La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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The Wolf Banes - De Casin...
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Didier Deroissart

Didier Deroissart

samedi, 09 mai 2026 13:30

Volume sonore excessif…

Ce soir, le concert se déroulera en configuration AB Box, complète pour l’occasion. Robert Jon & The Wreck accorde à Bruxelles une date unique dans le cadre de sa tournée européenne et britannique, précédé par Boogie Beasts en ouverture. La salle affiche une belle affluence et les conditions sonores s’annoncent idéales.

Robert Jon & The Wreck puise dans le rock sudiste, les longues échappées de guitare et des harmonies vocales bien en place. Originaire du sud de la Californie, la formation reprend les codes du genre tout en y injectant une énergie très personnelle. Depuis 2011, Robert Jon Burrison (chant, guitare), Andrew Espantman (batterie, chœurs), Henry James Schneekluth (guitare solo, chœurs) et Warren Murrel (basse) tournent sans relâche. Rejoint plus récemment par le claviériste Jake Abernathie, le quintette continue d’élargir sa discographie et de multiplier les dates. Il a notamment partagé l’estrade aux côtés de Joe Bonamassa, Buddy Guy, Blackberry Smoke, The Mavericks, Little Feat et Rival Sons. Sa signature chez Journeyman Records, le label de Joe Bonamassa, marque une étape importante. Son dernier opus, « Heartbreaks & Last Goodbyes », prolonge l’élan des débuts tout en ouvrant la porte à des couleurs plus audacieuses.

Le band ranime un imaginaire sudiste hérité des Allman Brothers, de Lynyrd Skynyrd et de quelques autres références du genre. Son rock’n’roll, nourri de blues et de country, parle d’emblée aux amateurs de rock sudiste classique.

Boogie Beasts est un quatuor belge de blues alternatif né entre le Limbourg et Liège. Fondée en 2011 à la suite d’une jam session au bar de blues ‘De Blauwe Kater’, à Louvain, la formation mêle blues, boogie, rock et garage rock. Elle donne un premier concert le 10 septembre 2011 au festival Blue Moon de Visé. Le combo réunit les guitaristes et chanteurs Jan Jaspers et Patrick Louis, l’harmoniciste Fabian Bennardo et le batteur Gert Servaes.

Le set démarre à 19 h 50. Bennardo prend place à gauche, armé de son harmonica, micro en main et son fil autour du cou. Les deux guitaristes se rangent sur la droite, Jan Jaspers près du centre, Patrick Louis à ses côtés. Gert Servaes s’installe en retrait devant la toile de fond du combo. Les musicos interprètent sept titres tirés de leur sixième disque, « Don’t Be So Mean ! », paru le 17/04/2026. Ce long playing rend hommage à R. L. Burnside. Pour l’occasion, le quatuor s’appuie sur plusieurs invités de marque : G. Love, Duwayne Burnside, Kenny Brown, Luther Dickinson, Cedric Maes et Pablo van de Poel. Le projet célèbre à la fois les 15 ans de Boogie Beasts et le centenaire de la naissance de R. L. Burnside.

« Jumper On The Line » ouvre le set. Le titre, solidement charpenté, passe très bien sous les couleurs du quatuor belge. La rythmique tourne sans relâche, les riffs de slide tranchent net et l’harmonica déchire l’ensemble. Sur les planches, Boogie Beasts recrée l’atmosphère moite des juke joints du Mississippi et entraîne la foule dans un mouvement collectif immédiat.

Le quatuor enchaîne par « Alice Mae », qui clôt le nouvel opus. La voix singulière mène l’auditoire vers un Sud fantasmé, pendant que l’harmonica et les guitares se croisent et se répondent. Fabian Bennardo s’y dépense sans compter. Une respiration arrive ensuite par « Fireman Ring The Bell ». Puis « Shake ‘Em On Down » confirme toute l’efficacité du répertoire en live. L’ensemble tient la route de bout en bout, et la découverte du nouvel LP sur scène s’avère convaincante ‘page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « Jumper On The Line », « Alice Mae », « Fireman Ring The Bell », « Shake ‘Em On Down », « Peaches », « Skinny Woman », « Going Down South », « Big Mama’s Door ». Tous signés par R.L. Burnside, sauf le dernier, par Alvin Youngblood Hart

La salle monte rapidement en température avant l’arrivée des cinq musiciens de Robert Jon & The Wreck. En fond d’estrade, une grande tenture affiche le nom du band, son logo et la mention ‘Rock’n’roll’.

