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Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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mercredi, 30 novembre 2016 17:04

Mild in the Streets Fat Music Unplugged

Même les punks apprécient les moments de douceur… Et cette difficile fin d’année constitue le moment parfait pour eux de publier une collection de morceaux acoustiques pour réchauffer nos cœurs après un tel et inexplicable déversement de haine.

Les 17 morceaux compilés par le label Fat Wreck son donc ‘unplugged’. Les incontournables Against Me, Joey Cape (Lagwagon) et Anti-Flag y ont donc participé. Mais pas seulement. Tony Sly, le leader de No Use For a Name, décédé en 2012, ouvre l’elpee par une version d’« Under The Garden », au piano, tandis que les Swinging Utters revisitent « Fruitless Fortunes » en mode country. Sam Sadowski et Closet Friends délivrent des pépites bluesy. Matt Skiba s’autorise une cover sombre du « Continental » d’Alkaline Trio. On épinglera encore la drôle reprise du « Xanadu » d’Olivia Newton-John par Uke-Hunt et la très longue adaptation épique et symphonique (et oui…) du « The Decline » de NOFX, exécutée par Baz and his Orchestra. Enfin, la plupart des autres intervenants se contentent de transpositions acoustiques de morceaux issus de leur répertoire. Un beau cadeau de Noël pour les fans de l’écurie Fat Wreck.

 

mardi, 22 novembre 2016 21:11

State is Burning

Instituée par NOFX et Lagwagon, la désormais mythique scène skate-punk californienne est parvenue, au fil du temps, à essaimer sa bonne parole, dans le monde entier… Loin d’être novice dans le ‘game’ punk mais incarnant un parfait exemple de cette mondialisation du son, Useless ID en est un bel exemple. Profondément influencée par la bande à Fat Mike, le combo est né à Haïfa, en 1994. Après des débuts sur le très local label Falafel, le groupe a rapidement signé sous pavillon américain tout en s’en offrant la fine fleur de la scène locale à la production (Bill Stevenson des Descendents ici à la baguette ou Tony Sly de No Use For A Name auparavant) et une signature bien logique chez Fat Wreck en 2011.

« State is Burning » constitue déjà le 8ème elpee de la formation israélienne et ne déroge pas au style de la maison : des titres rapides, hyper mélodiques, à la fois punk, hardcore et punk, véhiculant une sévère dose de rébellion contre toute forme d’autorité ou d’injustice. Les titres ne trompent pas sur la marchandise : « Land of Idiocracy », « Night Shift » ou encore « « How to Dismantle An Atom Bomb ». La voix de Yotam Ben Horin rappelle très –trop ?– celle de Fat Mike (« We Don’t Want the Airwaves ») ; mais elle permet aux brûlots de Useless ID de constamment varier le ton, entre salves d’à peine 1 minute (« Genetic », « Lonely Man ») et autres incartades davantage down tempo (« Borrowed Time », « Closer to the Edge »). Useless ID nous offre un authentique travail comme peuvent en réserver de véritables passionnés, quand ils sont doués. ‘Our ears are burning’…

 

mardi, 15 novembre 2016 20:26

Roncea & The Money Time (Ep)

Pour enregistrer cet Ep éponyme, Roncea a reçu le concours de l’ambitieux trio The Money Time. Un Ep 6 titres qui fait suite à la sortie d’« Eight Part One »’, un premier elpee acoustique. L’ex-leader de Fuh a donc décidé de rendre son folk bien plus riche. Et le résultat navigue très souvent aux confins de l’univers d’un Girls in Hawaii (« Love Is Bad »), lorsqu’il n’adopte pas un pop/rock indie plutôt classique (« Find Me »). Il faut cependant reconnaître que le Transalpin s’autorise également quelques mélodies bien senties, à l’instar de « Weak » et « A Place to Stay ». Mais si le résultat tient parfaitement la route, il manque quand même d’originalité. Aussi, après une première écoute, manifestement agréable, on n’est pas vraiment tenté d’appuyer de nouveau sur la touche ‘play’…

lundi, 31 octobre 2016 02:00

World Gone Mad

Malgré un certain succès, décroché lors de la déferlante néo-métal, qui a traversé les nineties, votre serviteur n’avait jamais osé emprunter les méandres tracées par cette formation devenue légendaire. Une appréhension résolue aujourd’hui par la découverte de « World Gone Mad », le 12ème  opus d’un groupe qui célèbre aujourd’hui son énième come-back (NDR : sans sa figure tutélaire, Robert Trujillo)

Pour ce nouvel opus, le line up a donc accueilli de nouveaux membres, dont le mythique batteur Dave Lombardo (oui celui de Slayer…) mais également du bassiste Ra Diaz et du guitariste Jeff Pogan. Après 35 ans d’existence, la bande menée par Mike Muir (seul membre originel) est toujours aussi remontée ; et son crossover plutôt unique de trash, de hip-hop, de punk, de métal et de funk, en est une belle illustration.

