La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Bernard Dagnies

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vendredi, 21 novembre 2008 12:10

Le soleil du soir de Dick Annegarn

« Soleil du soir », le nouvel opus de Dick Annegarn, est dans les bacs depuis ce 3 novembre. Il est le fruit de sa rencontre avec le guitariste Freddy Koella, un Alsacien émigré en Californie qui a accompagné Bob Dylan et Willie Deville. Il s’agit du 18ème elpee en 35 ans de carrière.

Pour voir le clip vidéo de « D’abord un verre »
http://fr.youtube.com/watch?v=hyh-j0GbOUE
http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x7bmxw_dick-annegarn-dabord-un-verre_music
http://www.wat.tv/video/dick-annegarn-abord-verre-12ahe_iedf_.html

Pour voir le clip vidéo de « Jacques »
http://fr.youtube.com/watch?v=dtuZYPf3KtA
http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x7bmjs_dick-annegarn-jacques_music
http://www.wat.tv/video/dick-annegarn-jacques-129fz_iedf_.html

 

Pour voir le clip « Soleil du Soir », dernière réalisation de Michel Gondry, fan avoué de Dick Annegarn :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/soleil%2Bdu%2Bsoir/video/x7ilxc_dick-annegarn-soleil-du-soir-par-mi_music
http://fr.youtube.com/watch?v=N1S3TC7ElMA
http://www.wat.tv/video/dick-annegarn-soleil-soir-147bw_e5le_.htm


Tracklisting :

1. D'abord un verre
2. Jacques
3. Quelle poule pond tant
4. Le dernier village
5. Soleil du soir
6. Bluesabelle
7. Sans famille
8. Le blues de Londres
9. Théo
10. Soldat
11. Décadons

Pour plus d’infos : http://annegarn.free.fr

 

Le 16 mars 2009, paraîtra l’album le plus ambitieux à ce jour de Bonnie ‘Prince’ Billy. Intitulé « Beware », il a reçu la participation d’une multitude de collaborateurs, dont Josh Abrams, Jennifer Hutt, Emmett Kelly et Michael Zerang et d’invités prestigieux comme Dee Alexander, Leroy Bach, Jim Becker, Robert Cruz, DV DeVincentis, Jon Langford, Greg Leisez, Rob Mazurek, Nicole Mitchell and Azita Youseff.

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/princebonniebilly et http://www.bonnieprincebilly.com

 

vendredi, 21 novembre 2008 12:09

Un 32ème album pour Marianne Faithfull

A 63 balais, Marianne Faithfull vient de sortir son 32ème opus. Un album de reprises dont vous trouverez le tracklisting ci-dessous. Enregistré à New York, sous la houlette du fidèle Hal Willner, il a bénéficié du concours de grosse pointures telles Keith Richards, Marc Ribot, Cat Power, Nick Cave, Anthony Hegarty ou encore Rufus Wainwright.

Disque 1

Down From Dover (Dolly Parton)
Hold On Hold On (Belitsky - Case - Dean - Good & Good)
Solitude (Ellington - De Lange & Mills)
The Crane Wife (Colin Meloy)
Easy Come, Easy Go (W. Jackson - E. Brown)
Children of Stone (Espers)
How Many Worlds (Brian Eno)
In Germany Before The War (Randy Newman)
Ooh Baby Baby (Smokey Robinson - Pete Moore)
Sing Me Back Home (Merle Haggard)

Disque 2

Salvation (Hayes - Turner & Jago)
Black Coffee (Paul Webster & J. Burke)
The Phoenix (Judee Sill)
Dear God Please Help Me (Morrissey)

Kimbie (Traditionnel - arr. Jackson Frank & Marc Ribot)
Many A Mile To Freedom (Winwood & Capaldi)
Somewhere (A Place For Us) (Leonard Bernstein - Stephen Sondheim)

Flandyke Shore (Traditionnel - arr. Gil Goldstein)
Exclusive Audio Comment by Marianne Faithfull

Pour plus d’infos : http://www.mariannefaithfull.org.uk, http://ww.myspace.com/mariannefaithfullofficial et http://www.easycomeeasygothealbum.com

 

vendredi, 21 novembre 2008 12:08

Un album live pour Orange Goblin

Orange Goblin a enregistré son prochain album en live, lors du Roadburn Festival, ce 14 novembre 2008. Il paraîtra le 23 avril de l’année prochaine en vinyle et sous une édition limitée. Cet elpee fera suite à "Healing through Fire", sorti en mai 2007.

