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dEUS - 19/03/2026
Gavin Friday - Het Depot
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 05 septembre 2006 03:00

Rather ripped

Exit Jim O’Rourke, le line up de Sonic Youth en est donc revenu au quatuor de base. Et curieusement, leur musique épouse une forme plus pop, plus mélodique, comme au début des années 90, période marquée par la sortie des albums « Goo » et « Dirt ». Ce qui n’empêche pas la formation new-yorkaise de continuer à jouer sur les dissonances. De mouler les compos dans leur noisy, parfois même à la limite du psychédélisme. Plus étonnant, alors que le groupe constitue une référence de choix pour de nombreux artistes contemporains, cet elpee laisse transparaître ses propres influences de manière bien plus évidente. Qui manifestement oscillent ici du Velvet Underground à Can en passant par Television. Pour enregistrer cet elpee, S.Y. a reçu le concours de John Agnello (NDR : dont la carte de visite impressionnante – pour plus d’infos http://www.johnagnello.com/index.php?sitesection=discography - mentionne notamment Cell, Dinosaur Jr, Dylan, Graham Parker, Breeders, Lemonheads, Madrugada, Mark Lanegan, Patti Smith, Roger Waters, Screaming Trees, Steve Wynn et The Kills) à la co-production. Et il faut reconnaître que la mise en forme des treize titres de cette plaque est parfaite. Ce que les aficionados d’expérimentation pure leur reprocheront sans doute. N’empêche, cet opus s’avère de bonne facture et recèle même de petites perles. Et je pense tout particulièrement au visionnaire « Reena », à l’incandescent (NDR : oui je sais, le jeu de mot est facile) « Incinerate », au brumeux « Do you believe in rapture ? », à l’atmosphérique « Pink steam » ou encore à la rencontre entre post folk et néo krautrock opérée sur « Or ». Titres plus aventureux, « Sleepin around » (Grateful Dead ?), l’hypnotique « What a waste », « Rats », un fragment intimiste parcouru par la basse no wave de Kim Gordon ainsi que « Helen Lundeberg », bonus track torturé, tourmenté, presque martial, démontrent que le combo n’est pas en panne d’imagination. Un disque pour faire le point, tout simplement.

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Liquid

Auteur d’une superbe démo en 2002 (NDR : « Six teaspoons of eiran cari ») et d’un mini album ‘live’ en 2004 (NDR : « Six pinches of stage flavour »), Soyoy nous propose son premier véritable album. Un disque sur lequel figure « Loonontahi », superbe morceau qui figurait sur le premier essai ainsi que trois titres du deuxième (NDR : quatre si on compte le bonus track « Paradiso »), mais sous des versions retravaillées en studio. La musique est toujours aussi solennelle, empreinte d’accents mystiques, inspirée par les musiques traditionnelles ; et en particulier celtique, bulgare, mongole, galicienne et orientale. Et puis on y retrouve ces influences si reconnaissables : depuis Collection d’Arnell-Andréa à Bel Canto, en passant par les Cranes et Cocteau Twins. Sans oublier cette conjugaison vocale opérée dans l’esprit de Lisa Gerrard et Brendan Perry, entre le timbre éthéré, flottant, fragile, miaulant de Cécile et le baryton de Franck, capable de passer en falsetto. Passé à un trio depuis l’arrivée du claviériste Sebastien Lhoest, Soysoy nous entraîne tout au long de ce « Liquid » au sein d’un univers mystérieux, féerique, mystique presque gothique. Si la majorité des compos sont interprétées dans la langue de Shakespeare, deux titres sont chantés dans celle de Voltaire (« Home », « Diva »). Et puis deux autres encore (« Sintare sadio » et « Silla ») dans un langage imaginaire accentuant cette impression d’étrange. Si l’effet de surprise provoqué par « Six teaspoons of eiran cari » ne joue plus sur cet opus, l’ensemble demeure de très bonne facture et bénéficie d’arrangements particulièrement soignés voire même somptueux (« Into the wild »). Un seul fragment se démarque de l’ensemble : « King of the world ». Davantage orienté electro pop, il rappelle curieusement Ozark Henry…

