Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Hooverphonic
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Bernard Dagnies

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mardi, 18 avril 2006 03:00

Chops

Le chanteur/guitariste/claviériste de Gorky's Zygotic Mynci a donc décidé de tenter l’aventure en solitaire. Ce qui ne l’a pas empêché d’inviter l’un ou l’autre pote pour enregistrer son premier album solo. Et notamment Pete Richardson, le drummer du groupe défunt ainsi que John Lawrence, un des membres fondateurs de cette formation mythique, née en 1991. On connaissait surtout le G.Z.M. pour sa musique pop déchirée entre le psychédélisme sinusoïdal des Fab Four, alors sous l'influence de " Lucy in the sky with diamonds ", et le folk de Stackridge (NDR : un ensemble né au cours de seventies, réputé pour son style à la fois pastoral et humoristique). Euros Childs a décidé d’en revenir à une forme plus minimaliste, moins excentrique. Limitée, la plupart du temps, à sa voix, un piano ou une guitare sèche et/ou un clavier bontempi. Une exception qui confirme la règle : « Slip slip way », une plage qui renoue avec la folie douce du passé. Tout au long de « Chops », Euros chante d’un timbre falsetto qu’il dédouble parfois pour mieux conjuguer les harmonies vocales. Elles sont même parfois aussi soignées que chez les Beach Boys ; et en particulier lors du refrain de « Hi Mewn socasau », une des deux chansons interprétées en Gallois. Une compo dont le couplet est presque rock’n roll et le final manifestement garage. Il arrive même à euros de chanter a cappella ou alors d’épouser des inflexions médiévales chères à Chumbawamba. Nonobstant cette volonté de dépouillement, Childs parvient quand même à élargir son horizon sonore. Et je pense tout particulièrement au tubesque « Donkey Island », au très beau « Circus time », enrichi d’un violon romantique et puis de l’hypnotique « First time I saw you », un morceau de techno folk de 8 bonnes minutes abordé dans l’esprit de Stereolab (NDR : à moins que ce ne soit du krautrock de Faust !).

 

mardi, 24 octobre 2006 03:00

Antidepressant

Si on ne compte ni les compiles, ni les albums commis en compagnie des Commotions ou des Negatives, “Antidepressant” devrait être le huitième opus de Lloyd Cole. Un disque pour lequel il a reçu le concours épisodique de quelques amis, dont Neil Clarke l’ex-guitariste de ces fameux Commotions, un arrangeur de cordes, un bassiste et deux ex-Negatives pour les backing vocaux. C’est tout. Car Lloyd a pratiquement tout assuré seul. Même les bruitages électroniques (NDR : voir à ce sujet l’interview qu’il nous a accordée tout récemment). Découpé en onze plages, « Antidepressant » nous plonge au sein d’une ambiance tendre, mélancolique, paisible, une ambiance bien sûr entretenue par le baryton chaleureux, sensuel, intimiste de Cole. Privilégiant l’esthétisme, Lloyd n’en épingle pas moins l'actrice américaine Scarlett Johansson dans « Woman in a bar » ou la série ‘Six feet under’ sur le titre maître. Certaines compos (« New York City sunshine », « Rolodex incident », « I did’nt see it coming ») renouent (involontairement ?) avec le mouvement postcard (NDR : souvenez-vous des Pastels et surtout d’Aztec Camera), à moins que ces morceaux ne soient tout simplement hantés par le spectre d’Al Stewart (« How wrong can you be ? »). A cause de la guitare jouée en picking, dispensant des sonorités presque hispaniques. Deux titres émargent cependant à la country. Tout d’abord l’allègre « Every song » et puis « Travelling light ». Dépeignant les rêves du Nouveau Mexique, cette dernière aurait d’ailleurs pu figurer dans le répertoire de feu Johnny Cash. Bref, un très bel album auquel il manque peut-être un single potentiel…

