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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Chat Pile & Hayden Pedigo

Une collaboration entre Chat Pile et Hayden Pedigo

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Chat Pile et Hayden Pedigo sortiront l’album collaboratif, « Earth Again », ce 31 octobre 2025. En attendant, ils ont partagé le single « Demon Time ».

Ce morceau marque un changement de style pour Chat Pile, adoptant une ambiance plus calme et atmosphérique grâce à la guitare de Pedigo. L’opus qui explore des thèmes sombres et la ruine du monde moderne. Porté par la voix envoûtante de Raygun Busch, la percussion de Cap’n Ron et la basse de Stin, ce morceau délivre un avertissement sombre sur les conséquences inévitables et l’obscurité, reflétant les thèmes de la ruine qui définissent l’exploration de la terre désolée moderne par l’elpee.

Le clip de « Earth again » est disponible

 

Indigo Dream

Indigo dream (Ep)

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Fondée en 2024, Indigo Dream est une formation cosmopolite puisqu’elle réunit un Anglais, un Hongkongais et deux Finlandais. C’est d’ailleurs en Finlande, à Helsinki très exactement, qu’elle s’est établie.

Eponyme, son premier Ep se nourrit de shoegaze classique et contemporain, mais également de dreampop pour nous proposer une solution sonore alternative, nostalgique et rafraîchissante dominée par des sonorités de guitares rêveuses et chatoyantes entrelacées de fuzz et de distorsion.

Extrait de cet Ep, « Waterfall » est en écoute ici

Podcast # 48 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

The Prodigy

Disparition de Keith Flint, le chanteur de Prodigy

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Keith Flint, chanteur emblématique de Prodigy, a été retrouvé mort ce lundi 3 mars, à son domicile, dans l’Essex. Il se serait suicidé, d’après Liam Howlett, cofondateur de la formation. Il était âgé de 49 ans. ‘Le décès n’est pas considéré comme suspect’, a d’ailleurs précisé un porte-parole de la police.

Le band venait d’entamer une tournée internationale, suite à la sortie de son septième elpee, « No tourists », paru en novembre dernier. Fondé en 1990, il avait décroché deux énormes tubes, grâce à « Firestarter » et « Breathe », mais avait surtout défrayé la chronique, en gravant le controversé « Smack my bitch up », un autre hit extrait de l’album « The Fat Of The Land », paru en 1997. En outre, il a vendu plus de 20 millions d’albums, à traves le monde. En mixant, punk et dance, il est considéré comme un des combos les plus influents de la scène rave underground.

Le look excentrique (cheveux fluos en chauve-souris, piercings et tatouages), refusant de faire le moindre compromis, Keith Flint était, bien sûr, la figure de proue de Prodigy. Musiczine avait encore assisté au concert du groupe, en décembre dernier (voir compte-rendu ici)

 

 

The Prodigy

Deux vents de folie…

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La météo est à la tempête ce vendredi. Les averses se multiplient avant de débarquer à Forest. Tout comme ce qui nous attend à l’intérieur ce soir, par ailleurs…

Prodigy était déjà parvenu à faire trembler les murs de Forest National en 2009. L'un de ses meilleurs concerts, selon les fans. Et aussi celui qui avait le plus fait vibrer le sol bruxellois (NDR : sans doute à égalité avec celui de Faithless en 2001). Ce soir, la foule est moins dense. Le prix des tickets chute sur Ticketswap au fil des heures. Les deuxièmes étages sont d’ailleurs condamnés, conférant la formule club à la salle. Sans doute la conséquence de l'omniprésence de Prodigy lors des festivals d'été ? Ou d'un agenda de concerts chargé à cette même période ? (NDR : Editors remplit une deuxième fois le Cirque et Magnus cumule plusieurs soirées de suite à l'AB).