Le set s’ouvre sur « The Devil Is Your Only Friend », titre-programme s’il en est. La batterie cogne fort, la slide d’Henry James répond, puis le riff lance la machine pendant que la voix rocailleuse de Robert Jon ramène vers le sud des États-Unis. Les longs solos d’Henry James évoquent tour à tour Jimi Hendrix, Carlos Santana ou Allen Collins, tandis que le timbre de Robert Jon Burrison rappelle parfois Jon Popper et Warren Haynes.

« Stone Cold Killer », extrait de « Red Moon Rising » (2024), durcit encore le ton. Le morceau frappe par sa sécheresse et par son solo de slide, qui rappelle par moments Pete Wells de Rose Tattoo. « Sittin' Pretty » pousse plus loin un rock’n’roll brut et direct. Quant à « Back To The Beginning Again », son riff a des allures de Led Zeppelin.

Placée d’abord juste devant l’estrade, l’écoute se révèle vite éprouvante tant le volume sonore grimpe. Un déplacement vers le fond de la salle ne change rien : le décibelmètre oscille entre 115 et 120 dB. À ce niveau, le son devient franchement excessif.

« Arroyo », nouveau titre extrait de « Wreckage, Vol. 3 », paru en 2026, passe malheureusement dans des conditions sonores trop agressives pour convaincre. L’écoute devient pénible, ce qui pousse votre serviteur à quitter la salle avant la fin, comme plusieurs spectateurs. L’occasion, malgré tout, d’échanger quelques mots auprès des musiciens de Boogie Beasts, attendus au Zik-Zak d’Ittre le 28/08/2026.

Setlist : « The Devil Is Your Only Friend », « Stone Cold Killer », « Sittin' Pretty », « Back To The Beginning Again », « Arroyo », « Dark Angel », « Keep Myself Clean », « Don't Let Me Go », « Bring Me Back Home Again », « Tired Of Drinking Alone », « Oh Miss Carolina », « Cold Night ».

Rappel : « Shine A Light On Me Brother », « Rager ».

(Organisation : Greenhouse Talent)

Fischer-Z, alias John Watts, célèbre à l’Ancienne Belgique cinquante ans de carrière devant une salle comble. Pionnière de l’art-punk britannique, la formation fondée en 1976 marque l’anniversaire par une série de dates à guichets fermés en Belgique, tandis que paraît le coffret 3 CD « Word Paradise », qui réunit les trois premiers opus et plusieurs bonus. Un nouveau disque studio, « X-Ray Serenade », est annoncé pour le 4 septembre 2026. Son premier extrait, « Strings », s’accompagne d’un clip au charme vintage tourné dans l’église St Paul’s de Circomedia, à Bristol, en compagnie de Ruby LeStrange. Le morceau évoque la manière dont nos actes finissent toujours par nous rattraper.

John Watts, chapeau melon sur la tête, présente lui-même la première partie. Chloe Leigh s’avance ensuite sur les planches, seule à droite du plateau, armée de sa guitare électroacoustique. La chanteuse livre des chansons nourries d’amour, de perte, de nostalgie et de joie dans un registre qui croise folk et flamenco. Son prochain opus, inspiré par ses racines du sud de l’Espagne, prolonge cette identité ouverte sur plusieurs horizons. Vêtue d’une jupe noire à pois, de Doc Martens et d’un haut sombre, elle impose d’emblée une présence discrète mais sûre. Le micro ne sert pas toujours son articulation, sans pour autant effacer le relief de morceaux tels que « House By The Sea » et « Stephanie ». « Reality », qu’elle dit emprunter à un fandango de Malaga, rappelle d’ailleurs ses origines andalouses. Nourrie par l’héritage de Leonard Cohen et Laura Marling, Chloe Leigh tient son récital sans appui, les yeux souvent clos, dans une bulle qui ne verse jamais dans la passivité (pour les photos, c’est ici et la page ‘Artistes’ ). 