mardi, 14 novembre 2006 02:00

Underhanded Romance

Scissors For Lefty n’est pas une formation britannique, mais américaine. Issue de San Francisco, en Californie, très exactement. Pourtant, le quatuor est manifestement influencé par la musique insulaire. Celle de Pulp, pour être plus précis. A cause de la voix de Bryan Garza dont les inflexions théâtrales sont manifestement empruntées à Jarvis Cocker, même si le timbre oscille entre celui de Ray Davies, Robert Smith et Ric Ocasek (Cars). Et puis de la musique également. Un peu cabaret, glamoureuse, capricieuse, très souvent dispensée sur un ton insouciant (NDR : les claviers ‘cheap’, le kazoo, les sifflotements et surtout les mélodies contagieuses), parfois même dansant, malgré les lyrics souvent torturés et des cordes de guitare qui peuvent se révéler incisives, dans un style proche des Killers. Particularité, à l’instar de The National et du défunt Immaculate Fools, Scissors For Lefty compte deux paires de frangins. Multi-instrumentistes ! Tout d’abord Bryan et Robby respectivement chanteur/guitariste et guitariste/bassiste. Et puis Peter et James Krimmel. Le premier préposé aux claviers et à la guitare, le second à la basse et aux drums. C’est trop rare pour ne pas le souligner. Bref, si « Underhanded Romance” n’est que le deuxième elpee du groupe, il est très réussi, particulièrement rafraîchissant, et mérite qu’on lui prête une oreille attentive…

 

mardi, 27 juin 2006 03:00

White bread, Black beer

Lorqu’on évoque Scritti Politti, on pense à des chansons comme “Wood beeze”, “The world girl”, “Perfect way”, “Oh Patti” ou encore “The sweetest girl”. Scritti Politti c’est avant tout Green Gartside, un musicien et surtout un chanteur qui dispose d’un falsetto extraordinaire. Son dernier opus (NDR : "Anomie & Bonhomie"), remonte à sept longues années. Faut dire qu’en près de trente ans de carrière, il n’a commis qu’un petite vingtaine de singles, quelques Eps et 5 albums. Soit un elpee tous les cinq ou six ans. Enregistré seul dans une pièce aménagée en studio de son appartement à Hackney, « White bread, Black beer » baigne au sein d’une atmosphère volontairement indolente. Green y assure toute l’instrumentation y compris les vocaux, of course. Qu’il retravaille souvent en harmonies vocales, grâce à son ‘multipistes’. Et puis, cet elpee fête son retour sur le label Rough Trade. Découpé en 14 fragments, ce disque nécessite cependant plusieurs écoutes, avant d’être apprécié à sa juste valeur. Depuis le duveteux « The boom boom bap » au contagieux « Robin Hood », en passant par le somptueux « Snow in the sun », caractérisé par ses vocaux immaculés (NDR : les Beach Boys pour le corps, Queen pour les fringues), le subrepticement reggae « Throw », le remuant « Dr Abernathy » et ses guitares beatlenesques, le synthético glamoureux « After six », l’insidieux « Petrococadollar », « Eleventh nuts » pétri dans le funk digital, l’éthéré, cosmique « Window wide open », le très beau et mélancolique « Locked » (NDR : tramée exclusivement sur un clavier et des cordes de guitares semi-acoustiques jouées en picking et empreinte d’une très grande sensibilité, cette compo mélancolique frôle l’univers intimiste de Durutti Column) et le versatile « Mr Hughes », qui s’ouvre par des harmonies vocales a cappella ‘brianwilsonesques’ avant de virer dans le funk pur et dur. Et puis si vous voulez en savoir davantage, je vous invite à prendre connaissance de la longue interview que Green Gartside a accordée à Musiczine…

mardi, 25 avril 2006 03:00

Sedia

Ils sont trois et pratiquent une musique qui mêle subtilement no wave, noise, hardcore ainsi que post et math rock. Une formation italienne qui doit beaucoup apprécier le chaos organisé pour concevoir un semblable style musical. Pensez aux débuts de Sonic Youth ou à la folie déstructurée de The Ex. Peut-être également à Shellac et Primus. A cause de la basse qui ‘slappe’ constamment. Lors de l’enregistrement de cet Ep 6 titres, Sedia a reçu le concours de Fabio Magistralo, un des musiciens de 61 Winter’s Hat, à la mise en forme. Un disque dont la solution sonore instrumentale glaciale, sauvage et pulsante est tout bonnement propice à la prise de tête…

lundi, 30 janvier 2006 02:00

Ceci n’est pas un film (Dvd + CD)