mardi, 12 décembre 2006 02:00

New YorCoeur

Depuis son exil à New-York, c’est à dire en 2004, CharlElie avait quelque peu délaissé la musique pour se consacrer à la peinture. Faut croire qu’après deux ans et demi de silence, le virus de la musique l’a rattrapé, puisqu’il vient d’enregistrer un nouvel album : « New-YorCoeur ». Un disque qu’il a entièrement conçu dans la mégalopole, en compagnie de musiciens américains. La plupart des textes - toujours aussi noirs, lucides, rebelles, poétiques - ont été écrits, avec pour toile de fond, New-York. Et très exactement son urgence ! Un fil conducteur qui lui permet d’épancher ses visions socio-philosophiques sur le monde contemporain, rejetant la démission facile et la fatalité (« Même à Spielberg »), dénonçant l’abandon criminel des mines anti-personnel (« J’suis miné »), manifestant sa révolte (« Une certaine lenteur rebelle »), confiant ses doutes (« L’empire du pire »), stigmatisant le syndrome de la convoitise contemporaine (« Jamais assez (Never enough) »), se livrant à un plaidoyer pour la tolérance (« Tous les hommes »), s’interrogeant sur son propre destin (« Follow the line », dans la langue de Shakespeare) ou encore affirmant sa liberté de pensée (« Emmerdeur ») ; la plupart du temps en tirant parti d’une instrumentation musclée, à la limite du métal ou du boogie voire du blues. Ce qui ne l’empêche pas de se réserver l’une ou l’autre chanson plus douce. A l’instar de « Juste un instant », une ode au bonheur immédiat, aux plaisirs simples, ou encore « Ton jour de gloire », lueur d’espoir au sein du grand bordel. Une petite surprise, le cinématique « Au cœur de Manhattan », abordé dans l’esprit du célèbre « Chacun fait ce qu'il lui plait » de Chagrin d'amour. Bref, un bien bel album pour ce doux rêveur tellement réaliste.

 

mardi, 09 mai 2006 03:00

Small house, wide open view

Encore une formation gantoise! Au sein de laquelle milite le violoniste de Sioen et ex Zita Swoon, Jeroen Baert. Un quintet qui pratique une musique instrumentale, fruit d’un mélange de folk, de rock, de pop, de jazz et de classique. Le tout parfois épicé d’un zeste d’électronique. Pour vous donner une petite idée, pensez à DAAU et surtout à Yan Tiersen. Faut dire que leurs compos sont particulièrement cinématiques. Et pourraient facilement servir de bande sonore à un long métrage aux images romantiques… Pour enregistrer « Small house, wide open view », Bal des Boiteux a reçu le concours de Stef Kamil Carlens, à la production. Violon, accordéon, contrebasse, guitare et drums, mais aussi épisodiquement samples, violoncelle et percussions alimentent les 10 fragments de cette œuvre climatique, dont on retiendra surtout les excellents « Almost house » et « Desperado ». Pas que le reste soit de mauvaise facture ; mais il souffre d’une langueur dont la monotonie finit par susciter l’ennui. Faudrait voir maintenant comment l’ensemble se débrouille sur les planches. Notamment s’il peut bénéficier d’un support visuel. A mon avis, il devrait alors prendre une autre dimension.

lundi, 20 février 2006 02:00

Shadow of light / Archive Dvd

L’histoire de Bauhaus n’a duré que l’espace de 5 ans. Entre 1979 et 1983. Une période au cours de laquelle la formation insulaire a marqué de son empreinte l’histoire du rock. Et commis quatre elpees studio, un live et une flopée de singles plus incontournables les uns que les autres. Trop tardif pour être taxé de glam, trop arty pour émarger au punk et trop sombre pour rallier le mouvement new wave, Bauhaus finira par véhiculer une étiquette groupe batcave ou gothique. A l’issue de leur séparation, Peter Murphy va opérer une brève association avec le bassiste de Japan, Mick Karn, sous le patronyme Dali’s Car. Ce sera le chant du cygne, car la carrière solo du vocaliste va disparaître dans la zone crépusculaire de l’underground. A contrario, Daniel Ash, David Jay et Kevin Haskins, vont réussir leur reconversion au sein de Tones On Tails et puis surtout de Love & Rockets. Jusqu’au début des années 90. En 1998, Bauhaus s’était reformé une première fois, pour accorder quelques concerts aux States qui avaient recueilli un énorme succès. Un périple ponctué par la sortie d’une compile, « Crackle ». Et dernièrement, il a de nouveau décidé de se réunir. Et de repartir en tournée. L’occasion était donc belle de sortir ce Dvd qui relate un set accordé au théâtre Old Vic de Londres, en 1982. Et les titres-phares qui n’ont pas été inclus sur cette séquence figurent sur les clips vidéo. Tout y est : « Bela Lugosi’s dead », « In the flat field », « She’s in parties », « Stigmata martyr », la cover du « Telegram Sam » de T Rex et celle du “Ziggy stardust” de Bowie. En noir et blanc…

