Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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mardi, 01 août 2006 02:00

Mosaic

16 Horsepower ayant splitté, David Eugene Edwards, le chanteur/compositeur/multi- instrumentiste/frontman a donc décidé de poursuivre ses aventures musicales au sein du projet Wovenhand, un projet qu’il avait entamé en parallèle avec 16HP. « Mosaic » constitue d’ailleurs déjà le 4ème opus de Wovenhand. Une formation à géométrie variable qui semble aujourd’hui s’être stabilisée à un trio : DEE, le claviériste Daniel MacMahon et le drummer Ordy Garrison. Evidemment, les réminiscences du défunt combo de Denver sont toujours bien présentes. Notamment à cause de la voix de David. Des influences que le combo puise dans la musique gothique, l’Americana, l’alt country, le bluegrass et le folk apalachien. Et enfin des thèmes philosophiques et spirituels abordés par Edwards : la foi, le péché, le salut, la rédemption et l’Esprit Saint. Amen ! Changement de cap quand même, puisque la musique médiévale est venue s’immiscer dans le décor sonore. Notamment à cause de la présence d’un harmonium et de chœurs monacaux. Et le résultat est tout à fait concluant. La plaque recèle même des compos absolument remarquables. Et je pense tout particulièrement à « Whistling girl » dont la délicatesse et la subtilité, appliquées aux instruments à cordes rappellent un Sun Kill Moon qui aurait décidé d’élever quelque peu le tempo. A « Dirty blue », dont la mélodie superbe, caressée par les accents du violon, vous flanque des frissons partout. Et le reste de l’opus est également au diapason. Parfois plus dramatique (« Deerskin doll »), martial et sinistre même (« Elktooth »), tribal (« Winter shakes »), complexe et incantatoire (NDR : sorte d’exorcisme, « Slota prow – Full armour » évoque à la fois Joy Division et Brian Eno) ou encore moyenâgeux (« Swedish purse »). Vraiment un excellent album !

 

 

mardi, 14 novembre 2006 01:00

A hundred miles off

Non ce n’est pas Bob Dylan qui est venu prêter sa voix pour enregistrer cet album, mais bien Hamilton Leithauser. Il ne prête d’ailleurs rien du tout puisqu’il est le chanteur de The Walkmen, un quintet issu de New York. Pourtant, le constat est troublant. Et franchement, vous pourriez facilement mettre en couleur 99% de vos cobayes. Maintenant, pour la musique c’est quand même fort différent. Tout d’abord, la formation est manifestement influencée par le Velvet Underground. Le phrasé de guitare dispensé par Paul Maroon en est la plus parfaite démonstration. Encore que parfois il vire au psychédélisme (NDR : ou à la noisy). Celui (NDR : ou celle) de My Bloody Valentine, pour ne rien vous cacher. Ce qui ne l’empêche pas d’opérer l’une ou l’autre incursion dans le surf. Un peu à la manière d’Alan Price Set. Une structure bien électrique sur laquelle The Walkmen tisse alors de multiples nuances. Mariachi (voire cajun), dès que les cuivres entrent dans la danse ou que le piano bar résonne un peu ‘ragtime’. Garage quand les claviers entretiennent un climat ‘vintage’, spectral, malsain. A cet instant, on ne peut s’empêcher de penser à un Sir Douglas Quintet en moins r’n’b. On a aussi droit à de la lo fi et du punk. Parfois à des percussions tribales. Le dernier morceau de l’elpee (« Another one goes by ») épouse même le tempo d’un paso doble. Côté lyrics, les chansons abordent des sujets souvent décadents, éthyliques. Et de ses conséquences… On a parfois même l’impression que les chansons de ce disque ressemblent à autant de fresques peintes par Toulouse-Lautrec. Et il y en a douze sur « A hundred miles off », le troisième opus de The Walkmen…

