adressé à tous ceux qui souffrent de la perte d’un proche.

La sortie de l'hommage « Jamais Né. Jamais Mort » est accompagnée d'un clip poétique et émouvant. Naâman était originaire de Dieppe, et c’est sur ces belles plages de galets que ces images ont été tournées. La cover du single vient nous rappeler celle de Beyond, le 3ème album de Naâman d'où est extrait ce fameux sample « Own Yourself » que l'on savoure sur le morceau « Jamais Né. Jamais Mort » (Naâman Tribute).

Le clip vidéo est disponible

 

Nommé aux Grammy Awards, RY X a décroché un énorme hit, « Berlin », en 2013. Cinq elpees à son actif, dont le dernier, « Blood Moon », est paru en 2023 (c’est également le titre choisi pour sa tournée actuelle). En février dernier, il a gravé « All I Have », un morceau qui annonce la sortie d’un nouvel album studio.

Cet artiste est constamment à la recherche de connexions : connexion avec la nature, avec l'esprit et avec les expériences humaines. Il a joué dans le monde entier et s'est produit dans certains des lieux les plus emblématiques de la planète

Ry X, de son vrai nom Ry Cuming, est né en 1988 à Angourie, en Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie). Musicalement, il est toujours resté fidèle à sa formule sonore, en mêlant folk intimiste et musique électronique ; et cette constance a porté ses fruits, car il a facilement trouvé une connexion avec les jeunes et les moins jeunes. Ce n’est pas un hasard si le lien avec son public est d’une grande importance. Il est programmé pour deux soirées à l’AB. Votre serviteur assiste à la première. Cosmopolite, l’auditoire comporte un fort contingent de jeunes spectateurs. Et la salle, vous vous en doutez, est pleine à craquer.

Le supporting act est assuré par un duo espagnol, réunissant deux personnalités improbables aux univers différents, Alex Serra et Totidub. Mais c'est leur amour pour les sons naturels qui les a rapprochés. Ils sont issus de la région de Barcelone.

Aux vocaux, Alex Serra (page ‘Artistes’ ici) chante d’une voix douce, envoûtante et aérienne, dans la langue de Shakespeare ou de Cervantes. Barbu et chevelu, il ressemble à Jésus-Christ. Casquette en pied-de-poule vissée sur le crâne, Totidub (page ‘Artistes ) est assis derrière un pupitre rempli de machines et de consoles, dont il se sert pour bidouiller des tas de sonorités et notamment électro/dub et techno.

Le voyage est immédiat vers les immenses sphères d’un pays imaginaire. La cohésion entre les deux artistes fonctionne à merveille et provoque des explosions d'enthousiasme dans la foule. Il y a de l'âme, de la passion et de la fraîcheur dans leur performance, et c'est précisément grâce à cette alchimie que le tandem constitue un excellent choix pour servir d’entertainer. En outre, réussir à faire taire complètement un auditoire lors d'une première partie, c’est plutôt rare…

Une énorme toile blanche est tendue derrière les musicos, soit deux claviéristes dont l’un double à la basse et l’autre au violon, mais sur une estrade et un drummer installé sur une autre petite plate-forme, le tout formant une sorte de triangle au milieu duquel évolue Ry X.

Derrière son micro et le stetson rivé sur le crâne, cet autre barbu est entouré de claviers. Ce qui ne l’empêche pas de se consacrer également à la guitare, alternant entre une semi-acoustique et une dobro électrique. C’est lui le cœur du spectacle. D’ailleurs les projecteurs du plafond se focalisent en permanence sur lui. Cependant, ceux installé sur le podium, au pied de la tenture, balaient les artistes et le public. L’ambiance est pourtant particulièrement sombre, rendant alors le concert, intimiste et cosy.

Le set débute s’ouvre par « Sweat » qui plonge la salle dans un silence religieux, tandis qu’attentive, la foule accueille Ry X. On n’entend pas une mouche voler ! Armé de sa semi-acoustique et à l’aide de sa voix délicate et apaisante, il subjugue. Et la conjugaison des quatre synthés, des percussions, des cordes de violon, de la basse ainsi que de la guitare accentue cette impression. Mais quand les beats électro se déclenchent, on se croirait dans un dancing.

« Salt » se distingue par son jeu d’ombres et de lumières. Son backing group est subtilement mis en valeur grâce à un éclairage sophistiqué.

A ce moment, la musique de Ry X s’apprécie les yeux fermés. Mais attention, il faut les garder bien ouverts, car l'Australien revient rapidement à un concept visuel clair.

