Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Kreator - 25/03/2026
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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Showtime

En un an, Dylan Mills alias Dizzee Rascal, 20 ans au compteur, est devenu une star du " grime " (ou " eskibeat "), ce mélange épileptique de jungle, de hip hop et d’électro dont il est le plus fier ambassadeur. " Boy In Da Corner ", son premier album, a été couronné du Mercury Prize, et s’est vendu à 250.000 exemplaires dans le monde : normal, c’est une tuerie. Avec " Showtime ", Dizzee Rascal persiste dans le beat qui arrache et le flow mitraillette, et signe à nouveau un putain de grand disque. Certes, la surprise n’est plus au rendez-vous. Mais Rascal, au lieu de creuser le même sillon inauguré avec " Boy In Da Corner ", élargit sa palette de sons et son champ d’action, en osant par exemple l’exercice r’n’b (" Get By ", featuring Vanya) et la complainte introspective (" Imagine " et son verbe affûté, qui s’adresse à ceux qui le traitent de vendu). On n’en dira jamais assez sur l’onde de choc que provoque la musique de Dizzee Rascal dans le monde étriqué du hip hop. " Showtime " ? Désormais c’est entre ses mains que se joue le futur d’un genre en pilotage automatique, bien plus conservateur qu’on ne le croit. Stand up : voilà Dizzee Rascal. Sa musique est fantastique, et son succès bien mérité. Parce que c’est clair et net : ce n’est pas tous les jours qu’on croise chez nos disquaires des révolutionnaires. Tayaut !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Year of the Tiger

Les voilà signés chez Naïve, signe que le rock juvénile des Liégeois d’Hollywood Porn Stars pourrait s’exporter au-delà de nos frontières. Une bonne nouvelle, après le succès public et critique rencontré par les Girls et Ghinzu en France et même ailleurs… Le rock wallon, donc, se porte bien, même si ce n’est que le début. Après « All on the Six » (EP sorti l’année dernière – cfr rubrique « Interviews »), Anthony Sinatra, Redboy et leurs deux potes de l’ombre se fendent enfin d’un premier album en bonne et due forme. Ici la forme est encore et toujours de l’Emo et de la pop, bref du bon rock mélodieux et fougueux, teinté parfois d’électronique (vous suivez ?). Il y a même des solos et des titres plus calmes, mais l’essentiel réside dans ces guitares incisives qui se cherchent des noises. Surprise : Redboy abandonne presque le chant, laissant à Sinatra une latitude vocale jusqu’alors en pleine mue… « Year of the Tiger » montre ainsi les Liégeois plus sûrs d’eux-mêmes, l’année (live) 2004 leur ayant permis de gommer toute erreur de jeunesse. Aujourd’hui, Hollywood Porn Stars est un groupe soudé, musicalement sans reproches, qui frappe à nos oreilles. Désormais nos pavillons leur sont grands ouverts : ils peuvent même y rester toute l’année 2005.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

They Were Wrong, So We Drowned

Qui a eu tort ? La plupart d’entre nous, qui pensions que les Liars allaient sauver la face du punk funk revival avec leur premier album sorti il y a deux ans, un mix décadent de guitares incendiaires, de basses addictives et de groove mutant. Parce que les Liars sont (déjà) de retour, et ça n’a plus rien à voir : finies les mélodies, les refrains, les poses de rock stars,… « They Were Wrong, So We Drowned » est taillé dans le bruit le plus tribal, sur les ruines indus d’un rock exposé aux pires radiations, comme Sonic Youth en son temps. Pour faire ce disque, Angus Andrew et Aaron Hemphill se sont enfermés dans une baraque au fond des bois. Ce qui explique la présence de fantômes qu’on entend aux détours de chaque titre. « Fly, fly, the devil in your eye, shoot shoot ! », chante Andrew sur « We Fence Other Gardens With The Bones of Our Own » (sic) : peut-être qu’il a vu un truc bizarre en pleine nuit, et qu’il exhorte son pote à sortir son flingue. On n’est jamais trop prudent ! Ou peut-être que c’est dans l’œil de son pote qu’il a vu le diable, et qu’il panique comme en plein « Evil Dead ». Ce disque pourrait d’ailleurs servir de bande-son parfaite au « Blair Witch Project », d’autant qu’il parle beaucoup de sorcières, même si on n’y comprend que pouic. Ca fout les boules, cet amas de dissonances et de batterie martelante, de bleeps crissants et de riffs à la (massacre à la) tronçonneuse. Les Liars se sont perdus en pleine nature, et doivent combattre les démons qui n’ont qu’une seule envie : défoncer leur porte. Et leur crâne. Et le nôtre. Au loin, des tam-tam : peut-être des cannibales. Il fait noir. Qui est là ? C’est quoi, ces cris ! ? Pourquoi tu te promènes avec cette perceuse ? ! ? Mais, qui… Aaaaahh ! ! ! ! (Long silence, il fait jour, les oiseaux chantent, des traces de sang sur les murs, un disque traîne par terre, entre deux corps… Seule pièce à conviction de ce carnage affreux. « Mais que s’est-il passé ? », se demande l’enquêteur en insérant le CD dans son autoradio… To be continued).
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Good News For People Who Love Bad News