 

mardi, 24 octobre 2006 02:00

Dreams

The Whitest Boy Alive est un projet fondé à Berlin qui réunit le bassiste Marcin Öz, le drummer Sebastian Maschat, le claviériste Daniel Nentwig ainsi que le chanteur/guitariste norvégien Erlend Øye, mieux connu comme partenaire d’Eirik Glambek Bøe chez Kings Of Convenience. A l’origine (2003), le concept devait être consacré à la dance, mais l’orientation s’est rapidement tournée vers la pop/rock. Ce qui ne veut pas dire que la technologie moderne soit absente. Elle enrichit et raffine simplement la solution sonore. « Dreams » constitue leur premier album. Un disque dont les compos élégantes, contagieuses, soyeuses, capricieuses, savoureuses, mélancoliques, subrepticement ‘funkyjazzyfiantes’ auraient pu naître de la rencontre entre Kings of Convenience (of course), un Style Council sevré de r&b, Police circa « Regatta de blanc » et Luna. La voix très caractéristique d’Erlend Øye apportant la note chaleureuse, intimiste aux mélodies. Pas de titre faible sur cet opus, mais 10 chansons à faire tourner en boucle dans votre lecteur. Surtout lorsque vous êtes au calme, dans votre sofa, votre rafraîchissement préféré à portée de main…

mardi, 11 avril 2006 02:00

Let it roll

Enregistré à Ljubljana, en Slovénie, “Let it roll” constitue le sixième album de Willard Grant Conspiracy. Un disque qui marque un tournant dans le style pratiqué par la formation californienne. En fait, ce disque est partagé entre compos ténébreuses, mélancoliques, trempées dans le folk, l’americana ou le blues, ainsi que morceaux plus puissants, électriques, psychédéliques, dans l’esprit du Paisley Underground (NDR : pensez à Steve Wynn). Le titre maître en est d’ailleurs la plus belle démonstration, la voix de Robert Fischer y épousant même tantôt les inflexions de Jim Morrison, tantôt celles de Nick Cave. Pour concocter cet opus, Robert a pu compter sur le concours des musiciens qui ont tourné avec lui pendant deux ans, mais aussi de quelques potes à la finition, dont Dennis Cronnin (Lambchop), David Michael Curry (Thalia Zedek), Steve Wynn (NDR : évidemment) ou encore Mary Lorson (Madder Rose). L’opus recèle notamment une version morbide, lugubre, digne des Bad Seeds, du « Ballad of a thin man », une cover de Dylan qui figurait déjà sur « Uncut », un tribute album consacré à Dylan, paru à l’occasion du 40ème anniversaire de la sortie de « Highway 61 revisited » ; et puis en final « Lady of the snowline », une très belle chanson. Ténébreuse, indolente, hantée par un violon et une trompette, elle aurait pu figurer au répertoire de Léonard Cohen. Un album remarquable dont Robert Fischer nous parle dans son interview qui figure au sommaire de Musiczine, cette semaine…

 

 

lundi, 29 mai 2006 02:00

Vision valley

Réduit aujourd’hui à un trio, The Vines nous propose son troisième opus. Un elpee qui fait suite à l’excellent « Highly evolved », paru en 2002 et au trop racoleur/accessible (biffez la mention inutile) « Winning Days », gravé deux ans plus tard. Craig Nicholls, le leader n’avait d’ailleurs pas tellement apprécié la critique négative qui s’était abattue sur sa seconde plaque. Faisant même le vide autour de lui. Finalement, il a accepté de se soumettre à différents examens médicaux. Et la faculté a diagnostiqué qu’il était atteint d’une forme assez rare d’autisme : le syndrome d’Aperger. Bref, on comprend mieux aujourd’hui ses réactions excessives. Et il faut lui reconnaître bien du courage pour avoir remis son métier sur son ouvrage. Malheureusement, ce « Vision valley » ne casse quand même pas la baraque. Et la présence de ballades inoffensives, pour ne pas dire inconsistantes, n’y est pas étrangère. On a même droit en final à un long slow de plus de six minutes, dont le Barclay James Harvest était si friand au cours des seventies. En outre, il faut se demander si Nicholls est atteint du syndrome d’Asperger ou de Kurt Cobain. Car le spectre du défunt leader de Nirvana hante la plupart des chansons de cette plaque. Il en a même chopé le timbre de voix. Et puis son néo grunge fait un peu daté. Même l’ouverture « Anysound », dont le riff de guitare semble avoir été pompé chez le « You really got me » des Kinks. Et pourtant, le disque recèle l’une ou l’autre petite perle. Et je pense tout particulièrement au hit potentiel « Don’t listen to the radio », compo power pop rampante, insidieuse, réminiscente des Cars. Du presque psychédélique « Candy Daze », tellement proche des Dandy Warhols. Et enfin de l’hymne insolite « Futuretarded ». Maintenant si vous êtes des nostalgiques des groupes qui ont marqué la scène de Seattle fin des eighties, début des nineties, vous pouvez acheter les yeux fermés…

 

