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Didier Deroissart

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samedi, 04 octobre 2025 11:36

Ana Popovic dans le tempo

Guitariste de blues primée par 7 blues music Awards, Ana Popovic sortira un nouvel elpee, ce 31/10/2025. Un opus au cours duquel elle fusionne funk électrique et guitare slide, instrumentaux jazzy et groove blues avec des accents soul à la touche gospel. Outre son incroyable présence scénique, Ana repousse encore les limites, transcende les genres et se réinvente tout au long de « Dance To The Rhythm ». Cette œuvre succède à « Power » qui, en 2023, a atteint la première place du Billboard Blues Charts.

Qualifiée de ‘sacrée guitariste’ par Bruce Springsteen, Ana Popovic était la seule guitariste féminine à participer à la tournée All-Star Experience Hendrix de 2014 à 2018 qui célèbrait la musique et l'héritage de Jimi Hendrix avec Buddy Guy, Eric Johnson, Kenny Wayne Shepherd et bien d'autres artistes de renommée mondiale.

Ana déclare : ‘Là où « Power » s'arrête, « Dance To The Rhythm » prend le relais en poussant le groove et la fluidité encore un peu plus loin. Nous voulons porter la musique plus haut, là où elle nous touche vraiment, avec la sensation juste, un groove puissant (« Sho Nuf », « Worked Up », « Dance To The Rhythm ») et des paroles profondes en apportant une touche bluesy ‘(« Dwell On The Feeling », « California Chase », « Soul'ution »). Avec des arrangements presque à la Steely Dan dans « Sisters and Brothers », « Soul’ution » à la fois branché et contemporain, « Hottest Ticket » funky et « Hurt So Good » sonnent plus mainstream mais l’ensemble ne fait qu’un. Le morceau ultime est le remake de « 50 Ways To Leave Your Lover » de Paul Simon. ‘Sur scène, mon but est de proposer une musique qui donne envie de danser, qui vous fait bouger. Là où la musique vous emmène, où vous pouvez vous laisser aller et vous imprégner du groove dans une immersion irrésistible’.

« Worked Up » est disponible sous forme de clip ici

 

 

jeudi, 11 septembre 2025 16:16

Living in the past… mais pas seulement…

Pas de supporting act ce soir au Cirque Royal : le légendaire groupe de Ian Anderson occupe la scène d’entrée de jeu. Pour votre serviteur, il s’agit d’une toute première rencontre en direct avec Jethro Tull. On sait que Ian Anderson, figure de proue du groupe, n’hésite pas à critiquer certains comportements du public, en particulier l’usage intempestif des téléphones portables et les interruptions sonores déplacées. Force est de constater que son vœu est respecté à 98 %. Le concert s’inscrit dans la tournée ‘The Seven Decades : The World Tour’, une célébration de 58 années de musique et d’histoire, portée par l’énergie intacte d’Anderson et de ses musiciens.

Fondé en 1967 autour de son frontman et flûtiste écossais Ian Anderson, Jethro Tull demeure un ovni incontournable du rock britannique après près de sept décennies d’existence. Anderson est le premier à avoir intégré la flûte dans un univers dominé par les guitares saturées, et il en fait encore aujourd’hui son arme de scène, grâce à un chant saisissant et une présence toujours aussi théâtrale. Alors que nombre de groupes historiques se reposent sur leur gloire passée, Jethro Tull, désormais concentré autour de la vision d’Anderson, reste d’une activité remarquable. Ces dernières années, le groupe a enchaîné trois albums : « The Zealot Gene », « RökFlöte » et le tout récent « The Curious Ruminant ». Tous figurent dans la setlist actuelle, même si, naturellement, ils s’inclinent face aux monuments intemporels du répertoire que sont « Aqualung » et « Thick As A Brick ». La discographie regorge de classiques que le public réclame sans relâche et que le combo délivre généreusement. Au-delà de ces hommages au passé, Ian Anderson a tenu à mettre en avant « The Curious Ruminant », dernier chapitre de la saga Tull. Le long playing, qui réunit 9 titres oscillant entre 2 minutes et près de 17 minutes, mêle folk rock, textures acoustiques et réminiscences progressives. Une manière de renouer avec l’héritage foisonnant des années 1970, tout en affirmant que Jethro Tull est loin d’avoir dit son dernier mot. Aujourd’hui encore, à 78 ans, Ian Anderson assure toujours le spectacle. Il tire toujours parti de son style vocal particulier et de ses performances impressionnantes. Il n’a aucunement perdu la voix : elle demeure presque identique à celle de ses débuts.