« Tell Me » a quelque chose de magique, alors que la diffusion d’images sur le drap blanc, tout au long de « All I Have », est captivante. La foule reprend les refrains de « You ».

L'interaction entre les artistes sur les planches est chaleureuse, tout comme celle avec l’auditoire.

Quand la guitare se fait discrète, Ry Cuming opte pour une approche plus électronique. « Bound » amorce ce changement de cap. Plutôt discret au début, il s’emballe lorsque les beats puissants émergent, rendant le public hystérique, prêt à investir le dancefloor.

L’Australien démontre toute sa maîtrise aux commandes de sa musique sur l’euphorique « The Water ». Détendue, la foule se laisse porter sur les eaux de sa ville natale, le paradis des surfeurs d’Angourie.

Du fragile au dansant, RY X a réussi son coup en douceur. Entre ces morceaux dansants, il y a également de l’émotion. Ce n’est pas un hasard si « Berlin » nous ramène sur terre un instant. Le violoniste communique à l’ensemble du morceau une touche mélancolique supplémentaire qui bouleverse les aficionados aux âmes sensibles...

Pendant le titre final, les tribunes se lèvent pour crier « Howling », en lançant les bras dans tous les sens et en reprenant chaque parole.

Lors de la première chanson du rappel, RY X nous réserve une surprise. Pour la première fois, il interprète « Love Like This », une composition vieille de onze ans, en compagnie de son ami Alex Serra. Une première à laquelle Bruxelles a répondu avec enthousiasme. Le set s’est terminé en douceur et intimisme par le magnifique « Only ». Une bien belle soirée !

Setlist : « Sweat », « Salt », « Tell Me », « All I Have », « You », « Bound », « Oceans », « Berlin » (Solo), « Shortline », « The Water », « Lençóis (Love Me) », « Howling ».

Rappel : « Love Like This « (avec Alex Serra), « Only ».

(Organisation : Live Nation)

 « Angelborsht Tragedy », premier single avant la sortie du nouvel album pour The Experimental Tropic Blues Band.

The Experimental Tropic Blues Band, groupe belge iconoclaste, secoue la scène rock internationale depuis plus de deux décennies. Formé à Liège, ce trio unique s’impose par une énergie brute et une audace musicale qui ne laissent personne indifférent. Après avoir embrasé les scènes d’Europe, des États-Unis et du Canada avec leur rock garage abrasif et déjanté, il sortira un album, en septembre 2025. Intitulé « Loverdose », il s’annonce captivant… et expérimental !

Le nouveau single, « Angelborsht Tragedy », est à voir et écouter sous forme de clip ici

 

dimanche, 23 mars 2025 19:57

L’étoile polaire de Gabrielle Aplin

Le nouvel Ep 4 titres « Northern Star » de l’auteure-compositrice-interprète britannique Gabrielle Aplin est paru ce 21 mars 2025.

Gabrielle créé son micro-label et se fait connaître en postant des vidéos sur internet. En 2012, elle signe sur le label Parlophone et chante dans un spot publicitaire de la chaîne britannique de grands magasins John Lewis (en). Sa reprise de « The Power of Love » se classe 1re du classement des ventes de singles au Royaume-Uni. Son premier album, « English Rain », sort en mai 2013. Gabrielle est un nom apprécié de la musique depuis sa percée avec sa reprise de « The Power of Love », qui a dominé les charts britanniques. Au fil des ans, elle a continué à évoluer, créant des albums qui témoignent de sa capacité à mêler narration émotionnelle et instrumentation délicate.

Il s’agit de son premier projet depuis l’Ep de reprises de 2024, « Writers Block, Pt. 1 ». Comme sa propre musique, l'Ep fait suite au quatrième elpee studio de 2023, « Phosphorescent ».

‘Cet Ep parle de notre connexion à la nature, de notre identité, et de tous les cercles de la vie et du temps qui existent en nous et à nos côtés’, explique Gabrielle. Les fans peuvent s'attendre à entendre ses chansons pleines de sincérité, qui la caractérisent, et à un regard neuf sur le monde qui nous entoure.

 Le single « Magnolia » est paru le 28/02/2025. Il s’agit du troisième extrait de l’Ep, après « Home To Me » et « Go Be Free ». Il a été écrit par Gabrielle Aplin, produit par Liz Horsman et Mike Spencer comme pour ses précédents singles. A emporter sur une île déserte en compagnie de Gabrielle.

