L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

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dEUS - 19/03/2026

Tony Joe White

Disparition de Tony Joe White, icône du swamp rock…

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Victime d’une crise cardiaque, Tony Joe White est décédé ce 24 octobre 2018. Il avait fêté ses 75 ans en juillet dernier et encore participé à la dernière édition du Blues & Roots, à Lessines, le 1er mai de cette année.

Ce musicien blanc louisianais pratiquait du swamp rock, c’est-à-dire une musique sudiste inspirée du blues, du rock, de la country, de la soul et du gospel. S’il a décroché deux hits incontournables, « Polk Salad Annie » en 1969 –repris notamment par le King– et « Groupie girl » en 1970, il est également responsable une vingtaine d’albums studio. On retiendra son style si particulier, lancinant et syncopé, sur lequel il venait poser sa voix de baryton, mais aussi rappeler qu’il a écrit des chansons pour des tas d’artistes, et parmi les plus célèbres, figurent Elvis Presley, Ray Charles, Wilson Pickett, Tina Turner et Dusty Springfield.

En novembre 2006, votre serviteur avait eu l’honneur de le rencontrer, à l’issue d’un concert accordé au Handelsbeurs de Gand, moment inoubliable immortalisé par une interview que vous pouvez lire ou relire ici

R.I.P.

Jefferson Airplane

Le dernier vol de Marty Balin…

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Marty Balin a rejoint Signe Anderson et Paul Kantner au cimetière des avions. Il est décédé ce 27 septembre 2018, à Tampa en Floride.

Compositeur, chanteur et guitariste, il a sévi de 62 à 71, au sein du mythique Jefferson Airplane, groupe considéré comme un des pionniers du mouvement psychédélique, un mouvement né sous l'influence de drogues comme le LSD, sur la côte Ouest des Etats-Unis et tout particulièrement à San Francisco. C’est lui qui avait composé le titre devenu un grand classique de l’histoire du rock, "Somebody to Love" (voir clip ici)

Outre sa carrière solo et ses collaborations, Martyn Jerel Buchwald (NDR : c’est son vrai nom) a retrouvé quelques anciens acolytes, dont la chanteuse Grace Slick et Paul Kantner, à partir de 1975, au sein du projet Jefferson Airplane,

Jefferson Airpane est devenu célèbre après s’être produit au festival de Woodstock, en 1969, et puis également à celui d'Altamont, organisé par les Rolling Stones, mais pour des raisons plus dramatiques…

Il avait subi une opération du cœur en 2016, et d’après sa famille, il aurait été victime d’une une erreur médicale…

RIP

 

 

Little Richard

Décès de Little Richard, pionnier du rock’n’roll…

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Né Richard Wayne Penniman, Little Richard est décédé ce samedi 9 mai 2020, des suites d’un cancer. Il avait fêté ses 87 ans en décembre dernier. Il a été un des rares musiciens du rock’n’roll de couleur noire (NDR : citons également Chuck Berry, Fats Domino et Bo Diddley), à avoir été reconnu par le grand public aux States. Ce pionnier a eu une existence particulièrement tourmentée et ambiguë. Son credo ? ‘Sex, drugs, alcool & rock’n’roll !’. Enfin, presque !

