Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Hooverphonic
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Didier Deroissart

Didier Deroissart

vendredi, 18 mai 2018 03:00

Un avant-goût de Rock Werchter…

Isaac Gracie avait fait forte impression en supporting act d’Angus et Julia Stone, tant à Forest National qu’au Zénith de Lille. Agé de 22 ans, il possède une voix qui campe un hybride entre feu Jeff Buckley et Damian Rice, et vient de publier un premier opus. Un éponyme. Un disque qui fait suite à une pluie d’Eps, gravés depuis deux bonnes années. Ce soir, l’AB Club est soldout pour accueillir le Londonien. Et au sein de l’auditoire figurent pas mal de néerlandophones…   

Emy assure la première partie. Elle avait décroché la troisième place lors de l’édition 2017 du Humo Rock Rally. Seule, armée d’une gratte semi-acoustique, elle chante d’une voix soul qui évoque, tour à tour Tracy Chapman, Amy Winehouse ou encore Lianne La Havas. Elle n’a que 18 printemps et a encore une belle marge de progression. Mais en solitaire, son set manque de relief. En cause ? Des compos construites, pour la plupart, sur un même rythme…

Setlist : « The love », « Talk », « Divine », « Hurricane », « Confinished », « Hold My Breath », « Down The Lonely », « Star », « I Dunno », « See What’S Real », « Youth ».

Isaac Gracie, belle gueule d’ange à la longue tignasse blonde est vêtu d’une chemise à fleurs et porte un impressionnant crucifix autour du cou. A ses pieds, on observe la présence d’un verre rempli d’un liquide de couleur jaune, probablement pour le rebooster. Il est accompagné d’un bassiste et d’un drummer. Le set s’ouvre par « All In My Mind », une compo aux tonalités gospel, qu’il susurre en libérant une énorme dose de spleen. Rien d’étonnant dès lors que la foule l’écoute religieusement. Isaac signale que c’est la dernière date d’une tournée éprouvante. Il est fatigué mais affirme qu’il va accorder un concert exceptionnel. En général, dans ce cas de figure, l’artiste se lâche et donne tout ce qu’il a dans le ventre. « That Was Then » est un morceau empreint d’une grande douceur. Uniquement épaulé par son bassiste, il attaque « Love (Ain’t Always So Good) », une chanson d’amour empreinte d’une grande sensibilité. Si son toucher en picking est impressionnant, Isaac brille également sur la gratte électrique. A l’instar de « Reverie », un titre enrichi par les interventions du piano et de la batterie. Fragile, sa voix fait craquer le public féminin, tout au long de « Terrified ». Plus nerveux et surtout électrique, « The Death Of You And I » adopte un format folk/rock réminiscent de Mumford And Sons voire de The Lumineers. Une compo où il parvient à communiquer ses émotions, qu’elles soient d’amour ou de colère, à l’aide de sa voix. Et c’est « Last Words », single qui a précédé la sortie de l’opus, qui clôt le show. Avant de vider les lieux, Gracie remercie la foule. 

En rappel, il va nous réserver trois morceaux, en s’accompagnant à la gratte semi-acoustique, dont une version respectueuse de l’originale, du « No surprises » de Radiohead. Isaac se produira dans le cadre de l’édition 2018 du Rock Werchter.

Setlist : « All In My Mind », « That Was Then », « Terrified », « All The Burning Lovers », « Love (Ain't Always So Good) », « Telescope », One Night », « Silouettes Of You », « Hallow Crown », « Death Of You And I », Running On Empty », « Reverie », « Last Words ».

(Organisation : Ancienne Belgique)
lundi, 21 mai 2018 17:48

La Relève

Etienne Villeminot, aka Tony Melvil, est né en 1982 à Dijon. Artiste accompli, il est violoniste, guitariste, comédien, choriste et compositeur de musique, même pour les enfants.

Après trois Eps, il vient de publier son premier elpee, un disque qui oscille entre punk, rock et chanson française. Plus de la moitié des plages figuraient déjà sur ses premiers essais.

Tony a déclaré la guerre au monde stupide qui l’entoure, mais également à nos folies et nos paradoxes. A travers une poésie fragile, empreinte d’une grande sensibilité, il cherche à communiquer des messages sans se prendre au sérieux. « Wagon A Bestiaux » relate le parcours de voyageurs du chemin de fer, qui sont entassés comme de vulgaires cochons, dans des wagons à bestiaux. Baignant au sein d’un climat mélancolique, « Les miroirs à l'envers » et « Le tango des armes a feu » nous rappellent qu’il est violoniste depuis l’âge de 4 ans. Et qu’il y excelle ! « Mourez Les Vieux » est une compo assénée comme un véritable coup de poing, au troisième âge. « Palmyre » revient sur la guerre au Moyen-Orient. « 3 M2 » nous envoie en taule. « Au Courage » met le doigt sur la bêtise humaine, en revenant sur les attentats de ‘Charly Hebdo’. Il ne veut être ni analyste, ni polémiste, mais simplement observateur d’un événement, qu’il estime particulièrement complexe et douloureux. En milieu de parcours, un long passage instrumental permet de reprendre son souffle au sein d’un climat devenu irrespirable. Tony passe aisément de l’ombre et la lumière, du sourire au chaos. Bien qu’à prendre au second degré, les paroles qui figurent dans « L'esprit Aventurier » reflètent parfaitement sa philosophie…

