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Winter adults only ?

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Taï

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mercredi, 13 avril 2016 20:00

Mother Town Hall

Songwriter britannique, Bill Pritchard est actif sur la scène musicale depuis 1987. Discret mais talentueux, ce gentleman est cependant surtout connu en France. A ses débuts, il a ainsi notamment collaboré avec Daniel Darc, Françoise Hardy et Etienne Daho. L’artiste a une haute estime de la musique et tout particulièrement d’une certaine forme de pop haute couture. Inactif depuis 2005, l’Anglais avait cependant refait surface en 2014, publiant « Trip to the Coast », suite à sa signature sur le label allemand Tapete, havre pour quelques vétérans sur le retour –mais qui ont encore de belles choses à raconter– tels que Lloyd Cole ou Robert Forster, plus récemment.

Bill nous propose aujourd’hui un second volet de ce come-back. Tout au long de « Mother Town Hall » on retrouve cette voix si élégante drapée d’une instrumentation d’orfèvre, balançant entre accords de piano et cordes savamment arrangées (« Vampire to New-York »). Dès le très pop « Saturn and Co » qui ouvre l’opus, un titre caractérisé par ses ‘la-la-la’, le mélomane est conscient d’être en présence d’une pop distinguée comme seuls les insulaires sont capables de nous livrer ; à l’instar des Kinks, de Paul Weller ou plus récemment de The Leisure Society. Essayez de résister au refrain de « Mont Saint-Michel » ou au jazzifiant « My First Friendship » ; et si vous ne succombez pas, c’est que vous êtes allergique au sens mélodique. Car la pop de chambre de Bill Pritchard est tout simplement irrésistible, intemporelle (« Heaven ») et belle…

 

mercredi, 13 avril 2016 19:56

Ici et là-Bas

Impliqué au sein de différentes aventures (Experience, Panti Will,…), depuis la dissolution de Diabologum en 1996, Michel Cloup n’a rien perdu de son tempérament ; et il le démontre encore aujourd’hui à travers son projet solo, Michel Cloup… Duo (?!?!?) Toujours aussi engagé, l’artiste n’hésite pas à dégainer des textes désabusés et foncièrement politiques sur son nouvel essai intitulé « Ici et là-Bas ». Entre uppercuts conscientisés (« La Classe Ouvrière s’est Enfuie ») et dévoilements introspectifs personnels (« Qui Je Suis »), Michel Cloup conjugue l’universel au personnel afin d’accentuer l’impact de textes directement significatifs et souvent impitoyables (« Animal Blessé »). Une poésie urbaine et contemporaine qui s’appuie sur des guitares âpres, métalliques mais efficaces, et un drumming assuré par le nouveau venu Julien Rufié (NDR : ce qui explique la particule ‘duo’), qui remplace Patrice Cartier. Etranger où qu’il soit (sa mère était italienne), le Toulousain se livre à cœur ouvert tout en commentant le monde avec une certaine acuité et un dégoût certain. Et pour y parvenir, il a recours le plus souvent à un forme de ‘spoken word’ plutôt qu’au chant. Il parvient ainsi à créer un univers unique et bouleversant dont le sommet de troublante impudeur est atteint sur les 14 minutes d’« Une Adresse en Italie », où tout mélomane devrait pouvoir piocher des messages qui collent à son expérience quotidienne… entre espoir et désespoir…

 

mercredi, 13 avril 2016 19:52

Knights of Something

A chacune de ses sorties, on attend de Troy Von Balthazar qu’il nous administre une nouvelle décharge émotionnelle à l’aide de compos ultrasensibles et à fleur de peau… Premier elpee solo du leader de Chokebore depuis 2012, « Knight of Something » adopte une perspective semblable, regorgeant de morceaux aussi mélodiques qu’écorchés. Exploitant une instrumentation ascétique partagée entre cordes de guitares saturées (« Surfer ») ou acoustiques (« Empire of My Hate »), quelques notes de piano (« Smarter ») ou claviers déviants (« Astrid »), l’Hawaïen parvient à torcher des mélodies délicates et sombres au sein desquelles vient se lover sa voix unique, parfaitement taillée pour vous refiler cette mélancolie ‘lo-fi’, véritable et inimitable signature. Enregistré entre Berlin et le Sud de la France, ce 4ème opus solo ne devrait donc pas décevoir les mélomanes adeptes du sad-folk !