Pour plus d’infos : http://www.orange-goblin.com et http://www.myspace.com/theorangegoblin

vendredi, 14 novembre 2008 01:00

Festival Les Inrocks 2008 : samedi 14 novembre

Le deuxième jour de cette édition des Inrocks 2008 se déroulait donc au Splendid. Toujours à Lille. Pas trop de monde lorsque le premier groupe monte sur le podium. Un public qui va cependant affluer au cours de la soirée, pour finalement bien remplir la salle lors de la prestation des deux derniers groupes. Faut croire que de nombreux spectateurs ne s’intéressaient qu’à Friendly Fires et à Foals. Et quelque part, ils n’avaient pas tout à fait tort.

Parmi les quatre groupes programmés lors de cette soirée, il revenait à The Wild Beasts d’ouvrir les hostilités. Une formation issue de Kendal, en Grande Bretagne. Un seul album à leur actif, « Limbo, Panto », paru en juin de cette année. Ce qui frappe surtout chez ce quatuor, c’est l’amplitude vocale du chanteur/claviériste/guitariste, Hayden Thorpe. Parfois mâle et rauque ; souvent falsetto, dans un registre fort proche de Jimmy Sommerville. En outre, les backing vocaux conjugués par le bassiste et le drummer accentuent la limpidité des harmonies vocales. Un bonnet de laine sur la tête, Hayden ressemble à un bûcheron canadien. Au début du set, il joue même de la gratte assis devant son clavier. Musicalement, leur pop, légèrement teintée de jazz, est un peu trop propre pour pouvoir communiquer une quelconque envie de remuer dans la salle. On a même l’impression que le drummer se décarcasse… pour ne pas trop heurter le sens mélodique. Bref, c’est sympa, mais un peu mou quand même.

Place ensuite aux Virgins. Un quartet new-yorkais manifestement influencé par le garage, le funk, le britrock et le r&b. Les plus jeunes penseront aux Strokes. Les vétérans aux Stones. En outre, c’est le bassiste, Nick Zarin-Ackerman (NDR : vu sa tête, il doit être d’origine amérindienne) qui balise toute la solution sonore de ses interventions très groovy et ma foi fort judicieuses. Quant au chanteur, Donald Cumming (NDR : il a aussi trempé dans le monde du cinéma), sa voix traînante et languissante a beau conter des textes terriblement urbains, elle manque quand même d’intensité pour parvenir à faire passer ses émotions.

On en arrive donc à Friendly Fires. La presse en parlait tellement, qu’on craignait devoir se farcir un hype. C’est tout le contraire que cette formation de St Albans nous a démontré. St Albans, c’est un patelin sis, dans le Hertfordshire, en Angleterre. Pas d’une quelconque banlieue de New York. Pourtant, leur punk funk est terriblement excitant. Un punk funk contaminé par le funk, la shoegaze et la pop. Une sorte d’hybride entre !!! et Radio 4. Le tout revisité par Franky Goes To Hollywood et LCD Soundsystem. Il y a de l’électro, mais c’est joué live. Du groove. Beaucoup de groove. Pour la scène, le trio de base est soutenu par deux mucicos dont un bassiste. On vibre aux rythmes des percus latino, dignes du carnaval de Rio. Les accès de guitare sont cinglants, pyrotechniques. Le public remue dans tous les sens, fait la fête. Et puis au centre de la scène s’agite Ed Marcfarlane. Il va même descendre dans le public. Le chanteur/danseur (à ses heures guitariste ou claviériste) a une bonne voix, mais elle se fond dans l’ensemble. Ses déhanchements sensuels, spasmodiques, chaloupés, communiquent un feeling voluptueux à la foule. On ne voit pas le temps passer. C’est la révélation du festival ! Et comme dirait, notre photographe préposé pour la circonstance, c’est ‘the next big thing’ !

