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Epica - 18/01/2026

Interpol

Hanté par les fantômes de Chameleons, Joy Division et même des Smiths...

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Girls Against Boys et Interpol partageaient donc l'affiche de l'Aéronef ce mardi 12 novembre. Si à l'origine, Interpol devait se produire en première partie, c'est avec beaucoup de sagesse que les rôles ont été inversés, cette dernière formation rencontrant déjà, nonobstant une moins grande expérience, davantage de succès Outre-Quiévrain. Faut dire que leur dernier album " Turn on the bright eyes " a réveillé, au fond des âmes, le spectre de Ian Curtis et de Joy Division. Et la cold wave fait apparemment encore recette en France. Maintenant, il est vrai que sans être particulièrement novateur, cet opus véhicule de bonnes vibrations. Ne connaissant pas suffisamment Girls Against Boys, je ne me risquerai donc pas à réaliser une review sur leur prestation. Grégory s'en est chargé lors de leur passage à l'AB de Bruxelles.

Eclairé par un light show à dominante rouge, la plupart les musiciens d'Interpol montent sur scène, sapés dans des costards à la fois, seyants, étroits et élégants. Seul le basiste Carlos, a opté pour un look dandy new wave. Même le claviériste qui les accompagne pour la tournée, tout vêtu de noir, se fond dans l'ensemble. Faut croire que les démarrages des concerts sont pour l'instant laborieux, puisqu'il a fallu cinq ou six chansons avant que la formation new-yorkaise ne parvienne à sortir du carcan de son album. Même le riff de guitare, destiné à ouvrir chaque refrain, manquait singulièrement de pêche. Mais progressivement toutes ces imperfections se sont dissipées, pour faire place à un véritable envoûtement. Pourtant, si la belle frimousse du chanteur (Paul Banks), attire tous les regards des filles, pendant que Daniel Kessler et Carlos D semblent plongés dans leur trip, le métronome du set n'est autre que le drummer Sam Fogarino. Son jeu tribal tout en souplesse et en dextérité permet aux autres musiciens de se libérer. Tout au long de ce concert, les fantômes de Chameleons, de Joy Division et même des Smiths vont me traverser l'esprit ; mais sans jamais me communiquer le vague à l'âme. Au contraire! D'autant plus que les musiciens, qui clôturaient leur tournée dans la métropole, étaient de très bonne humeur. Avec deux rappels à la clef, ponctués d'une distribution généreuse de sticks de drums assurée par Sam, on pouvait retourner chez soi l'âme en paix, sans même penser à Ian Curtis. Et pour cause, le public venait de succomber au charme d'une étoile qui vient à peine de naître…

Sonic Youth

Comme à la plus belle époque de Grateful Dead...

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L'Aéronef de Lille était plein comme un œuf pour accueillir le concert du mythe avant-gardiste new-yorkais. Une jolie performance, compte tenu du style musical particulièrement alternatif pratiqué par cette formation. Un concert qui s'inscrivait dans le cadre d'une tournée mondiale, destinée à promotionner leur nouvel album, « Murray street ». N'ayant, à cette époque, pas encore eu le loisir d'entendre ou d'écouter leurs nouvelles compositions, c'est avec une certaine appréhension (NDR : et des boules quiès !) que je me suis rendu à ce spectacle. En effet, la dernière fois que je les avais vus se produire en public, mes oreilles étaient en compote, tant le volume sonore était élevé. Elles ont même dû bourdonner pendant deux jours !

Première constatation : lorsque Sonic Youth monte sur scène, ils ne sont plus quatre, mais cinq. Jim O'Rourke (NDR : qui a également participé à l'enregistrement de leur nouvel opus), les accompagne pour leur périple mondial (NDR : il se chuchote même qu'il deviendrait leur cinquième membre). Deuxième constatation, le quintet projette sur grand écran, placé derrière le matos, le film de leur prestation, mais vu de dos. Troisième constatation les fans, particulièrement enthousiastes, sont venus en nombre ! (NDR : j'ignorais qu'il en existait tant !) Et enfin, dernière constatation : le volume sonore est parfaitement équilibré, ni trop faible, ni assourdissant. De quoi être rassuré. Mais venons-en au set

Jim O' Rourke joue également de la guitare (enfin, la plupart du temps), ce qui fait trois guitaristes (Moore/Ranaldo/O'Rourke) sur scène. Et à contrario de ce qu'on pourrait penser, la musique de S.Y. n'a rien d'un mur d'électricité. Les trois six cordes se conjuguent comme à la plus belle époque de Grateful Dead. Les subtilités et les nuances des sonorités psychédéliques serpentent au beau milieu des mélodies contagieuses, que chante tout à tour Kim Gordon et Thurston Moore, pendant que Steve Shelley martèle ses peaux. La formation va ainsi jouer la quasi intégralité de son nouvel album. Depuis le bringuebalant « Rain on tin », au 'mybloodyvalentinesque' « Sympathy for the strawberry », en passant par le tribal, 'pjharveysque' « Plastic sun » et le garage « Disconnection notice ». Un répertoire entrecoupé de classiques judicieusement choisis. Parmi lesquels on aura le grand plaisir de savourer « Bull in heathen », « Eric's trip », « Cotton crown », ainsi que l'incantatoire « Kissabiliy ». S.Y. accordera même deux rappels, au cours duquel le sauvage et enlevé « Kool thing », ponctuera ce set de toute beauté.