Les choses sérieuses débutent dès le single « Clap Like Ozzy ». On y retrouve cette ligne de basse bien funk, si caractéristique chez le band californien. La principale force de Suicidal Tendencies a toujours reposé sur la diversité de styles proposés. Et, à nouveau, il parvient à faire le grand écart entre l’esprit punk (« One Finger Salute »), l’agressivité métallique (« The New Degeneration »), l’ambiance psyché (l’intro de « Living For Life »), le format hymnique (« Get Your Fight On »), le rap-métal (« World Gone Mad ») et la pseudo ballade (« This World », un final long et crépusculaire qui clôt le long playing). En outre, les musicos affichent une telle maîtrise pour transiter d’un genre à l’autre, que cette aisance en devient confondante. On décernera cependant une mention spéciale à Mike Muir pour son interprétation sans faille. Il faut croire que l’air maritime de Venice Beach possède les mêmes vertus qu’une fontaine de jouvence…

jeudi, 20 octobre 2016 03:00

Jamie Le Bienheureux

Actif sur une multitude de fronts depuis ses débuts (NDR : en 2000), dans des univers louvoyant entre soul, électro et funk, l’Anglais Jamie Lidell s’est taillé peu à peu une place à part dans l’univers musical actuel. Un véritable OVNI naviguant au sein d’une galaxie particulière : trop expérimentale pour le haut des charts (malgré le récent revival soul dont il aurait pu bénéficier…) mais toujours un brin trop pop pour les auditeurs les plus audacieux. L’anguille Jamie bénéfice toutefois d’un succès d’estime et critique mérité malgré quelques albums pas particulièrement faciles d’accès (« Compass », produit par Beck) sauvés par d’évidentes qualités de composition et une voix en or.

Afin de défendre « Building A Beginning », son dernier et plus accessible opus, le soulman anglais venait saluer la capitale de la Belgique ; tout particulièrement au sein de sa toujours impeccable salle de l’Ancienne Belgique. Un public assez conséquent accueille le musicien, aujourd’hui établi à Nashville, accompagné d’un impressionnant backing-band du cru, The Royal Pharaohs, constitué de 8 musiciens au groove véritablement imparable. Toujours souriant, Jamie Lidell débute son set pied au plancher par le single « Multiply » après une intro d’une belle coolitude offerte par ses pharaons. Le son, au début un peu faiblard, s’améliorera au fur et à mesure du show mais sa voix du crooner est, elle, dès la première note, d’une infinie justesse… et très rapidement le spectacle se transforme en véritable ‘feelgood concert’ grâce à des morceaux évoluant entre funk endiablé et soul quasiment guimauve ; même si les morceaux énergiques se taillent la part du lion. Seul bémol, comme sur disque, les compositions de Sir Lidell manquent parfois d’accroches mélodiques et tendent à se confondre si on excepte les singles « A Little Bit More », « Another Day » ou le plus récent « Walk Right Back ». Toutefois l’homme et son groupe élargi s’avèrent être de véritables showmen et la maîtrise des musiciens permet au show de monter en puissance tout en communiquant à chaque spectateur une mini banane… et définitivement de quoi passer un agréable vendredi en pensée.

Impossible en effet de sortir d’un concert de Jamie Lidell avec des idées noires tant la positivité des émotions et la justesse de sa voix combinées en font des moments de liesse collective. Merci Jamie donc…

(Organisation : Ancienne Belgique + Live Nation)

vendredi, 21 octobre 2016 19:23

Grapes (Ep)

Grands admirateurs de la musique pop insulaire, Grapes nous propose un nouvel Ep 4 titres pour nous rappeler son art à composer des petites vignettes particulièrement ‘kinksiennes’. Son dernier elpee, « Some Kind of Happinness », avait reçu un bel et mérité accueil et même bénéficié du concours ‘VIP’ de l’ex-Supergrass, Mick Quinn. La formation havraise nous réserve donc un digne –mais bref– successeur au long playing. Un essai de pop classieuse financé via la plateforme participative Microcultures. Pas de bouleversement en profondeur, mais de légères variations qui permettent d’élargir un terreau sonore. Aussi, entre l’orgue mélancolique (« Holy Man »), les légères touches électro (« Cold, Cold, Cold », « 1996 ») et les élans psyché (« Sleeping With Lions »), Grapes se nourrit de nouveaux cépages. En outre, il vieillit comme le bon vin ; vivement le prochain millésime !

 

vendredi, 21 octobre 2016 19:23

Blood / Sugar / Secs / Traffic

Le revival post/punk fume encore et toujours… The Gotobeds en est une nouvelle illustration –diablement– vivante, à travers son second elpee au titre pastichant le célèbre « Blood Sugar Sex Magic » du Red Hot Chili Peppers. « Blood Sugar Secs Traffic » revisite l’héritage de Wire (NDR : le patronyme du groupe n’est autre que le nom de famille de Robert ‘Gotobed’ Grey, son batteur, auquel un ‘s’ a été ajouté), The Fall ainsi que Mission of Burma. Tout en manifestant une rage et un humour qui font plaisir fou à entendre !

