Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Hooverphonic
The Wolf Banes - De Casin...
Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Glass

Quelques mois seulement après la sortie de l'excellent " One Bedroom ", les Chicagolais sont de retour avec cet EP aux inédits solides, plus trois remixes qui valent leur pesant de cacahuètes. D'abord " To The Author ", étalé en deux versions sensiblement différentes : une ligne de basse à la Peter Hook, une boîte à rythmes, des synthés, puis cette guitare aérienne qui vient renforcer la mélodie, tandis qu'un léger battement électronique en rajoute encore une couche… Enfin, la voix de Prekop, qui survole délicatement cette matière sonore : on reconnaît dans cette complexité pop tout l'intérêt (et le talent) de The Sea and Cake… Le deuxième inédit (" Traditional Wax Coin "), avec ses ruptures de rythmes et son piano délétère, fait un peu pâle figure après tant de classe… Mais " An Echo In ", une miniature pop servie dans un écrin post-rock, remet les pendules à l'heure. Puis viennent les remixes : Stéréolab rajoute des synthés à " Tea and Cake " et Broadcast des bruits et des beats vintage (" Interiors "). Leur travail, c'est du papier carbone : en apposant leur lourde empreinte sur les vignettes en apesanteur des quatre Américains, Stéréolab et Broadcast les dénaturent. Faute d'idées, de temps ou de talent ? Leur exercice de style s'avère d'une suffisance crasse. Seul Carl Craig semble avoir compris l'intérêt d'un remix : en rajoutant des BPMs aux mélodies volages de Prekop, il pousse le groupe sur le dance-floor, pas fâché pour un sou. Moralité : pour éviter l'ennui, faut pas être trop poli… Surtout que Sam en singlet sous la boule à facettes, ça vaut vachement le détour !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

One Bedroom

Autant les Américains de The Sea and Cake s'avèrent pénibles en concert, autant leurs disques se révèlent de délicieux écrins post-pop à savourer lentement, mais sûrement. Avec ce sixième album, Sam Prekop (chanteur-guitariste) et sa bande (Archer Prewitt à la guitare et au piano, Eric Claridge à la basse et John McEntire, éminence grise de Tortoise, à la batterie) prouvent encore une fois qu'exigence et sophistication peuvent rimer avec légèreté et décontraction. Leur pop aérienne et mille-feuille, construite comme un Rubik's Cube aux multiples facettes (rock, électro, jazz), s'apprivoise pourtant difficilement : certains étroits d'esprit pourraient la trouver trop précieuse, voire ‘intello’… Mais une fois domptée, passés ces clichés qui ternissent son éclat bien réel (‘Du Tortoise pop’, ce genre), elle dévoile alors ses charmes avec insistance, et touche à la grâce. Comme en apesanteur. Plus que jamais mélodieux (" Four Corners ", " Left Side Clouded "), voire assurément dansant (" Hotel Tell " et ses boucles enivrantes), ce " One Bedroom " d'une beauté immaculée assure la place de The Sea and Cake au firmament pop. Et lorsque retentissent les premières notes sibyllines du dernier titre, une reprise tubesque du " Sound and Vision " de David Bowie, c'est au septième ciel que nous sommes hissés, gentiment béats. Parce que " One Bedroom " et les trompettes des anges, en fin de compte, c'est du pareil au même.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Violent Elegance

Nouveau line-up pour les Hollandais de Seesaw : un guitariste en renfort (Jason Langdon) et une nouvelle chanteuse (Asta Kat), en tout 3 filles et deux garçons. Pour ce troisième album, la recette est pourtant toujours la même : guitares noisy, nonchalance shoegazing, chant monocorde, influences anglo-saxonnes (My Bloody Valentine, Breeders, Magnapop, 4AD). Le tout confère à l'ensemble une patine pop-rock un peu désuète, comme si on revenait 10-15 ans en arrière… Ce n'est ni d'une violence salvatrice, ni d'une élégance tentatrice, comme semble l'indiquer le titre. Juste ennuyeux comme un disque de Salad ou de Sleeper, ce genre de groupes qu'on portait aux nues à l'époque et dont personne ne se souvient aujourd'hui. A force d'élever des murs de guitares (exemple : " This is What Happened "), Seesaw est en train de construire sa propre tombe. Il sera sans doute difficile de l'en sortir.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Modern Art