À l’AB, Fischer-Z célèbre ce cinquantième anniversaire par un set dense et direct. John Watts, très en voix, aligne classiques new wave et titres plus récents sans s’abriter derrière la nostalgie. La formation conserve ce mélange de nerf mélodique, de regard social et d’élan pop qui lui vaut une place à part dans le post-punk britannique. Entouré de cinq musiciens, Watts occupe le centre du podium, guitare en main, entre un batteur installé sur une estrade à gauche, une claviériste-guitariste perchée à droite, puis, au premier rang, un bassiste et un second guitariste rythmique. Tous arborent le même chapeau melon noir. Le concert s’ouvre sur quatre extraits de « World Salad », défendus dans des versions plus tendues que sur le disque d’origine.

« Pretty Paracetamol » lance les hostilités sur un ton sec, nerveux, presque ironique. John Watts salue aussitôt la foule, qui lui réserve un accueil chaleureux. « Wax Dolls » enchaîne et fixe d’emblée la couleur de la soirée. « Remember Russia », teinté de reggae, apporte un détour plus solaire, avant « The Worker », repris en chœur par toute la salle. Le set ménage ensuite une respiration sous la forme d’« Angel Of Gardenia », tiré de « Thirteen Stories High », disque solo de Watts, dont la fragilité atteint sa cible. « Damascus Disco » et « I Smelt Roses (In the Underground) » relancent la mécanique par leur satire sociale, tandis que « Battalions Of Strangers » et « Head On » incitent l’auditoire à danser.

« So Long » et « The Perfect Day » ramènent l’assistance vers un terrain familier : les voix montent, plusieurs visages se ferment pour mieux écouter. « When Love Goes Wrong », traversé d’inflexions Motown, constitue l’un des sommets du set, tant sa mélancolie et son groove gagnent en ampleur dans l’acoustique de la salle. Pendant « Red Skies Over Paradise », baigné de rouge, le concert se tend encore. Puis, « Battalions Of Strangers » et « Damascus Disco » communiquent finalement un élan décisif. Vers la fin, John jette un œil à ses partitions, repart aussitôt et entraîne bientôt toute la salle à se lever. Quand il descend de l’estrade, guitare à la main, pour rejoindre la foule, le geste resserre encore le lien noué tout au long du concert. Lors du rappel, il accorde à l’auditoire « Marliese » puis une seconde version de « So Long », mais dans une mouture plus étirée.

Pour ses cinquante ans, Fischer-Z signe à Bruxelles un best of solide, nourri de classiques et de titres plus récents. Une soirée tenue de bout en bout. La formation repasse par Het Depot de Leuven le 6 novembre 2026.

Setlist : « Strings » (préenregistré), « Pretty Paracetamol », « Wax Dolls », « Remember Russia », « The Worker », « Angel Of Gardenia » (John Watts song), « Marguerite », « Well Meaning Ghost » (Followed by band introduction), « So Long » (Balad version), « The Perfect Day », « Tightrope », « Choose », « Red Skies Over Paradise », « Cruise Missiles », « Battalions Of Strangers », « Damascus Disco », « When Love Goes Wrong », « One Voice » (John Watts song), « Head On » (John Watts song)

Rappel : « Marliese », « So Long » (Normal version)

(Pour les photos c’est ici

(Organisation : Greenhouse Talent)

dimanche, 10 mai 2026 20:13

L’éclaboussure de Deep Purple

Deep Purple sortira son nouvel album studio « SPLAT ! » le 3 juillet chez earMUSIC.

Avec plus de 120 millions d’albums vendus depuis sa formation en 1968, Deep Purple a solidement inscrit son nom dans l’histoire du rock. Loin de se contenter de préserver cet héritage, le groupe continue de l’enrichir, porté par l’élan créatif qui caractérisait déjà ses débuts. Le chanteur Ian Gillan déclare : ‘La formation actuelle de Deep Purple reflète pleinement ce que serait une version très contemporaine du groupe tel qu’il existait dans les années 70’.

Une fois encore, le groupe s’est entouré du producteur reconnu Bob Ezrin (KISS, Pink Floyd, Lou Reed, Alice Cooper). Ensemble, ils ont conçu un album qui puise dans le son et l’attitude ayant toujours distingué Deep Purple. « SPLAT ! » est l’album le plus puissant du combo depuis de nombreuses années, enregistré en studio en conditions live, comme Deep Purple l’a toujours fait.

