Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Hooverphonic
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Bernard Dagnies

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lundi, 31 décembre 2001 01:00

Dog

Dans le domaine de la lo fi, les Baptist Generals sont vraiment un cas particulier. D'abord, il y a Chris Flemmon, un type capable d'extraire des sonorités pas possibles d'une guitare sèche qui ne doit pas valoir plus de 20 $. De chanter comme un vieillard de 90 piges prêt à rendre son dernier souffle, pour raconter des histoires, tantôt désespérées, sordides ou mêmes horribles, peuplées d'alcoolos, de clodos, de desperados et de populo qui ne fera pas de vieux os. Un peu comme s'il cherchait à exorciser ses propres démons qui le rongent à l'intérieur. Ensuite, il y a Steve Hill. Un percussionniste qui tape sur tout ce qui lui tombe sous la main : casseroles, marmites, seaux et autres objets insolites. Et le résultat de cette rencontre est le plus souvent étonnant ; même si sous sa forme la plus dépouillée, il marche un peu trop sur les traces de Will Oldham. Mais lorsque l'émotion débridée et la tension malsaine entrent en osmose, les compositions atteignent l'intensité " III " sur l'échelle du Led Zeppelin. Ou en terme de référence pure, revisite l'univers de Roy Harper. A l'instar de " 2/3rds Jim's head ", " Pats the rub ", " Dancing magnetic people " ou encore " Damn the bloom ", les meilleures compositions de l'opus. Dommage, d'ailleurs, que les quatorze fragments de ce " Dog " ne soient pas tous de cette trempe…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The best of / Wouldn´t you miss me ?

De son vrai nom Roger Heith, Syd Barrett est le fondateur du Pink Floyd. C'est même lui qui en avait inventé le patronyme, en s'inspirant de deux bluesmen américains, Pink Anderson et Floyd Council. Un personnage énigmatique responsable de l'intégralité des compositions du premier elpee du Floyd, " The Piper at the gates of dawn ", ainsi que des premiers 45trs, dont les notoires " Arnold Layne " et " See Emily play ". En 1967, Syd commence à perdre la raison. L'abus de substances hallucinogènes, et du LSD en particulier, le précipitent dans la schizophrénie, dont il ne sortira plus qu'épisodiquement. Notamment pour graver deux albums solo : " The madcap laughs " et un opus éponyme ; et puis pour écrire l'une ou l'autre chanson qu'il ne termine même pas. Des artistes aussi célèbres que Jimmy Page, Brian Eno, Twink des Pretty Things et bien sûr les quatre autres membres du Floyd ont essayé de le relancer sur la scène musicale. Certains ont même essayé de le faire de nouveaux enregistrer. Mais sans succès. Depuis 1972, il vit chez sa mère passant ses journées devant la télévision. Pourtant, il est incontestablement un des artistes qui a le plus influencé le rock ; et en particulier sa branche psychédélique. Autant que les Beatles, les Stones ou Bowie. Ce qui n'est pas peu dire. En 22 titres, cette compilation tente de nous le rappeler. Elle ne comporte cependant qu'un seul inédit, " Bob Dylan blues ". C'est sans soute le seul reproche que je puis adresser à ce disque. Car, j'en suis convaincu, des bandes inédites doivent dormir quelque part, peut-être sous plusieurs couches de poussière psychédélique…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Revolve

Une chose est sûre, cette formation a beaucoup écouté la musique des eighties pour concocter un tel album. La new wave, la cold wave, le post punk, le funk blanc et tutti quanti. Hormis le final électro-atmosphérique " Current time ", titre qui aurait pu figurer, s'il n'y avait eu les parties vocales, sur un elpee de Tangerine Dream, les neuf autres fragments de l'opus agitent une multitude de spectres nés au cours de cette époque. Et en particulier ceux de Joy Division, PIL, Gang Of Four, Throbbing Gristle, Orchestral Manœuvres In The Dark, Simple Minds circa " Real to real cacophony " et Depeche Mode " Conctruction time again ". Et lorsque le groove prend une forme hypnotique, à l'instar de "Hold still", c'est même à Hunters & Collectors qu'on se met à penser. Dans ces conditions, il est facile d'imaginer que les mélodies trempent dans un climat mélancolique, un climat entretenu, inévitablement, par des vocaux ténébreux ou frénétiques, des synthés lancinants ou glacés, des accès d'électricité gémissants ou écorchés, un tempo convulsif ou robotique, ainsi que des expérimentations post industrielles…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Wild harissa