 

mardi, 10 octobre 2006 02:00

Nux Vomica

Deux ans plus tôt, la sortie du premier album des Veils, « The runaway found » avait fait naître la polémique. Au sein même de l’équipe de Musiczine. Certains n’y voyaient que de l’emphase puant le lyrisme de bas étage. D’autres, une oeuvre chargée de promesses commise par une formation drivée par un véritable prodige : Finn Andrews. Le fils de Barry Andrews, ex-membre de XTC et de Shriekback. « Nux Vomica » devrait faire taire tous ses détracteurs. Bien sûr, il y a la voix écorchée d’Andrews qui pour certains peut paraître agaçante. Et pour d’autres tout simplement belle et insaisissable. Finn nous en parle par ailleurs lors d’une interview qu’il a accordée à Musiczine. Mais venons-en à cet opus. Un disque partagé entre chansons intimistes, allègres et morceaux plus blues, plus intenses, plus rageurs. A l’instar du titre maître. Une compo venimeuse, fiévreuse, convulsive, jalonnée d’éruptions frénétiques. Le lugubre « Jesus fot the jugular » ainsi que le torturé « Pan » évoluent dans un registre semblable. Et puis l’épique, le cinématique « Not yet », digne des Triffids. Probablement les quatre meilleures plages de la plaque. Les spectres de feus Tim et Jeff Buckley, mais aussi de Tom Waits y sont alors très présents. Le reste de l’opus n’en est pas pour autant moins intéressant. Epinglant chansons plus pop (le single « Advice for young mothers to be », le contagieux « Calliope ! ») et ballades abordées dans l’esprit tantôt de Nick Cave (le sensuel « Under the folding branches » et le confessionnel « House where we all live »), de Divine Comedy (« A birthday present » et ses arrangements surannés, très sixties). Sans oublier « One night on earth ». Subrepticement new wave (cold wave?), il trahit des réminiscences de Joy Division. Il serait cependant injuste de ne pas mentionner l’apport extrêmement précieux de Liam Gérard dont les accords de piano sonore (souvent) ou de claviers rognés (parfois) apportent davantage de profondeur aux chansons. Et puis bien sûr des backing vocaux de Sophia Burn. A contrario, ils leur confèrent une certaine délicatesse. Côté lyrics, les dix morceaux de cet elpee sont particulièrement inspirés, Finn peuplant d’abondantes références religieuses et mythiques, ses chansons flamboyantes consacrées à l’amour et à la mort…

 

 

mardi, 28 octobre 2008 20:52

Live at Shea Stadium

Les 12 et 13 octobre 1982, les Clash se produisent en première partie du Who, dont c’est la tournée d’adieu, dans le state de base-ball du Queens. C’est également à cet endroit que les Beatles avaient tiré leur révérence scénique en 1966. Le second jour, il doit y avoir 70 000 personnes. Qui sont venus voir le Who. Héroïnomane, Topper Headon a cédé ses baguettes à Terry Chimes. Et à l’issue de cette tournée, Mick Jones va mettre la clef sous le paillasson. Pourtant, le groupe londonien va assumer et obliger même la bande à Pete Townshend à sortir le grand jeu. De cet épisode, SonyBmg a décidé de sortir ce « Live at Shea Stadium ». 16 titres parmi lesquels figurent la plupart de leurs grands standards : « London calling », « Police on my back », « Magnificent seven », « Rock the Casbash », « Should I stay or should I go » ou encore « I fought the law ». Le son est sale, les slogans sulfureux mais hymniques ; bref, c’est encore du Clash, juste avant leur grand ‘clash’.

Lien Youtube :  http://www.youtube.com/user/TheClashtv

Lien iTunes : http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D291262412%26id%3D291262406%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

 

 