Tom Russell est un musicien hors normes : déjà 17 albums à son actif, des millions de fans parmi lesquels Johnny Cash, un sacré don de conteur-prêcheur, une plume féroce qui rappelle les essais de Greil Marcus, un regard perçant d'ethnologue à la John Lomax, … A chaque album, il dépeint la condition humaine avec une profondeur apprise par cœur chez Bob Dylan, des trajectoires surréelles de grands noms de l'Histoire aux destins oubliés des laissés-pour-compte de notre société. Les mots, chez Russell, seraient donc plus importants que les notes : c'est à moitié vrai, puisque la country n'est pas en soi un genre tourné vers le futur. En tant que musique peu évolutive, ressassant à l'envi de vieilles traditions musicales dont s'est d'ailleurs inspiré le rock'n'roll, la country n'a plus, depuis bien longtemps déjà, le monopole de l'innovation… Les textes s'avèrent donc essentiels pour garder le genre en vie, ce que Russell, manifestement, a bien compris. Loin d'être un rentier de Nashville jouant au cow-boy dans les foires pour collectionneurs de stetsons, Tom Russell excelle dans la chronique populaire, racontant ses histoires comme si lui-même les avait vécues. Sur son nouvel album, " Modern Art ", il parle ainsi (entre autres) de Mickey Mantle (" The Kid From Spanivaw "), de Muhammad Ali (" Muhammad Ali "), de Charles Bukowski (" Crucifix in a Death Hand ", un poème de l'écrivain récité sur le " Carmelita " de Warren Zevon), et même de lui (" Modern Art ") ; parce que le talent d'un chroniqueur se mesure le plus souvent à sa faculté d'auto-analyse. Mais le songwriter n'est pas seul pour évoquer aussi bien ses souvenirs que ceux de poètes, de légendes du sport ou de musiciens oubliés (Stephen Forter sur " American Hotel ") : il est accompagné de musiciens talentueux et d'une vieille amie, Nanci Griffith, dont il reprend ici le " Gulf Coast Highway "… Beau disque pour qui sait l'apprécier lentement, avec attention, " Modern Art " émeut parce qu'il raconte plein d'histoires extraordinaires d'hommes et de femmes ordinaires (et vice-versa). Un tableau réaliste, fort et décent de l'Amérique des outlaws et des petites gens.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Electrify

Tant qu'à profiter du regain d'intérêt pour le post-punk, autant y aller à fond. Cette fois au programme : des remixes et deux inédits de Radio 4, ce groupe new-yorkais qui marche sur les traces de PIL, The Clash et Section 25. Toute la crème de l'électro affiliée au phénomène s'est donné rendez-vous pour faire la fête à nos cinq noceurs de la Grosse Pomme : The Faint, Justin Robertson, Trevor Jackson, Kevin Swain et Adrian Sherwood. Bizarrement, les premiers, d'habitude shootés à l'EBM, n'ont pas transformé l'excellent " Dance to the Underground " en machin indus un peu tannant. A peine quelques cordes orientalistes et un gentil tapis de beats : les petits soldats de The Faint seraient-ils de grands timides ? Idem pour Justin Robertson, qui nous fait l'exercice housy sans grande saveur, et Adrian Sherwood, forcément dub. Le meilleur nous vient finalement de Trevor Jackson, sans doute l'un des meilleurs producteur électro eighties du moment, responsable d'un mix incendiaire de " Dance to the Underground ", encore et toujours. Quant aux deux inédits (déjà joués en live), ils augurent du meilleur. Une chose est sûre : on n'a pas fini de danser sur Radio 4.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Boy In Da Corner

