La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021). « Life in Small Spaces…

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La vie difficile des Tubs

The Tubs publieront Hard Life le 11 septembre 2026 via Merge Records. Pour accompagner l’annonce, la formation londonienne partage “Stoop to Me”, nouveau single déjà disponible en clip officiel iici Filmée et montée par Kit Harwood, la vidéo capte un concert…

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Hooverphonic
The Wolf Banes - De Casin...

Enhancer

En osmose avec son public...

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Vegastar?? Ce nom ne vous dit probablement rien ; mais suite à leur prestation accomplie ce soir, ils semblent promis à un bel avenir. Ainsi vous avez écumé le rayon métal/pop/rock de la Fnac et vous n'avez rien trouvé?? Normal. Ils n'ont qu'un EP 5 titres à leur actif. Et c'est là que leur talent prend toute son ampleur. Pour un si jeune groupe, ils affichent une maturité extraordinaire. Leur fusion, qui lorgne plus vers le rock que vers le rap, surprend par sa fraîcheur et ses mélodies.

Venons en à Enhancer. Ils ont livré le concert parfait. Pourtant, et je l'avoue, je ne suis pas une érudite de ce style musical. Mais pour la circonstance, on a eu droit à la totale. A de l'énergie. Principalement. Et ça fait du bien. A de la fougue. A de la hargne aussi. Leurs compositions sont extrêmement péchues. Ils sont 8 sur scène. 3 chanteurs (David, Bill et Tony), 2 guitaristes (Fred et Matthieu), un bassiste (Marc), un batteur (John) et un DJ. Et aussi le public, qu'ils laissent allègrement les saluer au détour d'un stage diving. Enhancer est littéralement porté par son public et a besoin de lui pour montrer la pleine mesure de son talent. Un exemple? Fabuleux, alors... A l'image de ce chanteur qui grimpe au balcon d'un Bota enflammé, exhorte ses fans à s'amonceler en dessous de lui… avant de faire un sublime saut de l'ange. Oui, il l'a fait. Un autre exemple?? Je vous préviens, il y en a encore quelques uns, malgré la brièveté du moment. David nous demande de nous asseoir pour pouvoir se reposer un peu avant d'attaquer les derniers morceaux. Entonne une chanson douce. Se promène dans la foule, et s'assied auprès d'un ado pour achever l'interprétation du morceau. Et un dernier vrai beau moment qui m'a rappelé d'où on vient et pourquoi on est là, ce soir. Pour les profanes, Nolwenn de la starac jouait à Forest au même moment. Le groupe nous demande de faire du bruit pour elle. Alors que le public crie, David nous demande de la huer. Car c'est Rock And Roll. Comme eux. Ils nous reviendront le 8 mai à Durbuy

 

 

Vincent Venet

La super forme...

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Yves Ghiot est issu de la région de Tournai. Un tout jeune auteur/compositeur/chanteur/guitariste qui manie la langue de Molière avec beaucoup de verve. Que ce soit à travers les textes poétiques, parfois polissons, de ses chansons que de la manière très humoristique de les présenter. Nul doute qu'il doit beaucoup apprécier Brassens et Léo Ferré. Un petit bijou à l'état brut qui ne demande qu'à être poli. Ce grand timide manque d'assurance sur scène, donc forcément de présence. On s'en rend d'ailleurs compte, lorsqu'il abandonne sa six cordes, ne sachant plus que faire de ses mains. Mais cet aspect de la théâtralisation se travaille. Cet artiste a du talent. Il sait donc ce qui lui reste à faire. Pour la circonstance, Yves s'était entouré d'un trio. C'était la deuxième expérience de ce type. En l'occurrence un certain Thomas à la basse, Wilfart à la guitare et Benoît Chantry à la batterie (NDR : désolé, je n'ai pas retenu tous les prénoms !). Excellents par ailleurs. Mais pensez donc, en les présentant, Yves n'est pas passé à côté du jeu de mots. Un Benoît qui s'assied derrière le piano pour accompagner Yves lors d'une des plus belles et poignantes chansons de son répertoire. L'autre grand moment, « On a volé ma cravate », trempant dans un blues rock que n'aurait pas renié Fred Lani. A suivre, et même de très près…