Ian Gillan précise : ‘Je dois dire qu’aujourd’hui, nous sommes revenus à un répertoire en adéquation avec « Highway Star », « Smoke On The Water », « Lazy » — avec la dynamique, l’équilibre et le plaisir qui caractérisaient la musique que nous avons créée entre 1969 et 1973’.

Au cœur de « SPLAT ! » se trouve une idée imaginée par Ian Gillan. Plutôt que d’aborder la fin comme une destruction, l’opus la conçoit comme une transformation : « SPLAT ! » explore la fin de l’humanité non pas dans une vision apocalyptique brute, mais comme une métamorphose au-delà de l’existence physique.

Ian Gillan résume : ‘Deep Purple se trouve aujourd’hui dans une excellente dynamique’.

Jeudi 02 juillet 2026 - Kneecap - Rock Werchter, Werchter

Jeudi 02 juillet 2026 - La Jeunesse Hantée - Rock Werchter, Werchter

Vendredi 10 juillet 2026 - La Jeunesse Hantée - Cactus festival, Brugge

Jeudi 29 octobre 2026 - Fat Dog - De Roma, Anvers

Samedi 07 novembre 2026 - Kneecap - Forest National, Bruxelles

Lundi 23 novembre 2026 - Muna - La Madeleine, Bruxelles

Dimanche 29 novembre 2026 - Paris Paloma - La Madeleine, Bruxelles

Mardi 01 décembre 2026 - First Aid Kid - Cirque Royal, Bruxelles

Lundi 08 février 2027 - Five Finger Death Punch - Forest National, Bruxelles

Jeudi 25 mars 2027 - La Jeunesse Hantée - Lotto Aréna, Anvers

http://www.livenation.be/

Dimanche 28 juin 2026 – Landmavrks– Werchter Parkside, Wherchter

Samedi 04 juillet 2026 – The Haunted Youth – Rock Werchter, Werchter

Lundi 06 juillet 2026 – Omar Lay – Forest National, Bruxelles

Vendredi 10 juillet 2026 – The Haunted Youth – Cactus festival, Brugge

Jeudi 05 novembre 2026 – LP – La Madeleine, Bruxelles

Mercredi 09 décembre 2026 – Meau – De Warande, Turnhout

Jeudi 10 décembre 2026 – Meau – Centre Culturel d’Hasselt (CCHA), Hasselt

Mercredi 16 décembre 2026 – Meau – Arenberg, Anvers

Lundi 15 mars 2027 – Blanco White – Cirque Royal, Bruxelles

Jeudi 25 mars 2027 – The Haunted Youth – Lotto Arena, Anvers

Mardi 20 avril 2027 – Tindersticks – De Roma, Anvers 

http://www.livenation.be/

 

 

 

Abstract Recordings est un label belge basé à La Louvière (Hainaut). Créé en 2022 par Flavio Rizzo (Ferdinand De Marne) et Mauro Valdemi (MAO), il prolonge naturellement leur premier projet, Milkshake Label, lancé en 2019. Le duo défend une culture électronique underground, sombre et immersive, appuyée par des mélodies hypnotiques.

Ferdinand De Marne, producteur belgo-italien, mêle techno mélodique et minimal. Il a partagé l’affiche avec Joachim Pastor, Joris Delacroix, Einmusik, Lexer et Stereoclip. MAO, producteur belge, développe une approche planante et dansante de la melodic/minimal techno. En 2022, les deux cousins cofondent Abstract Recordings avec l’ambition de faire rayonner la scène underground. Le label compte aussi SMAKO, producteur originaire de la Province du Luxembourg, influencé notamment par Umek, Boris Brejcha et Anyma, à la croisée de la techno mélodique et de la house (Gate01, Faubourg, Solaris).

Bonjour, c’est la première fois que je viens ici. Pouvez-vous présenter le lieu et le projet derrière cette salle ?

Abstract Recordings : au départ, Abstract est un label de musique électronique (techno mélodique/minimal) actif depuis 2019 via notre premier projet, puis structuré sous le nom Abstract Recordings en 2022. Après avoir coorganisé plusieurs événements, l’idée d’ouvrir notre propre club s’est imposée. Nous avons cherché un lieu adapté et nous avons déniché cet espace à La Louvière, notre ville d’origine. La salle est louée (bail de location) et sert avant tout à accueillir des événements de type club et des concerts.