Le concert commence légèrement en retard, dans une salle comble. Le groupe est en pleine forme et semble prendre autant de plaisir que le public. Jethro Tull a de quoi remplir une soirée entière de classiques, d’« Aqualung » (qui sera le rappel, où tout le monde pourra filmer et prendre des photos souvenirs) à « Thick As A Brick ». C’est exactement ce que les spectateurs attendaient, et la formation tient ses promesses.

Les musiciens prennent place. Le seul changement notable est le remplacement du guitariste Joe Parrish par le nouveau venu Jack Clark. Pour le reste, le line up demeure inchangé depuis la reformation de 2017. Soit Dave Goodier à la basse et John O’Hara aux claviers – tous deux présents depuis 2007 – ainsi que Scott Hammond aux drums. Ensemble, ils soutiennent avec constance et virtuosité l’inimitable Ian Anderson. Certes, sa voix n’a plus l’amplitude d’antan et ses facéties scéniques se sont un peu assagies, mais il reste fascinant à regarder. Vif, excentrique et étrangement charmeur, flûte en main, il mène la charge avec ce grain de folie qui fait sa marque de fabrique. Par moments, il s’accompagne aussi d’une petite guitare semi-acoustique, ajoutant une touche d’intimité à l’ensemble. La folie typiquement anglaise d’Anderson est, bien sûr, le point central, mais la véritable star du spectacle est la musique elle-même. Les chansons de Tull sont complexes et exigeantes, mais le combo actuel leur rend justice. Leur jeu est détendu sans jamais être relâché, précis sans paraître stérile. Si l’on a un reproche à faire – et l’on en a toujours – c’est que ce spectacle est encore une fois exclusivement assis, ce qui donne plus l’impression d’une soirée au théâtre que d’un concert de rock. Certains morceaux sont vraiment rock, beaucoup sont très dansants, et même les morceaux folk incitent à bouger. On aurait aimé pouvoir se lever et se déhancher un peu. Mais vu que l’âge médian du public était probablement égal, voire supérieur, à celui des membres du groupe (et que certains spectateurs étaient même assez jeunes), une configuration debout aurait peut-être présenté des risques médicaux.

Le show se déroule en deux parties.  La première s’ouvre par « Beggar's Farm », issu du premier album This Was (1968). Très marqué par le blues, teinté de rock et d’expérimentations qui paraissaient audacieuses à l’époque mais semblent aujourd’hui presque convenues, le morceau prend vie grâce à la flûte de Ian Anderson, magistralement exécutée tandis qu’il arpente la scène avec son énergie caractéristique. Du même elpee, vient ensuite « Some Day the Sun Won't Shine for You » : Anderson, touche-à-tout éclectique, insuffle au morceau un parfum de folk-blues où la flûte, parfois approximative mais toujours audacieuse, trouve toute sa place. L’harmonica complète l’ambiance, ancrant le blues au cœur du concert. Le public est ensuite emporté vers « A Song for Jeffrey », toujours tiré de « This Was ». Les visuels projetés en arrière-plan enrichissent l’atmosphère et plongent la salle dans l’univers de chaque chanson. Puis le monumental « Thick as a Brick », extrait de l’album éponyme de 1972, véritable concept-album de rock progressif, embraie. Plus complexe et éclectique que les œuvres précédentes, il demeure proche, dans l’esprit, d’« Aqualung ». Véritable pierre angulaire du groupe, ce morceau phare confirme le statut de « Thick as a Brick » comme l’un des chefs-d’œuvre incontournables de Jethro Tull.

Retour ensuite à « Aqualung » (1971) à travers « Mother Goose ». Premier disque où le groupe affirme pleinement son identité rock-folk-hard-progressive, « Aqualung » alterne entre pièces acoustiques délicates, proches de Cat Stevens ou de « Led Zeppelin III », et morceaux plus puissants tels que le titre éponyme » ou « Locomotive Breath ». C’est l’un des long playings les plus aboutis et emblématiques du band. Le voyage se poursuit par « Songs from the Wood » (1977), titre éponyme du long playing où Tull revient au folk-rock, riche en sonorités bucoliques et en arrangements progressifs. La première partie s’achève sur « Bourrée in E Minor », adaptation virtuose de Bach devenue l’un des classiques de la formation.

