La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Epica - 18/01/2026
The Wolf Banes - De Casin...
Didier Deroissart

Didier Deroissart

Largement inspiré par la soul, le funk et l’electro, Abel Caine est un groupe pop fondé par les frères Chainis. Aujourd’hui, le groupe revient avec un tout nouveau titre intitulé « She Burns », qui fait également l’objet d’une vidéo et c’est à découvrir ici. Il prélude un futur Ep, dont la sortie est prévue dans le courant 2018.

Des rythmes incisifs ainsi que des mélodies accrocheuses font partie des ingrédients qui entrent dans la musique d’Abel Caine. Et le tout est soutenu par la voix chaude et largement reconnaissable de Milann Lafontaine (NDR : le fils de Philippe).

https://www.abelcaine.com/

 

King Dalton est un quintet issu du Nord de la Belgique réunissant des musiciens expérimentés. En l’occurrence les frangins De Meester, Jonas (Laïs) et Pieter (Stavroz, Tiger Horse, Meester Tanghe) ainsi que Tomas De Smet (A Brand), Jorunn Bauweraerts (Tiger Horse, Meester Tanghe, Laïs) et Frederik Heuvinck (Zita Swoon, Think Of One, Broken Circle Breakdown Bluegrass Band). La formation pratique une musique qui oscille du blues au folk, en passant par le jazz, le psychédélisme, le funk, et on en passe… Parmi ses influences majeures, on pourrait citer J.J. Cale, Jimi Hendrix et Daniel Norgren. Il vient de publier « The third », son troisième elpee…

La salle est comble pour accueillir King Dalton. Le groupe monte sur les planches à 20h30 précises, après la diffusion d’une bande préenregistrée. Pieter, le guitariste, a revêtu un manteau à capuche de couleur verte. Cette capuche dissimule une chevelure abondante. Devant lui trône un imposant saxophone baryton. Jorunn s’installe devant son micro et son synthé.

Lors des trois premiers titres, Jonas se sert d’un bouzouki irlandais. C’est lui et le guitariste qui mènent la danse durant la première moitié du folk traditionnel « Velvet Highway », un extrait du dernier elpee. D’abord paisible, la compo s’emballe quelque peu à mi-parcours. Pieter triture ses cordes et tel un pantin désarticulé (NDR : il ne tiendra pas en place, d’ailleurs, tout au long du show), gesticule dans tous les sens. Jolie, la combinaison des deux voix me fait penser à celle du duo Angus et Julia Stone.

Pour attaquer « Light On The Water », la chanteuse empoigne un tambourin (bendir) alors que le drummer tapote ses cymbales à l’aide de chaînes métalliques, un morceau exotique qui lorgne vers Robert Plant et son Sensational Space Shifters. Pieter a opté pour la sèche afin d’aborder « Secrets », un titre qui s’ouvre dans l’americana avant qu’il la troque pour son sax en se plaçant dos au public. Il jette un œil vers son frère, et la chanson nous propulse à la Nouvelle Orléans. Blues, « Dawn My Luck » nous entraîne dans le bayou du Delta. La foule reprend en chœur le refrain de « Walking Wounded », le single qui a précédé la sortie du long playing. Pieter se trompe de répertoire. Ses acolytes s’arrêtent et l’observent d’un air goguenard, avant qu’il ne se ravise. Place alors à « Medecine Man » et « Diligence », deux extraits de l’opus éponyme. Ce dernier concède des influences manifestement africaines. Tout en émargeant au psyché/rock, « Shuffle The Cards » lorgne vers dEUS voire Zita Swoon. Logique au vu des antécédents de certains membres du band.

La voix de Pieter devient chevrotante alors que celle de Jorunn grimpe dans les aigus pour « High Tide ». Après le plus pop/rock « Sudden Deafness », le set embraie par l’americana « Beach House », un morceau au cours duquel l’autoharpe et la mandoline vont s’imposer, puis s’achève par le tendre « 1600 », moment choisi par Jorunn pour souffler dans son mélodica. En rappel, le combo va nous réserver deux titres.

Eclectique, intense, souvent intimiste, mais fort agréable, ce concert a surtout mis en exergue des musiciens particulièrement talentueux.  

(Organisation : Ancienne Belgique)

mercredi, 28 février 2018 02:00

Un invité surprise !