La salle intègre-t-elle aussi un studio d’enregistrement ?

Non. Il y a bien un studio au fond du bâtiment, mais il est sous-loué à un groupe. De notre côté, nous travaillons au sein de nos studios personnels, chacun chez soi. Ici, c’est vraiment un lieu dédié aux événements (et, au besoin, à des réunions). Avoir un studio lié à Abstract n’est pas à l’ordre du jour, mais on ne ferme pas la porte pour la suite.

Avant de disposer de propre lieu, vous organisiez déjà des événements ?

Oui. Pendant un temps, nous avons coorganisé et coproduit des soirées avec d’autres collectifs. Avoir notre propre lieu était une étape importante pour développer Abstract au-delà du label et proposer une programmation régulière, dans de bonnes conditions.

Vous organisiez déjà des événements dans la région ?

Oui, notamment à La Louvière, et aussi à Lessines en coproduction avec le Centre culturel. Aujourd’hui, grâce à cette salle, on a l’impression d’être retombés sur nos pieds ‘chez nous’, à La Louvière.

Côté label, que produisez-vous et comment fonctionne Abstract Recordings ?

Nous sortons des productions techno ; principalement melodic/minimal techno. Pour l’instant, le label réunit trois producteurs : Ferdinand De Marne, MAO et SMAKO. On ne cherche pas à multiplier les signatures : on préfère se concentrer sur peu d’artistes et faire les choses correctement pour chaque sortie. À ce jour, nous travaillons surtout en distribution digitale, mais nous préparons une distribution physique dans un avenir proche.

Donc, l’ADN reste avant tout la techno ?

Oui, clairement. Notre ligne de conduite c’est la techno. Il nous est arrivé de donner un coup de main à des amis sur un projet, comme une sortie réalisée avec Jack Taylor à l’époque, mais ce n’est pas le cœur du label : nous ne sommes pas un label rock ou ‘alternatif’.

J’ai vu passer l’annonce d’un festival : c’est ici qu’il se déroule ?

Non, pas ici. Nous avons organisé un festival, Alicine : un événement techno, plus précisément orienté melodic techno. Mais ce n’est pas un ‘festival de la salle’ à venir : c’était une des productions dont nous parlions.

Un mot de conclusion : qu’avez-vous envie de construire avec Abstract, ici, à La Louvière ?

On fait tout ça avant tout par passion : on ne vit pas de la musique, mais on y met beaucoup de cœur. L’objectif est de ramener du monde à La Louvière, d’y inviter des artistes, y compris internationaux, et de proposer une programmation de qualité dans un esprit underground. La techno reste notre point de départ, mais on aime aussi le rock : si le projet et l’énergie s’y prêtent, on peut s’ouvrir à d’autres propositions.

La région possède déjà une histoire de lieux et d’initiatives. Vous vous inscrivez dans cette continuité ?

Oui, il y a eu- et il reste - des lieux comme Le Stock. Notre idée est d’ajouter une pierre à l’édifice en remettant la techno au centre, tout en conservant une sensibilité underground et ouverte.

Infos & réseaux

dimanche, 19 avril 2026 19:04

Concerts ZIK-ZAK – Mai 2026

Mardi 05 mai 2026 à 19h30

THE VIRGINMARYS (UK) + NOUBA NOUBA

https://www.thevirginmarys.com/

https://www.facebook.com/TheVirginmarys/?locale=en_GB

https://www.facebook.com/NoubaNoubaMusic/

Préventes : 20€ (tous frais compris)

Dimanche 10 mai 2026 à 19H30

KIEFER SUTHERLAND + COLIN ANDREW

https://www.facebook.com/KieferSutherland

https://kiefersutherland.com/

Préventes : 40€ (tous frais compris)

Mercredi 13 mai 2026 à 19H30

CURIOSITY – 30TH ANNIVERSARY TOUR (TRIBUTE THE CURE)

https://vincentcrepin1.wixsite.com/curiosity-

https://www.facebook.com/curiosityplaysthecure

Préventes : 20€ (tous frais compris)