 

lundi, 14 mai 2018 03:00

Chamane de l’électro…

Prévu en octobre dernier, le concert de Sohn a été reporté ce lundi 14 mai. La pression était trop forte. L’artiste a préféré prendre du recul, postposer sa tournée et présenter un set pertinent. De son vrai nom Christopher Taylor, ce producteur et musicien insulaire est originaire de Londres, mais s’est exilé à Vienne depuis 2012, année où il a signé sur le label 4AD. Outre son talent de remixeur pour Disclosure et The Weeknd ainsi que compositeur pour Rihanna, ce maître de l’électro/soul a publié deux albums à ce jour, « Tremors » en 2013 et un « Rennen » en 2017.

Nouvelle sensation pop/r’n’b danoise, Goss assure le supporting act. Il débarque dans l’obscurité totale. Puis, on remarque la présence d’une dizaine de projecteurs qui partent depuis le bas de son pied de micro vers le haut, disposés en cercle. Elles se focaliseront exclusivement sur le Scandinave. Il chante en s’appuyant constamment sur des samples dispensés par un ordinateur. Mais il a beau avoir une belle voix, les morceaux se suivent et se ressemblent sur un ton, bien trop monocorde…

Trois estrades sont disposées sur le podium. L’une est destinée à un bidouilleur coiffé d’une casquette de rapeur, la deuxième à un préposé aux percus électronique, et la troisième à Sohn, un bonnet rivé sur le crâne, qui se consacre aux claviers ou à la guitare, et bien sûr au chant. La formation est disposée en triangle, afin de renforcer la cohésion du band.

Le set débute par le tout nouveau single, « Hue ». La voix est tour à tour puissante, écorchée ou délicate, mais en général, elle est surtout incantatoire et cristalline ; et quand elle devient atmosphérique, propices aux harmonies visionnaires, on ne peut s’empêcher de penser à l’Islandais Ásgeir. Tout au long de « Fool » (« Tremors »), le cerveau est torturé par des boucles électroniques oppressantes dispensées par les claviers, alors que le martèlement des percus nous plonge dans une forme d’angoisse. Et manifestement, les arrangements électroniques sont bien maîtrisés. Dignes de James Blake voire Brian Eno. La voix sublime l’instrumentation sur l’électro/pop, « Oscillate », une compo mélancolique. Sohn adresse un timide remerciement à l’auditoire. Minimaliste et vaporeux, « Signal » constitue le point d’orgue (?!?!?!) du set. Pourtant, l’électro y domine les vocaux. Les battements des percus électroniques sont rapides. Généralement, troisième élément de l’expression sonore, le synthé s’impose par ses samples répétitifs, mécaniques même, se succédant comme un vieux vinyle rayé. Eblouissant (NDR : dans tous les sens du terme), parfois démesuré (NDR : Orbital et White Stripes en avaient également abusé au sein de cette même salle), le light show est parfaitement modulé en fonction de la musique et atténue heureusement son intensité, lorsque le Londonien est au micro. Ainsi, sur le slow langoureux, « Nil », flip side du dernier single, il met en exergue sa voix soul et pleine de groove.

En 70 minutes, ce chamane de l’électronique est parvenu à envoûter son auditoire. Cela valait la peine d’attendre plus de 6 mois pour un vivre un concert aussi exceptionnel.

(Organisation : Live Nation + Ancienne Belgique)

 

 

Abandonnée à son triste sort, suite au déclin de l'industrie sidérurgique, l'usine de ‘La Providence’ renaît depuis quelques années. En effet, les anciennes forges ont été réaménagées en un centre urbain dédié aux cultures populaires, sociales et alternatives. Ce soir Angèle Van Laeken s’y produit. Dans la grande salle. C’est la dernière date de sa tournée et la seule qui ne soit pas soldout.

Lorsque Juicy grimpe sur l’estrade, il y a déjà un bon millier de spectateurs dans le Rockerill. Réunissant Julie Rens et Sasha Vonck, ce duo belge pratique un r’n’b insolite et complètement déjanté. Il s’était produit en supporting act de La Chiva Gantiva, à la Rotonde du Botanique, en novembre 2017. Depuis, il a publié un premier Ep, intitulé, « Cast A Spell », en mars dernier, un disque dont deux plages ont été traduites en clips, « Count Our Fingers Twice » et « Die baby Die ». Issues du conservatoire de Bruxelles, les deux artistes cherchent à remettre au goût du jour le r’n’b et le hip-hop des années 2000, dans un style minimaliste et électrique.