           

mercredi, 13 avril 2016 19:51

Ramo

Véritable métronome du rock français depuis ses débuts en 1995, Tue-Loup est une formation sarthoise réunissant des musiciens chevronnés. Particulièrement singulier, son patronyme est tout simplement le nom du hameau dont il est originaire. « Ramo » constitue son dixième elpee, et on espère qu’il ne passera pas, une nouvelle fois, inaperçu. Car il parvient encore à atteindre les cimes, grâce à un songwriting d’une infinie délicatesse, magnifié par les textes poétiques et ésotériques signés Xavier Plumas. « Ramo » lorgne parfois vers le jazz (« Glace »), souvent en direction du folk (« Tejo »), nous berce de sa mélancolie lunaire (« La Haute Epine ») et s’autorise même un beau moment d’intensité, tout au long du très beau « Hirondelle ». Le concours de nombreux claviers confère une nouvelle dimension à des morceaux enregistrés sur les bords du Tage, à Lisbonne, qui a inspiré la plage « Ramo Contra O Medo ». Tue-Loup ou un secret à l’évidente ‘saudade’ –trop– bien gardé et que traduit parfaitement la fresque réalisée par le peintre Jean-Gilles Badaire qui illustre ce très réussi « Ramo »…

 

jeudi, 07 avril 2016 01:00

Un Pasteur d’amour…

Nouveau phénomène sur la scène soul contemporaine, le New-yorkais Charles Bradley se produisait sur les planches du Cirque Royal, ce jeudi 7 avril. Malgré ses 67 balais, on ne peut pas dire que ce soit un vétéran sur la scène musicale. Et pour cause, il n’a été découvert que tardivement ; en outre, son premier album, n’est paru qu’en 2012. Faut dire que sa vie tumultueuse a plus que probablement retardé son éclosion. D’ailleurs, il faut reconnaître que sa signature sur le label Daptone, constitue un petit miracle. Et l’artiste est venu défendre son dernier né de sa très courte discographie, « Changes », qui vient à peine de sortir en Belgique.

Malgré cette reconnaissance tardive, la salle est sold out ; et l’auditoire est impatient de découvrir les déhanchements de ce nouveau golden ‘papy-soul’. Sur les planches, il est soutenu par un fameux collectif de 7 musicos, dont les indispensables cuivres et orgues. Et manifestement, il sait s’entourer. Sa formation, judicieusement baptisée His Extraordinaries, va se révéler irréprochable d’un bout à l’autre du show. Mention spéciale à l’organiste qui avait la lourde tâche de chauffer la salle pour annoncer le soulman avant son entrée, mais également combler les intermèdes entre ses changements de costumes et moments de récupération. Après une intro instrumentale, caractérisée par son groove irrésistible, l’artiste déboule sur l’estrade, vêtu d’un costume pailleté digne de James Brown (NDR : qu’il avait d’ailleurs découvert en live, à New-York, en 62). Malgré une condition physique limitée liée à son âge (et ses excès ?), Charles Bradley parvient, dès le départ, à combler son auditoire grâce à son incroyable voix et une présence charismatique. Il transcende ses morceaux et les transforme en condensés d’émotions parfois difficilement supportables, à l’instar du final bouleversant « Whi is It so Hard ? », morceau qui retrace son parcours de vie qui l’a entraîné de Brooklyn à la Floride, en passant par l’Alaska, tout en rappelant l’épisode de l’abandon par sa mère dès ses 8 mois (NDR : qu’il retrouvera à l’âge de 8 ans). Véritable showman, il prend beaucoup du plaisir en ‘live’ et communique beaucoup avec son public. Il parvient même à créer des connexions à travers l’évocation des récents attentats bruxellois. Mais avant tout, l’Américain annonce être là pour partager son amour… et il va le démontrer tout au long du concert qui atteindra son apothéose lors du rappel, quand il décide de serrer les mains de ses fans comme un pasteur évangéliste, dans une église baptiste de la ‘bible-belt’, du Sud des Etats-Unis. Il se permet même un lancer de roses… Pas ridicule pour un sou, tant le geste cadre avec le personnage et l’esprit du concert. Mais on retiendra avant tout l’excellence des morceaux et l’osmose incroyable entre l’artiste et son groupe, une synergie qui permet au chanteur de réaliser ses rêves totalement et librement. Définitivement le ‘feelgood’ concert de la semaine…