Après une pause de vingt minutes, la reprise s’effectue par « My God » (« Aqualung »), porté par un blues habité et des chœurs épiques. S’ensuit un petit instrumental inédit, puis le public découvre « The Zealot Gene », extrait du dernier opus paru cette année. Jethro Tull y démontre qu’il sait se renouveler sans jamais renier ses racines.

Enfin, le final explose lors des incontournables « Budapest », « Aqualung » et, en rappel, l’inévitable « Locomotive Breath ». Une claque musicale qui rappelle que Jethro Tull, à l’instar de Yes ou de Pink Floyd, reste un groupe intemporel, traversant les âges sans perdre ni son ingéniosité ni sa puissance créative.

Setlist :

Première partie

« Beggar's Farm », « Some Day The Sun Won't Shine for You », « A Song For Jeffrey », « Thick As A Brick », « Mother Goose », « Songs From The Wood », « Weathercock », « The Navigators », « Curious Ruminant », « Bourrée In E minor » (Johann Sebastian Bach cover).

Deuxième partie

« My God », « The Donkey and the Drum », « The Zealot Gene », « Over Jerusalem », « Budapest », « Aquadiddley », « Aqualung ».

Rappel : « Locomotive Breath »

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

Dimanche 01 février 2026 – RAYE - AFAS Dome / Sportpaleis, Anvers

Mardi 03 février 2026 – Viagra Boys – Forest National, Bruxelles

Vendredi 06 février 2026 – Charlotte De Witte – Flanders Expo, Gand

Samedi 07 février 2026 – Ashnikko - La Madeleine, Bruxelles

Samedi 07 février 2026 – The Kooks - De Roma, Anvers

Lundi 09 février 2026 – The Kooks – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 18 février 2026 – Last Train – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 20 février 2026 – Young Yello – Het Dépôt, Leuven (extra show)

Jeudi 26 février 2026 – Eefje De Visser – De Vooruit, Gand (extra show)

Vendredi 20 mars 2026 – Young Yello - Het Dépôt, Louvain (extra show)

Vendredi 20 mars 2026 – dEUS – Forest National (extra show)

Mercredi 01 avril 2026 – Archive – Om Concerts, Liège (extra show)

Lundi 06 avril 2026 – Henry Moodie – La madeleine, Bruxelles

Mercredi 15 avril 2026 – Only The Poets – Trix, Anvers

Samedi 18 avril 2026 – Alex Warren – AFAS Dome / Sportpaleis, Anvers

Vendredi 22 mai 2026 – Lola Young – De Roma, Anvers

Dimanche 28 juin 2026 – Papa Roach –  Werchter Park Live, Werchter

Dimanche 28 juin 2026 – Zwangere Guy- Werchter Park Live, Werchter

http://www.livenation.be/

 

 

Jeudi 30 octobre 2025 – Above & Beyond – Anvers Expo, Anvers

Vendredi 19 décembre 2025 – Soulwax – Les Halles de Schaerbeek, Bruxelles

Mercredi 25 février 2026 – Eeefje De Visser – De Vooruit, Gand

Mardi 03 mars 2026 – The Classic Rock Show – Capitole, Gand

Jeudi 12 mars 2026 – Suède, Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 19 mars 2026 – Deus – Forest National, Bruxelles

Mardi 21 mars 2026 – Archive – Om Concerts, Liège

Mardi 02 juin 2026 – Big Thief – Forest National, Bruxelles

Samedi 31 octobre 2026 – Les Truttes - Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

 

 

 

La sensation que cette nouvelle production, bien léchée, a un réel potentiel pour parler autant aux fans de longue date qu’aux nouveaux venus. Le disque se renouvelle beaucoup au fil de l’écoute, notamment grâce aux deux voix lead différentes, et l’on est assez loin de l’image de « chanson festive » qui colle parfois trop à la peau du projet. Les retours des médias sont positifs.

Effectivement, considéré parfois comme discret, le groupe a pourtant su se renouveler et occupe encore une place de choix dans l’Hexagone, fédérant toujours un public nombreux après trente années de scène et plus de 2000 concerts. En témoigne notamment le concert parisien à venir à La Cigale (14/02/2026), déjà quasi complet ! Ce nouvel album interroge la mémoire, le temps et la quête d’un nouveau souffle dans le tumulte de l’époque. C’est un tout nouveau voyage incandescent, dont chaque chanson est une étape : un souffle pop intemporel, sans complaisance ni posture.