La vidéo de « Magnolia » est disponible

 

 

Samedi 26 avril 2025 – A.M.C. – Trix, Anvers

Mardi 13 mai 2025 – Tamino – OM, Liège

Mardi 24 juin 2025 – Lucy Dacus – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 24 juin 2025 – Arsenal – De Roma, Anvers

Mercredi 25 juin 2025 – Arsenal – De Roma, Anvers

Jeudi 26 juin 2025 – Arsena l– De Roma, Anvers

Vendredi 27 juin 2025 – Arsenal – De Roma, Anvers

Samedi 28 juin 2025 – Arsenal – De Roma, Anvers

Mardi 07 octobre 2025 – Parcels – Forest National, Bruxelles

Mardi 14 octobre 2025 – Brit Floyd (50th anniversary) – Stadsschouwburg, Anvers

Vendredi 21 octobre 2025 – Tamino – Forest National, Bruxelles

Jeudi 23 octobre 2025 – Sons – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 31 octobre 2025 – Tamino – Forest National, Bruxelles

Vendredi 04 novembre 2025 – Young Yello – De Roma, Anvers

Jeudi 6 novembre 2025 – Tom Grenman – Ancienne Belgique, Bruxelles

Dimanche 18 janvier 2026 – Epica – Forest National, Bruxelles

Samedi 07 février 2026 – Suzane – Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be

 

mardi, 04 mars 2025 18:29

Un quart de siècle au compteur…

Pour Silverstein, un quintet de post-hardcore canadien, tout a débuté en 2000, dans une salle de répétition poussiéreuse de Burlington, en Ontario. À l'époque, personne n’imaginait que, 25 ans plus tard, il serait toujours en tournée dans le monde entier, et compterait à son actif des albums classiques tels que « Discovering The Waterfront », « A Shipwreck In The Sand », « This Is How the Wind Shifts » et « When Broken Is Easily Fixed ». Le band est venu présenter son douzième et dernier opus studio, « Antibloom », paru ce 21 février. Et il annonce un second volume, « Pink Moon », prévu plus tard dans l’année.

La tournée est baptisée ‘25 Years Of Noise’. Dans ses bagages, il a emmené trois groupes :  Thursday, The Callous Daoboys et Bloom. Ce qui est intéressant chez chacune de ces formations programmées ce soir, c’est la présence d’au moins deux guitaristes et parfois trois, au sein des line up.

Bloom entame les hostilités à 18h30. Australien, cet autre quintet réunit le chanteur/guitariste Jarod McLaren, le second sixcordiste Oliver Butler, le bassiste Andrew Martin et enfin du batteur Jack Van Vliet. Cette formation déborde d’une rare énergie. Elle pratique un metalcore qu’elle mêle à un hardcore assez mélodique. Pour son premier concert en Belgique, elle souhaite faire grosse impression en nous proposant de larges extraits de son nouvel long playing, « Maybe In Another Life ».

Le set s’ouvre par « The Service », un extrait de l’elpee live, « The Passion », paru en 2021. La dynamique vocale constitue un énorme point fort tout au long de « Bound to Your Whispers », notamment au niveau des voix claires. Bien ancrées dans les morceaux, elles restent adaptées aux paroles. Les voix hurlées, en particulier, sont également parfaitement maîtrisées. Bloom a durci son style, prenant une direction plus metalcore qu'auparavant et délaissant davantage les aspects hardcore mélodique de ses débuts. Mais qui dit metalcore dit aussi refrains insupportables en voix claires... Bah, pas grave, une belle découverte quand même (page ‘Artistes ici) !

Setlist : « The Service », « Bound To Your Whispers », « Cold », « You & I », « The Works Of You », « Maybe In Another Life », « Siren Song ».

The Callous Daoboys est un combo américain originaire d’Atlanta, en Géorgie, qui mélange mathcore et emo. Son patronyme est une contrefaçon de celui de l'équipe de football des Dallas Cowboys. Une des sixcordes est remplacée par un violon joué par Amber ‘The Mind’ Christman. Elle se sert d’un instrument contemporain et électrique. Le reste de la formation implique la bassiste, Jackie ‘Clancy’ Buckalew, le guitariste, Daniel ‘Dip’ Hodsdon et le batteur du Matthew ‘Marty’ Hague. Le groupe puise ses influences chez The Dillinger Escape Plan, Botch, Korn, Slipknot et Linkin Park : que du bon ! Il est venu défendre son dernier opus, « Two-Headed Trout, The Demon of Unreality Limping Like a Dog », paru il y a peu.

Le concert commence par le single et titre maître du nouvel LP, « The Demon of Unreality Limping Like a Dog ».  