(Organisation : Live Nation)

 

 

Fondé en 1989, The Pharcyde est issu du quartier de South Central, à Los Angeles, en Californie. Un groupe américain de hip-hop alternatif, surtout connu pour ses tubes « Drop », « Passin' Me By » et « Runnin' », ainsi que pour son tout premier elpee, « Bizarre Ride II the Pharcyde », publié en 1992. Difficile en ce lundi 4 mars de faire plus ‘hipster’ et vintage que d’assister au concert de cet ensemble constitué de vétérans angelos, au VK de Molenbeek.

Les Américains se produisaient dans la capitale européenne, à l’initiative d’Aral et Sauzé, collectif de hip-hop bruxellois à qui revient d’ailleurs l’honneur d’assurer la première partie du show. Malgré des ambiances ténébreuses, le crew démontre une certaine habilité à chauffer un public –déjà très chaud– grâce à une expérience emmagasinée durant plus de 20 ans de route et des DJ sûrs de leur art.

Vers 22h, les héros de la soirée débarquent devant un auditoire conquis d’avance et une salle plus que sold out ! Mais, c’est surtout une chaleur de bête qui règne au sein de la salle (NDR : pas facile de s’y acclimater un lundi soir après avoir assisté au Tour des Flandres, sous le soleil, la veille…)

The Pharcyde –aujourd’hui réduit aux seuls MCs Bootie Brown et Imani– flanqué d’un DJ tout droit sorti d’une salle de jeu Geek, débute pied au plancher par des morceaux à la coolitude absolue tels que les imparables « Runnin’ » ou « Passin’ Me By », le tout dans un esprit résolument positif et bourré d’humour (sans oublier d’être conscientisé) si cher à A Tribe Called Quest ou De La Soul. Entre un hommage à J Dilla qui a été leur producteur et des vidéos loufoques parfois issues de leurs clips dont le fameux « Drop » réalisé par Spike Jonze lui-même ou l’apparition de Bottie Brown dans un clip de Gorillaz, le public ne sait plus où donner de la tête… L’ambiance est électrique et, c’est une certitude, The Pharcyde n’est pas venu à Bruxelles –seulement– pour l’argent mais pour réinjecter avec classe et talent une bonne dose d’énergie à notre capitale meurtrie. Les tubes issus de « Labcabincalifornia » et de « Bizarre Ride II the Pharcyde » résonnent encore dans les têtes de tous les chanceux qui ont assisté à ce moment de bonne humeur collective.

(Organisation : Vk + Aral & Sauzé)

 

 

lundi, 28 mars 2016 12:33

My Silly Dogfish (Ep)

Claudio (ex-chanteur de Victoria) et Cédric on fondé My Silly Dogfish en 2010. Le duo est depuis passé à un quatuor, Loïc et Yannick se chargeant respectivement de la basse et de la batterie. La formation pratique une forme classique de rock teinté de folk. Pas de quoi révolutionner la planète musicale. C’est en tout cas ce que cet Ep 4 titres laisse comme impression générale, malgré des ingrédients suaves mais souvent bien trop sages… Si tout est parfaitement au point et indéniablement agréable à l’oreille, ces gentilles compositions, lorgnant vers les ballades pop/folk de Cocoon voir d’Ed Sheeran (« Catch My Eyes »), ne sont guères tranchantes. My Silly Dogsih se révèle cependant bien plus convainquant lorsque qu’il muscle quelque peu le ton, comme lors du final « Give Me Some ». Si le combo français veut se démarquer, il a tout intérêt à quitter les eaux tempérées afin de passer de l’amourette au véritable amour pour ce ‘stupide chien de mer’.