Sasha se réserve la guitare et Julie, la boîte à rythmes. Les deux filles se consacrent également aux synthés samplers et au chant. Plutôt jolies, elles montent sur le podium presque tout de rouge vêtues, y compris la fourrure à longs poils et les chapeaux ornés de rubans ! Elles s’installent derrière leurs instruments et attaquent « Bollywood », un titre de hip hop insolent, traversé par un air de flûte arabisant…

Il fait de plus en plus chaud. Les donzelles se débarrassent de leurs vestes et de leurs couvre-chefs. Tout au long de « Mouldy Beauty », elles se tortillent sensuellement, comme des geishas. Même les mains ondulent sur les instrus. Mélodieuses, les voix semblent habitées. Conjuguées, elles libèrent des mélodies qui font mouche. On a parfois l’impression que le tandem est fusionnel, tellement il est homogène. Après l'imparable « Count Our Fingers Twice », elles changent de place pour proposer un instrumental à quatre mains. « Something Is Gone » est un r’n’b mélancolique, tragique même. Insolite et ponctué de noms de volatiles, « Didn't Knock » baigne dans une forme de nu soul, mais surtout vise un certain Théo Franken. Alors que Sasha empoigne sa gratte, Julie caresse délicatement les lamelles des chimes (NDR : utilisé comme accessoire de batterie, notamment dans l’univers du r’n’b, cet instrument percussif est composé de tubes en laiton de longueurs différentes tenus par une barre ; et c’est la matière métallique qui produit un son chromatique et cristallin). Les deux filles rappent pour aborder le sujet du GHB. Et « For Hands On As », celui des agressions sexuelles. A l’avant de l’estrade, elles continuent d’ondoyer lascivement, tout au long de la nouvelle compo qui clôt le set, « Da Beat »…

Place ensuite à la tête d’affiche. Les musiciens –un drummer, un bassiste et un claviériste– débarquent théâtralement sur les planches et s’installent derrière leurs instruments respectifs. Angèle arrive à son tour. Elle a enfilé un pantalon rouge et un body blanc, sur lesquels elle a revêtu, de nouveau, un manteau de geisha. « Les Matins » ouvre le show. Angèle campe derrière ses claviers. Entre ombre et lumière, elle ondule sur place. Dès la fin de la chanson, elle vient s’asseoir sur un siège, juste devant votre serviteur. Le band embraie par son futur single, « La Thune », un titre qui traite des dégâts causés par les réseaux sociaux et les smart phones. Elle demande de ne pas filmer afin de simplement vivre le moment présent. Angèle se déhanche et arpente les planches de long en large, comme si elle était sous le soleil de Kingston. Indolent, « Oh Non » adopte un profil beaucoup plus électro. Même le drummer utilise ses drum pads. Le discours de la Bruxelloise affiche une grande maturité, alors que constant, son flow est empreint de sensualité. Elle excelle (NDLR : ça rime !) en mode piano/voix. A l’instar du lent « Jalousie », même si apparemment, il n’y a pas de jaloux dans la salle. A cet instant, sa voix semble hantée par Béatrice Martin, aka Cœur de Pirate. Pendant « Balance Ton Koi », elle susurre qu’elle n’aime pas casser les codes et qu’une fille qui rappe n’est pas stylée. Elle présente ses musicos (NDR : Sam à la batterie, Brieux à la basse et Géronimo aux claviers), avant que ceux-ci s’autorisent, chacun leur tour, un petit solo. Brûlot co-écrit par Veence Hanao et Matthew Irons, le chanteur de Puggy, « La Loi De Murphy » met littéralement le feu. L’interactivité entre Angèle et le public est totale. Le public connaît les paroles du refrain et les reprend en chœur. Pas de « J’ai Vu » au programme, ni de Roméo Elvis sur les planches. Elle parle de son succès dû à Instagram, mais malmène, une nouvelle fois, les réseaux sociaux à travers « Big Shit », une compo qui oscille entre lounge et jazz. Pendant « Je Veux Tes yeux », l’auditoire est invité à exécuter des exercices de fitness. C’est un rituel ! Tout le monde se prête au jeu puis se lève au signal d’Angèle. Elle ajoute ironiquement que la gym c’est bon pour le cul. Le set s’achève par « Troubles ».

En rappel, on aura droit à trois chansons, dont l’excellente reprise du « Bruxelles » de Dick Annegarn, limité aux ivoires et à la voix. Et deux titres électro. D’abord « Nombreux », au cours duquel les musiciens vont modifier la position de leur tête en fonction des sonorités dispensées. Puis, en final, « La flemme », sous les lumières qui flashent. Bref, on n’a pas vécu le même concert qu’au Botanique. Moins de pression et une setlist mieux équilibrée. 