mardi, 28 octobre 2008 20:49

Trying Hartz

Cette compile constitue une rétrospective de dix années de carrière de Danielson, alias Daniel Smith, qui ont précédé la sortie de l’album « Ships ». On y aborde toute sa trilogie. En solo, en famille et puis élargie à ses meilleurs amis, dont « Ships » constitue le troisième projet. Et également le dernier, puisqu’il remonte à 2006. En fait, si à une certaine époque, ses frères, sœurs, beaux-frères, belles-sœurs, son épouse, etc., étaient à des niveaux divers, impliqués dans sa création, les événements de la vie (mariages, naissances, jobs, déménagements, etc.) l’ont forcé à changer de fusil d’épaule et à faire appel à d’autres musiciens. En outre, seul Daniel est musicien professionnel. Bien sûr, certains membres de sa famille apportent encore circonstanciellement leur collaboration. Lors des sessions de studio, par exemple ; mais ils ne suivent plus Brother Danielson en tournée. Ce recueil vous donne ainsi un bel aperçu de l’évolution musicale de cet artiste dont le style au départ minimaliste, est susceptible d’être contaminé par le folk, l’indie, le gospel, la prog et même le punk. Mais toute cette expression sonore est également mise au service de messages que Smith fait passer à travers ses lyrics, qu’il chante d’un timbre extatique. Des lyrics au cours desquels il affiche sa philosophie spirituelle (NDR : c’est un évangéliste !). A cet égard, si vous souhaitez en savoir davantage, je vous invite à relire l’interview qu’il a accordée à Musiczine en novembre 2006. Sans quoi cette double anthologie inclut également des inédits, des versions live et des raretés.

mardi, 28 octobre 2008 20:45

Off with their heads

Kaiser Chiefs ne chôme pas. Et pour cause, “Off with their heads” constitue déjà le troisième album de la formation de Leeds en quatre ans. Plus de Stephen Street, cependant, à la mise en forme, mais Eliot James (The Rakes, Bloc Party) et surtout Mark Ronson (Lily Allen, Amy Winehouse). On aurait pu d’ailleurs éprouver les pires craintes en voyant débarquer le bidouilleur/producteur londonien. Pas de souci, il a juste fait appel à Lily pour une compo (le contagieux « Always happens like that ») et à Sway sur « Half the truth », un morceau qui s’ouvre en mode new wave, à la sauce XTC très précisément, avant que le rappeur ne vienne poser son flow en fin de parcours. Bref, hormis les dispensables « Good days bad days », « Addicted to drugs » qui pompe un peu trop « Addicted to love » de Robert Palmer et l’insipide « Tomato in the rain », le reste tient la route. Depuis les allègres « Spanish metal (NDR : un mélange entre flamenco, prog et metal) et « Never miss a beat » (NDR : bien balancé et vivace, c’est aussi le single) jusqu’à la ballade émouvante « Remember you’re a girl », chantée par le drummer Nick Hodgson, en passant par « Like it too much » et ses cordes à la « Eleanor Rigby » arrangées par David Arnold, le très eighties (Yazoo ?) « You want history », malgré son clin d’œil appuyé au « Girls & Boys » de Blur (NDR : l’esprit de Damon Albarn plane quand même souvent tout au long de l’opus) et le très sixties « Can’t say what I mean », caractérisé par ses claviers rognés et ses cordes de guitare croustillantes (Inspiral Carpets ?) Bon maintenant, il faut reconnaître que les lyrics ne cassent pas des briques, mais ce n’est pas la priorité chez ce type de groupe britannique, pourvu que les compos soient hymniques (ça rime !)…

 

mardi, 28 octobre 2008 20:43

Snowflake Midnight

Pour mieux cerner le concept de cet album, je vous invite à lire ou à relire l’interview que le guitariste Grasshopper et le drummer/claviériste Jeff Mercel ont accordée à Musiczine. Et pour cause, Mercury Rev a décidé de se frotter à la musique électronique. Une démarche comparable à celle de Radiohead pour « Kid A » et « Amnesiac », même si manifestement la perspective est différente. Beaucoup de softwares de la nouvelle génération on été utilisés. Et en particulier des générateurs de notes aléatoires. Pourtant, j’ai plutôt l’impression que sur leur septième opus, la formation américaine s’est surtout imprégnée des seventies et des eighties. De l’indus et de l’ambient, notamment. Puisant apparemment ses sources tantôt chez Tangerine Dream, Depeche mode circa ‘Violator’, Ryuichi Sakamoto, Boards of Canada et surtout John Foxx. Certaines compositions osent quand même des climats plus torturés. A l’instar de « People are so unpredictable (there’s no bliss like home) », caractérisé par ses cadences variées. Ou du trip hop « Dream of a young girl as a flower ». Et puis, il y a toujours la voix haut-perchée, emphatique, de Jonathan Donahue, responsable de lyrics aussi poétiques que visionnaires. Sans oublier la préservation du sens mélodique très spécifique à Mercury Rev. Maintenant, il est évident que ce type de solution sonore exige un indispensable support visuel pour être apprécié à sa juste valeur. A moins que sur les planches, sous une forme hybride, elle prenne une autre dimension. Mais franchement, je crains fort que les aficionados purs et durs du combo aient beaucoup de mal à accrocher…