Vendredi 15 mai 2026 à 19H30

EXILIA (IT) – ANTI GRAVITY TOUR 26 + TERRORTWINZ

https://exiliamusic.com/

https://www.facebook.com/ExiliaMusic/

https://www.terrortwinz.com/

https://www.facebook.com/terrortwinzofficial/

Lundi 18 mai 2026/05 à 18H30

ULI JON ROTH (DE) – VIRGIN KILLER 50TH ANNIVERSARY

TOUR 2026 + CIRCLE KARMA CLUB

https://www.facebook.com/ulijonrothofficial

https://www.ulijonroth.com/

Préventes : 38€ (tous frais compris)

Jeudi 21 mai 2026 à 19H00

POP / ROCK : LE SPECTACLE ALL ACCESS – DE ET AVEC MARC

YSAYE ET RUDY LÉONET

https://www.pop-rock-show.be/

Catégorie unique – placement libre – places assises

Ouverture des portes à 19h

Début du spectacle à 20h

Préventes : 29.50€ (tous frais compris)

Samedi 23 mai 2026 à 13H00

SAMZIK 7 – FESTIVAL GROUPES AMATEURS ET ÉMERGENTS

Les groupes à l’affiche : 37Am, Cool cool chaos, Fat cat, Freak Factor, Loud zone, Sun no

sun, The lonely boys, Walter Longscott

https://vi.be/platform/37AM

https://www.facebook.com/37AMofficial/

https://court-circuit.band/cool-cool-chaos

https://www.facebook.com/coolcoolchaos/

https://court-circuit.band/fatcat

https://www.facebook.com/100063787417545/mentions/

https://court-circuit.band/freak-factor

https://www.facebook.com/FreakFactorOfficiel/

https://www.facebook.com/sunnosunband?locale=da_DK#

https://www.facebook.com/profile.php?id=61559754243001&locale=fr_FR#

https://walterlongscott.com/

https://www.facebook.com/walterlongscott

Préventes : 14.50€ (tous frais compris)

https://zik-zak.be/

Samedi 27 juin 2026 – Décembre 10 – Kavka Rappa, Anvers

Jeudi 02 juillet 2026 – The Prodigy – Rock Werchter, Wherchter

Mercredi 07 octobre 2026 – Freya Ridings – La madeleine, Bruxelles

Vendredi 27 novembre 2026 – The Prodigy – Forest National, Bruxelles

Mardi 01 décembre 2026 – Pierre De Maere – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 02 décembre 2026 - Pierre De Maere – Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 27 avril 2027 – Thirty Seconds To Mars – Lotto Aréna, Anvers

http://www.livenation.be/

En 2026, The Vaccines célèbrent les quinze ans de leur premier elpee devenu culte, « What Did You Expect From The Vaccines ? » (NDLR : un titre emprunté à une compo des Ramones, datant de 1980). Le quatuor britannique choisit de marquer l’événement sur les podiums, en proposant l’intégralité de ce disque fondateur, complétée par une sélection de titres couvrant l’ensemble de son répertoire. À Bruxelles, la formation londonienne investit le Cirque Royal sous une atmosphère déjà électrique, propice à une soirée festive.

Publié en mars 2011, ce long playing a atteint directement la quatrième place des charts britanniques, décroché une certification platine et inauguré une série d’opus classés sans interruption dans le top 5 outre-Manche. La trajectoire s’est poursuivie jusqu’à « Pick‑Up Full Of Pink Carnations », paru en 2024, sixième LP studio du combo, désormais solidement installé sur la scène rock internationale. Considéré comme l’un des grands disques rock britanniques des années 2010, ce premier opus aligne des titres devenus incontournables, à l’instar de « If You Wanna, Post Break‑Up Sex » ou « Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra) », encore capables de fédérer anciens fidèles et nouveaux adeptes.

Deux ans après un concert belge à guichets fermés, The Vaccines reviennent offrir une parenthèse de nostalgie, construite autour de riffs incisifs et de mélodies immédiatement identifiables.

La mise en jambes est assurée par GANS, duo britannique à l’énergie brute, parfois présenté comme une version 3.0 des Sex Pistols. Originaire de Birmingham, l’ensemble publie en 2025 « Good For The Soul », premier opus où se croisent post‑punk primaire et accents électro‑rock. Le tandem, composé d’un guitariste‑claviériste et d’un batteur, s’adjoint ponctuellement un flûtiste‑saxophoniste‑chanteur, véritable détonateur scénique. Le chant se partage, la tension ne retombe jamais et l’exécution exige un engagement total.