(Organisation : Rockerill)

Typh Barrow se produit, ce samedi 28 avril, au Salon de Silly, et le concert est sold out depuis un bon bout de temps. Comme la plupart de ses shows, par ailleurs. On la compare parfois à Selah Sue. Sans doute à cause de sa voix savoureusement éraillée. Mais également à Janis Joplin voire Amy Winehouse, sans le côté tragique. Son deuxième opus, « Raw », est paru en janvier 2017

Lillie Raphaele assure le supporting act. Un petit bout de femme originaire de la région de Mons. Si son père lui fait découvrir la batterie, à l’âge de 3 ans, adolescente, elle milite au sein d’un groupe. Une aventure qui va durer huit longues années. Mais après avoir rencontré des problèmes de santé et vécu une longue convalescence, elle se met à l’écriture, passe à la guitare et suit des cours de chant. La musique devient alors pour elle, une véritable thérapie. Elle a publié un Ep 5 titres, « Au naturel », dont elle va nous proposer de larges extraits. En extrapolant, elle pourrait être la fille naturelle issue d’une liaison hypothétique entre Cédric Gervy et GiédDré. A cause de sa justesse du verbe, de son humour, de son attitude plutôt déjantée. Bref, elle sort vraiment des sentiers battus.

Sur les planches, elle est flanquée du sympathique François Delmotte, à la basse. Il n’a débarqué que depuis quelques mois, mais il se débrouille plutôt bien dans son rôle. Marrant, mais la setlist est gribouillée sur un sous-verre en carton. « A Toi » ouvre le set. Une compo dédiée au commun des mortels qui traite de l’amour torturé, lorsque la relation n’est pas toujours facile. Puis, on pénètre dans l’univers de la femme orchestre. Après avoir ôté ses chaussures, elle frappe du pied sur sa grosse caisse placée devant elle. De quoi la mettre en confiance. Un zeste de gratte invite « La fée verte », un morceau dont le discours environnemental est particulièrement engagé. « Ode pour Gaïa » nous transporte vers les plages ensoleillées de Kingston. Lillie parle de sa maladie et de la musique qui lui a permis de remonter la pente. Après « Goumiche » (NDR : une femme pas vraiment idéale, mais qui ne craint pas d’afficher sa sensualité…), la prestation s’achève par l’intimiste « C’est Toi Et Moi », une nouvelle composition…

Setlist : « A Toi », « La fée verte », « Citoyen », « Ode pour Gaïa », « Je Suis Une Goumiche », « Ce soir, c’est toi et moi ».

Souriante, élégamment vêtue d’une tenue de couleur fuchsia, Typh Barrow grimpe sur l’estrade. Elle est flanquée d’un guitariste et d’une solide section rythmique basse/batterie. Elle se consacre aux claviers, et bien sûr, au chant. Le matos installé sur le podium est imposant. « Floating » et « Time » sont interprétés en mode piano/voix. Sableuse, sa voix est taillée pour le blues et la soul. C’est dans ce style qu’elle se révèle d’ailleurs la plus convaincante. Coloré par un orgue vintage, « Please Mam » lorgne manifestement vers le « Please Mama Please » des Go Go Cat ; et il aurait pu être enregistré aux Studios Sun de Memphis. Une chanson belle mais dépouillée, magnifiée par les chœurs des autres musicos. Digne d’une chorale ! Découpé par les accords de gratte rythmiques, « Yellow Eyes » brille sous le soleil de Kingston, sur la plage de sable fin et à l’ombre des palmiers. Un moment propice à l’interaction avec le public. Et « To Those Who Waits » est de la même veine. Typh lui demande d’ailleurs si tout va bien et remercie l’accueil que lui réserve le Salon. Tout au long de « The Whispers », sa voix est aussi tourmentée que celle de Beth Hart. Un peu coincé, l’auditoire reprend quand même le refrain, mais sur l’insistance de la Bruxelloise. Le gratteur en profite pour dispenser un petit solo… presque métallique. Typh dédie « Hold You Sister » à sa petite sœur qui vit dans un pays lointain, une chanson chargée d’émotion et empreinte de délicatesse. Et dans un même registre, « Hurt » et « The Absence » épanchent une intense mélancolie.

Elle nous réserve un medley incluant le « Back To Black » d’Amy Winehouse, le « Gangsta’s Paradise » de Coolio (NDR : le Californien l’avait félicitée pour sa cover, via un tweet) et surtout « No Diggity », un classique adapté par Blackstreet Boys et Dr Dre. La version se base sur un sample du « Grandma's Hands » de Bill Withers.

