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lundi, 31 décembre 2001 01:00

Whiskey, money and women

Dave Riley est né en 1949. A Hattiesburg, dans le Mississippi. Pour un musicien issu du Delta, il est encore assez jeune. Son premier album s'intitulait "Living in borrowed time". Dave avait produit quatre plages sur la collection "Blues across America - The Helena Scene", sur Cannonball.

Son deuxième opus a été mis en boîte aux studios "The Lip" à Oxford, dans le Mississippi. Autrement dit, la base de Fat Possum ! Il s'ouvre par "Call my job". La guitare est timide, pas très rassurée, mais sensiblement attrayante. Blues lent, "There she comes" est immergé dans le Mississippi. Les cordes montent déjà au créneau. Sam Carr assure le rythme soutenu de la plage titulaire. Weston souffle avec prudence dans l'harmonica. "Tribute" est un superbe hommage aux bluesmen chéris par Dave : Howlin' Wolf, Elmore James, Muddy Waters, Stevie Ray Vaughan, Jimi Hendrix, Paul Butterfield et quelques autres encore. Riley chante avec une humilité et un feeling jamais pris en défaut. Pour "Down south" et "Casino blues", le rythme est inspiré par le blues de Chicago ; mais la rythmique reste propre au sud. "I want to thank you baby" s'écoule avec paresse et profondeur. Il rend hommage à Howlin' Wolf à travers sa reprise tonique du "Smokestack lightning" ; et à Albert King en adaptant son "Angel of mercy". Un disque de bonne facture qui se termine très curieusement, par une nouvelle version, mais toujours autant chargée d'émotion, du célèbre "Imagine" de John Lennon.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Wishbone

Red est né voici un peu plus de 40 ans, en Australie. A Cairns très exactement, dans le Nord du Queensland. Au cours de sa jeunesse, il a travaillé dans une distillerie. C'est à cette époque qu'il découvre la musique country de Johnny Cash et rock'n'roll de Dave Edmunds. Lorsque dans les années 90, il se décide de se lancer sur la route, il a déjà assimilé rock'n'roll, country, hillbilly, R&B et blues.

Il accomplit sa 1ère expérience studio pour Don Walker. Un chanteur pianiste, lui aussi australien, qui faisait partie du mythique groupe local, Cold Chisel. "Hillbilly hearts" constitue son premier essai en solitaire. Il sera suivi par "Quarter mile down", en 97. La même année, Charlie Musselwhite enregistre deux de ses compositions, "Natural born lover" et "Drifting bay". Elles figurent sur l'elpee "Rough News", paru sur Pointblank.

Avant d'enregistrer ce "Wishbone", Red Rivers avait encore commis "Low down twang", en 99. Le nouvel opus débute par un titre de country, proche du rockabilly, "How long am I supposed to wait for you". Il s'enfonce un peu plus profondément dans ce style musical, à travers "You've got no art". Une composition qu'il interprète en compagnie de la chanteuse Anne Kirckpatrick, et de Michel Rose à la la pedal steel. "I still dream of you" est une lente ballade, douce à briser les cœurs, dont la tristesse est accentuée par un accordéon. On se croirait presque au cœur de la Music City de Nashville. Caractérisée par une fort jolie mélodie sur fond d'orgue, "New fool" en est une autre. Le rythme accélère pour nous permettre de monter dans le train du "Big wheels" de la Indian Pacific. La palette s'étoffe sous la forme du western swing, "Crazy cat mama". Un fragment au cours duquel la pedal steel de Garrett Costigan partage les soli avec les cordes de Red. Les petites perles font leur apparition au beau milieu de l'album. Et en particulier le très bluesy "Digging my own grave", au cours duquel la guitare flirte avec le dobro de Rose. Plage puissante, "Baby blue Buick" nous invite à prendre place au volant de cette vieille américaine, pour prendre la route. Red se réserve un solo explosif, avant de céder le relais à la pedal steel. Rivers a le pied au plancher. Il passe au rock'n'roll sur "The girl likes to rock it", avec le soutien du piano de Bridie King. Le son des cordes est un plaisir des oreilles. La production de l'album est très réussie. Et elle atteint même la perfection sur le légèrement reverb "Western girl" et la ballade "Wishbone". Je ne me lasse pas d'écouter ce " Wishbone ". Pas étonnant que ses compositions me trottent, sans arrêt, dans la tête…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Young & evil