Mis en scène par Chritina Vandekerckhove, « Ceci n’est pas un film » immortalise le concert du 5 mars 2005 accordé au Kopergietery de Gand par Sioen et son groupe. Un set pour lequel la formation avait reçu le concours d’un trio de musiciens à cordes et épisodiquement d’une choriste. Particulièrement en forme, Frédéric Sioen y propose 16 titres issus de ses albums « See you naked » et « Ease your mind » ; mais le Dvd inclut également un dessin animé, des interviews, des vidéos, des sessions studio et un détour – non dénué d’humour - par les coulisses. Parfois filmés en noir et blanc. Parfois fondus avec d’autres prestations ‘live’. A l’instar de « Too good to be true », accordé lors du dernier festival de Werchter. Un moment de pure magie ! Ou de « Sleeping beat », au cours duquel Toots Thielemans est venu donner un petit coup d’harmonica. D’abord lors de la dernière édition du Folkdranouter, et puis en studio. Mais le plus intéressant procède du style particulièrement ample développé par Sioen tout au long de sa prestation. Capable d’osciller de la pop au funk, en passant par le prog (NDR : tout naturellement celui du Vandergraaf Generator), le flamenco, le jazz et le classique, Sioen peut également compter sur une équipe d’excellents instrumentistes, même si la palme revient au violoniste John Baert qui est parvenu à remplacer - et ce n’était pas du tout cuit - le talentueux Renaud Ghilbert parti chez Absynthe Minded. Et le cd reproduit tout simplement le concert en audio.

 

 

dimanche, 07 septembre 2008 13:30

Un nouveau Trust !

Après quelques concerts sporadiques, Trust a donc décidé d’enregistrer un nouvel album. Il s’intitule « 13 à table » et est dans les bacs depuis ce 5 septembre. En bonus, vous y trouverez également un Dvd de 26 minutes consacré à un concert accordé à l’Olympia, en décembre 2007.

Tracklisting :

1. Toujours parmi nous
2. Epistémophilique
3. Promesse osée
4. Tout est à tuer
5. Venez
6. Psaume
7. Vae victis
8. Surveille ton look
9. Black blanc beur
10. La morsure
11. Que serais-je sans moi
12. Là où je vis
13. Des mots
14. Après les hymnes
15. En apparence

Pour plus d’infos : http://www.trust.tm.fr/frameset_a.htm

dimanche, 07 septembre 2008 13:28

Ice Cube dit toujours ce qu’il pense…

C’est ce 29 septembre que paraîtra le nouvel opus d’Ice Cube, en Belgique. Pour la circonstance, il a reçu le concours de Musiq Soulchild, son partenaire WC, ainsi que Nas et Scarface. En outre, la mise en forme a été partagée entre FredWreck, Emile, Maestro et Da Beatsmith. Déjà sorti aux States, l’elpee est entré directement au n° 5 dans les charts.  

Pour voir la video de “Gansta Rap Made Me Do It » : http://nl.youtube.com/watch?v=HzeZhCt5PVA

Tracklisting

1. What Is A Pyroclastic Flow?
2. I Got My Locs On
3. It Takes A Nation
4. Gangsta Rap Made Me Do It  
5. Hood Mentality
6. Why Me?
7. Cold Places
8. Jack N The Box
9. Do Ya Thang
10. Thank God
11. Here He Come
12. Get Money, Spend Money, No Money
13. Get Use To It
14. Tomorrow
15. Stand Tall
16. Take Me Away