Avant de se lancer dans une carrière musicale, Ghalia Benali s'était illustrée comme actrice de cinéma. Elle avait notamment joué dans le film " La saison des hommes ". Un long métrage qui ne vous dit peut-être rien, mais qui a rencontré un certain succès dans le maghreb. Ghalia est d'origine tunisienne et elle avait envie d'associer la culture arabe, et en particulier classique d'origine jordanienne, iranienne et bien sûr tunisienne, à de nouvelles formes musicales, parfois même médiévales, slaves, brésiliennes voire andalouses. C'est la raison pour laquelle elle s'est entourée de musiciens venus de tous les horizons. Des guitaristes flamenco, des percussionnistes orientaux et surtout des violonistes talentueux, capables d'enflammer les mélodies de leurs accès tantôt fougueux, tantôt raffinés, tantôt grinçants, tantôt suaves… Tout un contexte au sein duquel la voix chaude, chaloupée, de Ghalia, vient se glisser dans une tonalité intermédiaire inhabituelle. On a même parfois l'impression d'assister à une rencontre entre le Transglobal Underground de Natacha Atlas et l'orchestre égyptien qui avait accompagné Page & Plant pour enregistrer " No quarter ". Surtout lorsque les violonistes Guido Schiffer et Renaud Ghilbert conjuguent leurs instruments au cœur de leur sphère passionnelle. Et si l'opus concède l'un ou l'autre morceau plus faible, il recèle aussi des morceaux très forts, et même splendides…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Hot shots II

Bienvenue dans l'univers atmosphérique, excentrique, mais tellement mélodique de Beta Band. Un groupe qui n'hésite pas à mêler acoustique, hip hop, vocaux spectraux et diaphanes, instrumentation éclectique, percussions insolites et technologie moderne pour se balader à travers les styles et les sons. Et c'est encore le cas sur leur nouvel opus, " Hot shots II ". Encore que nonobstant les multiples samples, le disque paraît beaucoup plus homogène que ses prédécesseurs. Et le travail accompli par Colin Emmanuel, alias C-Swing, à la coproduction n'y est pas étranger. Un disque qui recèle, bien évidemment, la cover revue et corrigée du " Daydream " de Wallace Collection, un hit qui avait tant cartonné au cours des sixties. Une nouvelle version que vous avez certainement déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter sur l'une ou l'autre station radiophonique. Et figurez-vous que les musiciens de Beta Band ont adapté ce tube, sans en connaître l'histoire. En fait, ils l'on découvert, par hasard, sur une compile. " Hot shots II recèle " d'autres surprises. Tout d'abord " All sharp " qui agrège chants grégoriens, rythmes reggae et ligne de basse groovy. Le tribal et psychédélique " Quiet " également, sorte de rencontre hypothétique entre Primal Scream et Syd Barrett. L'ombre de l'ex Floyd plane encore sur " Human being ". Elle a même pris une forme underground digne d'" Arnold Layne. Et enfin " Gone ", berceuse de pure soie pop qui sied tellement bien au timbre vocal lugubre, lancinant, de Steve Mason. Plus éthérées, les autres compositions sont davantage visionnaires. Un peu comme chez Mercury Rev. A l'instar du final " Eclipse ", tellement propice à la rêverie (!?!?)…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The coast is never clear