Dîne à Quatre constitue le nouveau projet de Guillaume Ledent. Au sein de son nouveau line up figure un percussionniste, une flûtiste et une violoniste. Guillaume se réservant la guitare, le piano et le chant. Ces excellents instrumentistes vont malheureusement, tout au long de leur set, oublier qu'ils jouent au sein d'un groupe. Individuellement leur performance est parfaite. Collectivement, elle suscite rapidement l'ennui. Avant de pourvoir dîner à quatre, il y a donc encore beaucoup de pain sur la planche…

Il ne restait plus qu'une grosse centaine de personnes pour assister à la prestation de Vincent Venet. Et je dois avouer que j'étais fort curieux et surtout sceptique de voir comment il allait se débrouiller en 'live'. D'autant plus que son premier elpee, « 70cl », m'avait laissé mi-figue mi-raisin. Et bien, il faut avouer que je me suis royalement planté. Car ce soir, Vincent Venet et ses musiciens nous en ont mis plein la vue et les oreilles. Depuis la présentation originale de chaque musicien, avant le concert proprement dit, jusqu'au second rappel électro-gothique, au cours duquel la scène s'est transformée en piste de danse. Depuis « Boomerang » à  l'étonnante reprise-traduction d'« Enjoy the silence » de Depeche Mode, en passant par l'inévitable digression sur l'amour et le chewing-gum « Les amants de la chlorophylle », dans une version incisive, très électrique, réminiscente d'Indochine, au cours de laquelle, il vient rejoindre le public le micro à la main, la cover de M, « Le complexe du corn flakes », mise à la sauce funk blanc (Gang of Four ?) et un inédit, « La petite sorcière malade ». Un set hanté tour à tour par les spectres de Daho, Murat et Berger. Une guitare dont les tonalités empruntent régulièrement à la new wave du début des eighties (And Also The Trees, Chameleons, U2). Mais surtout un Venet en super forme, très complice avec le public, parlant même quelques mots en picard ; et qui surtout face à une salle à moitié vide est parvenu à tirer son épingle du jeu. Car si la salle avait été comble, il aurait mis le feu ce soir, c'est une certitude ! Selon la formule consacrée, les absents ont eu tort !

 

Franz Ferdinand

Jubilatoire...

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My Second Skin est un groupe bruxellois. Il accordait son premier concert, ce soir. La voix du chanteur est calquée sur celle de Mathew Bellamy. Je déteste Muse…

Une chose me turlupine depuis la première écoute du somptueux cd de Franz Ferdinand: il y a une fausse note dans l'intro de « Jacqueline ». Est ce volontaire ? Pour casser le rythme, par exemple ? Ou s'en sont-ils rendu compte trop tard ? Une chose est sûre, en live, la fausse note est jouée. Véritable ouragan, les Franz dévastent tout sur leur passage, un peu à la manière des White Stripes. Il existait déjà une réelle hype derrière eux, même avant la sortie de leur premier ep, paru en décembre. Dès leur entrée sur scène, leur jeunesse étonne, contraste avec la maturité naïve de leur album. Durant tout leur set, le quatuor écossais reste admirablement soudé. Le chanteur, Nick Kapranos, se réjouit de voir des Ecossais s'être déplacés spécialement pour les applaudir  Il les sollicitera de nombreuses fois au cours du concert. Musicalement?? De la folie furieuse. Ils passent du post punk au disco. Leur musique mêle The Fall à New Order, en passant par Adam Ant et même… Blondie. Ils affichent une réelle présence, une attitude propre. Parfois elle me fait penser à Gene Vincent, pour leur façon de plier leurs genoux en jouant de la guitare. C'est totalement jouissif ! Et on se prend au jeu. On exulte lorsque commence « Take me out ». On crie de joie aux premières notes de « Darts of pleasure » (leur prochain ep). On jubile sur « Michael ». Un nouveau grand groupe vient de naître. On les a vu éclore ce soir, devant une salle qui peut accueillir 300 personnes…

 

Limp Bizkit

Poudre à canon ou poudre aux yeux?

