L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Taï

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mercredi, 20 juillet 2016 19:56

Love Yes

Rien que le générique de l’album annonce la couleur : il y aura de l’amour et de l’adolescence. Des intentions reflétées à travers sa musique qui sera sucrée et lumineuse ! Emmené par les 3 sœurs Lieberson, TEEN est un groupe issu de Brooklyn. Et « Love Yes » constitue son troisième long playing (NDR : on ne parle donc pas des Eps). Un elpee dont les compos électro/pop un brin cérébrale sont boostées par des sonorités synth-pop réminiscentes des 80’s (« Example »). Jouissant déjà d’une belle expérience, le combo yankee a décidé de s’autoriser une totale liberté de ton en nous réservant des airs de valse contemporaine (« Tokyo »), des morceaux parcourus de jazzy crapuleux (« Superhuman ») ou sculptés dans des harmonies subtiles (« Gone For Good ») pour aborder des thèmes tels que leur sexualité, leurs amours, le sexisme ambiant ou les diktats du monde moderne… le tout sous une forme dansante. Un cocktail qui agrège le divertissement purement frivole et une certaine dose d’exigence et de modernité que l’on a déjà vu chez Chairlift… ‘Love’ ? Yes’ !

 

mardi, 05 juillet 2016 13:46

1969 - 1971 The Ansonia years

Figure tutélaire de la Bomba et de la Plena –genres musicaux traditionnels du Puerto Rico–Rafael Cortijo a rencontré un énorme succès en Amérique Centrale et du Sud, entre la fin des fifties et le début des eighties (NDR : il est décédé en 1982). En 1970, il rencontre de vieilles connaissances à New York. Ensemble, ils décident d’insuffler un nouveau souffle à leurs racines musicales afro-caribéennes communes… Flanqué du percussionniste (congas, timbales, bongos) Francisco ‘Kako’ Bastar, du chanteur Rafael ‘Chivirico’ Davila et d’Ismael Rivera aux chœurs, l’artiste enregistre plusieurs sessions au cœur d’une mégalopole américaine où les musiciens portoricains faisaient déjà revivre les rythmes de leur pays dans les rues du Bronx… En résulte toute une série de titres aux ambiances tropicales qui sortiront sur le label Ansonia. Petit classique du genre offert par l’excellente maison Vampisoul !

Afro-Cuban ones.

mardi, 05 juillet 2016 13:43

Bending Time in Waves

‘aMute’ (un muet) traduit ses émotions à travers la musique… C’est un excellent moyen d’expression mis sur pied par le musicien belge Jérôme Deuson, il y a déjà une dizaine d’années. AMute constitue un ovni, dans l’univers musical. A cause de son style inclassable, expérimental, naviguant entre structures post-rock, ambiances shoegaze et drones, le tout légèrement teinté d’électro, n’hésitant pas à combiner samples subtils et belles cordes mélancoliques (« Bending Time in Waves »). L’artiste empile les nappes de guitares et de claviers aux tonalités le plus souvent distordues afin de créer des paysages sonores trop facilement décrits comme cinématographiques. Une œuvre pas facile d’accès mais particulièrement envoûtante. Suivant que votre humeur soit contemplative ou pas, votre degré d’adhésion à « Bending Time in Waves » (NDR : un beau projet, il faut le souligner) se modifiera probablement en conséquence…

 

lundi, 27 juin 2016 19:54

Black Record

Depuis sa base arrière de Cleveland, Rocket From The Tombs a surtout été actif entre 1974 et 1975, un combo bruitiste, notoire pour ses excès en tout genre, dont le casting allait donner naissance à deux groupes underground majeurs, Pere Ubu (David Thomas et Peter Laughner) et les Dead Boys (Johnny Blitz et Cheetah Chrome). Au cours de cette brève période –hormis quelques bootlegs immortalisés en ‘live’– le band –qui outre les musicos susvisés à quand même vu défiler au sein de son line up Chris Cuda, Glen ‘Thunderhand’ Hach et Charlie Weiner– n’a jamais gravé le moindre album. Thomas, Chrome et Bell ainsi que l’ex-Television Richard Lloyd ont reformé le groupe en 2003, pour immortaliser quelques titres originels (NDR : ils figurent sur la compile « Rocket Redux », paru l’année suivante), mais également de nouveaux morceaux qui paraîtront sur l’album « Barfly », en 2011. Il ne reste alors plus que Thomas et Bell au générique toutefois !