Issu de la génération UK Garage (So Solid Crew, Artful Dodger, The Streets), Dylan Mills alias Dizzee Rascal s'est déjà fait poignarder et a connu la taule. Pourtant, il n'a que 18 ans et va devenir énorme. Tout simplement parce qu'il vient de sortir un album explosif totalement jouissif, qui reconfigure le hip hop anglais en faisant valdinguer toutes les barrières entre les genres. Rap, électro, drum'n'bass, dance-hall : le mix " fracasse grave ". Et de langage ordurier, ce disque en regorge, parce que le Rascal vient de la rue, des bas quartiers de Londres. Ce qui fait de cet album une pierre angulaire de la culture urbaine telle qu'elle se vit en 2003, en plus d'être une tuerie niveau musique. Ca cogne dans tous les sens, à un rythme délirant (plus de 90 BPMS sur certains titres), sur lequel Mills plaque son flow de taré. Ecouter ce disque, c'est comme être enfermé dans un flipper : les sens sont en déroute, la tête se heurte aux parois glissantes et anguleuses, et c'est reparti pour un tour. Que reste-t-il de l'auditeur après tel passage à tabac ? C'est qu'il faut entendre ces beats épileptiques, cette structure rythmique d'une violence rare, ces textes débités avec rage et vitesse… Dizzee Rascal n'est pas une petite frappe : quand il tape, c'est pour laisser des traces. Et celles-ci risquent de marquer le rap à tout jamais.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Red Snapper

Red Snapper n'est plus, épuisé par des années de vaches maigres à tenter de faire se rencontrer jazz et électro, instruments live et machines ronronnantes. Malgré un succès critique, le groupe de Richard Thair et d'Ali Friend n'aura jamais rassemblé le public escompté, et leurs albums seront restés, faute de mieux, confidentiels. Pourtant, rarement un groupe catalogué Warp n'aura réussi telle fusion des genres, surtout sur leurs deux excellents albums d'il y a quelques années (1996 et 1998), le fondateur " Prince Blimey " (après un premier LP en demi-teinte) et le plus hip hop " Making Bones ". Ce nouvel album posthume commence d'ailleurs par un titre en forme de clin d'œil : " Regrettable ", comme l'est cette aventure trop vite écourtée. A l'écouter, on ne peut en effet qu'être déçu devant le manque de reconnaissance qui leur a coûté une (belle) carrière : c'est que " Regrettable " met les petits plats dans les grands, en convoquant tous les ingrédients qui faisait la marque de Red Snapper (cette ligne de basse, cet entrain funky, cette vision panoramique, du jazz au trip hop). Plus loin, le beat se fait plus soutenu (" Ultraviolet "), tandis qu'un remix d'" Hot Flush " par Andy Weatherall (Sabres of Paradise) nous fait le coup de l'hommage nostalgique. Mais Red Snapper n'aime pas trop les mises en bière académiques, et enchaîne avec deux autres nouveaux morceaux, l'un presque latino (" Odd Man Out "), l'autre plus narcotique (" The Quiet One "). En clôture, " 4 Dead Monks " et " The Tunnel " en live (de " Making Bones ") rappellent une dernière fois que Red Snapper était l'une des structures rythmiques les plus explosives du circuit électro-jazz-drum'n'bass, dont les secousses telluriques se font toujours ressentir aujourd'hui, de Cinematic Orchestra à Jagga Jazzist.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Iller Dan Je Ouders