Flanqué des Grand Dukes, Li'l Ronnie Owens est un chanteur/harmoniciste. Il drive ses Grand Dukes. Issue de Richmond, en Virginie, la formation avait déjà commis un album en 99, "Too fast for conditions". Un ensemble qui s'inspire du Chicago blues et du West Coast jump, mélange au sein duquel il injecte un soupçon de Texas shuffle.

En ouverture, "Leavin' here tonight" est une véritable claque. Chaque instrument est parfaitement en place. En particulier l'harmo et le piano sautillant. Et la section rythmique porte le tout. Le swing est omniprésent tout au long de "Mellow chick", un R&B du début des années 50, façon Wynonie Harris ; au cours duquel chaque soliste passe successivement à l'avant-plan : Steve Utt au piano, Terry Hummer au sax tenor et Dutton ainsi que le redoutable Anson Funderburgh aux guitares. La sonorité texane, à la tonalité pénétrante, de la six cordes de ce dernier est d'ailleurs inimitable. L'amusant "Buck naked" persiste dans le style R&B. Blues lent, la plage titulaire est largement inspirée par T-Bone Walker. Utt est passé à l'orgue Hammond et Dutton a parfaitement assimilé le style T-Bone. Composition de George Smith, "Rockin" subit ici un traitement particulièrement brillant. Une rencontre opérée entre le Chicago et le jump, illuminée par la guitare de Funderburgh. De la dynamite ! L'harmo de Ronnie est en flammes pour aborder l'instrumental "Think big", un fragment dont le jeu est inspiré par le maître, Little Walter. Slow blues, "Early one Monday morning" est beau à pleurer. Une autre adaptation de George Smith, mais tellement proche de l'écriture de Muddy Waters. Un titre qui se signale par une nouvelle brillante intervention d'Anson. Et pourtant Mike Dutton est lui-même un redoutable gratteur. Il en impose dans la tonalité sur le saignant "Let me down easy", puissamment shouté par Ronnie. Proche de Fats et de Kid Ramos l'adaptation d' "I've been your good thing" de Slim Harpo prend la direction des swamps de la Louisiane. Un périple émaillé par une dernière apparition du gratteur de Dallas. Bouleversant ! Bill Dogett, Thelonious Monk et Jimmy Smith courtisent le cool jazz sur "Doggin' round", un espace sonore qui permet la rencontre de l'orgue Hammond, du sax et de la guitare d'un autre invité, Rick Olivarez. En finale, "Chicken shack boogie" d'Amos Milburn est à la hauteur de l'événement. Un album tout à fait excellent!

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Watch you when you go

Le célèbre blues jump big band de Providence, dans le Rhode Island, a été formé en 1967 par le guitariste Duke Robillard. Quel chemin parcouru en 34 ans! ROB a hébergé de grands musiciens tels que Duke, Ronnie Earl, Curtis Salgado, Preston Hubbard et Fran Christina (ex-Fabulous Thunderbirds).

Depuis les départs de Ronnie Earl et de Greg Piccolo, c'est le guitariste Chris Vachon qui semble avoir pris le leadership. Ce qui explique sans doute pourquoi il a produit et mixé cet album. Le big band s'est amaigri au fil des ans. Il ne reste en effet plus que 3 cuivres : le sax de Rich Lataille (NDR : il est le plus ancien du groupe, puisque ses débuts remontent à 1970), la trompette de Bob Enos et le trombone de Ray Gennari. Depuis l'an dernier, Thom Enright, un ancien bassiste des Pleasure Kings de Duke Robillard, tient la basse, Chris Lemp la batterie et Hank Walther les claviers. Arrivé en 1998, le chanteur Mac Odom est le seul membre du groupe à la peau colorée. Sa voix chaleureuse, naturellement puissante est bien adaptée au style musical ; et l'environnement cuivré lui sied à merveille.

