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dEUS - 19/03/2026
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 19 août 2008 22:14

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On ne va pas vous faire un dessin pour vous rappeler la définition d’un dodo ; aussi, dormez-en paix. Par contre le dodo, autre nom du Dronte, était un oiseau des Iles Mascareignes. Incapable de voler, ce volatile a été exterminé par l’homme au XVIIIème siècle. Mais venons-en maintenant à nos Dodos. Franchement, un nom à coucher dehors (NDR : oui, je sais le jeu de mots est facile). Un duo californien. Issu de San Francisco, très exactement. Partagé entre Meric Long et Logan Kroeber. Le premier se réserve les lead vocaux et se charge de tous les instruments à cordes (NDR : essentiellement acoustiques) et le second des percussions. Et ils n’hésitent pas à se servir des instruments les plus insolites. Mais le plus intéressant, c’est qu’ils utilisent toute cette panoplie pour en extraire des sonorités incroyables. En puisant dans leur imagination ; et puis en se servant de la technologie moderne. Autre particularité, les percus sont bien mises en avant. Parfois tribales, elles inoculent une plus grande vivacité aux compos. En outre, leurs chansons sont particulièrement mises en forme, fignolées, sculptées et parfois même lustrées d’arrangements (un zeste d’électro, quelques accords de piano, du glockenspiel et des cuivres), tout en préservant le sens mélodique. Un cocktail de pop, de psychédélisme, de punk, de blues, de world, de prog, de swing et de folk, au sein duquel on retrouve des traces, à des degrés divers, de Gorky’s Zygotic Mynci, Syd Barrett, Animal Collective, Sufjan Stevens, Arcade Fire, Beta Band, Tyrannosaurus Rex, Tom Waits, Robert Johnson, Elliot Smith et j’en passe… Et au plus on écoute cet elpee, au plus on s’en délecte…

 

mardi, 19 août 2008 22:09

We made this ourselves

« We made this ourselves » constitue le tout premier album d’Essie Jane Wilkinson. Il date de 2007. Un second est déjà paru, aux States, « The Inbetween » ; mais il n’est disponible chez nous qu’en import. En fait, Essie est de nationalité britannique, mais elle a émigré à New York. Ce qui explique le contretemps des sorties de ses disques. Une dame qui possède une superbe voix. Ethérée, austère, cristalline, elle peut rappeler Vashti Bunyan ou Sandy Denny ; mais si la musique peut être qualifiée de folk, elle ne manifeste jamais l’entrain du Fairport Convention. L’expression sonore est d’un minimalisme extrême : un piano, une guitare sèche, quelques frottements de drums, et circonstanciellement un zeste de cuivres ou un chouia de cordes. Et puis le tempo y est presque inexistant. On a l’impression de flotter au-dessus des nuages en contemplant des paysages qui défilent au ralenti. C’est beau, c’est mélancolique, mais si pour l’instant, vous avez un coup de blues, je vous déconseille vivement de vous immerger dans cette solution sonore, vous pourriez vous noyer dans votre chagrin…

 

mardi, 19 août 2008 22:04

N.A.L.T 1 - A fast Introduction

“N.A.L.T 1 - A fast Introduction” constitue le tout premier album de ce quatuor italien. De la région de Bologne, très exactement. Fait plutôt rare chez les Transalpins, ils chantent dans la langue de Shakespeare. Leur inspiration principale ? Les eighties ! Aussi bien le post punk, la new wave que le funk blanc. Pas étonnant que les chroniqueurs contemporains leur trouvent des affinités avec le punk funk de Radio 4 ou encore les Yeah Yeah Yeahs. Ce qui n’est pas tout à fait faux. Mais remettons un peu les pendules à l’heure, parce que Les Fauves ont creusé bien davantage dans le passé. Une quasi-constante : la basse groovy, ténébreuse et élastique. Pour le reste, c’est beaucoup plus subtil. D’abord, il y a la voix, dont le timbre campe un hybride entre Alex Turner (Arctic Monkeys), Pete Doherty (Libertines, Babyshambles), Dean Wareham (Galaxie 500, Luna) et Steve Allen (Original Mirrors). Mais pour la musique, les réminiscences oscillent entre Jesus & Mary Chain (« Please please please ») et les Buzzcocks (l’enlevé « Alright »), en passant par PIL (l’excellent « No spaghindie » et son tempo épileptique). Et les Virgin Prunes. A cause de cette incursion dans l’univers du cabaret, même si les traces de funk blanc sont toujours bien présentes. Tout d’abord sur « Freak riot ». Et ensuite tout au long de « Tom Ponzi’s boogie ». Mais sur le deuxième morceau, on y rencontre également du boogie et des accès de basse gothiques (Bauhaus ?). Sans quoi, certaines plages sont hydratées par du clavier vintage ou rogné, comme à la belle époque des eighties. Et en finale (« The heroin melody »), le synthé est imprimé sur le tempo d’une valse. Il y a même un vibraphone qui flotte tout au long du curieux et déstructuré « Bombs on the Siae ».

