Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Gavin Friday - Het Depot
Kreator - 25/03/2026
Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Choice

Du hardcore pur jus, tendance EMO, qui vous pète à la gueule avant que vous ayez eu le temps de dire " Ouf ! " : voilà de quoi il retourne chez ces Gravity Slaves, cinq jeunes Français en colère contre le système, qui refusent tout compromis et balancent la sauce sans demander leur reste. Et elle prend, même si c'est très méchant : on sent que ces mecs ont beaucoup appris à l'école Dischord et Alternative Tentacles, et chez leurs amis de la République, Portobello Bones et Burning Heads (avec lesquels ils ont d'ailleurs collaboré). Ca gueule, c'est violent : les guitares saturent, les voix s'époumonent, la batterie s'affole. Pour prouver leur éclectisme, les Gravity Slaves tâtent aussi du didjeridoo (" Electric & Static "), et s'emballent même, sur " Have A Key ", un orchestre classique. Mais c'est quand nos nerfs sont au bord de la crise qu'on prend le plus notre pied, et eux aussi : " Close To Me ", " Change " (avec une fille), " Golden ",… Rappelant Fugazi, Black Flag voire Amen, le hardcore incendiaire des Gravity Slaves nous terrasse avec panache. Et si c'était ça, la loi de la gravité ?

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Friends of Mine

Déguisé en Robin des Bois au sein des Moldy Peaches, Adam Green pouvait passer pour un illuminé. Ses chansons lo-fi faites de bric acoustique et de broc humoristique avaient le mérite de nous faire rire, même si c'était mal chanté et mal joué. Accompagné de sa partenaire Kimya Dawson, elle aussi un drôle d'oiseau, Green devint rapidement le chantre grand-guignol d'un nouveau genre à la mode, l'antifolk. Du folk simplet mais pas bébête, plein de jeux de mots infantiles et d'histoires débiles. Puis les deux compères se lancèrent dans une carrière solo, sans tambours ni trompettes. Et bas les masques : sur son premier disque en solitaire, Adam Green abandonnait presque ses idioties d'éternel ado et son costume vert pomme pour des ballades douce-amères, révélant un talent hors pair pour graver de jolies chansons, moins casse-gueule que prévues. Certains le comparèrent déjà à un Lou Reed dans son plus simple appareil (la tenue d'Adam ?). D'autres y virent un Jonathan Richman post-pubère. Sur ce deuxième album, le New-Yorkais persiste et signe : ce " Friends of Mine " propose son lot de belles chansons, aux mélodies évidentes et aux paroles toujours surprenantes (il y parle d'amour, de mort et de femmes-tronc). Ce qui change, ce sont les arrangements employés par le songwriter : beaucoup de violons, trop sans doute, utilisés à tort et à travers comme instruments d'enjolivure. S'il ne s'agit plus à proprement parler d'antifolk, Adam Green reste un chanteur-musicien plutôt modeste, mais aux idées larges. Avec trois fois rien (si ce n'est ces cordes envahissantes), notre homme n'a pas son pareil pour trouver la juste mélodie, facile à retenir et agréable à siffloter (" Bluebirds ", " Jessica ", " Bunnyranch "). Qu'on l'appelle le " Lou Reed du pauvre " n'a finalement guère d'importance : ses hymnes pop miniatures ont tout pour séduire l'amoureux transi qui sommeille en chacun de nous.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

OST : Phone Booth

Il est difficile de parler BO quand on n'a pas vu le film. Une chose est sûre : Joel Schumacher est un tâcheron de l'industrie hollywoodienne, à la carrière pavée de films réacs' parfaitement abjects (" 8mm ", " Nobody's Perfect ", " Falling Down ", …) Sans doute que " Phone Booth " ne faillit pas à cette règle ; mais à vrai dire, on s'en fiche comme d'une guigne. Quant à la musique, elle s'écoute avec peine… Une chose est sûre : Harry Gregson-Williams n'a pas l'étoffe d'un Bernard Hermann, ni même celle d'un Goldsmith. Principalement électronique, son œuvre de commande se perd ici dans des silences pesants et des cliquetis ridicules. Parfois, un piano ou une guitare (celle de Peter Distefano de Porno for Pyros) nous sort de notre léthargie. Les mauvais disques ont au moins une qualité : ils donnent toujours envie de se replonger au plus vite dans ce qui vaut vraiment le détour (ici : Carpenter, Howard Shore, Louis et Bebe Barron).

