Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Gavin Friday - Het Depot
The Wolf Banes - De Casin...
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Broken arrow

C'est incontestablement lors de l'édition du Pukkelpop 1995 que Neil Young a accordé sa meilleure prestation en Belgique. Et le backing group circonstanciel, Pearl Jam en l'occurrence, en était presque parvenu à faire oublier le Crazy Horse. Ce qui serait une profonde injustice, lorsqu'on connaît le long chemin parcouru par l'artiste et son cheval fou. C'est d'ailleurs ensemble qu'ils ont gravé les indispensables "Everybody knows this is nowhere", "After the gold rush", "Zuma", "Rust never sleeps", "Live rust" et plus près de nous, "Ragged glory", "Harvest moon" et "Sleep with angels". Hormis la ballade acoustique "Music arcade", l'allègrement countryfié "Changing highways" et la cover du classique de Jimmy Reed, "Baby what you want me to do", composition de blues enregistrée live dans un petit club près de San Francisco, les cinq autres fragments sont purifiés dans l'électricité mélodique, intense des cordes de guitares. Et le zeste d'harmonica réservé à "Loose change" ne change pas grand chose à cette exploration menée dans un univers sonore poignant, mélancolique, que Neil transperce de son vocal vulnérable, gémissant. Pas un must, mais un classique du genre, quand même !

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Back to normal

Aujourd'hui émigré à New York, cet artiste belge a connu ses heures de gloire au sein d'un groupe qui répondait au nom de Blue Blot. Il avait d'ailleurs décroché deux tubes en compagnie de cette formation. Deux covers. Une de Toto, "Hold the line" ; et l'autre de Bill Withers, "Who is he". De graves problèmes de santé l'ont cependant décidé à se retirer du groupe. Bien que toujours engagé dans son combat contre la maladie, Luke (de son vrai nom Luc Renneboog) a cependant décidé d'entreprendre une carrière solo.

"Back to normal" constitue sa première expérience en solitaire. Et pour un coup d'essai, il a réussi un coup de maître. Bénéficiant tout d'abord du concours de la célèbre section de cuivres Muscle Shoals. Donc de leur studio en Alabama. Et puis de la participation d'une flopée de musiciens huppés. Parmi lesquels on retrouve l'ex-Traffic, David Hood et l'ex-Steppenwolf, Larry Byrom. Tony Joe White également, responsable, en outre, de trois chansons pour ce "Back to normal". Et enfin Roger Hawkins pour la production, un illustre personnage qui avait fait ses preuves aux côtés d'Aretha Franklin et de Percy Sledge. Musicalement, cet album s'écarte du ‘blunk’ (mélange de funk et de blues) auquel il semblait pourtant viscéralement enchaîné, pour aborder un style plus rythm'n blues, plus soul. Quoique pour le profane, ce "Back to normal" demeure fondamentalement un album de blues...

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Gone Again

Hormis la confection du très dispensable "Dream of life", publié en 1988, Patti Smith ne s'est guère manifestée au cours des quinze dernières années. Elle a bien écrit l'un ou l'autre recueil de poésie, mais s'est surtout consacrée à l'éducation de ses enfants, tout en envisageant de revenir à la scène dès qu'ils seraient assez grands pour l'accompagner en tournée. Malheureusement elle a perdu coup sur coup son mari Fred ‘Sonic’ Smith (ex-guitariste de MC5) et son frère Todd. C'était il y a deux ans déjà... Aussi vous ne serez pas étonnés d'apprendre que ce "Gone again" est dédié à la mémoire de ses proches trop tôt disparus. Méditation sur notre séjour sur terre avant d'atteindre l'au-delà.