mardi, 19 décembre 2006 02:00

Love

« Love », c’est avant tout un spectacle musical du Cirque du soleil destiné à célébrer l’héritage musical des Beatles. Né d’un concept imaginé par feu George Harrison et Guy Laliberté (NDR : le fondateur du cirque), ce spectacle a finalement été inauguré au Mirage de Las Vegas, courant 2006. 130 chansons et extraits de titres des Fab Four ont ainsi alimenté un projet qui avait reçu l’aval de Ringo, de Paul, ainsi que des épouses des défunts artistes, Yoko Ono et Olivia Harrison. Pour la circonstance, Sir George Martin (producteur et arrangeur mythique des quatre de Liverpool) et son fils Giles (ne pas confondre avec Gilles Martin, ingénieur du son qui avait bossé pour Tuxedo Moon et Colin Newman !) avaient pu récupérer les bandes originales. D’une idée artistique, le projet a donc accouché d’une bande sonore à l’énorme potentiel commercial. Ce qui explique la sortie de cet opus d’une durée de 1 heure dix-huit minutes. 37 morceaux ont été sélectionnés et s’enchaînent à la manière d’un pot-pourri. Pensez à la seconde face de l’elpee « Abbey road !) Le tout a été remasterisé (NDR: en 5.1), parfois épuré (NDR : à l’instar de la version a capella de « Because ») ou réarrangé (NDR : les cordes ajoutées sur « While my guitar gently weeps ») en 27 plages. Mais si le résultat peut parfois paraître surprenant, il n’atteint que trop rarement la fraîcheur des originaux. Finalement, cet enchaînement de tubes n’a guère d’intérêt artistique et devrait surtout servir de cadeau de Noël, pour vos grands-parents.

 

mardi, 02 mai 2006 03:00

The life pursuit

Orphelin de Suart David et d’Isobel Campbell (NDR: c’est à dire le co-fondateur et la chanteuse du groupe) depuis 2002, Belle and Sebastian était quand même parvenu à sortir la tête de l’eau en commettant le très honnête « Dear catastrophe waitress ». En 2002. Depuis, les aficionados ont dû se contenter d’un opus enregistré en public (« If You're Feeling Sinister: Live at the Barbican », 2005), de quatre singles ("Step Into My Office, Baby", 2003; "I'm a Cuckoo", 2004; Books, 2004 et "Funny Little Frog", 2006) ainsi que d’une compile de singles et Eps parus sur le label Jeepster (« Late Night Tales: Belle and Sebastian », 2005). Bref, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Autant dire que le nouveau long format était très attendu. Bénéficiant de la production du réalisateur Huffer (Beck, Supergrass, Mariane Faithfull), « The life pursuit » nous offre toute une série d’excellentes compositions, avant de s’essouffler aux deux tiers du parcours. Délicatement bossa nova, « Act of the apostle I » est raffiné par de superbes harmonies vocales sixties. Légèrement countryfiant et délicieusement suranné, « Another sunny day » est traversé de guitares byrdisiennes. Le refrain est accrocheur. La combinaison du chant féminin et masculin judicieuse. Et la nostalgie omniprésente, malgré le tempo allègre. Imprimé sur un tempo rappelant vaguement Gary Glitter, « White collar boy » concède une mélodie pop réminiscente des Shins. « The blues are still blue » et le boogie « Sukie in the graveyard » évoluent manifestement dans un registre glam bolanesque. Discrètement cuivrée par une trompette, « Dress up in you » est une belle ballade satinée d’harmonies vocales à la Chumbawamba. R&B contagieux, « We are the sleepyheads » conjugue choeurs et claviers, dans un style immortalisé par Booker T & The MG’s. C’est à partir de cet instant que l’œuvre perd de sa superbe. La formation écossaise s’essaie alors au cabaret, au disco ou à l’électro. Sans vraiment convaincre. Reste quand même « For the price of a cup of tea », sorte de postcard teinté de soul et de r&b comme l’imaginait si bien Orange Juice. Et puis le très sixties « Funny little frog », dont le refrain semble pompé au « Death on two legs » de Queen et éventuellement le final de six minutes, « Mornington crescent », ballade qui met bien en exergue la voix posée, douce et sensible de Stuart Murdoch. Dommage que la fin ait ainsi été bâclée, sans quoi « The life pursuit » aurait pu revendiquer une place parmi les albums de l’année…

 

 

mardi, 19 décembre 2006 02:00

Love in a cold place

A une certaine époque, des labels comme Flying Nun et Citadel constituaient une véritable vitrine pour les formations antipodales, respectivement néozélandaises et australiennes. Depuis quelques années, il faut bien avouer, hormis les grosses cylindrées, que nous n’avons plus guère d’écho de ces scènes qui ont sévi ou sévissent encore peut-être de l’autre côté de la planète. De temps à autre, un groupe ou un artiste débarque sur le Vieux Continent. Un peu comme si on avait recueilli une bouteille jetée à la mer. Et comme très souvent, elle nous apporte une bonne nouvelle.