Sur les planches, GANS privilégie l’impact direct sans renoncer aux nuances. L’ouverture, structurée autour de « A Fool, In Time et It’s Just Life », plante immédiatement le décor. Leur électro‑rock évoque par instants les Viagra Boys, tout en cultivant un punk amplifié et dansant. Les tempos soutenus entraînent la fosse dans une transe quasi continue, tandis que certaines plages s’autorisent des détours noisy, alternatifs, voire légèrement funky, comme sur « I Think I Like You ». Lors du final, « Oh George », le drummer descend au cœur du public pour conclure un set aussi minimaliste que dévastateur (page ‘Artistes’ ici). 

Setlist : « A FOOL », « IN TIME », « IT’S JUST LIFE », « I THINK I LIKE YOU », « STEP-PSYCHOSIS », « THE KING'S HEAD », « THIS PRODUCT », « OH GEORGE ».

Une fois la salle chauffée à blanc, place aux maîtres de cérémonie. Pas de décor superflu pour The Vaccines : une tenture en fond de scène, une estrade à trois niveaux exclusivement réservée au batteur, et deux guitaristes positionnés en première ligne. À 21 h précises, les lumières s’éteignent tandis que résonne « Do You Remember Rock ’n’Roll Radio ? » des Ramones. « Blow It Up et Wreckin’ Bar (Ra Ra Ra) » déclenchent d’emblée une réaction en chaîne dans la fosse.

Après une salutation succincte, le band enchaîne « Post Break‑Up Sex » et « Wetsuit », transformant le Cirque Royal en salle survoltée. Les morceaux du premier elpee, courts, nerveux et fédérateurs, s’enchaînent sans temps mort. Nørgaard provoque les premiers pogos, tandis que « If You Wanna » et « Family Friend » accentuent encore la montée en intensité. À mesure que le disque anniversaire touche à sa fin, seule la version acoustique de « Somebody Else’s Child » manque à l’appel. Pour l’occasion, Freddie Cowan troque sa guitare pour les claviers, tandis que Justin Young s’assied brièvement, rare moment de respiration dans un concert mené tambour battant.

Puisant ensuite dans un répertoire plus large, The Vaccines déroulent une seconde partie accueillie avec le même enthousiasme. « Your Love Is My Favourite Band », malgré son vernis légèrement kitsch, est repris en chœur, tout comme « Headphones Baby ». La preuve qu’une pop indé simple et efficace suffit encore à fédérer un auditoire entier un lundi soir. « Heartbreak Kid » et « I Can’t Quit » préparent le terrain avant un final constitué de « Teenage Icon » et « I Always New ».

Lors du rappel, Justin Young revient seul sur l’estrade pour interpréter « No Hope », gratte acoustique en main, un titre composé non loin de là, à l’AB. La foule immortalise l’instant, tandis que le reste du quatuor rejoint finalement les planches pour dévoiler de nouvelles compositions. « Ten Years Too Far » offre un avant‑goût prometteur du septième long playing actuellement en préparation, avant que « All My Friends Are Falling In Love », interprété à la demande, ne clôture la soirée dans une explosion collective.

En célébrant le quinzième anniversaire de « What Did You Expect From The Vaccines ? », la formation rappelle sa capacité intacte à captiver une salle entière. Une prestation généreuse, qui donne déjà un avant‑goût d’été et annonce un retour attendu, notamment au Rock Werchter le 2 juillet prochain.

Setlist : Intro préenregistrée : « Do You Remember Rock 'n’Roll Radio ? » (Ramones song),

LP » What Did You Expect From The Vaccines ? » en intégralité mais dans le désordre.

« Blow It Up », « Wreckin' Bar (Ra Ra Ra) », « Post Break-Up Sex », « Wetsuit », « A Lack Of Understanding », « Nørgaard », « Under Your Thumb », « Wolf Pack », « All In White », « If You Wanna », « Family Friend », « Somebody Else's Child ».

« Your Love Is My Favourite Band », « Headphones Baby », « Handsome », « Heartbreak Kid », « Lunar Eclipse », « I Can't Quit », « Teenage Icon », « I Always Knew ».