Ces musiciens issus de Pittsburgh dégainent d’entrée par le brûlant « Real Maths/Too Much », une plage truffée de guitares ‘noise’. Eli Kasan, le chanteur, scande ses textes ironiques et cyniques dans un style très ‘Mark E. Smithien’ (NDR : tout le monde en prend pour son grade… de New York à Los Angeles) tandis que les deux grattes guerroient en formant un fatras parfois chaotique, très susceptible de consommer du math/rock (« Amazing Supermarkets »), du punk particulièrement énergique (« Brass Not Rash », « Why’d You ? »), tout en préservant aussi –et c’est heureux– le sens mélodique (« Red Alphabet »). Go to Bed ? Impossible à l’écoute de ce condensé hyper référencé mais tellement sincère et passionné.

 

dimanche, 16 octobre 2016 19:02

Paper Bird

Ce sont deux oreilles attentives qui se concentrent pour écouter « Paper Bird », le second album de ce quatuor français au patronyme manchot. Fondé en 2012, The One Armed Man réunit Pierre Vasseur (chant, guitare), Loïc Haas (guitare), François-Xavier Laurent (basse) et Colin Schaub (batterie). « Paper Bird » est un concept album narrant l’histoire d’un mystérieux jeune homme –nommé Toma– se réveillant dans une maison inconnue, totalement amnésique. Il essaiera de retrouver la mémoire grâce à des ‘oiseaux de papier’…

Ces musiciens strasbourgeois sont de clairs adeptes d’un rock classique, puissant, quoique ténébreux, aux réminiscences tour à tour bluesy (« Amnesia »), psychédéliques (« Whispers in the Dark » au parfum oriental) et parfois légèrement stoner (« The Paper Bird Killer »). Mais ce rock un brin trop classique voire conventionnel a trop souvent un air de trop entendu. Et malgré d’intéressants cuivres sur le single parfaitement ficelé « Halo », la jolie ballade crépusculaire « In the Warm Sunlight » et un « Sweet Anger » découpé dans des solos de grattes efficaces, il faut avouer qu’aucune piste ne parvient vraiment à prendre son envol…

 

dimanche, 16 octobre 2016 18:57

Spécialiste Mondial du Retour d'Affection

Institut se proclame donc comme un ‘Spécialiste mondial du retour d’affection’. Un titre intriguant, qui ne manque sans doute pas de charme, mais reflète aussi une froideur toute houllebecquienne, destiné à rendre hommage, selon les déclarations du groupe français, à l’Institut français, ‘opérateur du Ministère des Affaires étrangères pour les actions extérieures à la France’ (oui, oui !) Exploitant à merveille le décalage ironique (leur bio est assez géniale), Arnaud Dumatin et Emmanuel Mario se servent d’une électro-pop nourrie aux claviers vintage pour se forger un style singulier, bancal et minimaliste. Mais la marque de fabrique du duo procède de ses textes alliant humour et cynisme ; le tout déclamé en spoken word dans un ton rappelant quand même le Mickey 3D des débuts (NDR : par contre, le contenu diffère largement…) Traitant aussi bien de la fatalité de la mort (« La Majestueuse Baie de Wellington ») que des sites de rencontres (« Parler de Moi »), sous un angle résolument humoristique (au 10ème degré… au moins) et forcément un brin déprimant. L’exercice de style est intéressant mais les morceaux sont parfois trop courts. Le mélomane est à peine entré dans l’univers d’Institut que le voyage est déjà terminé ! Etrange mais frustrant. Probablement l’effet recherché. Mais impossible de résister à de véritables pépites d’humour noir telles que « Tu préfères Courir dans le Désert » ou « Cet Homme-là est Mort ».

 

vendredi, 30 septembre 2016 18:09

Friday Night

Will Butler, c’est le frère cadet de Win, le leader charismatique d’Arcade Fire. Multi-instrumentiste, Will mène en parallèle une carrière solo. Un peu dans l’ombre de son frangin, quand même. Et « Friday night » constitue son second elpee personnel. Il fait suite à « Policy », paru l’an dernier.

Immortalisé à Chicago et Montréal, il traduit en ‘live’ quelques morceaux de son premier LP ; mais est également enrichi de quelques nouvelles compositions. Et cette conversion n’empêche pas les compos de jouir d’un son d’honnête facture.

Si Will s’appuie sur son expérimentation acquise au sein de son super groupe, il interprète ses chansons dans un esprit bien moins sérieux et lyrique. Ce qui lui permet de marquer son propre territoire. Entre vignettes de pur divertissement exécutées au piano, des titres qui auraient pu naître d’une rencontre entre Arcade Fire et Ben Folds (« Encore – Tell Me We’re All Right »), salves rock plus classiques (« You Must Be Kidding ») et véritables morceaux de bravoure (« Madonna Can’t Save Me Now »), le Canadien ne se prend pas la tête. Il préfère divertir un public en compagnie duquel il n’a de cesse d’interagir tel un Jeffrey Lee Lewis 2.0. L’ensemble s’avère agréable à l’écoute, sans pour pourtant bouleverser les consciences. « Friday Night » est un album récréatif, ni plus ni moins… comme un bon concert auquel on assiste, un vendredi soir…

 

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