Ce soir, il fait un froid de canard à l’extérieur. Et pourtant, 800 âmes se sont déplacées pour aller applaudir Fùgù Mango, à l’Ancienne Belgique. Le band est venu y défendre son premier elpee, « Alien Love », paru en septembre dernier, opus qu’il a déjà eu l’opportunité de promouvoir, à travers de nombreux concerts, que ce soit en salle ou lors des festivals.

Elbi assure le supporting act. Lauréate de l’édition 2018 du ‘FAIR’, cette auteure, productrice et DJ qui se sert autant du visuel que du corporel, propose une musique qui mêle soul, deep techno, r’n’b, jazz et hip hop, soit dans un registre qui oscille de Solange à Roméo Elvis, en passant par Ibeyi, Carl Craig, M.I.A. et Camille, un kaléidoscope d’influences propres aux kids des 90’s. Cette créatrice multi facettes a alimenté son projet au gré de ses séjours, s’imprégnant à la fois de la culture et des paysages des continents qu’elle visite. A son actif un Ep 6 titres, « Colourful shores », publié l’an dernier. Intitulé « Shadows », le nouvel Ep devrait bientôt sortir.

Elbi déboule sur le podium. Elle a enfilé un pantalon à patte d’éph’ et porte un manteau large et vaporeux. Le tout de couleur orange. Elle est chaussée de baskets blanches. Un ordinateur est posé, à l’arrière, sur le sol. Il dispense des samples de beats électro et de sonorités africaines. Elle danse, bien sûr, et se contorsionne dans tous les sens, au rythme de la musique. Elle est rejointe par une autre contorsionniste, pendant deux titres. La danse, le corps et le mouvement sont omniprésents : indissociables de cette voix hypnotique et de ces rythmes pétillants. Une voix résolument soul qui ne se noie jamais dans l’ensemble. On aura également droit à deux plages du prochain Ep, « Hi & Low » et « Walking In The Forest », deux compos qui traitent de la remise en question du genre humain, de son évolution, et invitent à une méditation active pour atteindre un monde meilleur.

Une bande préenregistrée est diffusée avant la montée sur scène de Fùgù Mango. Des spots bleus balaient la salle de gauche à droite et en hauteur. Jean-Yves et Vincent Lontie, Anne Hidalgo, Sam Gysen et un percussionniste débarquent sur les planches. Ce dernier va se charger des congas et des djembés, Vincent se contentant de percus accessoires, pour ce soir. Quant au vocaux, ils seront assurés essentiellement par les frangins et Anne.

Le set s’ouvre par « Kylie’s Dream ». Le morceau a été retravaillé, comme de nombreux titres proposés ce soir. En fait, plus riches en percussions, ils adoptent une coloration davantage africaine ou alors antillaise. Ce qui incite de nombreux spectateurs à remuer le popotin et les gambettes. « Summer Days » nous entraîne d’ailleurs aux Caraïbes. On y rêve du sable chaud, des cocotiers et des embruns maritimes qui vous fouettent le visage… Anne est au micro, bientôt rejointe par Vincent qui tapote ses percus minimalistes, en ondulant les bras suivant le rythme endiablé. A l’issue de cette compo, ce dernier remercie l’auditoire et annonce le titre suivant : le plus paisible « Black Powder ». Le temps d’admirer une petite plage au coucher de soleil. Mais on ne sait plus si c’est à Punta Cana ou Blankengerge. L’inévitable « Alien Love » nous rappelle que certaines personnes rencontrent parfois des extra-terrestres pour organiser des ‘plans coquins’. Vincent, lui aussi, a côtoyé les extra-terrestres de l’amour… Caractérisé par sa ligne mélodique soignée, cette compo est enrobée de chœurs, et dynamisée par les percus tout en s’autorisant des envolées lyriques ; et elle s’achève au rythme des beats électro. Le public apprécie et applaudit. Retour au calme pour « Gone With The Sea », un morceau qui bénéficie du concours de deux invités, Boris et François. Avant que « Floarea » ne relance la machine. Vincent demande au public de reprendre le refrain réverbéré, ce qui crée de superbes polyphonies vocales. Nouvelle compo, « Noir And Haze », baigne dans la salsa. Et dans la foulée, riche en percus, « Mango Chicks » fait encore grimper la température d’un cran. Enfin, après l’électro/funk « Liar », « Birthday Beast » clôt le set.