The Libertines

C'était vraiment bien, mais on n'a pas vu grand-chose?

‘La’ café-théâtre : une mauvaise idée comme salle de concert. L'Orangerie et la Rotonde ayant été réservées pour le festival du cinéma méditerranéen, il aura fallu se contenter de ce sous-sol certes joli, mais à l'acoustique minable, sans parler de ces énormes colonnes qui obstruent toute vision. En un mot : on an entendu (mal), et on a rien vu. The Libertines, donc : le groupe de rock'n'roll anglais qu'on attendait depuis que Liam et Noël d'Oasis ont arrêté de faire de la bonne musique. Bref, un bail. Leur album, « Up The Brackets », est, de fait, une petite bombe de rock juvénile, qui sent le stupre, l'alcool et la sueur. Le genre de disque qui vous met une pêche d'enfer, quelle que soit l'heure de la journée, grâce à quelques mélodies bien troussées, des riffs un peu crétins et de l'attitude, cette étincelle dans les yeux qui manquent cruellement à la plupart des groupes de rock actuels. En à peine trois-quarts d'heure, les quatre Anglais (Liverpool, le come-back) auront mis le feu à l'assemblée, du moins aux trois premiers rangs (les seuls qui voyaient quelque chose), et ce malgré le son moyen. Un petit rappel après 10 minutes de pause et les lumières allumées, et puis une virée dans les loges pour quelques happy few bien contents de pouvoir fumer un pétard avec leurs nouvelles idoles. Manque plus que le sexe, et on l'a, cette bonne vieille sacro-sainte trilogie qui fait tant défaut à Moby, Garou et Georges-Alain de la Star'Ac !



John Parish

Tout simplement envoûtant...

Le Bristolien John Parish aime la Belgique, et il lui rend bien : bande originale du film Rosie de Patrice Toye,  production du « Put Us In Tune » du groupe gantois Thou, admirateur de dEUS et de Zita Swoon… L'AB ne pouvait donc que lui rendre un vibrant hommage, en l'invitant à jouer live son dernier album, « How Animals Move », mais aussi en programmant les groupes avec lesquels il a travaillé, à la console : Thou et Morning Star.

La soirée débuta au club avec la projection du film « Rosie », film flamand… sans sous-titres. Qu'à cela ne tienne, l'intrigue ne fût pas difficile à comprendre, d'autant plus que la musique de Parish était là pour nous guider, belle et violente, comme la petite Rosie du film (Aranka Coppens). C'est à Jesse D. Vernon de Morning Star qu'il incomba la dure tâche de nous réveiller, après 1h30 d'une histoire à dormir debout. En solo pour l'occasion, il ouvrit les festivités dans la grande salle (en configuration assise) avec quelques morceaux de « My Place In The Dust », joués à quatre mains et quatre pieds (pour les pédales d'effets, les samplers, la batterie et la trompette) dans une atmosphère déjà plombée.

Et ce n'est pas Sue Garner et sa country désossée qui arrangeront nos bidons : difficile d'être convaincu par les compos folk de la belle, leur interprétation requérant sans doute un vrai groupe… et de vrais fans. Son dernier album, « Shadyside », sur lequel on retrouve Marc Ribot et Jim O'Rourke, s'avère pourtant fort attachant : à écouter d'abord à la maison, si l'on aime Patti Smith, Patsy Cline et Lambchop.

Mais voilà déjà que John Parish et ses musiciens (guitares, trompette, batterie, sampler, piano) montent sur scène. « Nous allons jouer des morceaux de « How Animals Move » et de « Rosie », déclare John Parish, affublé d'un T-shirt Giant Sand. C'est parti pour une bonne heure de musique envoûtante, entre ambiances cinématographiques, post-rock langoureux et country-folk de chambre (noire). Les musiciens qui accompagnent notre homme connaissent leur leçon : le son est excellent, et les morceaux s'enchaînent rapidement, sans bla-bla. Tammy Payne, la batteuse, et Aaron Dewey, le trompettiste, iront même jusqu'à pousser le chant sur « Pretty Baby » et « Stable Life », l'air appliqués mais avec brio. Ajoutez à ces chansons superbes des instrumentaux imparables, qui commencent doucement et finissent en déluge de riffs et de samples, mais sans que Parish et ses musiciens ne lâchent jamais la bride, et vous avez là un concert fort réussi.