Odom a écrit la 1ère plage, "Roll me over". Une composition entraînante qui permet à Vachon et Lataille de mettre le nez à la fenêtre. Plage rythmée, très soul, "The salt of my tears" est soulignée de chœurs qui reprennent le refrain avec entrain. La voix de Mac est vraiment très riche. Sur "You give me nothin' but the blues", elle me rappelle celle de David Clayton Thomas, de Blood Sweat & Tears. Vachon lui, se montre le digne successeur de Duke et Earl. Secondé par le piano de Walther qui roule, "Love to watch you when you go" est inspiré par la Nouvelle Orleans. "Backlash" est un instrumental très réussi. Chris Vachon se met dans la peau de Freddie King avant que l'orgue Hammond ne vire dans le monde de Booker T & the MGs. Si la meilleure plage se fait attendre, "Wait and see" arrive à point nommé. Un boogie écrit par Fats Domino, dont la la version ROB dégage un maximum d'énergie. Un bon album, mais pas le meilleur du big band !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

New King in town

Shawn est originaire de l'Oklahoma. Il a appris le piano et la batterie avant de se tourner vers la guitare, à l'écoute des albums de Jimmy Reed. En 92, il se fixe au Texas, à Dallas très exactement, où il participe à de multiples jams au sein de différents clubs de blues. Il comptait déjà deux albums à son actif, "Burnin' up" en 98, et "Something's gotta give" en 99, tous deux parus sur Cannonball. Shawn est aujourd'hui âgé de 26 ans et il veut marquer le coup, en sortant ce 3ème album sur son propre label, sous la houlette de Jim Gaines. Il a également fait appel à la section rythmique de Double Trouble ; en l'occurrence Tommy Shannon, Chris Layton et le claviériste Riley Osborne. Parmi les autres invités on retrouve Preston Hubbard, John et Joe Moeller.

Comme nous sommes au Texas, tout débute par un bon shuffle. Il s'intitule "New king in town". Et il ne faut guère attendre bien longtemps avant que ne fuse les premières notes dispensées en solo, par l'ami Pittman. Pas étonnant, dès lors, que ses interventions soient stimulées par le concours de Double Trouble, comme au bon vieux temps de Stevie Ray. Traversées par des cordes qui sonnent bien métalliques, la reprise du "Runnin' shoes" de Juke Boy Bonner est imprimée sur un rythme boogie. Pour rester sur l'impression de SR Vaughan, il reprend le célèbre slow blues "I smell trouble", à la manière du maître. "Distress signal" est un shuffle rapide au cours duquel les texans Pittman et Moeller échangent un duel de guitares. Ils s'entendent comme larrons en foire pour conjuguer leurs riffs très rock'n'roll. "It's your turn" est un southern rock bien solide. Shawn semble très à l'aise tout au long de cet exercice. Les notes de sa guitare sont lacérées au couteau! La machine est lancée. Le rockin' blues texan s'alourdit sur "One of these days", au cours duquel l'orgue de Riley Osborne vient en renfort. La cover du "It takes a lot to laugh, it takes a train to cry" de Bob Dylan est du très beau travail. Entamée au piano, elle est bien vite enrichie par les cordes en transe. "One thing on my mind" est un rockin' blues lent, dramatique. Trafiquée par le jeu de pédales de Shawn, la guitare peut décoller. "Hell or high water" est interprété en trio par Shawn, Chris et Tommy. Et cet exercice de style ressemble furieusement au "How many more years" de Howlin' Wolf. Musicien de scène par excellence, Shawn Pittman se produit chez nous au cours de ce mois de novembre. Ne le manquez surtout pas!