La formation vient donc de sortir un nouvel LP. Et pas de souci, on y retrouve ce rock/garage aux accents punk et noise réminiscents des Sonics. Pas étonnant que ce disque recèle d’ailleurs une reprise bien sentie de « Strychnine ». Le son est crade. Chargées d’invectives, les paroles sont déblatérées avec cette morgue de sale gosse si bien reflétée par les Dead Kennedys. Consommant une énergie digne de véritables débutants, ces vétérans enfilent les morceaux énervés nerveux et efficaces. Et dès l’inaugural « Waiting for the Snow », caractérisé par son refrain quasi-pop, le ton est donné. Il semble que le temps n’a pas d’emprise sur ces artistes qui ont gardé la foi dans leurs idées et dont la passion est restée intacte….

 

mardi, 21 juin 2016 17:36

Algo Salvaje Vol 2

Le rock hispanique des années 60 semble être un terreau tellement inépuisable que Vampisoul a décidé de nous réserver un second volet à ces sauvages mélomanes (‘Algo Salvajes’ se traduit par ‘Quelque chose de sauvage’), des groupes ‘garage’ espagnols qui ont sévi sous la dictature franquiste. En parallèle à d’inoffensives ritournelles pop diffusées sur les ondes à l’époque, une culture underground s’était développée sous les yeux et aux oreilles des censeurs. Une culture rock’n’roll aux accents psyché (Grupo 15, Los Relampagos), garage (Los Gatos Negros, Smash) ou quasi-soul (Los Crich), fortement influencée par le Merseybeat (NDR : soit la scène liverpulienne qui a marqué les sixties) et dont les chansons étaient le plus souvent interprétées en anglais, mais aussi en espagnol. Les 28 titres résument à merveille la rage adolescente de ces jeunes Espagnols dans un contexte si particulier… tout en n’oubliant pas d’épingler quelques pépites rock aux mélodies parfois tout bonnement irrésistibles, dont le « Lamento De Gallas » de Los Archiduques et le « Liar, Liar » de Los Sonadores... 

 

mardi, 21 juin 2016 17:35

Fiancé

James Blake vient de publier un superbe nouvel elpee. Mais surtout, il n’en finit plus de faire des émules… Après Sohn, Chet Faker ou Ry-X, place à son compatriote Ed Tullett qui, lui aussi, mixe des sonorités électro au cœur d’une expression sonore à l’âme résolument soul. Agé de 22 printemps, ce jeune Britannique (NDR : il est issu d’Oxford) nous propose son premier opus, « Fiancé », une œuvre qui baigne au sein d’une sorte de r&b futuriste. Vaporeuses ou quasi-expérimentales, les sonorités émanent de synthés hantés. Et puis, il y a le falsetto de Tullett qui épanche tout son lyrisme romantique.

Même si (trop ?) marqué par l’esprit de Sir Blake, l’album de l’aspirant Tullett regorge de pépites telles que l’inaugural « Irredeemer », caractérisé par ses harmonies délirantes ou encore le plus déviant mais toutefois pop « Saint », un morceau particulièrement convainquant qui lorgne carrément vers Sigur Rós. Si notre mariage auditif est acté auprès de Blake, nous sommes enchantés d’être déjà « Fiancé » avec Ed Tullett, dont le talent saute aux oreilles…

 

mardi, 21 juin 2016 17:33

A Man Alive

Thao et ses ‘Get Down Stay Down’ (quel nom !) mènent, depuis plus de 10 ans, une carrière paisible dans le monde fascinant de l’indie rock américain, depuis leur base arrière, sise dans la baie de San Francisco. A la tête du combo, une certaine Thao (of course !) Nguyen mais aussi Adam Thompson. Ce dernier incarne aujourd’hui à lui seul les Get Down Stay Down. Bref, le duo vient de publier « A Man Alive ! », un magnifique 4ème opus. Et ce petit concentré de ‘feelgood music’ a été produit par Merrill Garbus, mieux connue comme la très inspirée/siphonnée tête pensante de tUnE-yArDs.

Cette dernière apporte d’ailleurs un grain de folie aux sucreries pop-rock de Thao et de son acolyte rappelant parfois les Breeders voire… tUnE-yArDs (« Meticulous Bird »). Si les sonorités se révèlent parfois expérimentales (« Fool Forever ») ou reposent sur des rythmiques ascétiques (« Give Me Peace »), la forme n’oublie jamais d’être avant tout mélodique. Entre hymne ‘anthémique’ imparable (« Nobody Dies »), morceau pop aux accents afrobeat et funkysants (« The Evening »), ballade empreinte de charme (« Millionnaire ») et piste aux réminiscences dub (« Endless Love »), l’album ne souffre d’aucune faiblesse et brille par ses variations de styles, malgré des textes qui abordent principalement le thème de l’abandon par son père, dont Thao a été victime, lorsqu’elle était enfant (‘I sent all of it and then you send it all back to me ... All my life, won't you come for me? / I got love to give, too scared to leave.’) « A Man Alive ! » constitue l’œuvre… d’une femme en vie, maîtrisant plus que jamais sa fertile inspiration !