Le dernier album de Limp Bizkit, « Results May Vary », est une sacrée daube. La reprise du « Behind Blue Eyes » des Who suffit pour s'en convaincre : de la soupe FM d'une laideur sans nom, reprise pourtant en chœur ce soir par 8000 gamins en folie. Ils ont 15-16 ans. C'est leur « Nothing Else Matters » à eux. L'« Hotel California » de toute une jeune génération, qui a grandi au son du nu-métal, vénère Papa Roach (repris par Janez Dted en première partie) ainsi que Linkin' Park, Sum 41, Slipknot et Avril Lavigne (pour les plus fleur bleue). Et pour qui Fred Durst est un modèle… Pour beaucoup d'autres, le leader de Limp Bizkit est un crétin fini, « l'homme le plus haï du music business », parce qu'il frime, qu'il a vendu son âme de jeune rebelle à Nike et MTV. Parce qu'il s'est fait Britney Spears. Peuh ! Mais Limp Bizkit, c'est aussi « Significant Other », un des albums fondateurs du genre néo-métal (avec « Around the Fur » des Deftones et les deux premiers Korn) : une sacrée claque, bourré de tubes essentiels (de « Nookie » à « Break Stuff »). Un mélange de grosses guitares et de flow rap, qui en 'live' casse la baraque. Parce qu'on a beau dire, Limp Bizkit en concert reste une redoutable machine de guerre : dès les premières notes de « My Generation » (presque un slogan), c'est le délire. 8000 kids pogotent. C'est moins qu'il y a trois ans au Sportpaleis : il faut dire que Wes Borland, guitariste masqué et principal compositeur, s'est entre-temps fait la malle, sans doute un peu saoulé par le comportement mégalo de son pote au micro. Et puis il y a cet album, une belle crasse quand même : heureusement Fred Durst et ses sbires n'insisteront pas, en évitant de trop se la ramener avec leurs ballades de tapettes (« Eat You Alive », rock ?). A la place, que des tubes : « My Way », « Take A Look Around », « Nookie », « Break Stuff », « Hot Dog », « Re-Arranged »,… Et même deux titres du premier album : « Counterfeit » et la reprise de George Michael, « Faith », au cours duquel Fred Durst exhorte les filles à monter sur les épaules de leur voisin mâle. C'est que Fred Durst est un entertainer né. Une fois au milieu de la foule, une fois au fond, une fois sur les escaliers : il ne reste pas en place. Parce qu'il faut bien donner aux fans du spectacle, surtout à 35€ le ticket. En rappel, l'ineffable « Behind Blue Eyes » consacre ses briquets en bonus ; et puis seul sur scène, Fred Durst chantonne à la guitare qu'« il aimerait tant vivre en Belgique, parce que c'est comme sa maison, et puis il y a tant de haine chez lui, même si parfois c'est cool de haïr », et bla bla bla. Sacré Fred : à peine démago, et plus subtil à lui tout seul que tout un club de fans de Manowar. Deuxième (ou troisième ? enfin bref) rappel : lumières allumées, et « Rollin' » achève en apothéose ce concert drôle et défoulant, malgré l'esbroufe, les ballades FM et la preuve évidente que Fred Durst est le plus fier symbole d'une Amérique impérialiste et puante. Ce n'est ni très malin ni très méchant, bref c'est de l'entertainment. Dans un monde où les puissants sont des bouffons, Limp Bizkit joue bien son rôle de punching-ball. The show must go on, isn't it ?

