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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Bernard Dagnies

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Etait-ce prémédité? Atterrir dans un bouge de Molenbeek pour faire l’interview de Perverted By Desire relevait du fantasme. C’est pourtant l’aventure (ou la mésaventure, si vous préférez) que nous avons vécue en compagnie des deux tiers de l’ensemble limbourgeois, en l’occurrence Guy (alias Genis) et Bo Lemaître.

Le titre de votre album est plutôt curieux : « Kuvun Huuto ». Vous ne trouvez pas ???

Guy : C’est du finnois ! Il traduit le spleen et la nostalgie que l’on éprouve lorsque loin de chez soi, on désire rentrer au bercail. Comme l’enfant qui veut revenir dans le ventre de sa mère. Comme l’être humain qui veut retrouver son passé, sa jeunesse. Mais plutôt que d’aborder le sujet sérieusement, nous l’avons traité tantôt par l’absurde, parfois avec ironie. Et humour.

« Kesytetty » est une chanson dans la même langue ?

G. : Oui, c’est un extrait du ‘Petit Prince’ de St Exupéry (la serveuse vient réclamer le paiement des consommations). Le passage où le Petit Prince commence à dialoguer avec le Loup (la serveuse insiste). Le morceau est interprété par une chanteuse finlandaise qui a une très belle voix (la musique d’ambiance monte d’un cran). On paye et puis on nous boycotte… le finnois et le néerlandais possèdent des caractéristiques semblables. Peu usités, ils dégagent une même atmosphère, un même mystère (le flux sonore s’amplifie encore). Nous essayons de combiner des styles, des genres, des cultures (les clients commencent à se déhancher en compagnie de deux serveuses au milieu du bistrot : fou rire).

Vous êtes polyglottes ? Combien de langues pratiquez-vous ?

G. : Six, mais je ne les maîtrise pas toutes : néerlandais, anglais, finnois, espagnol, français et allemand.
Bo : moi seulement quatre !

C’est pour ça qu’on retrouve souvent dans vos chansons des mots étrangers ?

G. : Le monopole de l’anglo-saxon dans le rock est une absurdité. La langue la plus pratiquée sur la planète, c’est le chinois. Je prends souvent pour exemple Arno qui combine les langues avec beaucoup de talent. Lorsqu’il a recours au français, c’est parce que la chanson est plus adaptée à ce mode d’expression ! Le finnois a un certain exotisme, et même si peu de gens comprennent les paroles, il se dégage parfois une atmosphère unique.

Vous dites cultiver l’ironie, l’humour dans vos textes. Pourtant, les thèmes on l’air contemporains et même profonds : la religion, le mysticisme, la mythologie, le nationalisme, la peine de mort. Dans le livret, on retrouve même une grande tirade en néerlandais sur la mort…

G. : Ce passage a été écrit par un écrivain flamand qui est capable de faire passer des émotions dans ses textes semblables à celles que nous essayons de mettre dans notre musique…

Par quel hasard êtes-vous entrés en contact avec Kramer ?

G. : C’était au VK, voici trois ans, lors du concert de Galaxie 500 : il assurait le mixing. Nous lui avons refilé notre premier disque. Nous l’avons revu au Lintfabriek à Kontich où il se produisait avec son groupe, Bongwater. Là, il nous a dit avoir apprécié l’album : il envisageait de produire notre disque suivant. Il a tenu parole, puisqu’entre 91 et 92, on est entré en studio à Amsterdam pour enregistrer « La Sigla » sous sa houlette. Et quelques mois plus tard, nous renouvelions l’expérience pour « Kuvun Huuto »…

Ce n’était plus à Amsterdam. Pourquoi ?

G. : Le studio n’existait plus. L’immeuble avait été squatté et la police a flanqué tout le monde dehors. Nous avons cherché un autre studio en Europe. Mais ce n’est pas facile à dénicher un tel endroit, à la fois bon marché et de qualité. Kramer venait de monter son ‘24 pistes’ à New Jersey. Le coût semblait raisonnable. On y est donc allés.

Vous y êtes restés longtemps ?

