La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Stereolab
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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The Power Out

A la production de cet album hors normes, un type qu’on connaît bien : Steve Albini. C’est sans doute en partie à cause de lui qu’Electrelane lorgne maintenant davantage du côté de la no-wave que du post-rock ambient. Le premier album de ce quatuor féminin de Brighton n’était en effet parsemé que de nappes à la Stereolab et d’atmosphères krautrock, sans aucune parole. Ici, les guitares fusent, la batterie se fait plus épileptique, la basse se la joue Peter Hook. Verity Susman chante avec l’ironie de Sadier et l’emphase de Siouxsie. Derrière elle, ses trois copines martèlent des mélodies qui rappellent parfois Blonde Redhead (« Take the Bit Between Your Teeth »), Blurt (le saxophone sur « Only One Thing is Needed »), voire The Slits (« On Parade »). Ce mélange de rétro futurisme (les synthés), de punk et de post-rock donnent une tambouille surprenante, au goût sans pareil. L’affolement de nos papilles auditives étant atteint par « The Valleys », hymne presque gothique avec ses chœurs déplacés et son harmonium pesant (écouteraient-elles Bathory avant d’aller dormir ?). Les paroles sont de Siegfried Sassoon, un poète. Plus loin, c’est Nietzsche qui se voit déclamé avec force, sur le joli « This Deed », tout en douceur malgré le son massif de la batterie. Ce disque est une des bonnes surprises de ce début d’année. Gageons qu’il le restera au moins jusqu’à la fin de l’année.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Fire

" Danger ! High Voltage " était un des singles de l'année dernière : boombastic, furieux, jouissif, totalement addictif. En guest, un certain John S. O'Leary hululait des insanités, sur fond de disco-garage fantasque et festif : certains affirment que derrière ce pseudonyme se cacherait en fait l'idole des jeunes rockeux, Jack White des White Stripes. Selon Dick Valentine, le chanteur lubrique d'Electric Six, il s'agit sans plus d'un mécano de Cleveland qui aurait gagné un concours pour participer aux chœurs (voir notre interview) : cette anecdote confirme l'humour potache de ces cinq tarés de Detroit. Rien que leurs noms de scène sonnent déjà comme une bonne blague : The Colonel, Johnny Na$hinal, Frank Lloyd Bonaventure, M., et Dick Valentine (+ aux synthés, Tait Nucleus). Remarqués sur la compile bootleg des 2Many Dj's, les zozos d'Electric Six (ex-Wildbunch) auraient donc pu être catalogués " bêtes de foire rock'n'roll " ou "Messieurs Loyal du cirque médiatique "… Mais ces gars-là n'ont rien d'un boys band dérisoire pour fans de nu-blues rouge et blanc : leur musique, un amalgame déjanté de rock, de punk, de garage, de disco et de funk, n'est en rien un gros pétard mouillé fabriqué par l'industrie du disque. Au contraire, " Fire ", et ses 13 bombes larguées directement sur le dance-floor, souffle tout sur son passage. " I wanna make it last forever ", hurle Dick sur " Dance Commander ", possédé tel un diable par ces riffs crochus et cette batterie groovy : nous aussi, on veut que ça dure. Chance : ça continue, et pour le meilleur. " Electric Demons In Love " fait sauter nos dernières craintes : ça suinte, ça bouge, ça swingue ! Dick alterne voix grave et falsetto, à la Mike Patton. Ou comment MC5 et les Stooges se retrouvent bourrés dans un night club, avec Chic et les Bee Gees derrière les platines. " SOLO ! ! ! ", crie Valentine sur " ! ;Naked P ictures (of Your Mother) ", et ça pète grave, tous aux abris. Les paroles font aussi bien rire : réduites à quelques mots-clés (" fire ", " electric ", " nuclear ", " dance ", " night "), elles s'apprennent par cœur en deux écoutes, de quoi chanter en compagnie de Dick sous la douche, devant le miroir ou dans la cuisine. Au centre de ces appels à la transe : le sexe, source d'inspiration inébranlable (sic). " I was born a dancer in your disco fire ! " (" She's White ") : Electric Six sont les nouveaux Sade, à la sauce rock'n'roll. Et la guerre ? Rien à foutre : " KILL BUSH ! ! ! ", gueulent-ils en riant (voir interview), la seule bataille qui vaut la peine étant celle du dance-floor. Danser partout, sans tabous (" Improper Dancing ")… " Nuclear war on the dance-floor " : Electric Six sont les rois de la piste de danse, parce qu'ils mettent le feu au cul et au reste. " I'm the Bomb " : tout juste. Ces Mister 100000 Volts jouent du bon rock qui vous explose à la gueule. Du " clit rock " comme dirait leur amie Peaches (dont ils ont repris le " Rock Show ") ? Pourquoi pas … Leur cible : le Point G. G comme Grandiose, Glamour, Gabba Gabba Hey ! " STOP ! CONTINUE ! " (" Improper Dancing "): ce disque tourne en boucle dans notre stéréo, parce qu'il est le parfait exutoire à tous nos petits tracas. Une bombe dont on ne se lassera jamais, comme de faire l'amour ou de s'envoyer en l'air sur le dance-floor. Yeeeeeeeeeaaaaaaahhhhhhhhh ! ! ! " Have sex with the Six ", " Rock the clit et make it last forever " ! ! !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