Pretty Girls Make Graves

Dans le vif du sujet...

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‘Andrea Zollo a de la fièvre !’, lance-t-elle à la fin d’un set qui ne nous a laissé aucun répit pour souffler un peu. Et en effet, elle nous a plus qu’enfiévré ce soir. A mi chemin entre Blondie et Courtney Love, sa voix se fond dans la complexité et la lancinance du son extrêmement puissant de ces Pretty Girls Make Graves. Forts de deux albums studio plutôt réussis, même si leur distribution est restée plus que limitée, elle nous a promenés une heure et demie au travers d’un concert qui aurait laissé pantois n’importe quelle autre rockeuse en devenir. Leurs influences tellement vastes se mêlent et explosent sur scène. On est transporté entre grunge de Seattle (NDR : parfait, ils en viennent !) pour les premiers morceaux (NDR : dans un style proche de Sleater Kinney, pour ne rien vous cacher) et punk. A l’instar de « Chemical, chemical », par exemple. Avant d’être carrément catapulté, en fin de parcours, au début des années 80 ; pour un titre qui aurait pu être emprunté à Siouxsie. Le plus étonnant est que si plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier leur nouvel album, « The new romance » (NDR : un opus plus noir et plus novateur que le précèdent), en ‘live’, on entre directement dans le vif du sujet. Et on ne peut que se réjouir de les revoir… en festival, cet été, deux ans après leur première apparition en Belgique, au Pukkelpop.

Yeah Yeah Yeahs

Il y a loin de la coupe aux lèvres...

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Cette soirée s'annonçait chaude ! En effet, les reviews consacrées aux passages de la dame Karen O m'intriguaient au plus haut point. Selon ces échos, le côté déjanté de son réel talent artistique épouse une sensualité à fleur de peau…

Programmé en première partie, Entrance est une véritable insulte à la musique. Seul sur scène, le chanteur imagine, dans son trip acidifié, réincarner à la fois les fantômes de Jimmy Hendrix et de Jim Morrison. En fait, il n'est que la pâle imitation de ces deux icônes…

Vu le supporting act, la présence des Yeah Yeah Yeahs ne pouvait que relever le niveau. Pourtant, mes attentes sont loin d'avoir été comblées. L'arrivée sur scène de Miss O ne pouvait pourtant que confirmer ce qu'elle est devenue à force de sautillements dégingandés et de couinements excités: une star. Quand elle parle, chante, crie ou gémit, on l'écoute. Ou tout du moins, on essaie. Car elle ressemble plus à une majorette qu'à un réel objet de désir. A dire vrai, son personnage semble monté de toutes pièces. Totalement superficiel, sans réel talent, elle tente de compenser la piètre prestation de ses musiciens (NDR : qu'elle embrasse goulûment) et la médiocrité des compositions, par l'un ou l'autre coup d'éclat. A l'instar du single « Maps », un des rares moments au cours duquel le niveau de la soirée s'est quelque peu relevé. Pourtant, j'avais écouté l'album en boucle depuis quelques jours. Et il me trottait toujours dans la tête. En fait, leur cocktail de rock et de garage, préparé  à la sauce eighties, est toujours resté à l'état embryonnaire ; y compris lors des deux rappels que la Miss O a essayé de rendre les plus incandescents possibles. Dommage! Je l'aimais bien.

 

Elbow

De quoi faire la moue...

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This Beautiful Mess est une bonne grosse soupe flamande. Voila la façon précise de décrire le groupe, ses influences et le concert. Bref, pas déplaisant, mais pas vraiment plaisant non plus.