 

mardi, 21 juin 2016 17:29

Paradise

On est loin de la pop ou d’une impression d’entrer au « Paradise » à l’écoute de Pop. 1280… « The Horror », le titre de son premier elpee, reflétait mieux les climats sombres et industriels du groupe américain, a contrario de ce paradis (perdu ?) promis au générique de son 3ème essai !

Depuis Brooklyn, le très énervé Chris Bug et ses acolytes ne sont pas venus pour rigoler mais asséner leurs brûlots tour à tour chargés de no wave (« Phantom Freighter ») ou de rock indus (« USS ISS »), lorsqu’ils ne réalisent pas un mix tranchant entre Killing Joke (ces claviers !) et Joy Division (la dimension martiale), mais en prenant soin de faire macérer l’ensemble dans un climat propice à l’invective, digne de The Fall. Davantage à la recherche de l’impact auriculaire plutôt que véritablement mélodique, Pop. 1280 nous balance des morceaux féroces et claustrophobes balisés par le quasi ‘spoken-word’ de Bug. Acides, les textes traitent des dérives du monde contemporain rongé par les technologies. Pas de single à l’horizon mais une série de compos aux titres explicites, tels que « The Last Undertaker » ou le poisseux « Rain Song ». Un opus chargé de désespoir, mais intriguant, pour ne pas dire bizarre...

 

mardi, 21 juin 2016 17:23

Charleroi Pittsburgh Volume 2

Ne croyez surtout pas que cet album ait une quelconque corrélation avec les Van Cau, Spirous, Magnette et autres histoires carolorégiennes ; en fait, il s’agit plus simplement d’une ode à la ville natale de la grand-mère de William Fitzsimmons, également baptisée Charleroi. Elle a été fondée par les colons belges sur les rives de la rivière Monongahela…

« Charleroi : Pittsburgh, Vol.2 » constitue le second volet d’une parenthèse ouverte en 2015 par l’Ep « Pittsburgh ». Et le 7ème opus du troubadour folk à la barbe de hipster (NDR : n’aurait-il pas d’ailleurs lancé la mode ?) ‘« Pittsburgh » parlait de la grand-mère que je connaissais. « Charleroi » parle de celle que je n’ai jamais connue’, indique l’artiste. L’univers de Fitzsimmons est minimaliste : une guitare acoustique, quelques notes au piano ou de discrètes cordes… mais surtout une voix splendide et céleste. Hormis celle de Sufjan Stevens, il n’en n’existe que très peu d’aussi pure pour conter ces histoires familiales, véritables allégories de celle des Etats-Unis au XXème siècle. Si vous aimez le folk intemporel, je vous invite à découvrir d’urgence, les 6 titres de cet LP.

 

dimanche, 05 juin 2016 19:32

Daughter of the Sea

Rey Villalobos –aka House of Wolves– avait publié un premier elpee en tous points remarquable. « Fold In The Wind » était même parvenu à toucher en plein cœur les trop rares mélomanes qui avaient pris la peine de l’écouter. Caractérisé par ses compos aux mélodies crève-cœur véhiculant des émotions à fleur de peau, cet LP n’avait pas rencontré le succès mérité…

Pour sortir son second elpee, cet Américain a bénéficié du concours de la charmante structure française Microcultures, basée sur le ‘crowdfunding’. Digne successeur d’Elliott Smith (« Daughter of the Sea ») voire de Perfume Genius (« Beautiful Things »), il nous relate ses déboires amoureux et autres joyeusetés du genre qu’il chante d’une voix douce et mélancolique en s’accompagnant simplement d’un orgue aquatique ou d’une guitare acoustique… Tout au long de « Daughter of the Sea », son second opus (NDR : dont les sessions se sont déroulées en Irlande, au sein d’un studio qu’on pourrait qualifier de ‘home made’), cet adepte du ‘less is more’ nous propose des morceaux intimistes (NDR : on a parfois l’impression qu’il chuchote à notre oreille) et universels à la fois, mais bouleversants de pudeur. Le recours à la ‘reverb’ sur la voix confère, en outre, une légère touche cotonneuse et mystérieuse à l’ensemble…

 

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