Pour enregistrer "Gone again", elle a reçu le concours de quelques amis fidèles. Notamment Jay Dee Daugherty, Tom Verlaine et Lenny Kaye. Un Kaye qui coproduit l'opus en compagnie de Malcolm Burn. Un parterre d'invités au sein duquel on retrouve, mais d'une manière plus épisodique, des artistes tel que John Cale et Jeff Buckley. Une oeuvre bien équilibrée, climatique, le plus souvent abordée avec un esprit proche de celui du Velvet Underground circa Nico. Où la magie ‘morrisonienne’ peut opérer instinctivement. Tout en réservant une part de sa muse au minimalisme acoustique, héritage toujours très vivace de son admiration pour Dylan... L'opus épingle, en outre, une ballade country: "Dead to the world". Une superbe composition enrichie d'orchestrations symphonique: "My madrigal". Un fragment directement inspiré par le Jefferson Airplane, à l'époque ou il planait encore: "Ravens". Et puis surtout "Summer cannibals", hit single en puissance, viscéralement syncopé, sauvage, chanté avec ce vocal très caractéristique, guttural, sensuel, de Patti. Un retour en force pour la première artiste punk qui soit parvenue à allier poésie et rock 'n'roll…

 

Un titre du dernier album du groupe belge The Narcotic Daffodils, soit une version épurée à 9 minutes du titre "The Crazy Dwarf", figure sur une compilation publiée par une petite maison de disque à New-York. Neuf formations psychédéliques choisies à travers le monde y sont réunies.

Tracklisting

Cosmic Vibration : Aurora (Germany)

Triptych : Origins of life (UK)

The Misteriosos : The sun (USA)

Mouches à l’Orange ; Sixty Nine (Belarus)

Deti Picasso : Kele Lao (Armenia)

Grey Mouse : Snow (Spiral walk) (Russia)

Plootoh : Caronte (Italy)

The Narcotic Daffodils : The Crazy Dwarf (Belgium)

Zhaoze : Fishing for the stars (China)

http://trailrecords.net/index.php

Pour rappel The Narcotic Daffodils se produira en supporting act d’un groupe anglais chez Madame Moustache, le 24 août, assureront la première partie des Hawklords, au Spirit of 66, le 18 Septembre et se produiront le 13 Octobre, à Wattrelos. Le groupe jouera également le dernier week-end de septembre, en Italie.

www.thenarcoticdaffodils.be

 

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Mistaken identity

A l'issue du split de Living Colour, prononcé en janvier 95, Reid s'est remis à travailler en compagnie du groupe Masque. Il a beaucoup tourné en sa compagnie, puis surtout composé 40 nouvelles chansons, parmi lesquelles il en a retenu 16 pour graver ce premier album solo. Vernon a mis en forme cet opus en compagnie de Teo Macero, personnage qui, en quarante années, a bâti sa réputation en produisant les plus célèbres artistes de jazz. Citons au passage Miles Davis, Charles Mingus, Thelonious Monk et Geri Allen. Et apparemment son influence a été prépondérante lors de l'enregistrement de ce "Mistaken identity". Car hormis quelques très légères traces de hip hop, l'expression n'a strictement plus rien à voir avec le trashcore de Living Colour. Nous ne sommes d'ailleurs plus très loin du jazz rock consommé par King Crimson sur "Island", voire de celui du Mahavishnu Orchestra de John McLaughlin...

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Set the twilight reeling

Après sa trilogie morbide consacrée aux mégalopoles ("New York"), à l'artiste ("Songs for Drella") et à l'esprit ("Magic & loss"), Lou Reed revient à la réalité contemporaine. Celle de New York. Urbaine, encore et toujours ("NYC man"). Il en profite aussi pour dénoncer l'hypocrisie de la droite américaine ("Sex with your parents - Motherfucker- part II"). Et puis pour épancher ses sentiments profonds. Pour parler d'amour, quoi! De sa passion qu'il partage avec Laurie Anderson, à qui il dédie cet album. Enfin presque. Réservant "Finish line", en hommage à feu Sterling Morrison. Mais ce qui frappe surtout sur ce disque, c'est ce retour aux sonorités basiques de l'instrumentation. A la limite du minimalisme. Fernando Saunders à la basse, Tony ‘Thunder’ Smith aux drums et Lou au chant ainsi qu'à la guitare se partagent l'essentiel de l'espace sonore. Laurie Anderson aux backing vocaux, Roy Butter E Street et de très rares musiciens de studio complétant le décor. Lou a en outre utilisé une nouvelle technique de studio pour rendre le son plus "live", plus glauque. Un environnement qui convient parfaitement à ce spécialiste inégalable de l'énergie qu'il sous-entend de sa voix, metal-glace, faussement cynique, constamment à la recherche de ces phrases qui claquent, de ces mots qui cinglent. "Set the twilight reeling" implique en outre un titre qui figure sur la bande originale de "Brooklyn Boogie", dernier film de Paul Auster ("Egg Cream"); ainsi qu'en final un remarquable titre maître, réminiscent de "Rock 'n roll animal". Un must!