J'en viens à la prestation d'Elbow. C'est vrai qu'ils avaient beaucoup à défendre sur scène. Humo avait élu leur dernier opus, « Cast of Thousands » meilleur album de 2003. Ce même cd avait été unanimement encensé, aussi bien par nos copains les fanzineux que par les magazines spécialisés, tels que le NME. Mais je dois dire qu'hormis deux ou trois morceaux, nos attentes n'ont pas vraiment été comblées. Quoique fort sympathique, le chanteur (NDR : Guy Garvey) n'est pas un monstre de charisme. Son humour mancunien (et l'accent qui le grève) évoque davantage nos compagnons de beuverie au pub qu'une rock star. De plus, et pour rester gentille, il me semble que son esprit avait l'air assez 'enfumé'. Quant au répertoire, je me demande encore pourquoi il a été choisi parmi les titres les plus mous (et c'est peu dire !). C'est-à-dire les moins crédibles de leurs deux albums. Triste ! Car ces elpees regorgent de petites perles mélancoliques. Et c'est assez déçue que je suis rentrée chez moi…

 

Kissogram

Dans l'ombre de Wire...

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Kissogram est un duo allemand qui pratique une musique largement inspirée par les groupes électro des eighties. Et je pense tout particulièrement à DAF et Suicide. Un style qu'il mélange allègrement à de la trance, de l'acid et de la new beat. Enfin, tout au long de la première partie du concert. Le tandem tente même un pseudo pastiche du « Superstition » de Stevie Wonder. Jusqu'alors le set m'a laissé de marbre. Dans le style, Vive la Fête a au moins le mérite de mettre l'ambiance. Puis le vocaliste a commencé a délaissé son synthé pour se consacrer à la guitare. Et l'expression sonore de prendre une toute autre dimension. Plus aride, plus expérimentale, plus violente, plus punk… Plus intéressante, quoi ! D'autant plus que le type derrière le pupitre est enfin entré dans son trip. Et les morceaux de lorgner vers l'univers de Wire…

Alias Merrill Nisker, Peaches est avant tout une 'showwoman'. Un petit bout de femme qui n'a pas froid aux yeux (NDR : normal elle est canadienne) en balançant un spectacle original, coloré, divertissant, qui transpire l'humour, danse, le sexe, le sexe et le sexe. Mais plantons de suite le décor. Avant de monter sur les planches, la sonorisation diffuse le « Peaches » des Stranglers. Une introduction qui témoigne de son attitude résolument punk. Qui me fait parfois penser à celle de PJ Harvey. Elle empoigne alors une guitare pour en libérer des sonorités distordues, noisy. Un geste qu'elle va reproduire épisodiquement au cours de la soirée. Parce que d'instruments, il n'en est guère question. Toute la solution sonore préenregistrée, est sculptée dans l'électro-punk. Parfois aussi dans le glam réminiscent de Gary Glitter. En fait, c'est un spectacle à dévorer davantage avec les yeux et les tripes, qu'avec les oreilles. Et la présence des deux filles dont la taille doit frôler les deux mètres en est la plus parfaite démonstration. Une chorégraphie qui accentue l'aspect visuel, sensuel, sexuel, du show. Pas pour rien qu'au départ, elles apparaissent affublées de fausses barbes. L'une d'entre elles nous fait cependant une démonstration époustouflante de cerceaux. A croire qu'elle est issue du monde du cirque ! Excellent moment, lorsqu'un écran est installé sur scène pour projeter une vidéo d'Iggy Pop qui échange un duo avec Peaches pour « Kick it ». Elle démontre également son talent de comédienne, lorsqu'elle fait croire à un accident en se relevant ensanglantée, d'une chute sur les planches, avant de recracher l'hémoglobine factice sur le public. Et puis de son art de la mise en scène, en invitant une personne du public à monter sur scène pour chanter un autre duo, en essayant de nous faire croire qu'il s'agissait d'impro. Si tous ses standards y sont passés (« Fatherfucker », « I U she », « Hot rod »), elle n'a pas oublié de nous dispenser la cover du « Gay bar » d'Electric Six ; et en rappel, l'inévitable « Kiss, kiss, kiss » de Yoko Ono. Et franchement, le public s'est vraiment amusé ce soir.