 

lundi, 28 mars 2016 12:29

La Vérité

En vérité, Manu ne vous est pas inconnue… Un petit effort quand même. Souvenez-vous ! Oui, oui, c’était l’ex-leader de Dolly, un groupe phare de la scène rock française qui a baissé pavillon, il y a plus de 10 ans, après avoir commis d’éphémères hits rock, comme « Je Ne Veux Pas Rester Sage ». « La Vérité » constitue déjà le troisième elpee solo d’Emmanuelle Monet, infatigable cheville ouvrière d’une musique fougueuse et efficace, née d’un subtil mélange entre rock et pop, aux fortes réminiscences 90’s. Entre salves power-rock (NDR : la reprise du « Teenage Kick » des Undertones), rock mélodique (« La Vérité », « Toi et Moi »), plages caractérisées par leur final lyrique (« A Quelqu’un ») et ballades bercées par la harpe et le violoncelle (« Je Pense à Toi »), la Nantaise alterne brillamment les genres. En outre, sa voix sensuelle apporte un plus à l’ensemble. Mais avant tout, elle y manifeste son amour du rock honnête… et véritable !

 

lundi, 28 mars 2016 12:26

2.0

Pour fêter ses 20 ans d’existence, Faithless, héros de l’électro mainstream des années 90, propose une relecture –baptisée « 2.0 »– de ses classiques, exécutée par quelques stars contemporaines du genre, comme Avicii, Tiesto ou encore Booka Shade. Initiative anecdotique, peut-être, mais qui constitue toutefois une manière dévoyée et certainement plus originale de redécouvrir un répertoire plutôt que de se limiter à un simple ‘best-of’, même si les puristes du genre devraient être rassurés de savoir qu’un bonus cd réunissant ses singles, a été joint à celui des remixes.

« 2.0 » s’érige donc en sorte de condensé définitif du catalogue des Anglais. Une manière de démontrer l’influence que Faithless a exercé sur la nouvelle génération. Le trio réunissant le MC Maxi Jazz, DJ Sister Bliss et le producteur Rollo semblaient en hibernation depuis 2010, soit depuis la sortie de son elpee « The Dance ». Il nous accorde un reboot de ses tubes qui oscillent entre dance et trip-hop. Des adaptations souvent inégales mais néanmoins agréables à écouter (Armin van Buuren). Et tout particulièrement, des hits intemporels tels que « Insomnia » ou « We Come 1 ». A contrario de « God Is a Dj », une cover pseudo-futuriste immonde.

 

lundi, 21 mars 2016 16:35

Chasin Ghosts

Après le succès –mérité– récolté par l’impressionnant Benjamin Clementine, il était écrit que d’autres artistes allaient s’engouffrer dans cette brèche ouverte par sa transcendante soul écorchée et à fleur de peau… Drivé par Hillman Mondegreen, Ephemerals en est une belle illustration. Tout au long de son second opus, le jeune combo anglais propose donc une musique ‘soul’ chargée d’un dose d’émotion phénoménale…

Une expression sonore dont le climat essentiellement soul (« You’ll Never See Me Cry ») se teinte d’ambiances jazzy (« Everyday Killer ») voire de hip-hop rétro (« Howl »). Mais surtout caractérisé par un son très ‘live’. Malgré une voix qui impressionne par sa puissance, Wolfgang Valbrun, le chanteur franco-américain, ne parvient pas à atteindre une même intensité que celle libérée par Benjamin Clementine ; et parfois « Chasin Ghosts » tape sur le système lorsque l’interprétation s’avère ‘too much’. A l’instar de morceaux aux sujets trop plombants, comme « Beauty in the Everyday » et surtout sur le fatiguant « God’s Gonna Make You Laugh ». Heureusement, l’ensemble est judicieusement adouci par de parfaites interventions de cuivres et un groove indéniable parfaitement illustré par le très agréable « Everyday Killer », une compo lorgnant davantage vers les récentes œuvres de Leon Bridges et de Charles Bradley ! Ephemerals nous offre un album dont l’écoute nous bringuebale constamment entre plaisir et répulsion… Votre appréciation fluctuera donc en fonction de votre état d’âme du moment… 

 

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