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Lovebox

L'année passée, nous avions quitté Groove Armada en mauvais termes. C'est que leur quatrième album, " Goodbye Country (Hello Nightclub) ", en avait laissé plus d'un perplexes sur le bord du dance-floor… Mais où étaient passés ces beats ravageurs, ces refrains fédérateurs, et toute cette sueur ? " Groove Armada a pris du bide et ça s'entend ", tels étaient nos mots, écrits non sans mal, presque avec pitié. A peine un an plus tard, revoilà Tom Findlay et Andy Cato avec un nouveau disque, " Lovebox ". Surprise : les deux Anglais ont surmonté la crise et accouché là d'un album fort en gueule et haut en couleurs, tout bonnement excellent, surtout dans sa première demi-heure. Ca commence fort avec un " Purple Haze " blues et funky, emmené par un Red Rat en pleine forme… que l'on retrouve quatre titres plus loin avec " Final Shakedown ", bombe ragga-house à faire péter les guiboles. Entre les deux, Neneh Cherry illumine " Groove Is On " (avec le rappeur Kriminal) et " Think Twice… " de son timbre si chaud : cela faisait des lustres qu'on ne l'avait plus entendu si coquine. Quant à ce " Madder " festif éructé par un MC M.A.D. en délire (" Superstylin' ", c'était déjà lui), autant le dire tout de suite : Fatboy Brothers et Lo-Fidelity Prodigy peuvent aller se rhabiller, on a trouvé plus fort qu'eux. Le reste, avec ses invités, de marque ou pas (Richie Havens sur " Hands of Time ", très Style Council, Tim Hutton sur " Tuning In ", très… Beatles (mais XTC plutôt qu'LSD), Sunshine Anderson sur " Easy ", très house câline), vaut également le détour. Avec ce " Lovebox " candide et bien ficelé, on est donc cette fois-ci loin du bide… Au contraire, Groove Armada vient de nous livrer, sans crier gare, son meilleur album. Mieux vaut tard que jamais.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Soul Food Taqueria

Tommy Guerrero est un skateboarder de renommée : dans les années 80, il faisait partie de la Bone Brigade, un posse de skaters paraît-il " légendaire ". Sa musique, elle, ne risque pas de rentrer dans la légende : sorte de trip-funk à la Mo Wax à peine plus excitant qu'une compilation lounge de Prisunic, " Soul Food Taqueria " sent carrément la vieille chaussette. Pas le pied : imaginez DJ Shadow avec des maracas, scratchant sur " L'été indien " avec une vieille platine pourrie (" Thank You Mk "), ou Santana se la jouant trip hop, déroulant ses riffs chiants de son hamac, en pleine chaleur californienne (" Tatanka "). Le skate est un sport d'éternel recommencement : pour un beau " hollie ", combien de gamelles ? " Soul Food Taqueria ", c'est un peu ça : pas mal de franches pantalonnades, heureusement rattrapées par quelques titres sympas en milieu de course (de " It Gets Heavy " à " Gettin It Together ", feat. Lyrics Born du groupe de rap Quannum). Tommy Guerrero n'a donc aucun sang d'encre à se faire : à force de s'entraîner, il finira bien par enchaîner les perles groove, comme les plus belles figures de skate. Il s'agit juste, en fin de compte, d'une question de temps.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The Mirrors and Uncle Sam

Au pays de l'Oncle Sam, l'americana n'est plus roi : les kids préfèrent le nu-métal et le hip hop, les vieux Shania Twain et Céline de Las Vegas. Pourtant, la country se porte bien, aussi bien dans les homes (Johnny Cash) que chez les branchés : pas une semaine sans qu'un nouveau groupe " alt-country " voie le jour, sponsorisé par Lambchop, Giant Sand, Bonnie Prince Billy voire Elliott Smith. Munich Records en fait d'ailleurs son fonds de commerce : aujourd'hui, au rayon frais des produits estampillés " Made in Nashville ", le label nous propose… John Guilt ! Ex-Maestro Echoplex, groupe inconnu de ce côté-ci de l'Atlantique, John Guilt (NDR : en fait un trio !) milite dans la country-folk-pop sans taches, pour amateurs de chansons bien faites mais pas géniales. Ca s'écoute sans broncher, et sans doute qu'on n'en entendra parler nulle part… A cet égard, John Guilt nous a demandé de passer une petite annonce - sans problèmes, nous on aime bien rendre de petits services : gpe country infl. W. Oldham et Cash chrche auditeurs pour hist. d'amour. Fans L. Bizk. s'abstenir. Si bide, vend. trompette, guit. et batt. prix modique. Contacts : Munich rcds ou musiczine. Cheers ;-)