Lors du rappel Boris et François sont de retour, mais surtout –ô surprise !– Frank Baya, l’ex-âme sacrée du band, pour attaquer un « High » d’enfer, magistral même…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

mardi, 27 février 2018 02:00

Un mensonge sur la marchandise?

Soirée éclectique, ce soir, à l’ABClub. Au menu afrobeat, punk, noisy, rock expérimental et, metal ou world. Suivant les formations. D’ailleurs le site de l’institution annonce que ces concerts sont destinés à ceux qui apprécient Goat, White Hills, Kikagaku Moyo, Pontiak, The Well ou encore King Gizzard & The Lizard Wizard. Peu de monde pour accueillir ces groupes. Plus ou moins 70 spectateurs dont de nombreux guests. Faut dire que c’est la grève dans les transports en public.

Le podium est encombré de matos. Deux batteries imposantes et des amplis amplis ‘Marshall’ et ‘Orange’ trônent de part et d’autre de l’estrade. Seuls les deux premiers combos vont se servir de ces drums. A droite, on remarque la présence d’un synthé.

Moar ouvre les hostilités. Un trio anversois à la structure classique basse/guitare/batterie. Il pratique une forme de punk/rock/garage teinté de noisy. Il vient de graver « Future Furby », un vinyle découpé en 17 plages plutôt courtes. Le set démarre d’ailleurs par « Man inside in hole », un titre d’1’40. Et les autres compos dépassent rarement les 3’. Elles s’enchaînent sans le moindre temps mort. Les riffs de gratte son incendiaires et la ligne de basse vrombit. La musique est à la fois puissante, hypnotique et parfois aventureuse. Une découverte intéressante…  

Youff embraie. Un power trio gantois à la même structure, responsable d’un Ep (« Spit ») et d’un elpee (« Meh »), à ce jour. C’est le drummer, dont la frappe métronomique est particulièrement efficace, qui se charge des vocaux ; et sa voix est assez singulière. Primitive, gutturale, elle semble émaner des profondeurs de l’enfer. Faut dire qu’il a placé son drôle de micro autour de sa gorge, de manière à répercuter le son de ses cordes vocales. Aussi quand il se désaltère, on entend le bruit de l’eau qui coule dans son gosier. Ce qui provoque l’hilarité dans le public. C’est également lui qui assure le show. L’expression sonore baigne dans le black metal. Le band va aligner 8 titres ravageurs. En fin de parcours, le guitariste descend dans la fosse pour y gorgoter. Pas de bol, son exercice de style est totalement inaudible…  

Her Lies Man est une formation californienne dont le style serait comparable à in Black Sabbath converti à l’afrobeat de Fela Kuti. Pourquoi pas, si le cocktail est détonnant ! Fondé par Marcos Garcia, le guitariste d’Antibalas, ce quintet cherche donc à combiner les expériences des rythmiques ouest africaines avec les riffs entêtants du heavy rock. Le line up implique également le guitariste/chanteur Chico Mann, le drummer Geoff Mann, le bassiste JP Maramba et le préposé aux synthés Will Rast. Il y manque le percussionniste Rich Panta. Ils sont tous barbus. Les riffs de grattes sont à la fois écrasants et obsessionnels. La musique est manifestement contaminée par le psychédélisme, mais également, et circonstanciellement par le jazz/rock et plus rarement, le funk. Big problem, elle est tellement répétitive, que si après 10 minutes, on encaisse, une demi-heure plus tard on délaisse… Un concert peu trop indigeste au goût de votre serviteur… et ce n’est pas un mensonge… sauf peut-être en ce qui concerne la marchandise…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Digne héritier de 50 Cent et d’Eminem, Russ est l’étoile montante du hip hop yankee qui fait le buzz sur la toile. Il a fait sensation, dans le cadre du dernier festival Pukkelpop. Agé de 24 ans, ce musicien, chanteur, auteur, compositeur et producteur puise essentiellement ses influences dans la soul, le r&b et le rap, notamment à coloration East. Mais également dans le reggae et le trap sudiste. Dans la plus pure tradition US. Et tout particulièrement celle instituée par Kanye West et Drake. La tournée européenne qui transite ce soir par Bruxelles a été baptisée ‘There’s Really A Wolf In Europe Tour’. Le concert est sold out et accueille une majorité de jeunes dont l’âge oscille de 15 à 25 ans. Pas de supporting act. Russ est venu défendre son tout premier véritable album, « There's Really A Wolf », paru en mai dernier ; les onze précédents se résumant à des mixtapes. Ce qui ne l’a pas empêché décrocher une volée de disques d’or et de platine.