Elle concurrence Selah Sue dans le domaine du raggamuffin, tout au long de « Taboo », avant de clore le set par « Daddy’s Not Comming Back », au bout de 90 minutes…

Typh Barrow se produira à l’Ancienne Belgique, le 5 octobre prochain…

Setlist : « Floating », « Please Mam », « Yellow Eyes », « The Whispers », « Time », « To Those Who Waits », « Your Turn », They’Re Calling Your Name », « Hold You Sister », « Hurt », The Absence », « Medley (BTB, Gang, No Diggity) », « Craving », « Replace », « Taboo », « If I Ruled The World », « To Say Goodbye », « Daddy’s Not Coming Back ».

(Organisation : Silly Concerts ASBL)

Trixie vient de terminer l’enregistrement de son troisième opus, à Brooklyn, sous la houlette du producteur hip hop new-yorkais Torbit Schwarz, aka Little Shalimar, qui a notamment bossé, en compagnie de Run the Jewels. Il est également responsable de la bande-son de 'Rubble Kings', un documentaire consacré à la guerre des gangs dans le Bronx.

Pas de supporting act. Les hostilités débutent à 20h30. Sur les planches, on remarque la présence d’un piano à queue, d’un synthé analogique et de deux guitares électriques, qui reposent sur des trépieds. Sans oublier une machine de marque ‘Roland’, que la Gantoise a baptisée sa ‘Rolande’… La Rotonde est soldout et il y fait très chaud.

Rayonnante, Trixie Whitley grimpe sur l’estrade, vêtue d’une sorte de salopette en cuir noir. Elle signale en néerlandais qu’elle a l’intention d’explorer de nouveaux sentiers et demande au public s’il est prêt à l’accompagner dans son nouveau voyage expérimental très introspectif. Et surtout intimiste…

Elle entame son set par « Peace », un extrait de son premier elpee, « Fourth Corner », paru en 2013, un titre plutôt cérébral et déroutant. Et surtout électro, bien loin des styles, lounge, rock ou blues, qu’elle nous dispense habituellement, lors de ses concerts. Torturée, sa voix s’emballe. Elle pousse ses cordes vocales à la limite et joint le geste à la parole en gesticulant nerveusement sur place. Alors qu’elle continue à tapoter sur son clavier, sa ‘Rolande’ diffuse des sonorités de percus préenregistrées. Et le morceau suivant, « Oh, The Joyce », extrait du même opus, est de la même veine. Trixie avoue que les nouvelles chansons sont déjà mises en forme, mais que celles proposées ce soir sont dispensées dans des versions différentes. Et le dernier single, « Heartbeat », en est une belle illustration. En fait, au cours de son processus d'écriture, elle ne s’est plus laissée guider par des progressions d’accords, mais s’est servi du rythme comme point de départ. En quelque sorte, Trixie utilise son auditoire, comme un laboratoire. Drôle d’impression de servir d’éprouvette ! Autre nouveau morceau, « Touch » est interprété en mode piano/voix. Et le résultat est tout à fait convainquant. Sa guitare semble hantée par Jimi Hendrix, tout au long de la ballade « Fishing For Stars ». « Dare To Imagine » est une chanson très intéressante. Elle s’est inspirée d’un livre intitulé « To Dare Imagining », que lui a refilé un ami guitariste. Ce bouquin s’intéresse à une démocratie socialiste fondée sur l'égalité des sexes, instaurée à Rojava, une province autonome du nord de la Syrie. Elle conclut sa prestation par la ballade qui l’a fait connaître au grand public, « Breathe You In My Dreams » (« Fourth Corner », 2013), en s’accompagnant aux claviers. Et c’est bien l’avant-dernière respiration, puisque après avoir salué le public et s’être retirée sous les applaudissements, quelques minutes, elle reviendra bien en rappel, mais pour n’accorder qu’une seule compo, « Soft Spoken Words », jouée au piano…

Trixie Whitley

(Organisation : Botanique)

Pour les photos, c'est ici

En 2015, on découvrait GrandGeorge, grâce à son single « So Fine ». Il vient de publier deux nouveaux « Sunny Anyyway » et en flip side, « Men Should Never Fall In Love ». L’album est attendu pour cet automne. Ash Howes (Dido, Ellie Goulding) s’est chargé du mixing.

Pour découvrir la vidéo, c’est ici

En concert unique le 7 décembre 2018 à La Madeleine de Bruxelles.

https://www.ticketmaster.be/artist/grandgeorge-billets/967283?language=fr-be

https://www.facebook.com/GRANDGEORGE.official/

 

La tournée semi-acoustique de Selah Sue passait par l’Ancienne Belgique, ce mardi 1er mai. De son véritable nom Sanne Putseys, la Louvaniste compte, à ce jour, deux elpees à son actif : un éponyme paru en 2011 et « Alone », en 2015. Après avoir accouché de son premier enfant, Selah devrait sortir, début 2019, un troisième album. Ce qui ne l’a pas empêchée de participer à la B.O. du film « Jazz Loves Disney 2 ». Du jazz et de la lounge, des styles auxquels elle a décidé de se frotter après avoir exploré la soul, la pop, le reggae, le dancehall et l’électro contemporaine. Elle est en début de périple. Hier, elle se produisait à la Roma d’Anvers (voir les photos ici). Toutes les dates sont sold out.