Pas facile dès lors pour Foals de clôturer la soirée. Et pourtant, il y est parvenu sans aucune difficulté. En fait, Foals est avant tout un groupe de scène. Et au fil du temps, ses prestations deviennent de plus en plus convaincantes. Enfin, c’est ce que m’ont rapporté plusieurs spectateurs au cours d’une conversation impromptue relative à leur set. Le quintet d’Oxford pratique une forme de math rock mâtiné de post punk et de noise atmosphérique. Dans un style susceptible de rappeler The Rapture et TV on The Radio. Pas étonnant quand on sait que leur album, « Antidotes », paru en mars de cette année, a été produit par David Sitek. De petite taille, Yannis Philippakis est le guitariste/chanteur. Il virevolte d’un côté à l’autre de la scène. Monte même sur les baffles. Le second gratteur, Jimmy Smith, tient ponctuellement sa guitare très haute, comme si c’était un médaillon. Les musiciens sont hyperactifs et communiquent cette intensité à la foule, qui se met à danser. Yannis possède un timbre vocal volatil, versatile, épousant même parfois des inflexions ‘robertsmithiennes’. Mais ses interventions au chant sont parcimonieuses. Les rythmes dansants, hypnotiques. Les cordes de guitares staccato, contagieuses, rampantes. Les drums implacables. Les lignes de basse pulsantes. Il y une urgence dans leur musique qui nous fait tourner la tête. Yannis abandonne le temps d’un morceau sa râpe, pour se mettre à frapper sur une caisse claire. Puis disparaît dans la foule. On le cherche. Et puis soudain, il se retrouve juste en face de votre serviteur. Il a deux sticks dans les mains et me regarde d’un air hagard. Puis continue son chemin. Après avoir pris un bain de foule, il remonte sur le podium. Il avait sans doute envie de prendre la température de la salle. Tout le monde semble d’avoir perdu ses repères, d’autant plus que le groupe se lance dans une équation semi-psychédélique, semi-noisy. Puis tout s’arrête ; et il ne subsiste plus qu’une sensation de vide. Pas de rappel. Les lumières s’allument. La musique de fond reprend ses droits. Et on se décide, bon gré, mal gré, à quitter les lieux. Mais franchement, ce soir, le festival des Inrocks a vibré en compagnie de Friendly Fires et de Foals…

The Wild Beasts + The Virgins + Friendly Fires + Foals

(voir aussi notre rubrique Live Photos) 

Organisation : A Gauche De La Lune et Aéronef (Lille)

 

Tiens, c’est curieux, l’édition 2008 du festival des Inrocks à Lille se déroule un jeudi et un vendredi. Pour ce premier jour, il a élu domicile à l’Aéronef de Lille. Cinq groupes sont à l’affiche. Dont les Ting Tings. Ce qui explique sans doute pourquoi il y a foule. Même que le balcon est ouvert. On n’est même pas très loin du sold out. Mais venons-en donc au programme.

Late Of The Pier a déjà commencé son set depuis un bon quart d’heure, lorsque nous arrivons sur les lieux. Leur premier album (« Fantasy Black Channel ») est paru en août dernier ; mais apparemment ce n’est pas la priorité d’EMI, puisque le disque n’a bénéficié que d’une promo très limitée. Au fil de la prestation, on se demande même ce qu’ils foutent chez un major ; car franchement, si les idées du quatuor de Nottingham sont intéressantes, elles demeurent encore trop à l’état de brouillon. On perçoit quand même des influences qui oscillent de Queens of The Stone Age à Muse, en passant par ELO et Gary Numan ; mais on conclut rapidement que vu leur manque d’expérience, il aurait peut-être mieux valu qu’ils continuent à se produire dans des bars et des clubs, afin d’acquérir une certaine expérience, plutôt que se lancer dans une aventure qui risque peut-être de tourner court beaucoup plus vite que prévu.