Refuser la mascarade, préférer la sincérité tranquille aux cris factices : voilà l’élégance cachée de cette chanson. « Je ne manque pas de cœur » est un éclat d’authenticité dans un monde de faux-semblants. Simon Mimoun – auteur.

En trois tableaux allégoriques, l’animation illustre le combat dichotomique que se livre l’auteur de la chanson. Pris au piège d’un mécanisme implacable et tiraillé entre son désir de liberté et son envie de plaire, il navigue comme la méduse entre l’ombre et la lumière. Damien Pelletier – réalisateur du visualizer.

La formation enchaînera ensuite par une tournée hexagonale 2025-2026 de plus de trente dates, et un concert parisien à marquer dans son agenda : La Cigale, le 14 février 2026.

Le single « Ferme Les Yeux » est disponible sous forme de clip ici et celui au consacré à « Je Ne Manque Pas De Cœur »  

Pour les précommandes pour l’album en format Vinyle / CD, c’est ici

15 février 2026 - CORY HANSON - Cactus, Bruges

04 octobre 2025 - STEVEN DE BRUYN & JASPER HAUTEKIET - Arscène, Hansbeke

https://peterverstraelen.com/

Empire of the Sun ne s’est jamais produit en salle, en Belgique, et ce soir, se déroule la première de deux dates, au Cirque Royal. Le public est venu en nombre pour accueillir ce duo australien réunissant Luke Steele et Nick Littlemore. Les festivaliers avaient, cependant, déjà pu assister à ses concerts, à deux reprises (aux Lokerse Feesten en 2012 et à Rock Werchter en 2022). Les tickets des deux spectacles se sont rapidement écoulés et sont sold out.

Roi Turbo assure le supporting act. Un duo de dance originaire du Cap (Afrique du Sud), mais établi à Londres. Benjamin McCarthy est issu du milieu électronique. Producteur et DJ, c’est un habitué des clubs de sa ville natale et des environs, tandis que son frère Conor vient d’un autre univers musical, se produisant dans des groupes de rock et de pop alternatifs. Le tandem cite Larry Levan, William Onyeabor, Air et Pino D'Angiò comme sources d’inspiration. A ce jour, la paire n’a pas encore gravé d’album, mais bien plusieurs et Eps.

Sur les planches, Benjamin assure les rythmes et la danse, tandis que Conor se réserve les percussions et la guitare. Ce partage renforce constamment le groove de l’expression sonore, principalement instrumentale. Et cela fonctionne : plus le set avance, plus la foule danse et s’échauffe malgré la température caniculaire qui règne dans la salle. Les morceaux reposent sur des rythmes répétitifs sans jamais devenir lassants, transformant Roi Turbo en ouverture particulièrement appréciable (page ‘Artistes’ ici

Setlist : « Turbo Charged », « Hyper League », « Volcano Cigarette Shop », « Neckbrace », « Blu Ghost ».

Place à Empire of the Sun. Le duo est épaulé par deux musiciens supplémentaires. De quoi renforcer l’énergie du spectacle. La scénographie est impressionnante. Une silhouette d’un côté et un membre de corps de l’autre - du moins le soupçonne-on - indiquent déjà qu’aucun effort n’est épargné pour offrir un show grandiose. Les danseurs font leur entrée sur le podium, un bonsaï à la main. Le coup d’envoi est converti en show que l’on peut regarder pendant des heures. La setlist est divisée en quatre actes, chacun marqué par un changement de costume flamboyant. Les musicos ressemblent alors à de petits soleils, de petits arbres ou des créatures mythiques.

« Half Mast » arrive assez tôt, suivi peu après de « We Are the People ». Les deux titres sont accueillis avec enthousiasme, émoustillant immédiatement le public pour le reste du concert. Ce dernier titre est même interprété en tenue disco. Un régal pour les yeux !

Le duo enchaîne ses hits irrésistibles : « Walking on a Dream », « Music on the Radio », « We Are the People », » High and Low », « Happy Like You », « Television », « Ask That God », « Changes » ou encore l’incontournable « Alive », joué en clôture du rappel devant une salle déchaînée.