G. : Non, seulement une semaine. On a dû rentrer pour reprendre le boulot.
B. : On n’a rien vu de New York. Rien du tout !
G. : Je comprends que Bo et Karel se sentent frustrés. Moi, j’y étais déjà allé il y a 10 ans… Et puis nous avons logé chez Kramer, dans un très beau site, à une demi-heure de NY. La région était recouverte de neige. On a évité les frais d’hôtel et de restauration ; en outre, l’atmosphère était très chouette… Tout a été très vite : l’album a été enregistré et mixé en cinq jours. Si nous étions de véritables perfectionnistes, nous aurions eu besoin de plus de deux mois pour le terminer. Ce n’est pas qu’un choix pécuniaire : lorsque tu gamberges trop longtemps en studio, tu commences à accorder trop d’importance aux détails. Ca se fait au détriment de l’émotion et de la sensibilité.  
B. : Si nous avons pu mettre en boîte l’album en si peu de temps, c’est que les chansons étaient prêtes. Il ne restait plus à Kramer qu’à remodeler le son.
G. : C’est un personnage ambitieux, mais qui relativise les événements. Il veut gagner de l’argent en s’impliquant dans des projets à la fois insolites et créatifs. Il a joué un peu de claviers, de basse et de congas, aussi.

Le timbre vocal de Guy est proche de Johnny Rotten, non ?

G. : Au cours des cinq premières années, Bo assurait le chant. Depuis qu’il s’est converti à la basse, il se contente des backing vocaux (on vient de tirer les rideaux !)
B. : il est trop difficile de se concentrer sur le chant et de jouer de cet instrument, en même temps. Mais c’est un bordel ici (grands éclats de rires) !
G. : C’est parce qu’il se complique l’existence. Avec un peu plus de simplicité, il y arriverait (rires). Au début ce rôle ne me bottait pas trop, mais aujourd’hui, je commence à bien le maîtriser (dans la pièce, il n’y a plus que les jeux de lumières pour nous éclairer…)

 
Pourquoi vous produisez-vous si peu ‘live’ ?

G. : Notre musique n’est pas suffisamment commerciale pour séduire les organisateurs de concerts. D’un autre côté, nous ne courons pas après les concerts. Nous nous limitons à dix/quinze prestations par an dans le Benelux. Bien sûr, on participe à l’un ou l’autre périple hors-frontières. Comme cette tournée européenne que nous commençons en ami prochain (le son couvre maintenant complètement nos voix ; le temps de vider ses consommations et nous vidons les lieux, un peu louches, il faut le reconnaître…)

Article paru dans le n°21 du magazine Mofo de mars 1994.

 

 

mardi, 30 mai 2006 03:00

Let love in

Huitième album studio pour la formation yankee. Un disque qui fait suite à « Gutterflower », un opus qui s’était vendu à plus de 680.000 exemplaires aux States. Par contre, sur le Vieux Continent, on ne peut pas dire que les Goo Goo Dolls défraient la chronique. Faut dire que si leur musique n’est pas trop mal fichue, se muant régulièrement en hymnes, elle est tellement lissée, qu’on a souvent l’impression qu’elle est essentiellement destinée aux stations radiophoniques de la bande FM. Pour enregistrer « Let love in », le quatuor a abandonné son producteur attitré, Rob Cavallo, pour travailler en compagnie de Glen Ballard (Alanis Morisette, Dave Matthews Band). Des sessions d’enregistrement qui se sont déroulées dans le Buffalo natal du leader/chanteur/guitariste John Rzeznick. Ce qui ne change pas grand-chose à la solution sonore. A la limite, on a l’impression que la mise en forme est encore plus soignée que dans le passé. D’autant plus que la plaque recèle quelques ballades qui devraient faire grincer les dents des fans le la première heure. Les influences punk ont même pratiquement toutes disparues. A la limite, on a parfois l’impression d’être en présence des Manic Street Preachers américains (NDR : sans la conjugaison des harmonies vocales !) Une surprise quand même, la reprise assez réussie du « Give a little bit » de Supertramp. Le plus étrange, dans l’histoire, c’est que cette compo n’est même pas parue en single.