Beulah serait-il aux States ce que Pulp et Divine Comedy sont à la Grande-Bretagne? Je ne pousserai pas le bouchon aussi loin, mais il faut reconnaître qu'il existe de grandes affinités entre ces trois formations. Surtout dans le domaine des orchestrations et des arrangements empruntés au music hall. Et puis à cause de leur goût commun pour la pop des sixties. Beulah avouant cependant une préférence pour les Beatles, les Beach Boys et les Kinks. Et pourtant, Beulah ne verse pas dans le revivalisme. Probablement à cause de cette approche toute particulière de la mélodie. Aussi légère, moelleuse et capricieuse que celle de Pavement. La voix de Miles Kurosky campant, nonobstant un timbre plus clair, des inflexions fort proches de Stephen Malkmus. Et puis de ces empreintes pas toujours très nettes, mais très présentes de country & western. Tout un ensemble de caractéristiques qui mises ensemble, débouchent sur douze fragments fort agréable à écouter, aussi ensoleillés que rafraîchissants, un peu à l'image de la pochette. Manque plus que le cocktail, le hamac et… (NDR : qui a dit les jolies filles ?)

 

mardi, 24 janvier 2012 01:00

Hanté par les légendes du blues rock!

Début décembre 2011, The Black Keys publiait “El Camino”, un superbe album que votre serviteur a tout bonnement placé en tête de son Top 20 de l’année. Un opus bourré de références ‘glam’ puisées chez T. Rex. La nouvelle tournée passait par le Zénith de Lille, ce mardi 24 janvier, au sein d’un hémicycle qui affichait presque sold out. Alors le spectre de Bolan allait-il planer tout au long de leur concert ?

Il revenait à Portugal. The Man d’assurer le supporting act. Etablis à Portland, quatre d’entre eux sont originaires de l’Alaska. Ils sont cinq sur les planches, dont un musicien de tournée, préposé à la seconde gratte. Tiens curieux, la formation reconnaît pour influences majeures T.Rex et David Bowie circa « Ziggy Stardust ». Le glam, quoi ! Pourtant, l’expression sonore dispensée par le groupe, ce soir, en ‘live’, s’inscrit davantage dans la lignée de Two Door Cinema Club et The Temper Trap, même si le falsetto de John Baldwin Gourley, lead vocalist, me fait plutôt penser à Jimy Somerville…

Pendant le checksound, la sono diffuse des chansons de Smokey Robinson et de Spinners. Du r&b old school ! Un énorme kit de batterie est installé au milieu du podium. L’extérieur des toms a été repeint aux couleurs de l’arc-en-ciel. A l’arrière, trois ou quatre grappes de luminaires concaves ressemblent à de petits arbres futuristes. Ils dispenseront circonstanciellement une intense lumière blanche. Et en toile de fond, on aperçoit des écrans rectangulaires. Ils projetteront des images de circulation routière, filmées aux States, lors de l’interprétation de morceaux issus du denier elpee. Le groupe monte sur les planches. Patrick Carney se plante derrière ses drums et Dan Auerbach, le chanteur/guitariste s’installe à droite de la scène. Deux musiciens de tournée les accompagnent : un bassiste et un claviériste/guitariste. Ils se postent en retrait, mais sur une petite estrade surélevée.

Le set s’ouvre par deux titres issus de « Brother », « Howlin’ for you » et « Next girl » Le groove a déjà de quoi enivrer. « Gold on the ceiling » embraie ; un extrait d’« El Camino » qui soulève déjà l’enthousiasme de la foule. Après « Run right back », dont la tension sous-jacente est très palpable, Patrick et Dan entament leur prestation en duo. Les compos y sont manifestement plus blues. Les cordes de guitares distordues. Que ce soit « Thickfreakness », « Girls on my mind », le lancinant « I’ll be your man » ou encore « Your touch », des plages issues de leurs quatre premiers elpees. Et la frappe de Patrick est meurtrière. Quand il pilonne ses fûts, il serre littéralement les dents. On se demande d’ailleurs comment son matos ne finit pas par se disloquer.