Dans la fosse, certains spectateurs sont déjà huchés sur les épaules des autres. Surélevés, les nombreux stroboscopes éblouissent la foule. Les applaudissements sont nourris quand, coiffé d’un bonnet noir et micro en mains, l’artiste grimpe sur l’estrade. La foule semble déjà tombée sous le charme. Pas un seul musicien n’accompagne la star. Simplement un préposé aux machines et matos informatique. Manifestement, ce soir, il va y avoir des samples ! Deux immenses écrans l’encerclent. Sur lesquels seront projetées des images du loup en marche, filmé par une caméra à infrarouge ou plusieurs logos de ce canidé qui figure également, mais stylisé, sur la pochette de son elpee.  

Dès « What They Want », c’est la folie dans l’assemblée qui reprend à l’unisson, les paroles de la chanson. Et elle les connaît par chœur. Le natif d’Atlanta a un don pour manipuler les masses, et multiplie les ‘hands up’, ‘fuck you’ et ‘jump’. C’est lui, le chef d’orchestre, qui d’un doigt en avant ou d’un bras en rotation enjoint la foule à vibrer. Le dancefloor est immédiatement réactif aux gestes de Russ. Il n’y a même pas encore 5 minutes de concert, et tous les spectateurs, y compris ceux installés confortablement dans leurs fauteuils, remuent le popotin.  

Tout au long de « Too Many », le flow est lent et calibré. L’œil du loup devient perçant et perfore littéralement l’auditoire. Ce flow s’emballe sur « Waste My Time ». Le light show est passé au rouge. Les samples foisonnent. Russ tend son micro vers l’auditoire qui reprend le refrain dans un bel ensemble. La température grimpe encore d’un cran. Rarement votre serviteur a assisté à un tel engouement pour un rappeur ! R&b classieux, « Wife You Up » (NDR : plus de 9 millions de vues sur YouTube) est alimenté par des ivoires samplés. La voix est devenue plus douce pour ce titre.  

Le loup réapparaît pour « Pull The Trigger ». Les stroboscopes pulsent. Les lumières bleues s’imposent. Réapparition des mains tendues et des smartphones qui transforment la salle en ciel étoilé sans pollution. L’œil du carnivore brille à nouveau pendant « Flip ». Russ arpente les planches de gauche à droite ou l’inverse. Quatre bodyguards veillent derrière lui. Aucun débordement n’est permis. On ne grimpe pas sur le podium ! Pas de problème, l’ambiance est bon enfant. R&B indolent, « Don’t Lie » opère un retour au calme. Le public reprend le refrain à l’unisson pendant le percutant « Back To You », alors que Russ s’autorise des parties vocales a cappella. Sa voix est lumineuse. L’incontournable « Do It Myself » clôt le set. Et le loup réapparaît sur les écrans.

En rappel, Russ revient accompagné de 4 compères pour attaquer « What They Want », dans une hystérie finale, qui s’achève comme elle a commencé.

Les prestations ‘live’ de Russ sont autant de moments d’intense énergie qui oscillent entre folie complète et grâce ultime. Russ a ce talent rare qui enivre les plus grandes foules et les dédie à sa cause. Ce garçon a de l’or autour du cou et dans les doigts. Votre serviteur était le plus âgé de la salle, mais il a apprécié le set qui a libéré de bonnes ondes positives destinées à oublier les tracas de la vie quotidienne…

Setlist : « What They Want », « Too Many », « Waste My Time », « Wife You Up », « Pull The Trigger », « Flip », « Don’T Lie », « Back To You », « Ain’T Nobody Taking My Baby », « Ride Slow », « Losing Control », « Goodbye », « Do It Myself »

Rappel : «  What They Want »

(Organisation : Live Nation)

dimanche, 25 février 2018 17:52

Bénabar de retour !

Après quatre longues années d’absence, Bénabar prépare son grand retour. Un nouvel album réalisé par Mark Daumail, le leader du groupe Cocoon, est attendu pour le 30 mars 2018. Bénabar renoue avec la finesse de plume et la rondeur des chansons qui ont fait son succès. Un elpee qu’il a voulu joyeux et lumineux, dans lequel on retrouvera notamment une petite vendeuse, un vigile, un marathonien, un chauffard et un sédentaire.

