La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Gavin Friday - Het Depot
dEUS - 19/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Junica

Over The Atlantic est un duo néo-zélandais réunissant Bevan Smith et Nick Brinkman. Issu de l’univers underground, le premier se charge de l’aspect électronique à l’aide d’un laptop. Ex-Ejector, le second se réserve les vocaux et la guitare. Et le résultat proposé tout au long de ce « Junica » est plutôt convaincant. A cause du sens mélodique des compos constamment préservé. Leur noisy-electro-pop s’inspire manifestement de Brian Eno (les vocaux légèrement réverbérés) et de My Bloody Valentine (NDR : une des plages de l’elpee s’intitule Kevin Shields). On a parfois l’impression de flotter au-dessus de paysages imaginaires peuplés de lucioles, en pleine aurore australe. Un périple tour à tour paisible ou périlleux, mais toujours exaltant au cours duquel rythmes capricieux, arrangements éthérés, soyeux, électricité distordue, luxuriante, sonique et vocaux atmosphériques rafraîchissent constamment cet univers visionnaire, riche en couleurs sonores…

lundi, 16 janvier 2006 02:00

Black sheep boy

Fondé à la fin des 90’s, Okkervil River nous vient du New Hampshire. Une formation drivée par Will Sheff et Seth Warren. Et responsable de 4 albums à ce jour. Guitariste mais surtout chanteur, Will a également développé un projet alternatif, Shearwater, en compagnie duquel il a déjà commis trois elpees : “The Dissolving Room” en 2001, “Everybody Makes Mistakes” en 2002 et “Winged Life” en 2004. Si à l’origine, le line up se résumait à un quatuor, il est passé aujourd’hui à un sextuor. Ce qui explique sans doute la diversification de leur expression sonore. Fondamentalement alt country, Okkervil River évoque tout d’abord Centro Matic. Ou plus exactement South San Gabriel. Surtout dans sa phase la plus acoustique. Aussi gémissante que celle de Johnson (NDR : Will également), la voix de Sheff n’est pas étrangère à ce phénomène. Mais tout au long de « Black sheep boy », Okkervil River a le bon goût de varier les styles, le tempo et l’instrumentation. Une instrumentation riche, très riche même. Bien sûr, les guitares (acoustique et électrique), la basse, les drums sont très présents. Mais aussi la lap steel, l’orgue à soufflets, la mandoline, les percus, le vibraphone et le Wurlitzer ; le tout saupoudré d’un zeste d’électronique. Sans oublier celle que se réserve les invités, parmi lesquels figurent une section de cordes et une trompette. Ce dernier (Michael Kapinus) apportant une coloration très cuivrée à plusieurs des fragments. Un peu dans l’esprit de Calexico. L’elpee recèle même l’un ou l’autre titre plus insolite. Et je pense tout particulièrement à « Black », morceau imprimé sur un tempo new wave et fouetté par une basse caoutchouteuse. Ou encore « The latest toughs », morceau alerte trempé dans la power pop. Plage longue (7 minutes) particulièrement élaborée, « So come back, I’m waiting » nous entraîne dans un voyage sonore tumultueux mais mélancolique parsemé de déflagrations émotionnelles et climatiques, un périple qui s’achève dans la paix d’arrangements somptueux. Le meilleur morceau de l’opus ! Et probablement la synthèse de l’énorme potentiel affiché par Overkill River.