Retour des deux musicos complémentaires pour le reste du set, qui redémarre par des compos issues du dernier long playing, dont un « Sister » au cours duquel Dan chante d’un falsetto, ma foi plaintif. Dan change régulièrement de gratte, sans doute pour les faire réaccorder, et étonnant, les roadies sont vêtus de costards bcbg. Sur « Chop and change », morceau de garage ténébreux, il joue de la six cordes tout en secouant un maraca. Mais c’est surtout le claviériste qui vient hydrater l’expression sonore de ses interventions à l’orgue Hammond. « 10 cent pistol » est un moment important du show. Un morceau caractérisé par de nombreuses ruptures blues, mais surtout marqué par un long break que le combo se réserve au beau milieu de la compo. De quoi pousser l’intensité à son paroxysme et enflammer littéralement l’auditoire, pourtant déjà bien chaud, puisque le ‘crowdsurfing’ a déjà débuté depuis belle lurette… Petite pause de tendresse, puisque sur le single « Tighten up », Dan se met à siffloter. Mais le tracklisting s’achève alors par « I got mine », piste qui ouvre « El camino », le seul track vraiment glam du concert. Le public est en ébullition, il danse, gesticule, lève les bras, crie, hurle, applaudit et réclame son rappel.

Le funkysant « Everlasting light », au cours duquel une énorme boule à facettes inonde la salle de millions de particules scintillantes, ainsi que les plus blues/rock « She’s long gone » et “I got mine”, morceau dont le riff de guitare est curieusement réminiscent du « Heartbreaker » de Led Zeppelin, alimentent cet ‘encore’ de belle manière. N’empêche, le public a quand même eu la chance de savourer 22 titres en 75 minutes de spectacle. En prenant congé de la foule, le patronyme The Black Keys apparaît en lettres phosphorescentes en haut et derrière la scène.

De glam, hormis pour un titre, on n’en a guère détecté. Finalement, si des fantômes planaient ce soir au Zénith, c’était peut être ceux de légendes du blues/rock comme The Cream, Taste (NDR : au sein duquel militait feu Rory Gallagher) et le Led Zeppelin. D’autant plus que la voix de Dan est capable d’osciller entre le falsetto et le graveleux, des principes bien établis chez les chanteurs de blues. Tiens, lorsque les lumières se sont rallumées, comme par hasard, la sono s’est mise à diffuser une ancienne compo du Led Zep. Comme quoi !

(Organisation A Gauche De La Lune)

mercredi, 25 janvier 2012 19:22

Garbage pas encore à la poubelle!

En juillet 2007, Garbage publiait une compile intitulée « Absolute Garbage ». Cependant, leur dernier album studio remonte déjà à sept longues années.  Un disque pas vraiment brillant, il faut le rappeler. Le groupe a fondé son propre label, Stunvolume et son cinquième opus est prévu pour le printemps 2012. En outre, on les annonce déjà au festival de Werchter.

http://www.garbage.com/

 

mercredi, 25 janvier 2012 19:22

The Cranberries voit la vie en rose…

Après une décennie de quasi-silence (NDR : la formation irlandaise s’était séparée en 2003 !), les Cranberries publieront leur nouvel album ce 28 février 2012. Intitulé « Roses », l’opus a bénéficié du concours de leur ami de longue date et collaborateur Stephen Street (The Smiths, Blur), à la mise en forme.

Track Listing:

Conduct
Tomorrow
Fire & Soul
Raining In My Heart
Losing My Mind
Schizophrenic Playboys
Waiting In Walthamstow
Show Me The Way
Astral Projections
So Good
Roses

http://www.cranberries.com

 

samedi, 21 janvier 2012 01:00

Presqu’une claque magistrale…

Fin 2011, The Walkabouts publiait un excellent album intitulé « The dustland ». Pour la circonstance, Chris Eckman et Carla Torgerson avaient d’ailleurs accordé une longue interview à Musiczine. Dans la foulée, la formation américaine est donc repartie en tournée. Un périple qui transitait par le Handelsbeurs de Gand, ce samedi 21 janvier. Il ne fallait donc surtout pas manquer cet événement…