Après avoir commis cet opus, Modest Mouse devrait enfin rencontrer le succès, du moins celui d’estime. Jusqu’ici, Isaac Brock et ses sbires n’étaient jamais vraiment parvenus à se faire remarquer. Le changement ? Il y a un tube, déjà (« Float On »). Et puis tout le reste : « Bury Me With It » et son rock branque à la Père Ubu, l’exercice country « Bukowski », le bucolique « The Good Times Are Killing Me », auquel Flaming Lips ont participé,… Modest Mouse pourrait bien remplacer Pavement dans le cœur de tous les fans déçus d’indie : grâce à ses mélodies déroutantes, ses chansons en colimaçon, cette folie douce irriguant chaque note de cet album au poil, Modest Mouse a de quoi, pour une fois, se vanter. La modestie ici est un vilain défaut : quand on pond pareil disque, y a de quoi être fier, et le crier fort à qui veut l’entendre. Pour la circonstance, on devrait être nombreux à répondre à l’appel.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Summer In Abaddon

Ne pas croire qu’on en saura davantage sur Pinback : ces gars-là ne lâcheront pas le morceau, même après une nuit de défonce (cfr interview). Leur musique se suffit à elle-même : la belle affaire, certes ; mais dans leur cas elle devrait largement nous suffire. Qu’on ne comprenne que pouic à leurs " métaphores de métaphores " n’enlève rien à la beauté sourde qui suinte de leurs opus. Et celui-ci vaut bien les deux premiers, car pour une fois Rob Crow et Zach Smith s’épanouissent et touchent à l’essentiel : on les croirait presque heureux, c’est dire… " Summer In Abaddon " est donc l’album le plus abouti de Pinback, le plus jusqu’au-boutiste aussi. Leur style, inimitable, n’a jamais si bien sonné : encore une fois l’on se perd dans les méandres rythmiques de ces complaintes douces-amères, mais ce qui change est qu’ils osent enfin la ligne claire, l’audace presque pop (" Fortress "), voire rock (" AFK "). Certes, on parle ici de décalage : Pinback ne sera jamais le groupe de pop ultime, à chantonner sous la douche. Il est bien plus subtil. Donc infiniment plus touchant. Qu’on se rassure : Pinback reste ce groupe atypique, qu’on chérit en secret. Mais pour la circonstance, on aimerait le partager, parce qu’il est temps de le reconnaître : ces types sont, dans leur genre (unique), de vrais petits génies.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Stop Talking

Il va sans dire que Soldout a tout pour plaire chez les fashion victim : hymnes rétro (elektroklash ?), design léché (la pochette), paroles sexy, refrains m’as-tu-vu, références excitantes (Miss Kittin, Garbage, Le Tigre, Peaches, Felix Da Housecat, etc.). En plus Soldout est un produit du terroir : Charlotte Maison et David Baboulis sont wallons, et leur label est hutois. Et leur premier single, l’imparable « I Don’t Want To Have Sex With You », s’avère déjà un tube… de ce côté-ci de la frontière linguistique. Stop ! Reprenons : Soldout a tout pour plaire à tout le monde : ses chansons valent bien celles de Vive La Fête, c’est plein de beats pouet pouet et de guitares Red Bull, c’est parfait pour danser tout l’été et draguer les minettes, c’est facile à chanter. Soldout n’a rien du duo carriériste : de toute façon sa musique (électro-pop) reflète l’instant présent, cette époque chic et choc. Il faut en profiter maintenant, sinon il sera trop tard. Soldout on aime, sans aucun opportunisme. « Stop Talking » shit, and dance to the beat !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