Celle-ci nous vient de Melbourne très exactement, sous la forme d’un premier album intitulé « Love in a cold place ». Et elle a été lancée par un quintette dont les influences oscillent de Nick Cave & The Bad Seeds (NDR : normal !) aux Triffids (tout aussi normal) en passant par Tom Waits (et ça c’est une fameuse référence !). En moins ténébreux, il faut l’avouer (NDR : parcouru d’un piano décharné, « Vera Lynn » constitue l’exception qui confirme la règle). Ce qui n’empêche pas les compos de libérer une certaine mélancolie douce. A cause de la voix de Justin Cusack, dont les inflexions peuvent rappeler Neil Finn, le chanteur de Crowded House (NDR : évidemment, au sein de ce combo, le chanteur était néozélandais et les autres musiciens australiens). Une sensation accentuée par les interventions (parfois tziganes) de la violoniste Katrina Morgan. D’un accordéon. Ou encore par celles d’une bonne dizaine d’’invités préposés tantôt à la trompette, au clavier (‘vintage’ pour « Where is the love »), au violoncelle, etc. Certaines plages adoptent même parfois un profil plus inattendu. A l’instar de « Resurrection blues ». Soutenu par des chœurs, ce morceau aurait pu figurer au répertoire d’un Afghan Whigs. De l’élégant(e) « Laura », épilé(e) par les cordes de guitare ‘beatlenesques’. Plus troublant, la mélodie de « Silver pennies » semble avoir été calquée sur celle du « 99 Luftballoons » de Nena, mais sur un tempo plus lent. C’est peut-être le seul bémol qui peut-être adressé à cet opus excellent de bout en bout…

 

samedi, 31 décembre 2005 02:00

Solstice

Deuxième album pour cette formation issue de Norvège, de Bergen très exactement. Et à l’instar de son premier opus, elle puise son inspiration dans la fin des sixties et le début des seventies. En particulier dans le psychédélisme de la West Coast (les Doors, Jefferson Airplane, Iron Butterfly), la prog (Genesis de l’Archange Gabriel), la Canterbury School (Caravan, pour la voix du chanteur R. Edwards, dont le falsetto est fort proche de Richard Sinclair ) et le space rock du Floyd - tant de l’époque « The Piper At the Gates of Dawn » (NDR : Syd Barrett oblige !) que de « Meddle » (NDR : pensez à « Echoes »). Le tout saupoudré de multiples nuances. Depuis la sortie de leur elpee éponyme, le line up a été enrichi d’un cinquième musicien ; un certain Erling Halsne Juvich qui avait d’ailleurs participé à la confection du précédent Cd. Et il ne déroge pas à la règle multi-instrumentiste, puisqu’il joue aussi bien de la guitare, du clavier, du banjo, de la mandoline que de la lap steel. Pour concocter cette plaque, T.B.S.R.B. a encore reçu le concours de quelques invités. Et en particulier d’un violoniste. Un certain Oystein Fosshagen qui apporte une coloration différente à la solution sonore. Et pas nécessairement country/folk. Parmi les cinq compos auxquelles il participe (NDR : le futur cinquième membre du band ?), figure ainsi deux des meilleurs fragments. Deux plages space rock qui réverbèrent des inévitables échos ( ?!?!?!) empruntés au « Meddle » du Floyd. Si « Back in the days » creuse en même temps dans le jardin de Porcupine Tree, le presque exclusivement instrumental « Norwaii Five-0 » - une plage allègre, humoristique - évoque davantage un Stackridge cosmique. Mais la sommet de l’œuvre est atteint par « Back in the days II ». Une plage savoureusement revivaliste qui fait la part belle aux guitares chatoyantes, croustillantes ; mais surtout aux claviers rognés. Un peu comme Ray Manzarek le faisait si bien sur « Riders on the storm », titre mythique des Doors. Curieusement le tracklist recèle une longue compo de 9 minutes qui répond au titre de « The spirit of the Airborne Hogweed ». Ne me demandez pas s’il s’agit d’un clin d’œil au « Return Of The Giant Hogweed » qui figurait sur l’elpee « Nursery Cryme » de Genesis en 1994. Mais la similitude est troublante. N’empêche, dans le style, c’est un superbe album !

mercredi, 11 juin 2008 21:30

Un album rouge pour Weezer.

Le nouvel opus de Weezer est dans les bacs depuis ce 10 juin. Il recèle le single et clip vidéo « Pork and beans », un hommage au phénomène culturel que représente aujourd’hui Youtube. Coproduit par Rick Rubin et Jacknife Lee, il s’agit du sixième elpee du quatuor californien.

Tracklisting

1. Troublemaker    
2. Greatest Man That Ever Lived (Variations on a Shaker Hymn)    
3. Pork and Beans    
4. Heart Songs    
5. Everybody Get Dangerous    
6. Dreamin'    
7. Thought I Knew    
8. Cold Dark World    

9. Automatic   
10. Angel and the One  

Pour plus d’infos : http://www.weezer.com