Les Black Kids ont également enregistré leur premier opus cette année. « Partie traumatic ». Produit par Bernard Butler, il est paru en juillet dernier. Un quintet issu de Jacksonville, en Floride. A droite de la scène militent deux claviéristes féminines. Pas des bombes sexuelles comme chez les B52’s. Ni des modèles de dynamisme. A l’instar de Kate Pierson et Cindy Wilson, à leur âge. Pourtant, c’est bien chez la formation géorgienne que les Black Kids puisent une partie de leurs influences. Surtout le feeling new wave. Et chez Go ! Team également. Pour le mélange de funk, de disco et de techno. Vêtu d’un t-shirt affublé d’une tête de mort, le chanteur/guitariste me fait penser à un Jimi Hendrix adolescent. Sans manifester la même dextérité à la guitare, malheureusement. Bref, une prestation incolore et inodore.

Alias Stéphanie Sokolinska, SoKo est française. Elle est même née à Bordeaux. C’est aussi une actrice de cinéma. Un joli brin de fille aux yeux malicieux, à la chevelure de jais et au sourire taquin. Elle possède une voix juvénile, campant même un timbre sis quelque part entre Kymia Dawson et Carla Bruni. Et chante dans la langue de Shakespeare des lyrics qui parlent aussi bien de l’interruption de grossesse que de l’incertitude des relations amoureuses. Pour son set, elle est épaulée par un drummer et une claviériste/violoniste. Soko ne se contente cependant pas de chanter. Elle glisse allègrement de la guitare aux claviers (NDR : un casio), en passant par les percus et surtout l’ukulélé. Bref, c’est très minimaliste. Plutôt original, mais au fil du temps la prestation suscite un profond ennui. Et nous pousse à prendre un peu l’air. On reviendra ainsi en fin de parcours, pour assister à ce qui nous semble le style qui lui correspond le mieux. Dépouillé, mais velvetien. Une longue compo au cours de laquelle les accès grinçants de la violoniste conjugués aux accords plaqués et écorchés de Soko, vont littéralement déchirer l’atmosphère. Dommage que tout le set n’était pas de cette trempe.

Bref, en arrivant au quatrième groupe, je me demandais quand même si nous allions enfin pouvoir flasher sur l’une ou l’autre prestation. Ce sera enfin le cas pour Cajun Dance Party. Un quintet londonien partagé entre un drummer (NDR : un sosie de Laurent Voulzy !), un bassiste, un guitariste, un chanteur/guitariste et une claviériste. Blonde et pulpeuse, pour ne rien vous cacher. Et qui possède une superbe voix ; mais dont elle ne révèle cette aptitude qu’en fin de parcours, sur « The Hill, The View & The Lights », un titre qui s’achève dans un véritable délire psychédélique. Chez C.D.P., on est surtout impressionné par le guitariste, Robbie Stern. Non seulement, c’est loin d’être un manchot ; mais il parvient à communiquer une fameuse dose d’intensité aux mélodies. Quant au vocaliste, Daniel Blumberg, il possède un timbre versatile, rappelant parfois Robert Smith, parfois Luke Pritchard (The Kooks). Et, paradoxalement, lorsqu’il ne joue pas de la rythmique, il porte son instrument sur le dos, un peu comme Joe Strummer du Clash. En outre, il ne faut pas sous-estimer le rôle de la section rythmique. A la fois discrète mais solide, elle apporte un fameux groove post punk aux compos. Un set enfin digne d’intérêt. Il était temps ; et autant dire que nous avons poussé un fameux ‘ouf’ de soulagement ! A noter que leur premier elpee, « The Colourful Life », a également bénéficié de la mise en forme de Bernard Butler.