Rappel : « No Hope » (Acoustique), « Ten Years Too Far » (New song), « Tiger Blood » (sur demande du public), « All My Friends Are Falling In Love »

(Organisation : Live Nation)

 

Pas de première partie pour le retour d’Ana Popovic ce soir au Zik-Zak: la salle enregistre une belle affluence. On y croise de nombreux habitués ainsi quun programmateur de Classic 21, particulièrement avenant, en la personne de JeanPol Wiesmans.

La guitariste est programmée dans le cadre du ‘Dance To The Rhythm Tour’, une tournée nourrie de blues, de soul et de funk.

D’emblée, son parcours impressionnant mérite d’être rappelé. Il serait en effet réducteur de la cantonner au rôle de simple guitariste de blues: elle partage ou a partagé les planches aux côtés de figures majeures du genre telles que Buddy Guy, Eric Johnson, Jonny Lang, Kenny Wayne Shepherd, B.B. King, Joe Bonamassa ou Gary Clark Jr. Elle a même participé à une tournée en tant quinvitée spéciale auprès de celui que beaucoup considèrent comme lun des plus grands chanteurs de tous les temps: Solomon Burke. Quant à Bruce Springsteen, il la décrit comme une ‘guitariste hors pair’. Un curriculum vitae particulièrement éloquent. Née en Serbie et installée aujourdhui à Los Angeles, elle a longtemps séjourné aux PaysBas et à Memphis, des étapes déterminantes qui ont façonné, sans doute, ses choix esthétiques et son identité sonore.

Ce concert confirme une nouvelle fois qu’Ana Popovic demeure l’une des artistes les plus dynamiques et inventives du blues actuel. Pour ce segment de périple, elle s’est entourée d’une formation soudée et aguerrie: le bassiste Buthel, le claviériste Michele Papadia, le batteur Jeremy Thomas, rejoints par une section de cuivres emmenée par Claudio Giovagnoli et Davide Ghidoni. La chanteuse Skyler Jordan, fraîchement intégrée au combo, insuffle une dimension supplémentaire et instaure un dialogue vocal contrasté qui enrichit l’ensemble.

Dès l’ouverture, la soirée s’annonce placée sous le signe du groove, de la maîtrise instrumentale et du plaisir partagé. Popovic navigue sans effort apparent du blues à la soul, du funk au rock, jusque dans des accents R&B, construisant un univers sonore dense et nuancé, à la fois résolument actuel et profondément ancré dans la tradition. Si son approche embrasse plusieurs genres, le blues en demeure le cœur battant : il transpire dans son phrasé, s’impose dans son timbre et transparaît dans un feeling immédiatement reconnaissable.

Son jeu de guitare marque chaque instant du concert. Expressif et parfaitement contrôlé, il se montre rugueux quand la tension le réclame, puis d’une finesse remarquable lorsque le morceau l’exige. Chaque note semble choisie, pensée, chargée d’intention, affirmant une signature sonore personnelle et cohérente. Ana Popovic rappelle volontiers l’importance du direct — ‘Cest sur scène que tout se passe’ — et ce passage sur les planches en constitue la démonstration éclatante. Le lien qui s’établit entre la formation et l’auditoire se révèle immédiat et tangible ; l’énergie circule librement, de l’estrade vers la fosse et en retour. Le fil rouge demeure ce jeu de guitare à la fois gracieux et nuancé. Virtuose incontestable, elle met toujours sa technique au service de la composition, sans jamais céder à la démonstration gratuite.

La setlist propose un équilibre judicieux entre titres bien connus et compositions plus récentes issues de son dernier long playing, « Dance To The Rhythm ». Le rythme et le groove irriguent l’ensemble du concert, conférant au show une énergie irrésistible qui invite à la danse sans sacrifier la profondeur musicale. Même une reprise telle que « 50 Ways To Leave Your Lover » de Paul Simon trouve naturellement sa place dans l’univers de Popovic : immédiatement identifiable, mais entièrement réappropriée.

Tout au long de la soirée, l’artiste démontre non seulement une autorité technique indiscutable, mais également une capacité constante à capter l’attention de la foule, à dialoguer avec elle et à donner chair à sa musique sur le podium. C’est précisément cette alchimie qui continue de la distinguer.

Cette prestation confirme, une fois de plus, que le blues — sous toutes ses déclinaisons — demeure vivant, évolutif et plus pertinent que jamais.

(Organisation : Zik-Zak et Rock Nation)

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