Pour plus d’infos : http://www.icecube.com

 

mardi, 02 mai 2006 03:00

Taoist Priests

Au cours des trois dernières années, Hugo Race s’est montré particulièrement productif. Non seulement il a multiplié les projets les plus divers, mais flanqué de True Spirit, il a commis « The Goldstreet Sessions » en 2003, « Live in Monaco » l’année suivante et « Ambuscado », l’année dernière. Ce qui nous change des habitudes de l’Australien, car il avait fallu attendre quatre longues années avant qu’il ne se décide à retourner en studio avec son groupe (« Last Frontier », en 1999). Bref, Hugo respire la forme ; et son nouvel opus, « Taoist Priests » en est la plus parfaite illustration. Un disque intense, climatique, envoûtant, complexe, parfois cosmique, mais aux mélodies soignées qui confirme que l’artiste visionnaire atteint la pleine maturité. Il ne faut pas perdre de vue qu’il a participé à la confection de 6 albums des Bad Seeds ; et que si son aventure chez Wreckery n’a guère été médiatisée, elle a quand même accouché d’une discographie fort intéressante, dont trois elpees et deux Eps. Hugo possède une voix chaude, graveleuse, confidente, dont le timbre navigue quelque part entre celui de Tom Waits et de Chris Rea. Parfois même, on a l’impression qu’il chuchote à votre oreille. Côté musical, les 13 fragments de l’elpee oscillent entre le psyché/indus (le titre maître) au trip hop (le morceau caché), en passant par le post blues marécageux au refrain hymnique, contagieux « Ready to go », l’énigmatique « I know you », le savoureux « On the bright side », plage imprimée sur un mid tempo (Tony Joe White ?), la ballade narrative, confessionnelle, « Into the wood » (Chris Rea rencontre Léonard Cohen), l’instrumental cinématique « Beyond Babylon (autre rencontre hypothétique, mais cette fois entre Ennio Morricone et Tuxedo Moon), les floydiens sous leur forme lunaire la plus sombre « Unknown 04 » et « Walker », l’alt country « Cold mother » (Wilco ?), le blues indolent et spectral « Don’t mess around », l’incantatoire « Daytuna » (Robert Wyatt ?) et l’hymnique « Pray on », une compo balayée de chœurs et de cloches. Maintenant, il ne faut pas oublier le rôle des musiciens de True Spirit. Et en particulier du trompettiste Michelangelo Russo, dont les interventions cuivrées, jazzyfiantes, apportent davantage de profondeur à l’expression sonore.

 

 

mardi, 05 septembre 2006 03:00

The Singles

The Red Krayola (NDR : ou Red Crayola, l’orthographe changeant d’un disque à l’autre) est une formation américaine né en 1966. Evoluant à l’origine sous la forme d’un trio, elle deviendra, à partir de la fin des seventies, le projet d’un expérimentateur à la fois génial et farfelu : Mayo Thompson. Si à la fin des sixties et au cours de seventies, le groupe texan (NDR : de Houston, très exactement) va surtout explorer l’univers psychédélique, proche d’un Syd Barrett ou contemporain, réminiscent des Mothers of Invention de Frank Zappa, c’est le mouvement punk le plus alternatif qui va lui donner une nouvelle impulsion. Il s’installe alors en Grande Bretagne, puis en Allemagne, et relance l’aventure d’un Red Krayola à géométrie variable qui impliquera, suivant les époques, Lora Logic (X Ray Spex, Gina Birch (Raincoats), Epic Soundtracks (Swell Maps) et surtout David Thomas (Pere Ubu). Ce qui vous donne une petite idée de la forme très alternative de ses desseins sonores. Mayo continue d’ailleurs de militer au sein de l’underground le plus pointu, puisque récemment il a collaboré aux travaux de Jim O’Rourke, Gastr Del sol et Tortoise. Intitulée « Singles » cette compile réunit des morceaux commis entre 1969 et 2004. Des singles ? Qui sont alors tous passés inaperçus. Aucun titre majeur d’ailleurs. Pas davantage de trace du classique « Hurricane fighter plane », immortalisé en son temps par les Cramps ou de titres concoctés au cours de sa période la moins marginale, c'est-à-dire parus chez International Artists. On y recèle cependant trois fragments commis au cours de la carrière solo de Mayo. Bref, s’il n’est manifestement pas le génie qu’on voudrait bien nous faire croire, il faut reconnaître que le parcours de ce visionnaire mérite une attention toute particulière. A cause de l’évolution de sa muse qui a toujours été constante et même avant-gardiste. Thompson souhaite même encore développer de nouveaux projets. A moins d’être à la pointe de l’actualité, vous n’en entendrez probablement jamais parler. Mais sachez que c’est ce genre d’artistes qui permettent encore aujourd’hui à la scène pop/rock d’évoluer…