Les premières parties manquent parfois d'intérêt. Mais pas ce soir. Slaves avait déjà fait forte impression à Dour en 2016. Et va encore confirmer, malgré un tout petit espace sur la toute grande scène (NDR : une batterie minimaliste, une guitare, son logo sur tubes néons et quelques amplis). Un matos de David face à celui de Goliath, en tête d’affiche. Le DJ bruxellois a la bonne idée de diffuser les Stooges en intro (NDR : et un peu plus tard les Buzzcocks en hommage à Pete Shelley, décédé la veille). Car le ‘Punk’s not dead’ va résonner dans l’arène. Bodybuildés et tatoués, le duo déboule sans coup férir sur l’estrade. Et balance une détonation de compos de deux minutes, qui renverrait les jets de pavés de gilets jaunes au rang de bac à sable. On pense à l'énergie et la virilité dispensées par Idles. Sans doute aussi à cause de son incursion dans le public après trois morceaux seulement. Le batteur/chanteur parvient à inciter la foule à reprendre le refrain ‘Fuck the high-hat’, alors que les premiers pogos éclatent. Pas de temps mort. Si ce n’est une séance de ‘hugs’ sollicitée par le leader (et exécutée dans la foule). Comme le titre de son elpee, « Take the control », le signale, Slaves a pris en esclave l’audience bruxelloise pendant 45 minutes. 

Les aficionados de Prodigy se massent de plus en plus dans le parterre, s’agitent et trépignent d’impatience. Un rideau sur lequel est imprimé une araignée géante (NDR : un logo déjà utilisé sur la pochette de son  album live « The world’s on fire », paru en 2011) masque la scène. Sur le coup de 21h25, impressionnant, le décor révèle deux demi bus londoniens à l’effigie du dernier opus, « No tourists ». Le maestro Liam Howlett s’installe derrière sa console. Et le concert démarre en force par « Breathe ». Qui provoque déjà des mouvements de foule et déclenche une véritable hystérie au sein des premiers rangs. On ne compte plus les spectateurs cherchant leurs lunettes ou gsm, égarés dans les bousculades. Sur « Omen », les deux MCs Keith et Maxim poussent leurs cris plus qu’ils ne chantent. Pendant « Champions of London », la détonation de basses est telle qu’on regrette d’avoir oublié nos boules Quies. « No Good » est enchaîné à « Smack My Bitch Up », deux morceaux qui ponctuent une première moitié de set.

En rappel, coloré de touches hip-hop et dub, « We Live Forever », issu du dernier opus, sonne comme un retour aux sources. Il est même difficile de croire que le groupe a plus de 25 ans d’existence, tant ses protagonistes ne semblent pas avoir pris une ride. Prodigy nous permet d’ailleurs de voyager entre ses albums, depuis son dernier (« No Tourists ») à son premier (« Experience »)

Quelques bémols quand même. D’abord la durée du show. A peine une heure dix, soit un set aussi court que lors d’un festival. Mais également le son hasardeux ainsi qu’un light show aveuglant. Cependant, on retiendra surtout cette ambiance de transe dans la fosse, du début à la fin…

Setlists :

Slaves

Sockets, Bugs, Magnolia, Fuck The High-Hat, Cheer Up London, The Lives They Wish They Had, Chokehold, Sugar Coated Bitter Truth, Beauty Quest, The Hunter

Prodigy

Breathe, Resonate, Nasty, Omen, Champions of London, Voodoo People, Run With the Wolves, Need Some 1, Poison, Everybody In The Place, Firestarter, Roadblox, Light Up The Sky, No Good, Smack My Bitch Up.