Les Ting Tings ne sont pas encore montés sur les planches que le public est déjà en délire. Ce type de réaction me rend souvent très sceptique. Les Ting Tings sont deux sur scène. Jules De Martino, le batteur (NDR: il est également préposé aux backing vocals) et la chanteuse/guitariste Katie White. Belle fille. Bien maquillée. Comme on colle aux affiches (NDR : il y a longtemps que je l’avais plus ressortie, celle-là !) Le drummer siège à gauche du podium. Un support en arc de cercle passe au-dessus de sa tête pour qu’il puisse donner de la voix. Dans le micro, bien sûr. Katie bondit d’un côté à l’autre de la scène. Elle change de gratte quasiment à chaque morceau. Sa voix me rappelle parfois celle Polly Harvey. Elle peut même raper comme celle de Debbie Harry. Les compos sont bourrées de punch. Le public reprend en chœur leurs singles. Mais la multiplication de gadgets électroniques et préenregistrés finit par agacer. Cette perfection devient artificielle et me rappelle quelque part l’époque du play-back. Ce qui n’enlève rien aux qualités du duo ; mais franchement, on aimerait les voir au sein d’un véritable groupe. Histoire d’écouter des versions différentes de leur album. Goûter à la magie du vrai ‘live’ ! Pas devoir se farcir une réplique fidèle d’un répertoire. Aussi au bout d’une bonne demi-heure, on décide de s’éclipser. Pour vivre, on l’espère, le lendemain, une soirée un peu plus excitante…

Late of The Pier + Black Kids + SoKo + Cajun Dance Party + The Ting Tings

(voir aussi notre rubrique Live photos)

Organisation : A Gauche De La Lune et Aéronef (Lille)

mercredi, 12 novembre 2008 20:49

La noble bête d’Andrew Bird.

Le prochain album d’Andrew Bird paraîtra ce 26 janvier. Il s’intitulera « Noble beast ». L’opus du compositeur/multi-instrumentiste paraîtra sous la forme d’un simple cd, d’une édition deluxe et d’un double elpee, le second disque étant consacré à une prestation ‘live’ accordée à Montreal.

Tracklisting :

1. Oh No
2. Masterswarm
3. Fitz and the Dizzyspells
4. Effigy
5. Tenuousness
6. Nomenclature
7. Not a Robot, But a Ghost
8. Anonanimal
9. Natural Disaster
10. Confess
11. Souverian
12. On Ho !

Pour plus d’infos : http://www.andrewbird.net

 

mardi, 11 novembre 2008 01:00

Horny as hell

Pour enregistrer son nouvel essai, Rudi Protrudi est parvenu à convaincre ‘Mad’ Mike de revenir frapper sur les fûts. Comme entre 1986 et 1992. Forgeant pour la circonstance une section d’enfer en compagnie du bassiste Screamin’ Bo Pille. En outre, le New-yorkais a bénéficié de la participation de backing vocals féminins et reçu la collaboration d’une section de cuivres. Des cuivres qui apportent une coloration r&b particulièrement chaleureuse, fiévreuse même, à la plupart des plages de l’elpee. Ajoutez-y la conjugaison cinglante entre les guitares de Protrudi et de Lenny Silver ; et puis bien sûr les claviers Hammond C3 subrepticement rognés par Lana Loveland. Il ne reste plus qu’à la voix vitale et énergétique de Rudi à faire le reste. Et ma foi, le résultat est concluant. Enfin, si vous êtes un aficionado de garage inspiré par les sixties. Celui des Monkees, Dave Clark Five, Crying Shames ou encore des Sonics, pour être plus précis.