De ce duo hollandais (Kid Sublime et Steven De Peven), on ne sait pas grand chose, faute d'avoir cherché sur le Net… " Quelle paresse ! ", s'exclameront peut-être nos plus virulents visiteurs, et ils n'auront pas tort. Qu'à cela ne tienne, il ne nous faut pas jouer les détectives pour décrire la musique de Rednose Distrik : dès le premier morceau de cette compile, on comprend vite qu'il s'agit de nu-jazz. Une basse rutilante, des beats lancinants, du groove aphrodisiaque, et cette dextérité instrumentale qui rappelle le meilleur de Cinematic Orchestra et de Jazzanova… Coup de bol, Rednose Distrikt fait partie de ces groupes hollandais, rares s'il en est, qui font de la bonne musique. " You got to make your move, if you want to groove ", invoque une certaine Lady Alma sur ce morceau d'ouverture (" Gotta Make A Move ") : y a pas à dire, cette musique de tripot jazzy met le feu au bas ventre. Même qu'à la fin du disque, le duo remet le couvert, avec un remix du même titre, par DJ Spinna himself. Entre les deux, ça swingue aussi pas mal, bien que trop de morceaux mid-tempo cassent l'ambiance en ralentissant la cadence. Car il faut bien le dire : quand le tempo se fait moins percutant, Rednose Distrikt ne convainc plus qu'à moitié. Du dance-floor au plumard, il n'y a souvent qu'un pas qu'on préférerait ne pas franchir. Mieux vaut donc écouter ce disque la main sur la touche " Forward " : le bras ainsi soumis à des crampes intolérables, il devient plus difficile de s'assoupir.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Car Paint Scheme

Req, alias Damien Harris, est plus connu pour ses graffitis que pour sa musique. Et pour cause : ces morceaux à la texture minimaliste, basés sur quelques nuisances rythmiques, interférences ‘bruitistes’ et breakbeats squelettiques, ont bien de la peine à retenir l'attention. Mélange de dub aphone, d'abstract hip hop sans relief et d'électro neurasthénique, " Car Paint Scheme " laisse froid et perplexe. Du dub à la Pole, Req ne retient que la structure la plus élémentaire, sans parier sur la mélodie, pourtant primordiale pour accrocher quelque peu l'oreille. Comme si de cette voiture graffée (le titre) ne restait qu'une carcasse abandonnée en plein terrain vague, le moteur noyé et les pneus crevés. A mi course (" Style Mentorz "), Kid Acne vient pourtant prêter main forte à notre ami graffeur… Mais ce concours ne suffit guère pour sortir Req de l'ornière. Les morceaux qui suivent, plus funky, laissent espérer un démarrage tardif, mais la machine s'enlise pour de bon dans un cocktail de scratches et d'asian beats sans saveur (" Blimpot "). Le " graff " est une chose, la musique en est une autre. Mieux vaut pour Req qu'il retourne à ses bombes de couleurs.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

It Ain´t Safe No More…

Depuis " Extinction Level Event - The Final World Front " en 98, Busta Rhymes semblait en perte de vitesse : son précédent disque, " Genesis ", passa plutôt inaperçu, éclipsé par les productions roublardes et fantastiques d'un jeune blanc-bec avide de reconnaissance et de gloire. Mais Busta, heureusement, n'est pas des plus dociles : pas question pour lui de baisser pavillon face à l'envahisseur… Reclus dans ses studios, il préparait une nouvelle bombe hip hop à terrasser tous ses rivaux, le petit blanc peroxydé en tête. " It Ain't Safe No More… " sonne ainsi comme un avertissement : sortez couverts, Busta is back, et ça va faire mal. Pour gagner sa guerre, le rappeur s'est entouré des Neptunes (l'excellent " Call The Ambulance "), de son fidèle posse Flipmode Squad et de la greluche Mariah Carey, pour une fois supportable (" I Know What You Want ", hit en puissance, à la Jay-Z et Beyoncé). A ceux qui pourraient encore lui reprocher ses râles gutturaux, son débit mitrailleur et ses ululements de bête fauve, Busta répond par une étonnante retenue, qui n'est pourtant pas synonyme d'épuisement, ni d'adoucissement : plus en forme que jamais, Busta aligne les tubes, sans jamais s'essouffler. Ni nous ennuyer : " What Up " et ses synthés SF, " Take It Off Part 2 " et ses flûtes indiennes entêtantes (Truth Hurts meets Majesticons), l'énorme " Make It Clap " et sa carcasse de " claps " minimalistes, " Taste It " et son refrain implacable, " Hey Ladies " et son sample latino de Notorious BIG,… Excellent de bout en bout, " It Ain't Safe No More " déchire. Comme le dirait Busta : " Who-Ha " ! ! !

 

Page 31 sur 115