Su les planches, Selah est épaulée par son compagnon, Joachim Saeren, au piano et aux claviers, ainsi que Semon Lenski, à la ‘double bass’ (instrument qui cumule violoncelle et contrebasse). Elle se consacre à la guitare sèche amplifiée. Une prestigieuse ‘Martins and Co’ de couleur jais.

A 20 h 30, les lumières s’éteignent. On entend une bande sonore, émaner de fond de la scène. Il s’agit de « Game Is On ». Elles se rallument et Selah apparaît, vêtue simplement d’un legging noir et d’une chemise ample à fleurs. Après une intro aux cordes, les ivoires illuminent une compo que chante Sue, d’une voix trempée subtilement dans la reverb. Elle devient douce sur le lent « So This Is Love », un titre qui navigue quelque part entre lounge et jazz, et que module la contrebasse. Déjà, le corps de Selah ondule sensuellement. A l’issue de ce morceau, Selah salue la foule en français, néerlandais et anglais. Elle ajoute : ‘C’est le début de la tournée, on a quelques nouvelles chansons, mais on a surtout encore le droit de se tromper’. Le tout sur un ton espiègle. Ce qui déclenche de nombreux applaudissements dans la fosse. Et ces nouvelles compos, manifestement, sont bien moins mélancoliques. Il ne faut pas oublier qu’elle souffre de dépression bipolaire. Si pendant « In A Heartbeat », ses cordes sont vaporeuses, celles du violoncelle, torturées, libèrent de l’agressivité. Elle interprète de manière plus académique « Night And Day », un deuxième nouveau morceau.

Elle se sert de sa loop machine pour « Fyah Fyah » et « Peace Of Mind », deux anciennes compos et parvient à superposer sa voix en couches, tout en lui communiquant différentes intonations, alors que le synthé reproduit des sonorités d’harmonium. Et son flow est toujours aussi fluide. Superbe !

Petit problème technique pour « Alone ». Enfin de sangle. De quoi détendre l’atmosphère. Elle nous réserve une cover du « Whatever Will Be, Will Be » de Doris Day. Et soulignée par les ivoires, la version est superbe. Dynamisés par des beats électro, « My Love » et « This World » adoptent un ton davantage électro. Ce sont également les deux morceaux qui achèvent le concert. Avant un rappel unplugged : Selah Sue et sa sèche ! Mais, c’est le public qui choisit les compositions à interpréter…

Setlist : « Game Is On », « SoThis Is Love », « In A Heartbeat », « Night And Day », « Fyah Fyah », « Peace Of Mind », « I Want Go For More, « Alone », « Full Of Love », « Whatever Will Be, Will Be », « I Need », «  My Love »/ « This World ».

Rappel : « Break », « Mommy », « Explanations », « Ragga Medley ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Affiche belge, ce lundi 30 avril dans le cadre des Nuits Botanique, puisque Angèle, Atome, Baloji, Ebbène et Chance (Antoine a raccourci son pseudo et changé de label) s’y produisent. Cette soirée était décrétée soldout, deux semaines après l’annonce de sa programmation. Manifestement, la scène belge est devenue une valeur sûre…

Beatsforbeaches, c’est le nom choisi par Baptiste Bosmans pour son projet électro. Agé de 28 ans, il est originaire d’Anderlecht et mixe depuis une bonne décennie. Aujourd’hui, il arrange la ‘grime music’. Né en Angleterre, ce style agrège drum&bass, hip hop et dancehall. En la préparant à la sauce noir-jaune-rouge, le dj l’a qualifié de ‘spacey tropical beats’. A son actif, il compte un album (« My Purple Town », gravé en 2016), un Ep (« Haras », en mai 2017) et une mixtape destinée à l’émission ‘Tarmac’ de la RTBF. Il est seul devant sa table couverte de machines. Ensoleillée, tropicale (NDR : comme il la définit lui-même) même, sa musique est aussi rafraîchissante que les embruns. Peu de monde pour l’instant dans la salle, mais quelques spectateurs commencent à se déhancher, et même à danser. Parfois le genre vire au dubstep. Incorporées dans les samples, les chœurs féminins sont mélodieux. Un set vraiment agréable et vivifiant…

Atome a été fondé en 2016 par le chanteur/guitariste de Vismets (NDR : une infidélité ?) Remy Lebbos, et l’ex-Applause David Picard (synthés). Sur les planches ils sont soutenus par l’ex-drummer de Vismets et Gang of Now, Nicolas Collaer (NDR : le seul a porter de longs cheveux) et la claviériste Catherine De Biasio (Blondie Brownie, Mièle, Agnès Aubel, Noa Moon), la sœur de Mélanie.