Il fait particulièrement chaud, et la température dans la salle ne cesse d'augmenter tout au long du spectacle. Comme si Empire Of The Sun voulait nous entraîner littéralement vers le soleil en nous rapprochant toujours plus près d'une explosion de chaleur. Explosions qui se produisent toujours à la fin des morceaux, offrant ainsi un son encore plus lourd et incisif. De nombreuses plages de son nouvel elpee, « Ask That God », figurent dans la setlist. Et le titre maître baigne au sein d’une mélancolie intense. Le chanteur, Luke Steele, tend la main sur l'écran géant tel un extraterrestre. Sur « Music On The Radio », Supachai grimpe sur l’estrade. Cette créature, dotée de nombreuses tentacules et à la fourrure particulièrement épaisse, offre un spectacle complémentaire, grâce à ses mouvements de danse.

Les tubes du groupe sont bien répartis tout au long du set. A mi-parcours, le moins connu « Swordfish Hotkiss Night » se distingue par son interprétation absurde. En fin de concert, la ligne de basse décolle et les danseurs se déguisent en espadons aux corps de squelette. Spécial, mais c’est aussi une façon, pour Empire of the Sun, de surprendre.

Les costumes, la théâtralité et la scénographie donnent vie à la représentation. Ainsi, les visuels, signature du groupe, jouent un rôle crucial dans cette performance. Galactiques, associés à une tête gonflable géante, ils constituent la cerise sur le gâteau de cette mise en scène ambitieuse et extravagante, digne d’un roman. Des projections hypnotiques et des jeux de lumière subliment chaque morceau, leur procurant une dimension encore plus irréelle et magique. Le leader Luke Steele semble pleinement investi dans ce projet qui le passionne. Il arbore, notamment, une robe et une coiffe avant-gardistes qui incarnent à merveille le personnage de l’ ‘empereur » avec majesté et élégance.

Pour finir, c'est bien sûr « Walking On A Dream » qui remporte tous les suffrages. La chanson, qui reste un tube, est chantée comme un véritable hymne ; et les danseurs le transforment en un véritable soleil et une lune, le tout dans une ambiance très aérienne.

Setlist :

Act 1 : « Changes », « The Feeling You Get », « Half Mast », « Cherry Blossom », « We Are The People ».

Act 2 : « DNA », « Television ».

Act 3 : « Music On The Radio », « Revolve », « High And Low », « Swordfish Hotkiss Night ».

Act 4 : « Ask That God », « Happy Like You, Wild World », « Walking On A Dream ».

Rappel : « Standing on the Shore », « Alive ».

(Organisation : Gracia live)

C’est la quatrième fois qu’Ugly Kid Joe se produit au Zik-Zak. Ce soir, la salle est comble et il y fait très chaud.

Formé en 1989, autour du charismatique chanteur Whitfield Crane, Ugly Kid Joe est un groupe de heavy metal et de hard rock américain, originaire d’Isla Vista, en Californie. Son patronyme est une parodie de Pretty Boy Floyd, une formation de glam metal.  

Avant d’entamer le set, Whitfield déclare : ‘Bienvenue chez nous, on adore cette salle’, ce qui augmente la température de quelques degrés l’atmosphère. Les guitaristes Klaus Eichstadt et Dave Fortman s’installent de part et d’autre de Whitfield, tandis que le bassiste Cordell Crockett se plante derrière le vocaliste, juste devant le batteur Zac Morris, dont la grosse caisse affiche l’inscription « R.I.P. Ozzy », en lettres blanches, bien visibles…

Whitfield est un showman hors du commun, captivant le public de son énergie débordante. Il déambule sur le podium, se tenant souvent près de la foule. Les classiques comme « VIP », « Neighbour » et « CUST » enchantent les spectateurs. Whitfield, toujours à l’écoute, les taquine de ses tentatives d’accent anglais et présente fièrement le guitariste Klaus, racontant une anecdote sur la guitare qu’il avait a fabriquée au lycée. Les plaisanteries de Whitfield sont presque aussi bonnes que la musique elle-même.

‘C’est mon rêve : être en tournée, amoureux de la musique’ avoue Whitfield avant d’entamer « Kill the Pain », issu de l’elpee « Rad Wings of Destiny » (2022). Il plaisante sur l’ambiance californienne comparée à celle de notre pays. Le public, qui chante à tue-tête, affiche un immense sourire.

 

Tout au long de « Cats in the Cradle », la voix de Whitfield est remarquable. Le quintet se donne à fond tout au long de « Devil's Paradise » et « Milkman's Son ».