Pour clore cette soirée, Thou présenta son dernier né, « Elvis Or Betty Boop », au club : entre pop à grosses guitares, frime rock'n'roll et gentilles bluettes en mid-tempo électro, Thou aura laissé de marbre. N'est pas Soulwax ou dEUS qui veut.

 

 

Girls Against Boys

Des souvenirs, il ne faut garder que les meilleurs...

Les New-yorkais de Girls Against Boys ont sorti un excellent album cette année : « You Cant Fight What You Can't See ». C'était donc le moment pour eux de revenir sur le devant de la scène. Faut dire qu'après la débâcle de « Freak*On*Ica » et les changements de labels, beaucoup de groupes se seraient cassé les dents. Pas Girls Against Boys. Scott McCloud reste d'ailleurs ce chanteur exceptionnel, à le voix grave et sexy, entouré d'un duo de bassistes (Johnny Temple et Eli Janney) toujours aussi percutant. C'est ça, Girls Against Boys : des basses qui vous vrillent le ventre, une voix qui vous charme, des refrains qui balancent. Encore une fois, le groupe fera l'impasse sur la période « Freak… », sans doute un trop mauvais souvenir (pensez donc : un groupe indie sur une major !), pour privilégier les intouchables « Cruise Yourself » et « House Of GVSB ». De « Kill The Six Player », classique indétrônable, à « The KindaMzkYouLike », Girls Against Boys revisitera toute sa carrière avec plaisir, allant même jusqu'à reprendre, furieusement, « She's Lost Control » de Joy Division. Après deux rappels, c'est avec « Let It Breathe », chanson « douce » qui clôture le dernier album, que les New-Yorkais disparaîtront, satisfaits. Nous aussi, même s'il est clair que la grande époque, celle des trois premiers albums, semble quand même bel et bien révolue.

The Cinematic Orchestra

Rarement jazz et électronique n'auront fait si bon ménage...

Avant toute chose, précisons que l’ABBOX n’est pas une nouvelle salle de l’AB. Ou presque : il s’agit en fait de la grande salle, avec une configuration légèrement modifiée (des voiles rouges cachent les balcons, avec des loupiotes et des lampadaires pour tamiser l’ambiance). Sympa et tout confort, l’ABBOX donne l’impression au spectateur d’être dans une grande chambre capitonnée, les oreilles bien au chaud et l’esprit apaisé par ces cascades de voiles à la couleur utérine. Hum… Sûr que les p’tit gars de l’AB sont des feng shuistes en herbe, en tout cas ça fait plaisir de regarder des artistes dans ces conditions. Surtout quand il s’agit de groupes de la trempe de Cinematic Orchestra, dont le dernier album « Everyday », est une petite perle. Oubliez la lounge et ses Saint-Germain en mocassins : le « nu-jazz » a trouvé son véritable ambassadeur en la personne de Jason Swinscoe, l’homme qui se cache derrière Cinematic Orchestra. Rarement jazz et électronique n’auront fait si bon ménage depuis les derniers albums de Truffaz, de Jazzanova et de Nils Petter Molvaer. En live, cela donne de longues improvisations à partir du canevas de l’album, sauf en ce qui concerne les morceaux chantés par Fontella Bass, assez proches des originaux. Autrement dit, ce concert valait surtout pour les instrumentaux, pleins de surprises et de virages en épingle : c’est alors que les membres du groupe semblaient prendre le plus de plaisir, et nous avec. Parmi ces moments de pure poésie, « Man With The Movie Camera » mit tout le monde d’accord (splendide), et Cinematic Orchestra de récolter une ovation bien méritée. Voilà bien un groupe qui nous change des compiles du Buddha Bar. Et rien que pour ça, il faudrait lui ériger une statue.

The Flaming Lips

Un spectacle dantesque...