Atome pratique une musique atmosphérique qui oscille entre french pop, electronica et psychédélisme. Electro-lounge, « Voie Lactée » (NDR : ce titre –voir ici– fait l’objet d’un clip largement influencé par les dessins animés ‘Ulysse 31’ et ‘Albator’). Percus et claviers sont disposés en couches, un peu comme chez Air. Les claviers de David et Catherine entrent en osmose tout au long de « Tes Yeux ». Les cordes de Remy prennent leur envol. Sa voix est tour à tour torturée ou éthérée. Catherine et Nicolas conjuguent leurs voix en chœurs. Coline Wauters se joint à la formation, tout en restant dans la pénombre, pour « Caméléon », alors que la gratte adopte des riffs funky, une guitare que Remy malmène régulièrement de manière théâtrale. Pendant, « Nanana », la foule pousse la chansonnette. Et le show de s’achever par un inédit, baptisé « Kerliouban ». Atome prépare la sortie d’un premier opus ; et la date de la ‘release party’ a déjà été fixée : ce sera ce 15 février 2019, à la Rotonde…

Setlist : « Voie Lactée », « Tes Yeux », « Labyrinthes », « Nouveau Départ », « Nanana », « Caméléon », «  Kerliouban ».

Petite sœur de Roméo Elvis, Angèle Van Laeken (21 ans) est la fille de Marka et de Laurence Bibot. Elle n’a pas encore sorti d’album, et pourtant, considérée comme le nouveau phénomène musical belge, elle jouit aujourd’hui d’une énorme popularité. Faut dire que les stations de radio y contribuent largement ! En moins d'un an et demi, elle est passée des bars confidentiels de Bruxelles aux salles à grande capacité, comme Forest National ou l'Olympia. En outre, elle a assuré le supporting act pour les tournées de Damso et d’Ibeyi. Le clip de son premier single, « La Loi de Murphy », a dépassé 4 millions de vues en moins d'un mois sur Youtube et le second, « Je veux Tes Yeux », 3 millions et demies.

Ce soir, Angèle, vêtue d’un pantalon bleu flashy, d’un body jaune bigarré de fleurs et d’un long manteau de type geisha, est épaulée par un claviériste (Geronimo ?), un drummer et un guitariste. Outre le chant, elle se réserve le piano. Bonne nouvelle, c’est l’ingé son de Puggy qui est derrière les manettes…

Les « Matins » ouvre le concert. Le son est excellent. Angèle bénéfice d’un jeu d’ombres et de lumières. Debout, derrière son piano, elle ondule et se déhanche sensuellement. Elle s’assied pour discuter avec l’auditoire. « Je Veux tes Yeux » déclenche un véritable souk dans la fosse. Elle l’invite à s’accroupir, et convainc même les spectateurs retranchés dans le fond de la salle. Pendant un bon quart d’heure, elle va se limiter à la voix et aux ivoires ; et dans cet exercice de style, elle est particulièrement émouvante. Comme tout au long de « La jalousie », titre avant lequel elle demande s’il y a… des jaloux dans l’Orangerie. Quelques timides doigts se lèvent. Elle s’exclame alors en se bidonnant : ‘Vous êtes des menteurs’. Roméo Elvis, son frangin, déboule sur les planches et l’accompagne tout au long de « J’ai Vu ». Il y a de l’émotion dans l’air brûlant du Bota. Angèle signale, en embrassant son frère, qu’il n’existe aucune relation incestueuse dans ce geste. Le public se marre et applaudit. ‘Je limite pas aux chansons d’amour’, confie-t-elle. La preuve, par « La Thune ». Sa reprise de « Bruxelles », une compo signée Dick Annegarn, est un petit bijou. « Big Shit » évoque le côté obscur des réseaux sociaux. Et c’est par « Trouble » que le set s’achève. Avant le rappel, au cours duquel « La Loi de Murphy » va littéralement déchaîner la foule. Enfin « La flemme » va permettre à Angèle de remercier le public belge et sa famille. Vu le show particulièrement pro et éclectique, manifestement Angèle rôde ses compos en ‘live’ avant de passer à l’enregistrement d’un premier elpee. Non seulement elle est bourrée de talent, mais c’est une perfectionniste…

Setlist : « Les Matins », « La Thune », « Oh Non », Je Veux Tes Yeux », « Jalousie », « Nombreux », « Bruxelles », « Balance Ton Quoi », « Roméo », « Big Shit », « Trouble ». Rappel : « La Loi De Murphy », « La Flemme ».

(Organisation : Botanique)

Angèle + Atome + Beatsforbeaches

 

vendredi, 27 avril 2018 03:00

L’émotion à fleur de peau…

Calum Scott entame sa tournée européenne, un périple destiné à promouvoir son premier elpee, « Only Human », paru en mars dernier. Un disque enregistré sous la houlette des producteurs Fraser T Smith (Adele, Ellie Goulding), Jayson DeZuzio (Skylar Grey, Imagine Dragons) et Oscar Görres (Taylor Swift, Britney Spears). Scott est considéré comme un véritable phénomène au Royaume-Uni.