Il revenait à Terry Lee Hale d’assurer le supporting act. Un pote à Chris Eckman. Pas étonnant, puisqu’il est également originaire de Seattle. Il se produit seul en s’accompagnant à la guitare à douze cordes. Une acoustique électrifiée. Il est plutôt habile sur son manche, possède un baryton, dont le timbre peut rappeler tantôt Neil Diamond ou Johnny Cash, et se sert parfois d’un harmonica posé sur un rack. Il ne manque pas d’humour et dispense quelques bons mots entre ses compos. Mais quoique bien interprété, son répertoire manque quand même de relief…

Place ensuite aux Walkabouts. Ce soir, le line up est  limité au sextuor. Soit le bassiste Michael Wells (un sosie de Charles Michel), Glenn Slater aux claviers et synthés, Terri Moeller aux drums (NDR : au fond de la scène, peu visible, mais diablement efficace) et l’ex-Willard Grant Conspiracy Paul Austin, à la guitare. Sans oublier, bien sûr, les pièces centrales, Chris et Carla, très complices tout au long du show, aux vocaux et aux grattes (NDR : Carla, surtout en seconde partie de show). Première constatation, par rapport à l’album, la voix de Carla est beaucoup plus présente. On a même parfois l’impression qu’elle dirige les débats. Elle possède une très belle voix, sorte d’hybride entre Sharleen Spiteri (Texas) et Grace Slick (Jefferson Airplane), mais sans jamais en faire trop. Elle est vêtue d’une robe noire moulante, traversée d’une bande blanche verticale. Sa chevelure noire est pigmentée de quelques mèches blondes. Le son est excellent. Les musicos irréprochables. Même quand le bassiste pète une corde sur « Thin on the air », obligeant le combo à reprendre le même morceau, dès le début. La setlist privilégie les compos issues de « Travels in the dustland », mais l’adaptation ‘live’ est bien plus percutante. A cause de cette section rythmique terriblement pulsante. En outre, le reste du répertoire s’intègre parfaitement à l’ensemble. Au fil du concert, la prestation s’électrifie davantage. Et le concours de Paul Austin aux six cordes n’y est pas pour rien. Il est peu démonstratif voire même un peu distant, mais ses interventions sont très judicieuses et particulièrement élégantes. Les climats sonores sont riches et évoquent tour à tour les grands espaces australiens (Triffids, Nick Cave & The Bad Seeds) ou issus de la West Coast (le Paisley Underground de Steve Wynn, le country rock éthéré de David Crosby et ses acolytes, si bien mis en valeur sur l’indispensable « If I Could Only Remember My Name »). Respectueux et attentif, le public est ravi et le manifeste bruyamment. Humble et chaleureux, le groupe lui accorde alors deux rappels, dont le premier permet à Carla de présenter les musiciens, et un second au cours duquel elle décrète ajouter un morceau au répertoire.

Franchement, il y a un bon bout de temps que je n’avais plus assisté à un concert d’une telle qualité et d’une telle intensité. Mais je ne lui attribuerai qu’un 9/10. Motif, le synthé qui supplée les parties orchestrales de l’album. Car si le groupe avait eu la bonne idée d’engager un quatuor à cordes, on prenait une claque magistrale…

(Organisation : Handelsbeurs)

Setlist:

1. Every river will burn
2. The dustlands
3. Rebecca wild
4. They are not like us
5. Follow me an angel
6. Thin of the air
7. Lazarus heart
8. Long drive in a slow machine
9. The light will stay on
10. Soul thief
11. Acetylene
12. My diviner
13. Prayer for you
14. Jack Candy
15. The stopping-off place

Rappel 1 :

1. Horizon fade
2. Grand theft auto

Rappel 2:

1. Wild sky revelry
2. Death At Low Water

(Voir aussi notre section photos : ici )