No Games No Fun

Hanin Elias n'est autre que la furie féministe et gueularde d'Atari Teenage Riot. Mieux vaut donc rester sur ses gardes, car cette " riot-grrrl " postmoderne n'aime pas trop qu'on l'embête. Au programme de ce second album solo (après " In Flames "), Hanin Elias ne prend pourtant guère de risques. Tout juste y décèle-t-on un peu plus de rythmes posés. Mais de là à dire que la bête s'est calmée… Toujours en guerre contre cette société machiste et conservatrice, la compagne d'Alec Empire crache son venin sur des beats crades et méchants, éructant de vaines diatribes apprises par cœur chez Marx, Darwin et Crowley. C'est qu'Hanin Elias, à force de déverser son fiel comme Linda Blair dans " L'Exorciste ", ressemble davantage à une vieille harpie à la Diamand Galas qu'à la nouvelle anarchiste qu'elle prétend être. A vrai dire, on n'y croit pas trop, à ses grossières jérémiades, même si sur certains titres, la vilaine fille tente de calmer le jeu (le slow " No Games No Fun "… du moins pendant deux minutes). Pire : elle qui s'est toujours montrée hyper-chienne de garde se trouve ici entourée d'une cohorte de mâles, de Jay Mascis au Neubauten Alex Hacke. Bien sûr, Alec Empire est également de la partie, pour un " You Suck " très… ATR, quoique relevé d'une touche hip hop étonnante. Avec " Rockets Against Stones ", Elias se frotte aux bruits blancs de Merzbow, un invité en fin de compte attendu, quand on connaît la carrière de la dame. " You say Fight With Me / I say Fuck You ! " : toujours la même rengaine, fatigante à la longue… Le reste croupit, ni plus ni moins, dans les eaux troubles de l'électro industrielle (les titres avec C.H.I.F.F.R.E.) et du métal strident. Pas très fun, c'est clair… A part, peut-être, pour les fans hardcore d'Atari.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The Mess We Made

On connaissait le bonhomme un peu neurasthénique, pour l'avoir déjà fréquenté quatre albums durant sous le pseudonyme de Third Eye Foundation. Avec ce cinquième opus signé sous son propre nom, Matt Elliott semble s'être encore un peu plus enfoncé dans la mouise et le brouillard, celui duquel surgissent nos pires cauchemars. Cette fois, plus de breakbeats désossés, de BPMs affolés : sa musique, partagée entre silences pesants et ambiances mortifères, se fait de plus en plus menaçante. Des voix dépressives résonnent tandis qu'un piano déglingué expire son dernier souffle (" The Mess We Made "). Une boîte à musique achetée aux puces grésille sous la poussière d'une vielle rengaine malsaine (" Let Us Break ") . Des guitares malades étirent leurs arpèges dans la douleur (" The Dog Beneath The Skin "). De vieux marins chantonnent une complainte suicidaire pendant que leur bateau coule (l'effrayant " The Sinking Ship Song "). Un banjo fantôme précipite tout espoir dans un ravin sans fond (" Forty Days "). " The Mess We Made " fait partie de ces albums qui donnent la nausée, tellement l'atmosphère y est glauque. A la fin, quand le disque s'arrête, on respire. Voilà un album d'une tristesse insondable, aux couleurs sépia et aux sonorités délavées : un peu comme ces spectres qui hantent le purgatoire en attendant de retrouver leur âme.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