Avec Bénabar, la banane est de rigueur et la bonne humeur présente. Un album bien dans l’air du temps, un souffle d’air frais dans le paysage musical de la chanson française. Le premier extrait « Feu de Joie » en est d’ailleurs le reflet (voir ici

Ce sera aussi l'occasion de découvrir le Palais 12 Theater, dans une nouvelle configuration. Suite à l'indisponibilité du Cirque Royal, cette nouvelle formule permettra au public de retrouver un lieu à l'atmosphère plus intime à Bruxelles. D'une capacité modulable, le Palais 12 Theater pourra accueillir de 2000 à 2800 spectateurs.

https://www.ticketmaster.be/search/?keyword=b%C3%A9nabar&language=fr-be

http://www.benabar.com/

dimanche, 25 février 2018 17:51

Troisième single pour Atomic Spliff

Le troisième single d’Atomic Spliff s’intitule « Well Now » ; et c’est bien sûr un nouvel extrait de l'album « Robomuffin », un opus aux accents funk et hip hop. Une occasion de redécouvrir le flow raggamuffin du collectif drivé par le duo liégeois Stoneman et Daddy Cookiz. Composé à partir de boucles samplées, le morceau, catalogué revanchard, est illustré par un street-clip tourné dans les rues de Liège par Fakeye. Et c’est à découvrir ici

http://atomicspliff.be/

 

mercredi, 21 février 2018 12:15

Anna et Roby

Bertier est un collectif belge, né en 2014. A sa tête, le chanteur/parolier Pierre Dungen.

Les autres collaborateurs sont issus de mouvements musicaux différents, tels que la pop, le rock et le classique. Y participent le guitariste Yan Péchin (gratteur pour Bashung, Brigitte Fontaine, Thiéfaine, Miossec et Raphaël), Gil Mortio (Joy As A Toy), les compositeurs Quentin Steffen, Amaury Boucher, Didier Delchambre et Florent Leduc. Sans oublier le violoncelliste Jean-François Assy (Calogero, Arno) et la choriste Lara Herbinia (également photographe). Et toute cette équipe a participé à l’enregistrement d’« Anna et Roby », le deuxième long playing.

Il existe des couples célèbres dont les liaisons et les ruptures se sont opérées dans la douleur. Pensez à Alice & June, Bonnie & Clyde, John & Mary et on en passe. Anna & Roby sont unis dans la vie par l’amour, la musique et la poésie des mots. ‘Faire l’amour malgré nos guerres. C’est faire preuve de caractère. Anna et Roby n’ont que ça dans la cervelle’. Conceptuel, cet opus aborde le thème de l’air. Anna, la mignonne petite Parisienne, est amoureuse des oiseaux et des papillons. Elle rencontre Roby, un monte-en-l’air patibulaire, un peu british, un peu fou… 

Ivoires et cordes trament le titre maître, qui raconte l’histoire du couple qui se forme...

Plus torturé, « Anna » autorise quelques incursions de violoncelle et d’électro.

« Les filles De l’Air », c’est un peu comme Mathias Malzieu dans « La Mécanique du Cœur » quand le docteur Madeleine parvient à greffer à son cœur, une horloge de coucou.

« Roby » se met à nu et refuse d’appartenir au « Star Système ».

Des cordes de gratte propulsent « La Poussière » dans l’atmosphère et celles du violoncelle subliment les sens de « L’Oiseau Lyre » qui vole et nous survole. Mais attention au platane, car l’accident guette. A la manière d’un Gainsbourg, le poète jongle ici avec les rimes. 

Et c’est même à un Gainsbarre démoniaque que l’on pense tout au long d’« Ange Déçu ».

« Anatolie » invite une volée instruments susceptibles de torturer les tympans.

Caractérisé par sa mélodie accessible, « Soda Light » se distingue par ses mots et ses notes en parfaite harmonie.

Bref un album intéressant mais cérébral. L’approche est difficile et pourrait dérouter. Il est d’ailleurs nécessaire de l’écouter à plusieurs reprises avant de s’en imprégner.

vendredi, 16 février 2018 02:00

Un show à la fois décomplexé et déjanté !