People Are Like Seasons

Pour beaucoup d'entre nous, la musique de Sophia symbolise la douleur et la tristesse, résonne à nos oreilles comme le cri déchirant d'un homme en pleine déroute sentimentale. C'est que Robin Proper-Sheppard n'a pas eu de chance avec The God Machine, son premier groupe : alors que lui et ses deux potes enregistraient leur deuxième album promis à toutes les louanges, la mort vint frapper à leur porte sans crier gare, emportant l'un d'entre eux, pour toujours. C'est le début du calvaire pour le chanteur, qui, pour oublier, panser ses plaies, se lance éperdument dans l'écriture de chansons au pessimisme malade. Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres : " Fixed Water ", le premier album de Sophia, aura ainsi permis à bien des mélomanes au cœur fragile d'exorciser leurs peurs et leurs rancœurs, face à cette vie qui parfois s'enlise dans le pire des marasmes émotionnels. Pour un temps, Robin Proper-Sheppard deviendra notre ami dans la déroute, et sa musique mélancolique une bouée en plein déluge. Après " The Infinite Circle " (1998), moins convaincant, et un live aux Nachten, Sheppard est de retour, encore tourmenté mais plus fougueux, parce qu'après les nuages noirs vient l'orage, et que coups du sort et coups de sang, ça va plutôt bien ensemble. " Oh My Love " donne le ton : encore une fois ça parle de rupture, sauf qu'ici la guitare se fait plus électrique, et la batterie plus coriace. En un mot : ça pète, mais sans que la mélodie en pâtisse. Du grand art. D'autant que Sheppard ne tombe jamais dans le larmoyant : c'est triste mais pas patraque… La souffrance est palpable mais le chant évite toute complaisance. L'honneur est sauf, la tête est haute. " Swept back to all the grief and the worries ", entonne-t-il d'ailleurs sur le titre suivant (" Swept Back "), comme quoi le plus dur est passé… Sur " Desert Son No 2 ", l'ambiance pourtant retombe : c'est la chute de tension… Avant un final bruitiste digne du meilleur Mogwai, qui donne envie de taper des poings sur les murs. La violence engendre la violence : " Darkness " et " If a Change Is Gonna Come " crachent leur venin rock jusqu'à l'épuisement, signe d'un retour au calme salvateur (" Swore to Myself "). Après tel déchaînement, une pause s'impose (" Swore to Myself "), avant l'exercice pop (" Holidays Are Nice " : son " California Dreaming " à lui ?) et deux complaintes finales belles à pleurer - du Sophia pur jus, aux blessures de cœur à peine cicatrisées (" I Left You " et " Another Trauma " : la joie). Une chose est sûre : même si Sheppard a durci le son, ce n'est pas encore la fête dans sa tête… Les célibataires forcés ont en tout cas de quoi se réjouir : grâce à Sophia, leur Saint-Valentin ne se fera pas en solitaire. Comme on dit : dans la déprime, mieux vaut se serrer les coudes.
samedi, 31 décembre 2005 02:00

No Wow

Ils ont sans aucun doute ‘gardé leur côté méchant’ (le titre de leur premier album, sorti il y a deux ans), mais pour la circonstance VV et Hotel ont décidé de tremper leur rock écorché dans l’acide de l’électro la plus pourrave – Suicide avant tout. On a toujours dansé sur The Kills, mais cette fois les guitares s’attaquent directement aux jambes : reptiliennes, elles les enlacent jusqu’à les étouffer – et c’est groggy qu’on tente un pas de côté, avant de s’écraser sur le dance-floor. Brut et rêche comme du papier de verre, le rock de ces deux faux tourtereaux (« I Hate The Way You Love », pierre angulaire - et titre anguleux - de l’album) prend comme d’habitude aux tripes mais s’amusent désormais avec elles à jouer à l’élastique. Si les cinq premiers morceaux rappellent l’ambiance surchauffée de « Keep On Your Mean Side », la deuxième partie du disque s’aventure sur des terres plus friables, moins tendues. Où l’on découvre une VV déballant ses hantises (l’amour, la mort) avec davantage de ferveur et de féminité, telle une Patti Smith SM qui aurait grandi à l’époque de Cabaret Voltaire. Beatbox et guitare même combat, d’ailleurs qui fait l’un qui fait l’autre ? VV et Hotel ne tranchent pas, d’ailleurs leur musique c’est du rock de tranchée. On s’y planque pour éviter la quille, en dansant sous les bombes. Un grand disque salvateur, à écouter en pleine débâcle.
samedi, 31 décembre 2005 02:00

Murder Manifesto

Quatre ans que les fans l’attendaient, pétrifiés dans leur short militaire : le cinquième album des Liar, sans doute un des meilleurs groupes de metalcore (hardore, metal, trash) de notre plat pays. Où il est toujours question de violence, de haine, d’anticléricalisme et de bidoche sanglante. Où les guitares crissent comme du papier de verre sur le canon d’un revolver, où le chant se confond avec une extraction des amygdales, où le batteur se prend pour Dave Lombardo. Le posse flamand du H8000 n’a jamais fait dans la dentelle, sauf qu’ici c’est encore pire. Tu veux du sang, tu aimes Bolt Thrower, Congress et Bleeding Through ? Prépare les sparadraps, et surveille tes tympans : s’ils bourdonnent, tu es sur la bonne piste.
samedi, 31 décembre 2005 02:00

Arular

On en parle beaucoup depuis des mois, de cette M.I.A. : une jeune Anglo-sri-lankaise des ‘suburbs’ londoniens, fille d’un révolutionnaire tamoul et fan de 2 step et de Missy Elliott. Sur disque, ça donne forcément une tambouille rarement très élégante : un truc vaguement groovy qui mixe à tout va r’n’b, UK Garage, chip tune, Timbaland, calypso, ragga et DIY. Manque plus que le parka fluo, des fish and chips et un sifflet d’apache pour donner l’impression que M.I.A. est la nouvelle artiste à suivre. Sauf qu’« Arular » n’est pas le chef-d’œuvre escompté, dont tout le monde parle mais que personne ne semble avoir bien écouté. Même pas chic mais bien toc, ce disque est un pétard mouillé. Et mon c.., c’est du poulet ?
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