mardi, 04 juillet 2006 03:00

Just like the Fambly Cat

Après avoir commis cinq albums en quatorze années d’existence, Grandaddy a donc décidé de splitter. Ou plus exactement Jason Lytle a mis un terme à l’existence du groupe. Ce qui peut aisément se comprendre, quand on sait que pour enregistrer ce « Just like the Fambly Cat », il a pratiquement tout fait seul. Dans son studio maison. Un collaborateur de marque quand même : l’ingénieur du son Dave Trumfio ! A contrario des trois premiers elpees qui traitaient de sa relation amour/haine avec la technologie moderne ou de ses observations rurales /urbaines de la vie, cet ultime essai est beaucoup plus personnel. A la limite autobiographique. Dès les premier instants du disque, une voix d’enfant demande : ‘Qu’est-il arrivé à la Fambly Cat ?’ Traduisez : ‘Qu’est-il arrivé à Grandaddy ?’ Et la suite est partagée entre chansons empreintes de nostalgie, de réflexion existentielle et de résignation même. Des chansons qui réalisent la parfaite synthèse entre « Under the Western freeway », « The sophtware slump » et « The Broken Down Comforter Collection » (NDR : ne me demandez pas pourquoi je n’inclus pas « Complex Party Come Along Theories », il est devenu une pièce de collection). On a droit en fin d’opus à deux titres en forme d’épilogue. Tout d’abord le psychédélique « Disconnecty » et puis le space rock déchirant « This is how it always starts ». Mais après avoir tourné définitivement une page de sa vie, il nous adresse un dernier au revoir déchirant (NDR : n’auriez-vous pas un mouchoir ?), en remettant une couche lors du morceau caché « Shangri La », compo au lyrisme meurtri qu’il chante accompagné d’une voix féminine scandant ‘I’ll never return’. Tout au long de cet album l’électronique et le basique font à nouveau bon ménage. La chanson peut être contagieuse (« Elevate myself »), féroce et torturée (« Jeez louise »), visionnaire et mélancolique (« Summer… it’s gone »), lancinante et brumeuse (« The animal world »), punkysante et sauvage (« 50% »), mystérieuse (l’instrumental « Skateboarding saves me twice ») ou encore capricieuse et sardonique (« Campbershell dreams ») : le sens mélodique est toujours intact. En outre, le falsetto délicieux de Jason fédère ce mélange de styles, de formes et de modes. Le livre de Grandaddy vient de se refermer ; mais Lytle a déjà derrière sa tête de nouveaux projets. Seul l’avenir nous apprendra s’il a pris la bonne décision…

mardi, 11 avril 2006 03:00

Four thirty

Four Thirty constitue déjà le cinquième opus de The Great Crusades. Un quartet chicagolais responsable d’une musique qui mêle lubriquement blues, punk, americana et rock’n roll. Pour vous donner une petite idée, imaginez un croisement hypothétique entre Sreamin’ Jay Hawkins, Captain Beefheart, les Replacements et les Bad Seeds, et vous aurez une idée plus ou moins exacte du style pratiqué par cette formation. Encore que abstraction faite des vocaux, il me rappelle quelque part les Godfathers. Venons-en justement au chanteur. Brian Krumm. Son timbre est unique en son genre. Eraillé, rauque, probablement ravagé par le whiskey, il campe un hybride entre Joe Cocker, Tom Waits, Don Van Vliet, Nick Cave, Stuart Staples (Tindersticks) et Bruce Dickinson (Iron Maiden). C’est également le guitariste. Et aussi le lyriciste. Ses textes ? Trempés dans l’alcool, ils parlent de l’amour, du sexe, de la colère, de la haine, de la rue ou de la route. Des choses de la vie pour un pilier de comptoir, quoi ! Tout en manifestant un talent certain pour l’autodérision. Découpé en 11 fragments, « Four thirty” libère une énergie phénoménale, comme en ‘live’. Parce que le combo est parvenu à la reproduire en studio. En enregistrant pratiquement toutes leurs compos en une seule prise. Oui mais la musique ? Tour à tour électrique, marécageuse, tumultueuse, viscérale, tendre ou dramatique elle privilégie l’instrumentation basique (guitare/basse/batterie/claviers) ; mais n’hésite pas à impliquer, suivant les circonstances, des instruments spécifiquement country comme le violon, la pedal steel ou le banjo… Une chose est sûre cet elpee décoiffe. Même ceux qui n’ont plus un poil sur le caillou…

 

Le nouvel album de Those Dancing Days paraîtra ce 6 octobre. Il s’intitulera “In Our Space Hero Suits” et sera précédé par le single “Home Sweet Home”, dont la sortie est prévue pour le 29 septembre. L’opus a été enregistré aux studios Dubious, en Suède sous la houlette de Max-Mans Wikman. 