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Palvoline n°7

Les Paladins nous viennent de San Diego, en Californie. Un trio très populaire qui applique de délicates touches de blues et de jazz sur son mélange de rock'n'roll et de country. Un cocktail qu'il réalise avec un rare bonheur. En 1987, il a bénéficié du support de Kim Wilson pour enregistrer son 1er opus éponyme. Depuis, 5 autres albums se sont succédés : "Years since yesterday", "Let's Buzz", "Ticket home", le live "Million Mile Club" et "Slippin' in".

L'inamovible leader demeure Dave Gonzales. Il est entouré de Thomas Yearsley, à la basse, et de Brian Fahey, à la batterie. L'opus démarre par le swinguant "Goin' to the city", soutenu par le piano de Micah Hulsher. Le rockabilly s'installe sur "Then I found you". Un exercice sur lequel Dave Gonzales et ses boys excellent. L'album monte en puissance dès "Hot-rod-rockin". A cause de cette guitare rythmique qui tue. "She tears me up" et surtout "How long you gonna tease me" sont stimulés par le piano boogie et speedé de Hulsher. La rythmique reprend le dessus sur "You make it they take it". Les chœurs féminins des "Pal-'ettes" vous entraînent vers les danses du passé : locomotion, twist et madison!! "Gone" opère un changement de registre. Chris Lawrence est à la steel guitar, et les Paladins se font cowboys. Un bel exercice de style ! Instrumental, "Powershake" paie un tribut à la surf music. Les Paladins sont aussi capables d'aborder le country honky-tonk avec beaucoup de talent. Et ils le démontrent sur "Alcohol of fame" et "Long way totown". Enrichie par la présence d'une pedal steel, "Just a matter of time est une douce ballade. Une finale venue tout droit de Nashville. Pour les aficionados des Paladins, je signale que l'album "Ticket home" est à nouveau disponible. Epuisé sous sa forme originale, il est ressorti sous le titre "Rejiveinated", et compte quatre inédits en prime.

 

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Hiding in plain sight

Ce brillant guitariste est basé à San Francisco. Outre ses participations auprès de Johnny Nocturne Band et Home Cookin', il a déjà commis un album solo en 1995. "Big Guitars". Sur le même label Blue Dot, dont la responsable n'est autre que la compagne d'Anthony, Christine Vitale. Nous avions assisté, voici quelques années, à son set accordé dans le cadre d'une Nuit du Blues à Charleroi. Il s'y était produit en compagnie du combo italien, Juke Ingala Band. Un événement qu'il a exploité à merveille, puisqu'il est parvenu à débaucher deux musiciens d'Ingala, pour assurer la section rythmique de ce nouvel album. En l'occurrence Gio Rossi à la batterie et Alberto Marsico qui assure les parties de basse, de son orgue Hammond B3.

"Goin' home" est très swing. Rapide, nerveuse, cette première plage est illustrée par de brillantes interventions de Rob Sudduth au saxophone et d'Anthony à la guitare. Dans un registre jazzyfiant ! Rob est connu comme un vieux sou au sein des milieux jazz branchés de la baie de San Francisco. Il vient de sortir l'album "Just one of those things….Music inspired by Frank Sinatra" (A-Records). Il a sévi sur les albums du Johnny Noctune Band, de Rhythmtown Jive et de Rusty Zinn. Les deux mêmes musiciens s'accordent parfaitement pour commettre la mélodie instrumentale, très début des 60s, "Town without pity". Mr Paule est un excellent guitariste. Il ne joue guère dans la facilité. Chaque note est comptée. Au cours de "Can't get the time of day", un swing blues au rythme modéré, il délivre un bijou de solo devant l'orgue Hammond. L'ami Jim Pugh est présent au piano. Il est également responsable de la production de l'album. Dédié à un autre ami, Sy Klopps, qui a prêté son studio pour ces sessions, "Sy Spy" est un instrumental qui s'inspire de la surf music. La plage titulaire est un blues lent, écrit par Chrstine Vitale. Le chant est remarquablement assuré par la vocaliste de couleur noire, Ms Dee. "I'm not crazy yet" est très swing jazz. Anthony, Rob et Alberto y rivalisent de talent. "You sure drive hard bargain" est une composition d'Albert King. Un hommage incontestable à l'un de ses guitaristes favoris. Un titre qui me rappelle l'Electric Flag et le Butterfield Blues Band de la fin des 60s. "Cutest kitten" est une composition amusante imprimée sur un rythme exotique. D'une très grande richesse, les percussions de Mr Rossi occupent l'avant-plan, pendant qu'Anthony dispense un solo très inspiré. Alberto Marsico fait sonner son orgue comme Jack McDuff sur "Denise and the nephew". Son moment de gloire ! Un tout bon album!