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Guilty Connector und Tabata

Guilty Connector, alias Kohei The Fast, est un adepte de la musique industrielle et ‘bruitiste’, tout comme Tabata Mitsuru, le guitariste de Zeni Geva, d'autres foudres de guerre spécialistes du lynchage sonique le plus destructeur. A deux, ils ne pouvaient donc que faire du bruit, beaucoup de bruit : sur ces huit titres cacophoniques, Guilty Connector et Tabata repoussent les limites de l'audible jusqu'au point de non-retour, quelque part en enfer, dans les limbes carbonisés de ce qu'il est encore difficile d'appeler " musique ". Car plus que tout, ces déflagrations se vivent plus qu'elles ne s'écoutent : plongé dans ce capharnaüm terrifiant, l'auditeur se noie. Ses sens en déroute et son cerveau en pleine déliquescence, c'est l'inertie. De cette tempête de bruits blancs, de riffs infernaux et de beats plombés, il ne faut pourtant pas avoir peur… même si l'affronter de plein fouet peut provoquer de graves problèmes auditifs. Certains s'évanouiront en entendant cette " musique " violente, défigurée par l'acide et pleine de limaille écorchant les tympans. D'autres y trouveront peut-être la lumière, la transcendance. Quoi qu'il en soit, on n'en sort pas indemne. De Merzbow aux Boredoms, les Japonais ont toujours aimé jouer avec nos nerfs. A ne pas mettre dans toutes les oreilles, cela dit, même si ça débouche mieux les tympans qu'une boîte entière de cotons-tiges.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Hitting The Ground

Pour cet album solo, l'énergique chanteur des Violent Femmes a su s'entourer des plus belles pointures : PJ Harvey, John Cale, Lou Reed, Mary Lou Lord, Linda Perry (ex-Four Non Blondes), Gaëtan Roussel (Louise Attaque), They Might Be Giants, Frank Black… Excusez du peu. Evidemment, plus on a d'invités, moins on contrôle la fête. Bref, c'est le bordel ! Le meilleur côtoie le pire ; et comme dans tout jeu de chaises musicales, il y a toujours des perdants : ici Franck Black (gueulant comme un cochon), They Might Be Giants (un " Darlin' Allison " chiant comme la pluie) et PJ Harvey, irritante en Patti Smith arthriteuse. Le meilleur, bizarrement, vient des vieux : Lou Reed prouve qu'il en a encore dans le froc, et John Cale reste pareil à lui-même, c à d d'une élégance rare. Autre surprise : Linda Perry, étonnamment posée, nous livre une ballade crépusculaire de très bonne facture (" So It Goes "). Et Gano dans tout ça ? A l'ouvrage dans l'ombre des projecteurs, il surgit parfois tel un diable de sa boîte, pour trois titres enlevés qu'il chante toujours de cette voix haletante, reconnaissable entre mille. Conclusion : " Hitting the Ground " pêche par boulimie, même si l'indigestion est évitée de justesse.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Phantom Theory

Alex Tepper et Phil Dockerty n'en sont pas à leurs premiers faits d'armes en matière de boum boum extatique : fondateurs du label Urban Heroes, DJ's et remixeurs hors pair, ils sont plongés depuis plusieurs années déjà dans le bain techno. D'où cet album, suite logique de tout leur travail d'électroniciens défoncés au poumtchak. Et ils aiment ça, le gros beat qui tue : sur les trois-quarts de ce disque, ça tape dur, de manière assez couillonne mais efficace. Parfois, on croirait entendre du Leftfield ou du Green Velvet (le single " Pride's Paranoia ", avec Slug du posse rap Atmosphere), mais en moins subtil, voire de l'hooligan house à la Audio Bullys (" Birdcage "). Rien de bien neuf en somme, mais en même temps, qu'est-ce que ça peut bien faire ? Cette tech-house est parfaite pour s'éclater sur le dance-floor, même si parfois ça frise le ridicule (les affreux " On My Mind " et " Satellite "). La techno de Futureshock n'a en tout cas rien de futuriste, et le choc qu'elle procure se limite à celui, carré, des gros BPMs martelés avec violence (" Sparc ", " Wide Open "). A n'écouter que dans une ambiance festive (un club, une soirée), sinon sans grand intérêt.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Blank-wave Arcade

Suite au succès de " Danse Macabre ", The Faint ressort un vieil EP (25 minutes) d'avant la consécration. Au programme, déjà ces synthés éculés façon EBM, ces refrains entre Suicide et Front 242, ces poses de rockeurs ayant délaissé les guitares au profit d'une boîte à rythmes aux beats ultra-kitsch. C'est entraînant, parfois surprenant (" Cars Pass In Cold Blood " et ses explosions de riffs et de BPMs), mais on déplore un manque certain de maturité et de perfectionnisme, acquis deux ans plus tard avec ce " Danse Macabre " fier-à-bras mais totalement jouissif. Autant se jeter donc directement sur leur dernier opus, même si cette entreprise de réédition s'avère intéressante dans le cas où on souhaiterait creuser davantage le sillon de ces Américains au look (et au son) rétro-futuriste.

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