At Crystal Palace

Le revival post punk/no wave a le mérite de mettre en avant des groupes qui jusqu'ici n'avaient pas la chance de faire la une des magazines. Et d'être en écoute à la Fnac, entre la dernière compile de Yes et le live d'Indochine. En plus ici, ce sont des filles. Avec des guitares. La castration, ce genre. Musicalement, ça décoiffe, même si les guitares sonnent comme un ongle qui crisse sur du verre. Crispant! Heureusement il y a la basse, hypnotique, bandante. Et cette batterie, métronomique. Mon tout donne une musique enivrante parce que minimaliste, squelettique, épileptique. 13 chansons, 27 minutes : il n'en faut pas plus pour se sentir vidé, les nerfs tendus comme de la corde à linge. Après Siouxsie (la voix), ESG (la rythmique) et Theoretical Girls (la hargne), Erase Errata persiste et signe… Et quand les femmes se mettent au punk, mieux vaut se tenir à carreau.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Astropioneers

Dirty Ali, Funky Farid et Monsieur Club font sans doute partie de ces 'cinéphages' avertis qui hantent les coins sombres des vidéo clubs de province, à la recherche de la perle qui les fera frémir encore une fois. Leurs films favoris : ceux qui foutent la pétoche, hanté de violons stridents tendance " Psychose " ou de nappes de synthé glaçantes façon " Halloween ". Carpenter, justement, se retrouve samplé sur le " Main Theme " de cet album hommage, fausse BO d'un film SF que les trois Eternals ont imaginé chez eux, à Toulouse. Au menu, un vrai " soundtrack " à l'américaine, avec ses génériques de début et de fin (de l'électro d'alunissage de " Zero Gravity " à l'excellent " Strange World ", roucoulé par Benjamin Diamond), ses montées d'adrénaline et ses temps morts. Au hasard des scènes, on rencontre beaucoup de robots (Kraftwerk sur " Emergency ", Daft Punk sur " Walk For Me ", Cybotron et Madkatt Countship sur " Astropioneers (Main Theme) "), plus quelques autres créatures aux circuits calcinés…. " We Are Living In A Strange World ", chante Diamond juste avant l'apparition du mot " The End " sur notre écran mental : étrange, certes, mais d'une beauté venimeuse. La BO de l'année… Mais d'un film imaginaire.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Jefferson at Rest

Ca commence dans un souffle. En sourdine. Comme si Daniel Burton, le chanteur, n'osait pas trop nous bousculer, quémander notre précieuse attention. Un peu comme ces concerts où le groupe se met à jouer pendant que les gens discutent toujours, en buvant une bière. C'est peut-être une condition sine qua non pour apprécier ce genre de musique, lente, timide, qui ne déploie ses charmes qu'après un certain temps, à laquelle on ne prête attention qu'au fur et à mesure, pour terminer très attentif, les yeux rivés sur la scène, les oreilles collées au baffle. Et cette bière toujours en main, mais désormais chaude, sans mousse. Ce serait donc ça, l'effet Early Day Miners : " lentement mais sûrement ", pourrions-nous dire. Une constante, donc, chez les groupes slowcore (écouter Low, Arab Strap, Pinback, At the close of every day, Transmissionary Six,…), dont EDM fait assurément partie. " Jefferson at Rest " est le troisième album de ce groupe américain à géométrie variable (cette fois ils sont 7). La différence avec les précédents : un son un peu plus rock, plus nerveux. Il faut dire qu'avec trois guitares et une basse, EDM peut tisser ce qu'il veut, de la sophistication reposante des trois premiers morceaux aux envolées sourdes des titres de fin. Parfois, un violon ou un synthé jouent les renforts, de quoi rendre l'atmosphère moins étouffante. Reste encore cette voix, traînante et désespérée, qui donne un peu le cafard. EDM n'a toujours pas envie de sourire... Tant pis : leurs disques resteront bien planqués dans notre discothèque. En cas de déprime, ça vient toujours à point.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Shades of Black