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

House of cards

Peloquin est un souffleur qui aime produire et écrire des arrangements pour cuivres. Depuis plus de 20 ans, il joue en compagnie de gens qui ne peuvent laisser indifférent : Albert King, Johnnie Johnson, Tommy Castro et son groupe de San Francisco, Rhythmtown Jive. Il possède beaucoup d'amis au bord du Pacifique. Ils lui ont donc rendu visite dans les studios de Sy Klopps à Frisco.

"24 hours in day" est un démarrage de 1ère classe. Un R&B aux changements de rythme dévastateurs sur lequel un certain Tommy Castro, secondé à la rythmique par Steve Freund en personne, est invité aux cordes. Michael se partage entre son harmonica et son sax baryton. "Lose that loser", se poursuit en rythme. L'orgue d'Herman Eberitzsch entraîne les autres musiciens dans la banlieue de New Orleans. Et notamment Dany Caron, longtemps le guitariste des Rocket 88s de Mitch Woods, et Steve Lucky célèbre pour ses accès de piano sautillants. Quant à la voix de Michael, elle s'inscrit parfaitement dans la lignée de ce R&B solidement cuivré. Pour "23 kinds of fine", blues proche de Chicago, Eberitzsch est passé au piano et Steve Freund est à la guitare. Funk vibrant, "So close" réunit Willie Riser à la basse et Vince Littleton aux drums, formant une section rythmique parfaitement soudée. Funky jazz, "Maceosity" rend un hommage instrumental à Maceo Parker. Michael joue de l'harmonica à l'unisson du sax ténor de Jack Holmes et du trombone de Danny Armstrong. Cap sur la Nouvelle Orléans encore, lorsque Mitch Woods s'installe derrière les claviers pour affronter "What's yours is yours". L'opus ne recèle que deux reprises dont je retiendrai surtout le traitement très roots, unplugged, accordé au "Maybe someday baby" de Delbert McClinton. Peloquin chante en occupant bien l'espace. Il délivre son meilleur exercice à l'harmonica, entre deux guitares. Celle de Steve Freund, qui tisse de bien belles phrases, et la rythmique d'Anthony Paule. L'album se retire sur deux instrumentaux, dont le plus intéressant est incontestablement le dernier, "Noh-Did-Duh-Lee". En imprimant un rythme à la Bo Didley aux percussions, Vince Littleton permet au piano d'Eberutzsch et à l'harmonica de Michael de dialoguer. Un bon album.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Fire it up

Fils d'un Afro-américain et d'une Indienne, Bill est originaire de Chester, une localité sise le long de la rivière Hudson, près de New York. Au cours de sa jeunesse, il vénérait pour dieux de la guitare, Jimi Hendrix, Duane Allman et Johnny Winter. Ils seront ensuite remplacés par Albert Collins, BB King et Freddie King. De 88 à 92, il a sévi au sein du backing band de Richie Havens.