Tracklisting :

1. Intro
2. Falling In Fall
3. I Know Where You Live
4. Run Run
5. Hitten
6. Actionman
7. Shuffle
8. Home Sweet Home
9. Duet Under Water
10. Kids
11. Those Dancing Days
12. Space Hero Suits

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/thosedancingdays

 

 

mercredi, 30 juillet 2008 18:44

Une nouvelle date pour Bashung à l’AB

Le concert prévu ce 27 novembre à l’AB est complet. Une nouvelle date a été prévue le 3 décembre, au même endroit.

Pour plus d’infos : http://www.abconcerts.be

mercredi, 30 juillet 2008 18:44

Les Gorillaz aux jeux olympiques…

Damon Albarn et Jamie Hewlett ont été sollicités par la BBC pour réaliser un clip musical afin de promouvoir leur campagne de couverture des JO de Pékin. Les créateurs de Gorillaz ne se sont pas fait prier et ont apparemment totalement satisfait Jonathan Bramley, le producteur exécutif de BBC Sport.

Pour voir ce clip vidéo : http://youtube.com/watch?v=kwaSsARcsv4

“O Soundtrack My Heart”, c’est le titre du premier album de Pivot qui paraîtra ce 8 août. Sa musique serait issue d’un croisement entre Vangelis, Jean-Michel Jarre, Autechre et Talking Heads. La formation australienne (Perth) se produira le 16 août dans le cadre du festival Pukkelpop et e 29 septembre à l’AB de Bruxelles.   

Pour voir leur clip vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=_DbM9FGTk-E

Pour plus d’infos : http://www.pivotpivot.net et http://www.myspace.com/pivotpivot

Tracklisting :

1. October 
2. In The Blood 
3. O Soundtrack My Heart 
4. Fool In Rain 
5. Sing You Sinners 
6. Sweet Memory 
7. Love Like I 
8. Didn't I Furious 
9. Epsilon 
10. Nothing Hurts Machine 

11. My Heart Like Marching Band 

 

mardi, 29 juillet 2008 23:00

7 Moons

Ce qui frappe d’abord en écoutant cet elpee, c’est la voix de Joseph Petolillo dont le timbre et les inflexions sont tellement proche de Peter Hammill (NDR : pas de David Bowie comme j’ai pu lire à mon grand étonnement, chez certains confrères). Al Dente est une formation belge. Née en 1998, elle est issue de la région de Mons. Et Joseph n’est pas un illustre inconnu, puisqu’avant de lancer son projet, il avait milité chez Treefoil, Slam to Slam, Raimbaut et même été le premier guitariste de Monsoon.

Musicalement, la formation puise une bonne partie de ses influences au sein de la prog des 70’s. Celle du Van Der Graaf Generator, probablement. Mais aussi de Magma époque « Mekanïk Destruktïẁ Kommandöh » (ces cuivres !), de Frank Zappa et de Weather Report. Mais plutôt que manifester l’austérité de la plupart de ses maîtres, Al Dente a le bon goût d’injecter une bonne dose de folie et de lyrisme dans sa solution sonore baroque. Tout en se frottant à des courants aussi disparates que la techno, la fanfare, le cirque, l’opéra, le funk et le ‘rock fusion’. Et le résultat est plutôt étonnant. Malheureusement, son style expérimental risque fort de le confiner, pour longtemps encore, dans la zone crépusculaire de l’underground…

 

mardi, 29 juillet 2008 22:55

Ep 2

Quatre titres sur l’Ep de Corde Sensible, le projet de Mister LaCorde, un auteur/compositeur/interprète issu de la région parisienne qui avant de se lancer en solitaire, a sévi chez Goo Goo Blown, Zeta Triculi ou encore Melocotone. Un personnage qui doit adorer les Beatles, et en particulier l’elpee « Revolver ». C’est en tout cas l’impression laissée après avoir écouté les deux premiers titres de ce disque, « Le réel à l’endroit » balayé par un clavecin vintage et surtout « Mon refuge », une compo sinusoïdale, caractérisée par un zeste de tabla et de sitar ; encore que certaines inflexions vocales rappellent plutôt Nicola d’Indochine. On n’insistera pas trop sur « La crise », plage un peu mièvre dont le chant ne semble pas en phase avec la mélodie, pour plutôt s’attarder à « La corde au cou », un morceau imprimé sur un tempo plus lent, aux arrangements raffinés ainsi qu’aux lyrics ténébreux et bouleversants. Une chanson qui paradoxalement évoque davantage Laurent Voulzy que les Fab Four. Ce qui est sans doute pour cet artiste, également un compliment…