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Naughty little doggie

A l'aube de ses 50 piges, James Osterberg ne s'est jamais senti aussi en forme. Le voilà même qui projette de remonter les Stooges en compagnie des frères Asheton, alors que la bande est en bisbille depuis plus de vingt ans. En attendant de voir, et surtout d'entendre, ce que le groupe le plus violent et le plus extrémiste de la fin des sixties a encore dans le ventre, ou du moins ses restes, l'Iguane nous revient avec un album solo. Un disque qui nous met déjà au parfum de ses intentions futures. Non seulement "Pussy walk" et "Knuckelhead" paraissent sortir tout droit de "Raw power", mais le morceau de plastique renoue avec l'urban rock immédiat, hymnique, suffocant de Detroit. Consomme à nouveau cette électricité destructrice, qu'il avait délaissé ces derniers temps pour parfaire les "Blah, blah, blah", "Brick by brick" et autre "American Caesar". Hormis la ritournelle dispensable "Outta my head", et un "Shoeshine girl" sculpté dans les cordes de guitare acoustiques, les huit autres fragments crachent un garage venimeux, rampant, purulent, sauvagement abrasé par le vocal grave, viril, sensuel de Pop...

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Rising

Paul, George et Ringo ayant accepté de ‘rebeatlesiser’ quelques démos de John, l'occasion était belle pour Yoko Ono de rompre avec le silence. Et puis surtout de permettre à son fils Sean, de faire son entrée dans le monde musical. Un multi-instrumentiste qui fait ici tout l'étalage de son talent. Yoko chante, bien sûr. Vocalise aussi. Suivant des oscillations très caractéristiques. Pensez à son album "Fly". Elle a également composé les lyrics. Et puis nous réserve, sur la notice de la pochette, un commentaire réaliste et déchirant sur les conséquences de la bombe atomique tombée sur Hiroshima en 1945... "Rising" s'avère finalement plus intéressant que nous l'espérions. Si les chansons de la deuxième partie de l'album se noient dans un relatif anonymat semi-acoustique, les sept premières se révèlent d'excellente facture. Abordant tantôt le punk ("Warzone", "I'm dying") ou le reggae funk ("Ask the dragon"), avec la même virulence que Nina Hagen, tantôt le minimaliste lo-fi ("Wouldnit" et "Talking to the universe") et même le garage ("New York woman"). Une excellente surprise!

 

mardi, 31 décembre 1996 02:00

Voyager

En 1973, Mike Oldfield gravait " Tubullar bells ", un elpee dont la musique allait servir de bande sonore au film d'épouvante, " L'exorciste "; et puis surtout dont les seize millions d'exemplaires vendus allaient permettre à Virgin, de devenir le premier label indépendant mondial... Depuis, il faut reconnaître que Mike traverse une crise d'inspiration plutôt grave. En 1991, il a même poussé le ridicule à son paroxysme en enregistrant un deuxième volume de " Tubullar bells ". Ce qui ne l'a pas empêché de cumuler les disques d'or et de platine. " Voyager " n'est ni meilleur, ni pire que ses précédents albums. Mais il a au moins le mérite de revenir à une forme plus classique de son interprétation. Exclusivement instrumental, il fait la part belle aux hymnes celtiques et aux envolées de guitare atmosphériques (ça rime!). Il y aborde de nombreux thèmes traditionnels écossais et irlandais, et notamment une adaptation de la bande sonore du long métrage " Barry Lyndon ", " Women of Ireland ". Pour grand public et inconditionnels exclusivement (!?!).

 

Durant cette édition des Francofolies, des captations musicales d’artistes belges, prometteurs ou déjà confirmés ont été réalisées Bruxelles Ma Belle à l’initiative de la SABAM.

Kiss and Drive, Big Noise, Konono N°1, Le Yéti, Kaer, Hudson, An Pierlé, Roscoe et Antoine Hénaut figurent parmi les artistes filmés en ‘live’.

Pour découvrir ces images, réalisées dans des endroits parfois insolites ou autour de Spa c’est ici .