mardi, 18 avril 2006 03:00

Grab that gun

La new wave est donc bien revenue au goût du jour. Après Interpol, Editors et consorts, le virus commence à gagner les filles. Et je pense tout particulièrement à un groupe exclusivement féminin issu de l’ouest du Canada répondant au patronyme de The Organ. Leurs idoles ? Joy Division, The Cure et les Smiths (NDR : dont ils ont plus que probablement écouté l’album « The Queen is dead » en boucle). Et les deux premiers morceaux de l’opus trahissent manifestement cette fascination pour la légendaire formation mancunienne. Tout d’abord le single « Brother » qui donne le ton à l’elpee. Puis un « Steven Smith » en forme de clin d’œil à Mozz en personne. Heureusement le reste de la plaque se charge de nuances, même s’il faut regretter une certaine uniformité dans le ton. Un ton empreint d’une grande mélancolie, vous vous en doutez. Qu’entretiennent les lyrics introspectifs, parfois à la limite du morbide, chantés par le vocal blême de Katie Sketch, dont le timbre s’identifie tour à tour à Debbie Harry, Chrissie Hynde (Pretenders) ou Martha Johnson lorsqu’elle drivait les Muffins (NDR : Tiens, tiens, M.&T.M. étaient également Canadiens…) Le titre final de cette plaque, « Memorize the city » recèle curieusement un refrain aussi contagieux que celui du hit planétaire « Echo Beach », même si les sonorités de la guitare évoquent davantage Indochine période « L’aventurier ». Une sensation qu’on retrouve sur « Basement band song », nonobstant la basse ténébreuse et les claviers désuets. Les lignes de guitares peuvent également se révéler éthérées, atmosphériques. A l’instar d’un Sad Lovers and Giants. « Love, love, love » et « A sudden death » en sont les plus belles démonstrations. Enfin, imprimé sur un tempo plus enlevé, dans l’esprit du « Seventeen seconds » de Cure, « I am not surprised » concède une mélodie sombre que n’aurait pas renié Brian Molko en personne, lors de sa période la plus cold.

 

lundi, 03 avril 2006 03:00

La quinta essenza della mediocrita

Neo est un trio italien, lombard très exactement. Une formation responsable d’une musique expérimentale dans le sens le plus expérimental du terme. Se réclamant notamment de Fred Frith, Mr Bungle et autre John Zorn, l’ensemble péninsulaire nous propose, tout au long de son quatrième elpee, 13 morceaux instrumentaux qui papillonnent entre jazzcore, post-noise, no wave, math-rock et avant-rock, rap ou blues. Vous n’avez rien compris ? Pas grave, moi non plus…

 

mercredi, 27 août 2008 18:25

Un Dvd live pour Avril Lavigne

Ce 9 septembre paraîtra “The Best Damn Tour”, un Dvd consacré au concert accordé par Avril Lavigne le 7 avril dernier à l’Air Canada Center de Toronto et réalisé par Wayne Isham (Avril Lavigne, Simple Plan, Sheryl Crow).

Pour plus d’infos : http://www.avrillavigne.com et http://www.myspace.com/avrillavigne

 

Jack White (White Stripes, Raconteurs) et Alicia Keys ont été sollicités pour composer le thème principal de la bande sonore du prochain film de James Bond, « Quantum Of Solace ». On suppose qu’ils ont dû passer des nuits blanches pour y parvenir…

C’est ce 23 septembre que paraîtra le nouvel opus du Kiss the Anus of A Black Cat. Il s’agit de leur troisième. Intitulé « The Nebulous Dreams », il ne contient que trois titres. Evoluant au sein d’un univers écartelé entre métal, folk, doom et psychédélisme, cette formation belge partage des visions aussi apocalyptiques que Current 93, Woven Hand, Richard Youngs ou encore Comus…  

Tracklisting :

1. Between Skylla And Charybdis 
2. Dyptich 
3. Miserere

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/conspiracyrecords

 

mercredi, 27 août 2008 18:22

Un album maison pour Dido …

Le nouvel elpee de Dido sera dans les bacs ce 3 novembre. Il s’intitule « Safe Trip Home ». Et c’est son troisième concocté en studio. Enregistré à Los Angeles et Londres, il a reçu le concours de Jon Brion (Fiona Apple, Kayne West, Rufus Wainwright, The Eels) à la production. Une composition de l’opus a été coécrite en compagnie de Brian Eno.

Pour plus d’infos : http://www.didomusic.com

 

mardi, 26 août 2008 23:09

Chemical Chords

« Chemical Chords » constitue le onzième album studio de Sterolab. Par contre, ne me demandez pas combien de disques ils ont enregistré à ce jour, c’est un véritable casse-tête chinois. A cet égard, je vous invite à vous tourner vers les sites spécialisés dans le genre. Encore, qu’après consultation, on se rend compte qu’aucun d’entre eux n’est sur la même longueur d’ondes (NDR : voir quand même sur le site officiel : http://www.stereolab.co.uk/discography/?no=79. En outre, si vous vous souhaitez compliquer la situation, on peut aussi évoquer les œuvres des projets parallèles… et bonjour la prise de tête. Bref, Stereolab n’avait plus enregistré de véritable album depuis 2004. « Margerine Eclipse », très précisément. Deux ans après le décès d’une des vocalistes, Mary Hansen. Encore que de nombreux chroniqueurs considèrent cet elpee comme un recueil de chutes de bandes. A vous de juger. Mais revenons à nos moutons…