L’opus recèle de nouvelles versions d’anciennes compositions. Tout d’abord « Ward 81 ». Ensuite « She’s wicked ». « Cheyenne rider », également. Une adaptation très réussie d’un titre signé par Jordan Tarlow et Mike Czekaj, deux ex-membres des Fuzztones. Cette plage pourrait même figurer au répertoire des Fleshtones. Le disque épingle également toute une série de covers, dont le « Garden of my mind » de Mickey Finn, « Girl, you captivate me », un morceau signé DiFrancesco/Dischel popularisé par ? & The Mysterians, le « Be forewarned » de Pentagral » ainsi que le « 99th floor » de Billy F Gibbons. Issu de la plume d’un certain Ceynowa, « Black lightning light » baigne d’abord dans des sonorités de claviers ‘deepurpleliennes’ (NDR : pensez à « Child in time »). Et pourtant ce n’est pas Jon Lord qui siège derrière l’orgue. Avant de s’autoriser un petit trip dans la prog et de glisser finalement vers un r&b garage digne du Spencer Davis Group. Une compo de 7’43 ! Signalons encore la présence du bassiste et du chanteur des Pretty Things, Wally Waller (il partage les harmonies vocales) sur une cover des Pretties, « Alexander ». L’elpee recèle enfin un morceau absolument fantastique et irrésistible : « Third time’s the charm » (NDR : cette voix caverneuse de Protrudi ! Brrrrrr…) Et il n’est pas interdit de danser. Excellent !

 
mardi, 11 novembre 2008 01:00

Broken hymns, limbs and skin

En novembre 2007, la fiancée de Rogers-Berry succombe à une rupture d’anévrisme. David Rogers-Berry est le drummer de la formation new-yorkaise. Le combo accuse le coup face à cette tragédie et annule toute la tournée mondiale qui venait d’être programmée. Le groupe projette cependant de continuer son aventure ; mais lorsqu’il entre en studio pour enregistrer son troisième opus, l’ambiance est plutôt plombée. Ce qui explique sans doute la nature des lyrics. Déjà qu’ils ne respiraient pas la joie de vivre, mais vu les circonstances, ils se révèlent davantage torturés, sombres, parfois même macabres. Et inévitablement, une compo rend hommage à la jeune défunte, « A light that does not dim », une compo qui relate la chaleur et la lumière qu’elle a pu apporter dans sa vie. Les autres plages traitent du meurtre, de fantômes ou encore des religions ancestrales, des chansons gorgées de désespoir et de colère qu’interprète d’une voix gémissante, nasillarde, Greg Jamie, une voix dont le timbre oscille quelque part entre Danielson, Neil Young et Tom Waits.

O’Death pratique une forme de country folk gothique. Appalachien et bluegrass, très souvent. Gitan et circonstanciellement jazzyfiant, également. A cause du violon grinçant ou swinguant de Bob Pycior. Insolite aussi. Pas à cause de la présence d’un banjo ou d’un ukulélé, mais des percus. Une véritable quincaillerie. La plupart des titres évoluent cependant sur un tempo frénétique. Punk même. Susceptible de changer de rythme au sein d’une même composition. Dans un style qui peut rappeler Gogol Bordello. Voire même les Pogues. On a même droit à quelques chœurs gospel. A de la valse aussi. Et puis à un séjour dans l’univers du cabaret. Il y a bien une ballade (« Angeline »), et puis quelques plages dont l’intro s’ébroue tout en douceur. Avant d’embrasser progressivement et systématiquement une perspective vivace et nerveuse. Et puis une polka instrumentale (« Leininger »). Mais dans l’ensemble, c’est la frénésie qui domine le climat de ce « Broken hymns, limbs and skin », une exaltation qui mériterait certainement d’être vécue en ‘live’…

Le nouvel opus de The Prodigy est prévu pour le 2 mars. Il s’intitulera « Invaders must die ». Dans la foulée, la formation partira en tournée. Découpé en 11 morceaux, il s’agit de leur cinquième elpee. Il fait suite à “Always Outnumbered, Never Outgunned », paru en 2004.

 

Tracklisting

1. Invaders Must Die
2. Omen
3. Thunder
4. Colours
5. Take Me To The Hospital
6. Warrior's Dance
7. Run With The Wolves
8. Omen Reprise
9. World’s On Fire
10. Piranha
11. Stand Up


Pour plus d’infos : http://www.theprodigy.com et http://www.myspace.com/theprodigy