En 94, il commet son 1er album sur Rave-On, "Love scars". Un elpee qui est ressorti l'année suivante sur Pointblank, bénéficiant ainsi de toute la machine de distribution Virgin. Si "Greycourt lightning" paraît encore sur Pointblank en 1998, son live, "High Octane", est publié sur Car Wash, le label du célèbre club new-yorkais Manny's Car Wash, en 99. "Fire it up" est millésimé 2001!

Ouverture boogie, " Itchin' for it' " laisse augurer de fort bonnes choses. La voix est autoritaire, la section rythmique de plomb. La slide très métallique tente de s'imposer sur l'assise basse/percussions. "Clean thing" est une solide composition, proche du swamp rock, assez laidback. La guitare se libère à la manière d'un Hendrix. "Fire it up" est articulé sur un riff stonien. La rythmique domine. Soutenues par le piano de David Bennett Cohen, les guitares de Bill et Jimmy Vivino martèlent le tempo. "Pressure" est une ballade bluesy très électrique. Bill a un peu tendance à en remettre avec ses cordes, mais ses interventions passent plutôt bien, grâce à la solidité de la section rythmique constituée de Johnny B. Gayden et de Rob Curtis. "I can't see the light of day" est une remarquable ballade où la mandoline acoustique de Vivino se mêle à l'électricité. Et la mélodie me rappelle étrangement le "Purple Rain d'un certain Prince. "Born in New York" est un funky blues et "Thinkin' of you", un slow blues classique largement amplifié. "G & L Jump" est un instrumental bien rapide, inspiré par Mr Telecaster, Albert Collins. Rockin' blues furieux, "Heaven in a pontiac" nous entraîne, par la route, jusqu'au paradis. Le pied ! Lors de la finale, l'amplification a été coupée. Seul avec sa guitare, qu'il gratte toujours aussi furieusement, Bill se réserve alors "Cheatin' blues". Un bon album!

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Beyond the source

Un nouvel album de Rod Piazza est un évènement toujours très attendu et que l'on goûte avec plaisir. Et chaque fois, on prend une claque. Car Piazza et ses musiciens constituent, sans aucun doute, un des meilleur blues bands de la planète! La déception n'est pas encore au rendez-vous.

Le line up des Flyers est identique : la fidèle Honey au piano, Rick Holmstrom à la guitare, Bill Stuve à la basse et Steve Mugalian à la batterie. Service gagnant à l'ouverture pour "Who knows what's goin' on?". Rod crache ses vocaux dans le micro astatique et les petites phrases à l'harmo sont toutes des flèches qui font mouche. Produit par Jim Dickinson, "Love to spare" est une de ces balades accrocheuses dont Rod a le secret. La reprise de "Shim Sham Shimmy", signée Bill Emerson, est de la pure dynamite. Le rythme est au maximum. Les solistes se bousculent. L'harmo, la guitare jump et surtout le piano ne restent plus en place. Echange rap entre Rod et Honey, "If it is" est récréatif. "Shakin' hands with the blues" est le shuffle très attendu. Il entraîne Rod et Rick vers les sommets. Cette aisance et ce brio se retrouvent sur le jump boogie, "This time, this time". Introduction à l'instrument chromatique avant de hausser le rythme sur "High flyin' baby". Une longue plage ponctuée par de brillantes sorties swing des trois solistes. En fin d'album, nous retrouvons plusieurs instrumentaux, histoire de mettre un peu plus en avant encore les prouesses instrumentales des Flyers. "Easy baby" s'écoule dans la bonne humeur autour de Honey. Plage jazz, "Reece's boogie" est un témoignage de versatilité et du swing naturel de Rick Holmstrom. Evoluant sur un thème très lent, "Ghosting" part à la recherche des fantômes du passé ; et en particulier celui de l'ancien partenaire et maître de Rod, George "Harmonica" Smith. La finale est réservée à Miss Piazza Alexander. Un exercice sur les ivoires pour un boogie woogie de bravoure…