Rappel : We Live Forever, Fire, Take Me To The Hospital, Timebomb Zone, Out Of Space (outro)

(Organisation : Live Nation)

 

The Prodigy

Epileptiques s’abstenir…

Écrit par

En guise de clôture de leur tournée française destinée à promotionner leur sixième opus, « The Day is My Enemy », paru le 27 mars dernier, Prodigy se produisait ce dimanche 19 avril au Zénith Arena de Lille.
Petit rappels pour les novices, Liam Hewlett (compositeur, claviériste, et producteur), Keith Flint (chanteur et danseur) ainsi que Maxim Reality (chanteur) ont émergé de la scène électro londonienne en 1992. Un trio qui va littéralement exploser sur les dance floors, dès 1994, lors de la sortie de « Music for the Jitted Génération », sur lequel figurait le fameux Voodoo People. Au fil des succès, le combo va atteindre le top des charts, grâce à l’album « The Fat of the Land », gravé en 1997, sur lequel figure les ‘cultissimes’ « Smack My Bitch Up » et « Firestarter ».
 

En débarquant au Zénith, afin de décrocher mon précieux sésame, je constate qu’un nombre important de spectateurs se bouscule aux portillons, afin de pouvoir encore se procurer des places aux guichets.

19H35, Cosmo Sheldrake monte sur l’estrade. Il assure la première partie. Un jeune artiste londonien qui pratique un électro/folk particulièrement old school. L’ambiance est particulière ; et pour cause, le light show privilégie la couleur rouge. Malheureusement, le set se révèle un peu trop éclectique à mon goût. L’homme-orchestre ne manque pourtant pas de talent ; mais pas facile de convaincre un auditoire qui s’est exclusivement déplacé pour assister au show de Prodigy. D’ailleurs, tout au long de la prestation, la foule va exécuter un va-et-vient constant entre l’espace fumeur et la fosse. 

Et au fil du spectacle, elle va commencer à manifester son impatience, par des sifflets, voire des cris hostiles…

Un parfum de substances illicites commence à envahir la salle. Résultat, le personnel chargé de la sécurité est de plus en plus ‘à cran’.

Il est 21h40 quand le trio insulaire grimpe sur le podium pour un concert que tout le monde espère enflammer. Pas vu de flammes, mais plutôt beaucoup de fumée. On se croirait au sein du smog londonien. De quoi presque rendre jaloux William Turner. Les jeux de lumières sont saturés d’effets stroboscopiques. Epileptiques s’abstenir ! Impossible de distinguer quoi que ce soit. Il y a quand même un concert, car je reconnais le tube « Breathe ». Les clubbers s’en donnent à cœur joie. Et même les métalleux (aux cheveux longs) ainsi que les punks (le crâne rasé) se mettent à pogoter.  

Les singles du dernier opus s’enchaînent : « Nasty », « Omen »… dans la fosse c’est la guerre, tout le monde est en transe.

La fumée est toujours aussi dense et les stroboscopes redoublent d’oscillations. Et le fameux « Firestarter », autre classique du combo, vient tout faire péter. Derrière les manettes, Liam Howlett balance tube sur tube. A contrario, ses deux complices, Keith et Maxim, semblent ne plus rien contrôler, même si ce dernier cherche à mettre un peu plus d’ambiance, en balançant ses ‘Yeah! Yeah !’ ou encore ‘People from Lille’, à la manière d’un rappeur…

« Voodoo People » est toujours une véritable tuerie ; une compo terriblement puissante qui donne cette impression de vivre une énorme rave party. Et « Smack My Bitch Up » propulse définitivement les nightclubbers, dans une autre dimension.

En guise de rappel, Prodigy vient encore exécuter deux morceaux dont « Take Me To The Hospital », en guise d’assaut final. Un titre judicieux, au vu du champ de bataille laissé derrière lui, après de show…

Setlist :

1. Breathe
2. Nasty
3. Omen
4. Wild Frontier
5. Firestarter
6. Roadblox
7. Rok-Weiler
8. The Day Is My Enemy
9. Beyond the Deathray
10. Voodoo People
11. Get Your Fight On
12. Run With the Wolves
13. Wall of Death
14. Invaders Must Die
15. Medicine
16. Smack My Bitch Up

Rappel :

Their Law
Take Me to the Hospital

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : A GAuche de La Lune)

 

 

 

The Prodigy

Take Me To Your Leader

Écrit par

Enorme. Tel est le seul mot qui qualifie, avec justesse, le concert que les trois Britons sans foi ni loi, ont accordé à un Forest-National comme on l’a rarement vu. Fort d’un cinquième ouvrage qui marque un joli retour aux sources, The Prodigy a donné aux riverains de la salle forestoise une nouvelle raison de se plaindre !