Imaginez la fête : des ballons géants pleins la salle, une horde d'hurluberlus déguisés en animaux faisant les marioles sur scène, des confettis, un écran géant sur lequel sont diffusées des images surréalistes, des robots, du sang coagulé, des flashes psychédéliques,… Et puis, au milieu de ce bordel incroyable, un groupe sensationnel, maître de cérémonie d'une soirée fantasque et inoubliable : The Flaming Lips. Sans doute l'un des groupes les plus importants de ces dernières années, aux deux derniers albums impeccables (« The Soft Bulletin » et « Yoshimi Battles The Pink Robots ») et à la folie plus que douce. En intro, « Carmina Burana » fouette notre sang : ce concert – plutôt un spectacle – sera dantesque. « Hello, tonight your life will change forever » : d'entrée, Wayne Coyne met les points sur les i. Dès que jaillissent les premières notes de « Race For The Prize », on le croit : le son est énorme, les images faramineuses, l'ambiance déjà torride. Les ballons ne cesseront de voler pendant une heure et demie, et nous avec. « Que tout le monde se lève », ordonne Wayne. Et l'on obéit, ravis de participer à cette fête et de redonner, à notre manière, un peu de joie et de couleurs à ce vieux Cirque. Il n'y a rien de pire que d'être assis à un concert, surtout quand c'est les Flaming Lips ! Une vraie fête d'anniversaire, tant est si bien qu'on aura droit à un « Happy Birthday » en bonne et due forme, en l'honneur de trois gaillards plus vieux ce soir-là… Un anniversaire dont ils se souviendront, c'est certain. Avec comme bande-son parfaite ce mix détonant de guitares enivrantes, d'orchestration psyché-pop et de paroles gratinées. Les deux derniers albums, ceux de la reconnaissance, auront été privilégiés : « A Spoonful Weighs A Ton », « Waitin' For A Superman », « The Gash », « Fight Test », « In The Morning of the Magicians », « Do You Realize ? ? », plus d'autres perles, plus anciennes, de ce Big Bazar stupéfiant (« She Don't Use Jelly », « Lightning Strikes The Postman »). En rappel, les trois trublions d'Oklahoma se lanceront dans un quart d'heure psychédélique assommant, de quoi calmer les ardeurs d'un public ravi et gâté. C'est que pareil foutoir n'arrive pas tous les jours, la plupart des groupes de pop-rock jouant désormais en roue libre sans se soucier vraiment du spectateur. Pas les Flaming Lips, dont la sympathie et la frivolité naturelles devraient être prises en exemple. Des concerts comme ça, il faudrait en voir toutes les semaines, comme antidote à la morosité ambiante. Encore merci à vous, les gars, et revenez-nous vite ! En festivals par exemple, ou encore mieux : pour l'anniversaire de Musiczine et celui de ses rédacteurs (bref au moins dix fois par an).

Godspeed You ! Black Emperor

Bienvenue dans la quatrième dimension...

Tourcoing, c'est un peu la zone, genre bourgade désertique recouverte d'une grosse couche de grisaille. N'empêche, c'est là qu'on trouve une des salles de concerts les plus actives du Nord de la France : le Grand Mix. En quelques mois, Interpol, Jimi Tenor, TTC, Kid Koala, Eighties Matchbox B-Line Disaster et bien d'autres s'y sont succédés ; comme quoi dans la maison, l'éclectisme est de rigueur… La salle, peu profonde mais accueillante, rappelle l'Orangerie du Botanique, avec un chouette bar à l'arrière.

Ce soir, cette ambiance tamisée se révélera parfaite pour les invités du jour, les Canadiens de Godspeed You ! Black Emperor, tellement rares sur scène qu'il fallait jouer des coudes pour commander une bière et profiter du spectacle. Et quel spectacle : toujours aussi impressionnant et cyclothymique, GY!BE aura de nouveau confirmé avec classe de quel post-rock il se chauffe. Ses notes incandescentes (violons, guitares, batterie, percussions, samplers,…) tombent comme des couperets dans nos tympans tétanisés, affolent notre pouls, assèchent notre gorge : ça monte, ça monte, jusqu'à l'explosion, de tous nos sens. Fébrile, le public en redemande : on se croirait à la messe, les Canadiens distribuant leurs hosties bruitistes à leurs fidèles en transe. Derrière la console de mixage, un gros barbu haut perché balance des images crypto-anarchistes : Bush s'en prend plein la gueule. Mais sur scène, pas un mot : c'est à peine si on voit les musiciens, concentrés sur leur instrument, noyés dans leur musique exponentielle (du rock X du jazz X de la musique contemporaine X de l'électro = ?). Quant aux morceaux joués, que dire… Ces Canadiens étant des adeptes de l'impro, difficile d'énumérer les titres joués : s'agissant davantage d'une suite de déflagrations et d'accalmies sans début ni fin (ou presque), on évitera toute précision… Après deux bonnes heures de furie sonique, retour à la vie normale : voilà le genre de concert qui vous arrache vraiment au quotidien, surtout quand c'est à Tourcoing que ça se passe… Mais où sont les habitants ? En sortant du Grand Mix, pas un chat : peut-être sommes-nous coincés dans un espace-temps surnaturel, peut-être que la musique de GY!BE nous a ouvert une brèche vers une quatrième dimension qui fout un peu les boules. Coincés dans cette ville, on se croirait dans " L'invasion des Profanateurs de Sépulture ". Aargh !