Décidément, Rough Trade signe en ce moment des groupes à la pelle. Eastern Lane : quatre jeunes Anglais de la rase campagne écossaise, qui s'ennuyaient ferme à gratter en vain leurs guitares, et rêvaient de lendemains meilleurs. En tête d'affiche du festival de Glastonbury, par exemple. Signés sur le prestigieux label londonien, Eastern Lane peut y croire, même si ses chansons n'ont rien de très original. La meilleure carte de visite du groupe, c'est cette faculté étonnante de changer de registre : du rock tenace de " Dead July " et " Holy Arms " (qu'on croirait piqués aux Strokes) à l'americana branque de " Humard " et " Portrait of Tuesday ", genre Jason Molina et Neil Young (ce qui revient au même)… Il est toujours difficile de choisir son camp, alors autant ne pas choisir : Eastern Lane, c'est de l'indie rock accouplé à de la country malade. The Pixies at Saint Quentin. Du Starsailor charcuté par Phil Spector et repris en chœur par la troupe de Palace (" No Salvation "). Du rock new-yorkais envoyé paître chez Sparklehorse. Ca vous fait une belle jambe, ce jeu des sept familles ? Le travail du chroniqueur se révèle parfois une tâche ardue (et pourquoi pas " Jack White à la place de Bob Dylan dans " Pat Garrett et Billy le Kid " ou " I Am Kloot jouant son va-tout lors d'une partie d'échecs acharnée avec Gram Parsons et David Pajo " ?) A vous de jouer : imaginez les meilleures comparaisons, jeux de mots et contrepèteries.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Plastic Lions

Un couple se renvoie doucement la balle sur une électro de nature docile, discutant meubles comme s'il était chez Ikea un après-midi d'hiver, froid et morne comme l'étendue neigeuse des steppes islandaises. La femme, de sa petite voix acidulée (entre Cerys Matthews de Catatonia et Stina Nordenstam), dit à son copain qu'il faudrait prendre ce petit meuble en bois de chêne, parce qu'il irait bien dans leur flat de Reykjavik. Lui répond qu'ils ont déjà acheté une commode à 150 euros et qu'il vaudrait mieux attendre un peu, le temps d'être bien installés, surtout que cet ordi, dans lequel ils ont investi pour faire de la musique, leur a déjà coûté un pont. Une musique faite de bleeps timides et d'acoustique tranquille, qui ressemble à du Postal Service et du Departure Lounge, voire du Gus Gus, des voisins de palier qui font péter les BPMs tous les samedis soirs, jusqu'à les empêcher de dormir tranquille, eux qui travaillent dur pour sortir de leur condition d'honnêtes bidouilleurs à peine connus en dehors de la ville. Leurs amis les avaient pourtant prévenus : pour réussir à être signés sur Morr, Mego ou Tomlab, il leur faudrait délaisser ce côté châtié qui les dessert un peu, et transformer leur " indietronica " un peu lisse, gentille comme tout, en quelque chose de plus rythmé et/ou de plus complexe… De plus abouti en somme. D'ici là, ils devront se faire une raison : pour payer le loyer et les étagères Benny, il faudra se serrer la ceinture. Et persévérer dans l'écriture pour entrevoir un jour, qui sait, la lumière d'une carrière à la Mum.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Shoot From The Hip

Voilà quatre types venus du Nord (Danemark) qui savent manier la guitare comme au bon vieux temps de Dick Dale : ça swingue à un train d’enfer, sans s’emmerder avec des paroles et des couplets à rallonge. El Firetone, El Twang, El Doc’Torro et El Fuerte n’ont pas seulement des noms de scène à faire pâlir de honte Dick Valentine et ses sbires (Electric Six), ils jouent aussi une musique qu’on croyait disparue depuis des lustres, du moins de ce côté-ci de l’Atlantique : le surf. Pas ce sport de tapettes qui font du banc solaire, mais ce truc instrumental vaguement crétin, drôle à écouter sur la plage en matant les pépettes, mais pas chez soi parce que franchement, on a autre chose à foutre. " C’est dément ", dirait Phil Dirt, le maître ès surf aux States (c’est ce qu’il dit dans la bio du groupe, en tout cas). Nous on dira juste que c’est drôle, parce qu’à part Dick Dale et nos 50 Foot Combo nationaux, on n’y connaît que dalle (vous apprécierez le jeu de mot). D’ailleurs qui écoute encore ce genre de truc de nos jours, à part les sexagénaires de Floride ? Pas grand-monde, et c’est peu de le dire. Pour en savoir plus, vous n’avez qu’à écumer les bourses de disques. El ciao bonsoir !

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