Le nouvel essai est découpé en 14 plages. 16 pour l’édition limitée. Et il faut reconnaître que les influences ‘krautrock’ des débuts se sont évaporées. Plus de titres longs et hypnotiques, comme « Refractions in the plastic pulse » ou « Metronomic Underground » non plus. En fait, Stereolab épouse ici une formule presqu’exclusivement pop. Faut dire que le remplacement de Jim O’Rourke par Sean O’Hagan (NDR : après avoir milité chez Stereolab, il a fondé les High Llamas), à la production, y est pour quelque chose. Le morceau le plus long, et aussi le titre maître, dépasse à peine les 5 minutes. La mise en forme est particulièrement soignée, riche en arrangements de cuivres et de cordes, dans l’esprit de Scott Walker. Et s’il n’y avait cette construction élaborée des morceaux, on parlerait peut-être ici de lounge. D’ailleurs, on vous conseille d’écouter ce disque, installé confortablement dans une chaise ‘lounge’, sur le patio d’une villa espagnole, en bord de mer… Plus sérieusement, les compos ont été construites sur les claviers : synthés, moogs, vibraphone, clavecin, xylophone, etc. Ce sont même parfois ces claviers qui impriment le tempo. Un concept qui correspond davantage aux nouveaux desseins sonores du groupe. Les beats ont été ajoutés par la suite. Ce qui explique sans doute pourquoi, ils paraissent plus sinueux, plus capricieux. Par contre, pas de changement pour la voix de Laetitia Sadier. Son timbre éthéré, cristallin, est un véritable enchantement, même s’il faut bien tendre l’oreille pour comprendre ses lyrics obliques, exprimés tantôt dans la langue de Voltaire, tantôt dans celle de Shakespeare.

D’excellents morceaux donc sur ce « Chemical Chords », mais également quelques plages dispensables, parce qu’apparemment construites sur un schéma identique. N’empêche des compos comme « Three women » caractérisée par son rythme ‘motownesque’, le faussement grandiose « One finger symphony », hanté par le spectre de Serge Gainsbourg (NDR : ses débuts, of course !), « Cellulose sunshine », petite perle de pop de chambre (ces flux et ces reflux d’arrangements de cordes !) ; et sur l’édition limitée, le semi tribal/semi carnavalesque « Magne-Music », méritent une mention toute particulière. Et apparemment cet elpee ne serait que la première partie d’un dyptique, dont la sortie d’un deuxième volet est prévu pour dans quelques mois.

mardi, 09 mai 2006 03:00

G

Malibu Stacy serait à la recherche du point “G” ! Comment ne pas y penser en observant l’image de la jeune fille qui illustre la pochette ? Et puis rien qu’à travers le titre de leur premier album ? Un disque enregistré à Bologne, sous la houlette de Francesco Donadello (Yuppie Flu). Sur cet opus, on retrouve trois morceaux qui figuraient sur leur Ep, paru en 2005. Tout d’abord, le single « Sh sh », caractérisé par cette ligne de basse ténébreuse, instituée par Peter Hook (NDR : les plus pessimistes penseront à Joy Division, les plus optimistes à New Order) et la voix théâtrale de David de Froidmont (Pulp ?). Une inflexion à laquelle le chanteur a recours régulièrement. Et en particulier sur « Runaways ». « Sex in Malibu », ensuite. Une pop song paradoxalement contagieuse et frénétique exécutée dans l’esprit de Maxïmo Park. « Los AnGeles » enfin. Une plage hymnique, allègre, digne de Weezer. Pas pour rien que ce fragment a été choisi pour faire l’objet d’un clip vidéo, un clip tourné à L.A.. Un Weezer qui hante également « Feck this (1985) », nonobstant le final dont les célèbres lyrics (« Hey you, what’s that sound ? Everybody look what’s going down ») ont été empruntés à Rhymes Digitales. Plus surprenant, cinq titres lorgnent manifestement vers la britrock. Essentiellement celle de Shed Seven ; et puis des Killers sur le très eighties « Soda Pop », un fragment balayé de guitares cinglantes. De cette plaque, je retiendrai encore la ballade mid tempo « Saturday night fisher » et puis le sauvage « VHF-VUF », une compo punkysante, presque stoogienne. Un seul regret : nonobstant un premier elpee de bonne facture, Malibu Stacy n’est pas parvenu à communiquer cette intensité unique qui fait leur force en ‘live’.