Alimenté par une agressivité impressionnante, le démoniaque The Callous Daoboys dispense une solution sonore à indice d'octane élevé et rapide, à la fois émotionnel et multiforme. Ne s'appuyant pas sur une approche ou un style unique et linéaire, il s’inspire des créateurs de tendances et des OG du mathcore, apportant sa propre variation de riffs et de signatures rythmiques à évolution rapide, mêlant grognements, synthés et instruments, et offrant une expérience live unique que l'on ne trouve que chez ce combo.

Cependant, c’est Amber qui focalise l’attention. Non seulement elle assure le show tout comme Jackie, en short de cuir et bas nylon noirs, mais c’est elle qui communique une touche singulière à la musique, au cœur de la discorde, lorsque c’est nécessaire (page ‘Artistes' ).

Setlist : « The Demon Of Unreality Limping Like a Dog », « TwoHeaded Trout », « Pushing the Pink Envelope », « Star Baby », « Violent Astrology », « Waco Jesus », « A Brief Article Regarding Time Loops ».

C'est toujours un plaisir de revoir Thursday. Une autre raison pour laquelle cette soirée est si spéciale : musicien de tournée, Wade McNeil d'Alexisonfire remplace Norm Brannon à la guitare. Ce band étasunien (New Jersey) est un véritable vétéran du post-hardcore ; et c’est la toute première fois qu’il tourne en compagnie de Silverstein.

Dès les premières notes de « The Other Side Of The Crash/Over And Out (Of Control) », le groupe s’approprie l’espace scénique. Dynamisées par la section rythmique, les lignes de guitare sonnent comme un assaut tranchant. La voix de Ricky est brisante d’émotion. Mélodique, la solution sonore s’élève à un très haut niveau. La foule est enthousiaste et les pogos éclatent. Faut dire que la setlist est constituée d’une majorité d’anciens titres. Pendant « Cross Out the Eyes », la température dans la salle grimpe encore de quelques degrés. Manifestant sa nervosité caractéristique et sa passion inébranlable, Ricky comble les silences entre les chansons, en profitant pour émettre une critique sociale acerbe et bien ciblée de l’état du monde. Ce qui a mis une couche supplémentaire à la performance, tout en rappelant que le post-hardcore a toujours été un pont entre la colère et l’idéalisme (page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « The Other Side Of The Crash/Over And Out (Of Control) », « Cross Out The Eyes », « Signals Over The Air », « Jet Black New Year », « This Song Brought To You By A Falling Bomb », « Fast To The End », « White Bikes », « Paris In Flames », « Understanding In A Car Crash », « War All The Time ».

Alors que les musiciens de Silverstein sont sur le point de grimper sur le podium et que l’excitation est palpable dans la foule, une courte vidéo racontant l'histoire de Silverstein et détaillant le quart de siècle de carrière de la formation est projetée. Emouvante, elle tient l’auditoire en haleine tout en appréhendant le spectacle sous un angle différent.

Le combo va nous réserver un titre de chacun de ses 12 albums. Un défi qu’il va relever mais en les interprétant dans l’ordre chronologique inverse, après avoir entamé et clôturé le concert par des extraits du dernier, « Antibloom », paru le 21 février, et notamment « Skin & Bones » et « Confession », des morceaux taillés pour le live.

Toute la soirée, les trois guitares tourmentent délicatement les tympans sans les agresser. Tout en technique, elles libèrent de longs riffs hyper mélodieux. Ce qui n’empêche pas les aficionados de mettre le souk dans la fosse.

Le post-hardcore est bien exploré. Efficace, la section rythmique peut compter sur la frappe à la fois sauvage et métronomique du drummer.

En rappel, après avoir accordé une version acoustique de « My Heroine », Silverstein nous a réservé deux plages issues de son nouveau long playing, « Bleeds No More » et « Smashed Into Pieces ».

Une belle soirée qui s’est figée dans la nostalgie pour ce groupe canadien.

Setlist : « Skin & Bones », « Confession », « The Altar », « Infinite », « Bad Habits », « The Afterglow », « Aquamarine », « A Midwestern State Of Emergency », « Massachusetts », « Toronto (Abridged) », « One Last Dance », « Sacrifice », « Vices », « The End », « My Disaster », « Your Sword Versus My Dagger », « Call It Karma », « Smile in Your Sleep ».

Rappel : « My Heroine » (Acoustique), « Smashed Into Pieces », « Bleeds No More »

(Organisation : Ancienne Belgique)

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