samedi, 16 août 2008 18:59

La vision terrestre des Dandy Warhols

C’est ce 18 août que paraîtra, en Belgique, le nouvel album des Dandy Warhols. Ce sera leur sixième opus et leur premier depuis qu’ils ont été virés par Capitol. Il s’intitule « Earth to the Dandy Warhols ». Lors des sessions d’enregistrement, ils ont reçu le concours Mike Campbell, le guitariste de Tom Petty and The Heartbreakers et de Mark Knopfler.

Tracklisting

1. World the People Together (Come On) 
2. Mission Control 
3. Welcome to the Third World 
4. Wasp in the Lotus 
5. And Then I Dreamt of Yes 
6. Talk Radio 
7. Love Song 
8. Now You Love Me 
9. Mis Amigos 
10. Legend of the Last of the Outlaw Truckers aka the Ballad of Sheriff Sho 
11. Beast of All Saints 
12. Valerie Yum 

13. Musee d' Nougat 

Pour plus d’infos : http://www.dandywarhols.com et http://www.myspace.com/thedandywarhols

 

jeudi, 14 août 2008 19:33

Electric Summer Night

Un mini-festival se déroulera ce 23 août 2008, sous chapiteau, ce samedi 23 août à Gaurain-Ramecroix, près de Tournai. A l’affiche : Stin Scatzor, Hynnner vs Hant1S3 et Parade Ground. En after party : Dj Borg & Dj Luke.

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/uconline

 

mardi, 12 août 2008 03:00

The Blakes

Quoiqu’émigré depuis peu à Los Angeles, ce trio est originaire de Seattle. Et contrairement à ce que vous pourriez penser, il n’annonce pas une nouvelle poussée de fièvre grunge. Son line up implique deux frères : Garnet et Snow Keim. Le premier est chanteur/guitariste, le second bassiste. Eponyme, le premier opus a été enregistré aux studios ‘Fort Apache’ (Lemonheads, Pixies, Breeders, Elliott Smith, etc.), sous la houlette de Brian Brown. Les Strokes (NDR : ceux du premier album !), Franz Ferdinand et les Arctic Monkeys polarisent nos références, à premier abord. Et pour cause, leur style est à la fois rafraîchissant, percutant et contagieux. Mais au fil de l’écoute, on se rend compte que la palette d’influences est plus subtile qu’elle n’y paraît. Ainsi on y détecte du garage sixties, une pluie d’accents ‘rollingstoniens’ et même des traces de cold wave (NDR : empruntées manifestement à Sisters of Mercy sur « Vampire »). Il y a même du clavier vintage sur « Run » et le mid tempo « Lintwalk ». Les cordes de guitare sont tantôt tintinnabulantes (ces eighties !), quand elles ne sont pas syncopées (ces accords à la Keith Richards sur « Lie next to me »), vivifiantes, jacassantes ou décapantes. Les vocaux sauvages, virulents ou ténébreux, mais toujours savoureux. Et solide, la section rythmique est susceptible de libérer un excellent groove. Un bémol : les lyrics : ils ne parlent que de performances réalisées au pieu avec les partenaires féminines. Sans quoi cet elpee est un bon petit coup de fraîcheur dans l’univers de la musique pop/rock. En espérant que ce ne soit pas un nouveau ‘stroke’ dans l’eau…

 