Marmozets est un quintet insulaire impliquant uniquement des membres de deux familles. Trois sont issus du clan McIntyre et deux, Bottomley. D’abord la chanteuse Rebecca, le drummer Josh et le guitariste rythmique Sam. Ensuite le gratteur soliste Jack et le bassiste Will. La formation pratique un cocktail truculent de post-punk, power rock, post-hardcore et pop, tout en préservant le sens de la mélodie. En fait elle s’est imprégnée de tout ce qui a construit l'histoire du rock alternatif, à savoir un son brut, revendicatif, issu des bas-fonds et de l'underground des pubs londoniens, pour le transformer en son moderne et contemporain.

Son tout nouvel opus, « Knowing What You Know Now », vient de sortir. Un elpee qui a bénéficié du concours de Gil Norton (Foo Fighters, Pixies, Jimmy Eat World) à la production. En live, le band jouit d’une solide réputation. Il a d’ailleurs déjà ouvert le festival Rock Werchter…  

Le supporting act est assuré Rumours. A son actif, « Infant », un Ep 5 titres paru en mai 2016. Ce quatuor gantois réunit Hannah Vandenbussche, Stéfanie Mannaerts, Jonas Boermans et Pieter-Jan Cools. Soit trois préposés aux synthés, machines et boîtes à rythmes ainsi qu’une chanteuse, dont la voix, à la fois claire et éthérée, évoque celle d’Agnès Obel. Les infra-basses forcent votre serviteur à reculer à l’arrière de la salle. Le son y est meilleur. Le set tient finalement la route et incite le public à se remuer le popotin. C’est à la mode. Donc électro. Il faut donc la chiquer avant de passer à la tête d’affiche…

Place à Marmozets. Le concert s’ouvre par « New Religion ». Un morceau au refrain survitaminé. La frappe du drummer est dévastatrice, sauvage et presque inhumaine. Il se lève de son siège, dès les premières mesures. La voix de Becca suinte de testostérone. C’est presque un instrument à elle seule. On a l’impression de replonger à la fin des 70’s, en pleine punk attitude. Et tout particulièrement sur « Habits », compo au cours de laquelle Marmozets durcit le ton dans ses couplets, alors que lumineux, le refrain contrebalance le timbre particulièrement aigu de Becca, tandis que le tempo emprunte un profil new wave. Sa voix devient enfantine tout au long d’« Insomnia », une ballade paisible et étonnement douce qui ramène le calme dans l’assemblée. Modulable au possible, elle devient carrément perçante sur « Major System Error », un titre hymnique. Saupoudré de quelques notes électro bien senties, « Play » est caractérisé par sa section rythmique hypnotique et ses riffs de grattes incisifs. Parfois on a l’impression que cette section et les vocaux s’affrontent en duel. Véritable frontwoman, Becca occupe totalement l’espace scénique. Elle grimpe sur les retours de scène, adresse une multitude de ‘fuck’ à qui veut les entendre et descend dans la fosse pour prendre la température dans la foule. Qui est alors incandescente. Faut dire que ce soir, Marmozets a accordé un show à la fois décomplexé et déjanté !

Le sonomètre n’a jamais dépassé les 97 Db, mais il faut reconnaître que si le son était puissant, il n’était pas vraiment irréprochable. Donc, il valait mieux assister à ce set le plus près possible de la table de mixage. Votre serviteur était donc dans les parages, durant tout le concert…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

mercredi, 14 février 2018 02:00

Une Saint Valentin intergalactique…

C’est la Saint-Valentin. Pas étonnant dès lors qu’Intergalactic Lovers se produise à l’AB. Il y revient d’ailleurs après avoir été programmé en novembre 2017, pour défendre son denier elpee, « Exhale ». Paru deux mois plus tôt, il avait reçu le concours de Gil Norton (Pixies, Foo Fighters), à la mise en forme.

Portugaise, Surma, aka Débora Umbelina, assure le supporting act. Originaire de Leiria, elle a fait le buzz dans le cadre du dernier Eurosonic. Atypique, sa musique mêle instrumentation électronique et organique. Elle se sert ainsi de boucles et de synthés, mais également de la guitare et de la basse. Outre son chant. Une voix particulièrement douce et subtile qu’elle met au service d’un univers soigné et paisible au sein duquel les mélodies pop glissent tranquillement sur des couches sonores aux reflets ambient. Elle vient de publier son premier elpee. Il s’intitule « Antwerpen ».