Il chante le gospel et apprend le piano à l’église. Faut dire que son grand-père et deux de de ses oncles prêchent chez les Adventistes du Septième Jour. Mais à 13 ans, son père, le soupçonnant d’homosexualité, le chasse de la maison familiale. Bien que recueilli par un foyer blanc, un an plus tard, il part sur les routes et commence à chanter au sein de différentes formations. Il a 20 ans quand son père, qui vend du whiskey de contrebande, est abattu devant son établissement. Il revient alors aider sa famille, en acceptent un emploi de plongeur dans un bar de la gare routière. Mais il a déjà rencontré du monde au sein du secteur musical, et un impresario le pousse à reprendre le collier, soit les tournées et les sessions d’enregistrement. Pas de quoi cependant soulever l’enthousiasme. Mais en 1956, alors qu’il est invité à enregistrer un album de blues, en fin de séance, il attaque « Tutti Frutti », un morceau qu’il a quasiment improvisé. Et c’est l’étincelle. Ce titre, sont les paroles sont au départ explicitement homosexuelles (NDR : il va devoir les modifier pour qu’il puisse être diffusé sur les ondes), va littéralement cartonner. Sa carrière est lancée. Elle devient même sulfureuse. Pas tellement à cause de son look (chemises excentriques, coiffure banane et fine moustache) mais des orgies qu’il organise dans les chambres d'hôtel. Les succès s’enchaînent: “Good Golly, Miss Molly”, “Long Tall Sally”, “Lucille”, "Rip It Up"…
Coup de tonnerre, en octobre 1957, alors qu’il est en tournée avec Gene Vincent, Eddie Cochran et Alice Lesley, Little Richard a une vision dans son sommeil : damné, il brûle dans les flammes de l’enfer. Il abandonne la musique et part suivre des cours de théologie, au bout duquel il décroche un diplôme de prêcheur baptiste. Son label tente d’étouffer l’affaire en publiant des titres enregistrés auparavant. Il se marie en 1959, devient révérend et ne chante plus que le gospel. Tout un temps, puisque poussé dans le dos par le secteur musical, il reprend le collier, d’abord anonymement, puis publiquement. En 1963, il se produit en supporting act des Rolling Stones qui reconnaissent alors l’artiste comme une influence majeure. Tout comme les Beatles. Même David Bowie avouera avoir été influencé par Little Richard. Sans oublier qu’il a été le modèle pour de nombreux chanteurs soul comme James Brown ou Otis Redding. Mais début des 70’s, il s’enfonce dans la drogue et l’alcool. En 1976, son frère décède, victime des mêmes excès. Il retourne alors à la foi chrétienne. Il reviendra cependant, encore à la musique, accordant même encore des shows dignes de sa réputation.  

Il a progressivement commencé à se faire plus rare à partir des nineties. Son dernier concert en Europe date de 2005, sa dernière scène de 2014…

RIP

 

Manu Dibango

Décès du célèbre saxophoniste et légende de l'afro jazz Manu Dibango, victime du Coronavirus...

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L’illustre saxophoniste Manu Dibango est décédé ce mardi 24 mars, à l'âge de 86 ans, du coronavirus. Il s’est éteint dans un hôpital de la région parisienne. Premier musicien international à perdre la vie des suites d'une contamination au COVID 19, il était le responsable d'un des plus grands tubes planétaires de la musique world, "Soul Makossa" (NDR : certains médias le considèrent cependant comme le premier morceau disco), un morceau gravé en 1972 (NDR : il avait été immortalisé lors d’une session TV et on peut le voir ou le revoir ici). Ce n'était au départ que la face B d'un 45 tours, dont le titre-phare servait d’hymne à l'équipe nationale de football camerounaise, enregistré dans le cadre de la Coupe d'Afrique des Nations. Repérée par le DJ new-yorkais David Mancuso, la compo a connu une multitude de variations et de recyclages. Manu Dibango avait même entamé une procédure judiciaire contre Michael Jackson pour s’en être un peu trop servi pour alimenter son « Wanna be startin'somethin' », une plage qui figure sur son elpee, "Thriller". Finalement, un accord financier sera conclu. Rihanna dans « Don’t Stop the Music » (2007) et Jennifer Lopez pour « Feelin’ So Good » (2012) se sont également largement inspirées de la chanson.

Né le 12 décembre 1933 à Douala, au Cameroun, ce musicien formé au jazz et aux rythmes tropicaux était l’un des grands ambassadeurs de la musique africaine, à travers le monde. Il est même considéré comme l’Instigateur de ce qui allait devenir la ‘World music’…

Il a côtoyé des tas de meusiens réputés en compagnie desquels il a, pour la plupart, joué. Comme Herbie Hancock, Bill Laswell, Peter Gabriel, Sinéad O’Connor, Jacques Higelin, CharlElie Couture, Tom Novembre, Dick Rivers, Nino Ferrer, Papa Wemba, Bob Marley, Stevie Wonder ou Carlos Santana ; et la liste est loin d’être exhaustive. Sa musique a été samplée comme aucun autre artiste ne l’a jamais été, et tout particulièrement dans l’univers du funk et de l’acid jazz. Il a touché à la soul (of course) au reggae, à la musique cubaine, aux sonorité urbaines contemporaines (hip-hop, électro), sans jamais oublier le jazz, fil rouge de ses 60 longues années de carrière.

Surnommé ‘Papa manu’ par ses fans ou encore ’Papa groove’, ce multi-instrumentiste (outre le saxophone, il était aussi capable de jouer du piano, du vibraphone, du marimba, de la mandoline et du balafon) était également chanteur, arrangeur et chef-d’orchestre

Enfin, on n’en oubliera pas son investissement pour plusieurs associations philanthropiques.

R.I.P.

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