mardi, 12 août 2008 03:00

Five Dollar Priest

A première écoute, on a l’impression que cette musique navigue quelque part entre The Fall, Birthday Party, Pere Ubu et le Jon Spencer Blues Explosion. Faut dire qu’en regardant de plus près le line up du projet et la liste des invités qui y participent, on comprend mieux pourquoi. Au sein de cette formation milite ainsi une fameuse brochette de musiciens qui devrait vous donner une petite idée du style proposé tout au long de cet opus éponyme : Ron Ward (Speedball Baby), Norman Westberg (Swans), George Porfiris (Heroine Sheiks), Bob Bert (Chrome Cranks, Knoxville Girls, Pussy Galore, Sonic Youth) et le clarinettiste Patrick Holmes. Et parmi les guests, on retrouve James Chance (Contortions), Matt Verta-Ray (Speedball Baby, Heavy Trash), Jon Spencer (Pussy Galore, Blues Explosion, Honeymoon Killers, Heavy Trash), Jack Martin (Knoxville Girls) et Christina Martinez (Boss Hog, Honeymoon Killers). Si le chant de Ron Ward est aussi déclamatoire que celui de Mark E. Smith, la musique évolue dans une sorte de blues urbain âpre, rampant, extrême, imbibé de no wave. Parfois r’n’b plutôt que blues. A l’instar de l’obsessionnel « Mao Tse tongue » et surtout de « Conway twitty’s bag », sorte de pastiche de James Brown poussé au bord de l’apocalypse. Funk, quand même, pour agiter le convulsif « Ghost of Bob Ross ». Et si les compos reposent essentiellement sur l’instrumentation basique, le clavier vintage et la clarinette distordue viennent régulièrement ajouter leur grain de folie à l’ensemble. Un peu de theremin quand même (NDR : avec les compliments de Jon Spencer !) sur « Cunty Lou ». Imprimé sur un tempo frénétique, on a même l’impression de ressentir, tout au long de cette plage, le souffle d’un train express. Maintenant, il faut reconnaître que ce type d’opus n’est pas à mettre entre toutes les oreilles…

 

vendredi, 15 août 2008 03:00

The complete ’68 comeback special

L’encre a déjà suffisamment coulé et la pellicule tourné pour évoquer le parcours du mythique Elvis Presley. Aussi, je n’ai pas la prétention d’assouvir votre soif de connaissance. D’ailleurs aujourd’hui encore une multitude de scribouilleurs, mais aussi d’encyclopédistes continuent de passer au peigne fin toute la vie du King. Histoire, sans doute, de tenter de consoler les innombrables aficionados qui ne se sont toujours pas remis de sa disparition. Rappelons quand même qu’il est né le 8 janvier 1935 à Tupelo, dans le Mississippi et qu’il s’est éteint le 16 août 1977 à Memphis, dans le Tennessee. De son vivant, Elvis a vendu plus de 700 millions d'albums. Un record ! Mais le plus important, c’est que Presley incarne encore aujourd’hui, une icône incontournable du rock’n roll. Et de son histoire.

RCA a donc décidé de sortir un box intitulé "Elvis-The complete '68 Comeback Special". Une anthologie réunissant 86 morceaux dont quelques inédits, en 4 compact discs ; le tout enrichi de 32 pages illustrées. Inutile de dire que les fans vont se ruer sur cet objet de collection. En 1968, la NBC diffusait un concert spécial d'Elvis Presley. Presley y avait accordé un set mémorable. Une manière donc de célébrer le quarantième anniversaire de cet événement. Elvis y interprète la plupart de ses grands classiques. Son humour caustique et son rire dévastateur y sont également immortalisés ; mais également un témoignage de son engagement pour la non-violence, suite à l'assassinat de Martin Luther King.

Et si vous en souhaitez le détail du tracklisting, je vous invite à consulter notre news dont voici l’url http://www.musiczine.net/fr/index.php?option=com_alphacontent&section=4&cat=10005&task=view&id=4289&Itemid=34

 


 

dimanche, 10 août 2008 13:08

Hans-Peter Lindstrøm ira où vous irez…

Après avoir aligné toute une série de maxis et de remixes, Hans-Peter Lindstrøm s’est enfin décidé à sortir un premier elpee. Il paraîtra ce 18 août et s’intitule « Where You Go I Go Too ». Il ne contient cependant que 3 plages pour une durée totale de plus de 56 minutes. Le premier morceau atteint même près de 29 minutes !

Tracklisting :

1. Where You Go I Go Too
2. Grand Ideas
3. The Long Way Home

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/feedelity

dimanche, 10 août 2008 13:08

L’originalité du silence…

Original Silence, c’est un projet auquel participent Thurston Moore (Sonic Youth), Terrie Ex (The Ex), Jim O`Rourke, Mats Gustafsson (The Thing), Paal Nilssen-Love (The Thing, Atomic) et Massimo Pupillo (Zu). En 2006, ils avaient commis un premier opus intitulé « The First Original Silence ». Le second a donc pour titre : « The Second Original Silence » et paraîtra ce 11 août. Totalement improvisée, leur musique serait un mélange de free jazz et de pré punk. L’opus a d’ailleurs été immortalisé ‘live’ le 28 septembre 2006, au Brancaleone de Rome par Matteo Spinazze` and Alberto Mattaroccia. Il a ensuite été mixé et remis en forme par Audun Strype, Mats Gustafsson and Paal Nilssen-Love aux studios Strype, à Oslo.

Tracklisting:

1. Argument Left Hanging – Rubber Cement (7.23)
2. A Sweeping Parade of Optimism – Blood Strea (22.23)
3. High trees & a Few Birds – The Doll´s Reflection (18.31)
4. Crepescular Refractions – Mystery Eye (8.24)