Elle monte sur l’estrade vêtue d’un jeans noir, d’un tee-shirt blanc et chaussée de baskets de cette même couleur. Blonde, elle porte des lunettes. Elle semble légèrement timide. C’est la première fois qu’elle visite la Belgique. Des sonorités étincelantes de glockenspiel ouvrent le set. Des beats électro/pop singuliers embraient. La loop machine répercute les sons par couches successives. La voix est claire et puérile, évoquant parfois Björk. D’ailleurs, la musique nous entraîne, le plus souvent, vers les fjords profonds et mystérieux du Grand Nord, même si parfois des sonorités africaines (Kuduro et Kizonba) viennent enrichir l’ensemble. Il ne faut pas oublier que l’Angola et le Mozambique ont été, pendant longtemps, des colonies portugaises. La prestation est excellente, même si la démarche (NDR : celle qui consiste à injecter de l’électro, parce que c’est dans l’air du temps) est un peu trop systématique… (Pour les photos, c’est ici)

Votre serviteur suit Intergalactic Lovers à la trace depuis ses débuts. Il doit déjà avoir assisté à ses concerts, plus d’une dizaine de fois. Il ne peut d’ailleurs pas résister au charme et à la belle voix de Lara. Le line up du band implique également le bassiste Raphaël De Mey, le batteur Brendan Corbey ainsi que les gratteurs Maarten Huygens et Philipp Weies. Les influences majeures du combo oscillent d’Interpol à The Cure, en passant par Yeah Yeah Yeahs, Feist et P.J. Harvey. Mélodieuse, mais tour à tour intimiste ou aventureuse, sa pop indé est associée à la voix singulière de la chanteuse Lara Chedraoui, qui a tout pour plaire. Une alchimie troublante entre rage de vivre et contes de fées ténébreux. De quoi apporter chaleur et réconfort jusque dans les plus sombres recoins de son cœur et son âme.

Le light show comprend trois rampes de spots à led pivotants placées au plafond derrière les artistes, et deux, latéralement, pour permettre aux faisceaux de se focaliser sur les artistes en se croisant. Cinq pupitres de hauteurs différentes sont plantés à l’arrière, aux pieds desquels sont intégrés des spots ordinaires. 

De couleur bleue, l’éclairage balaie les planches dans tous les sens. Les musicos montent alors sur le podium, Lara la dernière. Elle est vêtue de noir. « Fears » ouvre alors le show. Frottées, les sonorités des grattes sont grinçantes, stridentes même. Le drumming est métronomique. Une compo infernale, sombre, qui traite des angoisses de la jeunesse contemporaine. Ce soir, sorte d’hybride entre une gazelle sauvage et une fée clochette, Lara me fait parfois penser à Lindsey Stirling. Sa voix est envoûtante, lumineuse ou atmosphérique. Un joli et léger grain rugueux, souvent mutiné, presque encore enfantin se pose sur son timbre, lors de ce morceau…

« Give It Up » émarge davantage au folk. Les cordes de grattes y sont omniprésentes et celles de la basse entêtantes. Acidulé, « Talk Talk » est réminiscent du Blondie des années 70. Pensez à Debbie Harry quand elle interprétait, en sautillant, « Plastic Letters ». Elle semble hantée par la native de Miami, tout au long du second single, extrait du nouvel LP.  

Empreint de mélancolie, « No Regrets » évoque les tracas de la vie quotidienne. « My I » et « For The Young Ones » envoûtent par leurs refrains. Très interactive, Lara s’adresse régulièrement aux premiers rangs. Elle demande de rallumer les lumières de la salle afin de découvrir le public qui l’acclame par des applaudissements nourris. « Great Evader » est parsemé de touches électro. L’ambiance remonte d’un cran dès « Let Go », un titre plus rock bien balisé par la section rythmique et dynamisé par l’électricité des grattes. La setlist n’en n’oublie pas pour autant les hits comme « Delay », « Distance » ou « Between The Lines », paru en juin dernier. Assurément, le bon plan du band alostois. Une compo dont le clip (NDR : à voir et écouter, ici) rend hommage à René Magritte. Et le set de s’achever par « River », au bout de 60’.  

Lors du premier rappel, la formation va nous réserver une version acoustique de « Northern Rd. ». Et du second, « Howl ». Le public est ravi. Le band a rempli son contrat. Et de bien belle manière. Il est annoncé au Ronquières le 5 août prochain ! (Pour les photos, c’est )

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

 

 

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