Mais la véritable surprise va nous venir du supporting act. En l’occurrence Daniel Docherty. A cause de sa technique en picking et de sa voix à l’accent scottish qui sent bon les Highlands. Les sonorités de sa gratte sont tellement cristallines que vous en avez des frissons partout. Il se produit seul, armé de sa semi-acoustique et d’une loop machine qu’il maîtrise à merveille. Même les tapotements sur le corps de son instrument servent à créer des boucles et surtout le rythme. Et c’est en superposant ces différentes couches sonores, qu’il élabore ses mélodies. Trempée dans le folk, sa musique est plutôt vivifiante et me fait penser tour à tour à celles de The Passenger, Ed Sheeran, Jeff Buckley, Matt Simons ou encore Mumford and Sons. Conteur et troubadour des temps modernes, ce natif de Glasgow a un énorme potentiel. Qu’il est possible de discerner sur ses deux Eps, gravés à ce jour « This Holy Fire » (2016) et « Life Is What Make Of It » (2017), et surtout son hit « Hold Me », une véritable petite perle…  

Place ensuite, à la tête d’affiche. Sur les planches Calum Scott est soutenu par un bassiste, un drummer, un claviériste/pianiste et un guitariste/claviériste. Il débarque vêtu d’une veste cintrée de couleur noire, jaquette qu’il laissera rapidement tomber. Et il salue d’emblée le public.

Sa voix est particulièrement émouvante, une émotion décuplée suivant les morceaux choisis, et tout particulièrement lors de la chanson dédiée à sa sœur. 

Le set s’ouvre par le hit « Come Back Home ». Calum joint le geste à la parole et tend régulièrement la main gauche vers la foule. Il saute sur place lorsque le rythme s’accélère. Son timbre devient carrément soul tout au long de « Only Human », un titre au cours duquel il ouvre son cœur, même si la section rythmique finit par s’imposer pour libérer un solide groove. Et dans le même esprit, caractérisé par ses beats électro, « Rhythm Inside » est destiné au dancefloor.

Premier single issu de l’opus, « You Are The Reason » évoque la douleur dans l’amour. Grâce à sa voix, il parvient à transformer cette souffrance en beauté positive. Interactif, il va expliquer, pendant 5 bonnes minutes, sa démarche artistique et sa conception de l’écriture de son album. La musique est devenue, en quelque sorte, une thérapie qui lui a permet de contrôler ses émotions...

Il dédicace « Good To You » à la ville de Bruxelles. Agglutiné devant le podium, le public féminin réagit et pousse des cris. Une des filles lui adresse un ‘I love You’. Il répond dans un français presque parfait ‘Moi aussi, je vous aime tous’.

Il interprète « Not Dark Yet » armé de sa sèche, mais uniquement accompagné du pianiste. Et c’est limité aux ivoires et à sa voix, qu’il attaque « Hotel Room », tout au long duquel on n’entend pas une mouche voler. Le public boit littéralement ses paroles. Les autres musicos deviennent alors spectateurs en regardant Calum dans son exercice vocal. Et suivant la même formule, « Won’t Let You Down » est enrichi par les chœurs de ses musicos.  Des chœurs ‘cathédralesques’ ! Dans ces circonstances, le travail opéré par l’ingé son est primordial, et à cet égard, il est à féliciter. « Won’t Let You Down » est la fameuse compo écrite pour sa frangine qui a lancé sa carrière. Et l’artiste est tellement ému qu’il ne peut retenir ses larmes en fin de parcours. Il lui faudra quelques secondes pour reprendre ses esprits, avant qu’il ne s’excuse auprès du public de cet épanchement de sensibilité, qui l’applaudit chaleureusement. Manifestement, on peut affirmer qu’il s’agit d’un artiste à taille humaine. Electro/pop nerveux, « Give Me Something » clôt une jolie prestation d’une bonne heure ; mais en quittant l’estrade, Scott signale qu’il accordera un rappel.

Un encore au cours duquel il est en parfaite communion avec la fosse, tout au long de « If Our Love Is Wrong », qui connaît les paroles par chœur ; et qu’il ponctue par la somptueuse cover du  « Dancing On My Own » de Robyn, à nouveau abordée en mode piano/voix. Tout au long de ce set chargé d’émotion, l’artiste s’est mis à nu en vidant son cœur et son âme.  

Setlist : « Come Back Home », « Only Human », « Rhythm Inside », « You Are The Reason », « Good To You », « Not Dark Yet », « Hotel Room », « No Matter What », «Won’t Let You Down », « What I Miss Most », « Give Me Something ».

Rappel : « If Our Love Is Wrong », « Dancing On My Own ».

(Organisation : Live Nation)

 

 

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