On comprend mieux l’inscription sur la grosse caisse, lorsqu’Ugly Kid Joe reprend le célèbre « Paranoid » de Black Sabbath pour rendre hommage à Ozzy Osbourne. Ce qui fait inévitablement vibrer l’auditoire. Le concert, dispensé en forme de ‘Greatest hits’, s’achève par « Everything About You », au sein d’une belle ambiance que la formation est parvenue à maintenir tout au long de la soirée.

Setlist : « Intro «, « VIP », « Neighbor », « C.U.S.T. », « Panhandlin' Prince, « Goddamn Devil », « Kill The Pain », « So Damn Cool », « No One Survives », « Devil's Paradise », « Cat's In The Cradle » (Harry Chapin cover), « I'm Alright », « Cloudy Skies », « Jesus Rode A Harley », « Failure », « Milkman’s Son », « That Ain't Livin' », « Paranoid » (Black Sabbath cover), « Everything About You ».

(Organisation : Rock Nation et le Zik Zak)

jeudi, 14 août 2025 18:12

Deux Eps pour Be My Wife

Be My Wife, un projet musical de Federico Nessi, influencé par David Bowie, dévoile son nouveau titre « Another Light » et son clip artistique, extrait de l'Ep, « To Deliver A Feeling », prévu pour le 5 septembre 2025 1. Federico Nessi, ayant vécu entre Paris, Miami et Buenos Aires, crée des performances visuelles et physiques qui célèbrent la nuit et ses mystères 2. Deux Eps sont prévus pour 2025 : « The Restless Pursuit », déjà disponible, et le futur « To Deliver A Feeling ».

La chanson « Another Light » explore les tensions dans les relations et rend hommage aux girls bands des années 60 3. Le clip, tourné dans une boîte de nuit luxembourgeoise par le duo parisien Écoute ‘Chérie’», capture l'essence gothique et dansante du morceau. En huit plages, Be My Wife mélange des influences gothiques, krautrock, postpunk, indus et électro. Après « Me Cuesta », voici « Another Light », parfait pour les nuits et rêves climatiques 4

Le clip de « Me Cuesta » est disponible ici

et d’« Another Light » là

https://youtu.be/KnHjbN_wCAc?si=qic3Yp8RSF_wf49F

 

vendredi, 01 août 2025 17:17

BB & The Bullets à marée haute…

Habitués aux ovations debout, BB & The Bullets attirent les foules partout où ils se produisent en Nouvelle-Zélande, grâce à leurs performances solides, sublimées par ce qui est sans aucun doute l’un des meilleurs guitaristes locaux.

Le guitariste cherche délibérément à créer un son de guitare qui reflète ses influences (comme SRV, Jeff Beck et BB King), mais avec une touche personnelle. Il pense que le son d’un guitariste vient de ses doigts, de son approche du jeu et de sa sensibilité mélodique, plutôt que d’un équipement particulier. Cela dit, il adore sa Fender Strat, une magnifique Strat de 1989, ainsi qu’une réédition de la 1964 de Clapton. Il possède quelques guitares qu’il apprécie particulièrement. Pour l’enregistrement de l’album de BB & The Bullets, il cherche à conserver intact le son live du trio. Tout réside dans la batterie, tout repose sur ce magnifique kit Sonor et sur la façon dont Brad en joue. Pas d’overdubs de guitare trop nombreuses ; et il évite globalement les claviers, sauf sur le morceau-titre, « High Tide ». Sur ce morceau, son ancien camarade Eddie Rayner (de Split Enz) joue de l’orgue Hammond. Impérialement parfait !

Côté influences, cela commence par George Martin, Geoff Emerick et les Beatles. Leurs innovations sont toujours inspirantes. En ce moment, il écoute beaucoup Peter Gabriel et il est sous le charme de Bonnie Raitt. Ses sources d’inspiration vont de Sturgill Simpson à XTC, en passant par les Sex Pistols et The Clash ! À cela s’ajoutent Johnny Cash et la country. Et puis, le blues… une influence majeure depuis son plus jeune âge : d’abord Django Reinhardt (bon, pas vraiment le blues, mais à 14 ans, il a été attiré par le blues manouche, puis BB King, SRV, et enfin, complètement conquis par Jeff Beck. L’apprentissage est continu.

Le vidéo clip de « High Tide » est disponible 

 

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