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Le line up idéal !

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Three Days Grace ne revient pas seulement à l’Ancienne Belgique, ce 7 décembre 2025, renforcé de nouveaux titres, mais s’affiche sous sa formation originelle ! Après plus d’une décennie d’absence, Adam Gontier a réintégré officiellement le combo rock canadien. Les hard rockers du nord du continent amorcent un nouveau chapitre de leur brillante trajectoire, portés par le retour de leur voix emblématique. Celle-ci, célèbre pour les tubes « I Hate Everything About You » et « Animal I Have Become », entre autres, résonne à nouveau en studio et sur les planches, après une longue parenthèse. Aux côtés de Matt Walst, qui avait repris le micro en 2013, se dessine une alliance particulièrement puissante. Barry Stock (guitare), Brad Walst (basse) et Neil Sanderson (batterie, percussions, claviers) demeurent fidèles à la formation originelle. Three Days Grace affiche une complicité renouvelée et savoure l’idée de retrouver le public, prêt à enchaîner ses classiques et ses nouveautés. La première partie est assurée par les Californiens de Badflower. Le concert affiche complet.

Badflower inaugure la soirée par un set de rock teinté de nuances punk. Dès les premières notes de « Drop Dead », l’ambiance s’enflamme, puis la formation enchaîne par « Number 1 ». Les rockeurs californiens captivent l’auditoire, dont les acclamations enthousiastes résonnent tout au long de leur prestation. La façon dont le chanteur Josh Katz galvanise la foule s’avère tout simplement remarquable. Ce band évoque une version moins électronique de Twenty One Pilots, avec davantage de mordant et une touche réduite de hip-hop, mais toute l’émotion et la passion qui les animent demeurent palpables.

Le chanteur plonge dans la fosse et s’élance du premier balcon, rattrapé par l’auditoire qui le ramène, tel un surfeur, vers les planches. Leur atout principal réside dans les deux guitaristes, qui électrisent la sonorité du combo. La voix de Josh Katz reste aussi impeccable que sur les enregistrements studio, débordante d’émotion brute et d’énergie. Le bassiste Alex Espiritu se révèle particulièrement magnétique sur le podium, captant l’attention et s’appropriant chaque instant (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « Drop Dead », « Number 1 », « Don't Hate Me », « Detroit », « Move Me », « Stalker », « Heroin », « The Jester », « Ghost », « 30 ».

Chez Three Days Grace, Adam Gontier ne reprend pas simplement son ancien rôle : il partage désormais le chant auprès de Matt Walst, qui occupe ce poste depuis son départ. Les deux musiciens fusionnent leurs époques respectives pour engendrer un son inédit, embrasant la passion des fans. Ensemble, ils publient « Alienation », le huitième opus studio du groupe depuis leur reformation. Leur alchimie sur les planches confirme qu’il ne s’agit pas d’une expérience éphémère.

À 20h50, les lumières s’éteignent ; les cinq artistes surgissent, rejoignant leurs instruments sous l’introduction d’un morceau pré-enregistré : « It’s All Over ». Le quintette attaque son set avec assurance. Tandis que « Dominate » d’« Alienation » résonne en fond sonore, les membres grimpent sur le podium : le guitariste s’installe à gauche (un barbu élégant, casquette blanche vissée sur le crâne, long manteau de cuir noir). Les bassistes se placent à droite, encadrant les deux chanteurs. Tous arborent des tenues sombres. Le drummer prend place à l’arrière, perché sur une haute estrade, devant une double batterie imposante, entre deux écrans géants diffusant vidéos et paroles en mode karaoké. Le climat dans la salle est déjà bien fiévreux, mais dès qu’ils ont investi les planches et entament « Animal I Have Become », la fosse explose. La basse, d’une puissance presque tangible, fait vibrer l’auditoire jusque depuis les barrières. Les spectateurs hurlent chaque parole, créant un moment d’adrénaline pure qui rappelle l’essence du live.

La formation enchaîne les titres, tissant un équilibre quasi-parfait entre les époques : un morceau de l’ère Adam, un de l’ère Matt, une nouveauté d’« Alienation », puis retour aux origines. Ce va-et-vient retrace leur évolution : chaque chanteur soutient l’autre, échange parfois la guitare, générant des harmonies d’une justesse remarquable. La transition entre ces deux artistes, qui ont tous deux façonné l’identité du band, s’opère avec une fluidité naturelle.

Des classiques comme « Animal I Have Become », « I Hate Everything About You » ou « Never Too Late » déclenchent des cris dans la foule, couvrant parfois la sonorisation. Cet enthousiasme témoigne du désir immense d’entendre ces titres interprétés en direct par la voix d’origine. Les jeux de lumière abondent. Si les chœurs subliment les classiques de l’ère Gontier, des morceaux tels que « So Called Life », « The Mountain » et « Painkiller » démontrent que le combo a su traverser les douze années précédant la reformation sans Walst à la tête de la formation. Adam Gontier le reconnaît lui-même, remerciant publiquement Matt et les autres membres d’avoir poursuivi l’aventure après son départ. Au fil du set, le quintette canadien alterne anciens et nouveaux morceaux, notamment des plages issues d’« Alienation ». « Mayday », « Apologies » et « Kill Me Fast » illustrent parfaitement la synergie entre les deux chanteurs, dont les voix (et les chœurs du batteur Neil Sanderson) s’harmonisent à merveille. Il est évident que Three Days Grace a trouvé la formule gagnante sous ce line-up, et l’on espère que cela perdurera.

En abordant les compositions récentes, la formation interprète également « Don’t Wanna Go Home Tonight », durant laquelle Adam Gontier convie son technicien guitare sur le podium. L’auditoire scande régulièrement le nom du groupe, encouragé par les deux chanteurs. À leur demande, les circle pits s’enflamment. La sécurité reste vigilante, face aux nombreux surfeurs.

Ce set s’est avéré ‘réconfortant’ voire ‘cathartique’ pour de nombreux spectateurs. Peu importe l’âge, la nationalité ou le genre, personne n’est demeuré silencieux au sein de cette salle magnifique. Qu’ils interprètent leurs nouveaux titres ou les classiques qui les ont rendus célèbres, l’énergie dégagée par la formation et le public est tout simplement électrique. On espère assister à bien d’autres concerts de Three Days Grace sous la formation Gontier + Walst : c’est tout simplement parfait.

Setlist : « Dominate », « Animal I Have Become », « So Called Life », « Break », « Home », « The Mountain », « Mayday », « Pain », « Kill Me Fast », « I Hate Everything About You », « Time of Dying », « Apologies », « Creep » (Radiohead cover) (Adam solo), « Don’t Wanna Go Home Tonight », « I Am Machine », « The Good Life », « Painkiller », « Never Too Late », « Riot ».

(Organisation : Live Nation)

Informations supplémentaires

  • Band Name: Three Days Grace
  • Date: 2025-12-07
  • Concert Place: Ancienne Belgique
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 8
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