En guise de mise en bouche, la petite bande de pseudo-métalleux, Enter Shikari. D’aucuns voit cette formation comme le renouveau du métal mais sur scène, le quatuor est d’une incohérence désolante. Leurs compositions sonnent comme un melting-pot irréfléchi de tous les beats électroniques et riffs de guitares qui leur a été donné d’entendre. Au micro, les quatre ados alternent entre chant et rap. Tenteraient-ils un revival du Nu-Metal ? En tout cas leur présence sur les planches semble essentiellement ravir les plus jeunes du public. Au moins, ils n’auront pas manqué leur cible.

A l’entracte, un gros son électro s’échappe des baffles. L’euphorie est immédiate. A gauche, à droite, devant, derrière, dans les gradins. Le public se trémousse tandis que la tension, palpable, grimpe de façon exponentielle. A 21h20, les lumières s’éteignent, laissant place à l’énorme light show du trio. Sous l’étendard de la fourmi, tout le monde est réuni pour la même cause. Maxim et Keith Flint s’approchent dangereusement du public tandis que les premières notes de « World’s On Fire » font vibrer le sol. En moins de vingt secondes chrono, Liam Howlett, littéralement dissimulé derrière ses machines, lance l’assaut. Le parterre s’élève comme un seul homme, des premiers aux derniers rangs. Du côté des gradins, la sécurité à du mal à contenir l’enthousiasme de la foule. D’autant plus que les gaillards enchaînent tubes sur tubes, De « Breathe » à « Voodoo People » en effectuant un passage obligé par « Firestarter », « Omen » et « Warrior’s Dance ». Aucun temps mort. Les deux interprètes provoquent le public, l’incitent à se déchaîner davantage. Et celui-ci s’exécute avec un plaisir masochiste non dissimulé.

Difficile de reprendre son souffle lors d’un concert de The Prodigy. Un répit, sous la forme de « Omen (Reprise) », permettra à l’assistance de respirer un peu. Mais l’interlude sera de très courte durée, le trio enchaînant sur le titre-maître de leur dernier recueil. Le set s’achève par l’inattendu « Diesel Power » et l’autrement plus espéré « Smack My Bitch Up ». Après une heure de déflagration sonique, le public semble être loin de rendre les armes. Liam, Keith, Maxim et leurs deux musiciens discrets, reviennent au bout de quelques secondes et attisent les flammes en s’engageant dans un « Take Me To Hospital » retentissant. « Out of Space » et l’énorme « Their Law » clôtureront le marathon electro-rock inespéré. Les lumières se rallument lentement dévoilant les séquelles de l’heure et demie écoulée. Des visages rougis et dégoulinant de sueur, affichant de très larges sourires et affublés de vêtements complètement trempés se dirigent vers la sortie, laissant derrière eux un voisinage littéralement secoué par la puissance du show.

Organisation : Live Nation

(Voir aussi notre section photos)

 

The Prodigy

Invaders Must Die

Écrit par

La Big Beat serait-elle tentée de revenir sur le devant de la scène ? Une chose est sûre, The Prodigy n’a pas encore baissé les bras, malgré l’échec d’« Always Outnumbered, Never Outgunned », essuyé en 2004. Il aura donc fallu attendre 5 années avant que la formation anglaise ne se mette à nouveau au travail. Liam Howlett laissé seul en 2004, on enregistre donc, pour la circonstance, au come-back de ses deux acolytes Keith Flint et Maxim. Et pour cette nouvelle rondelle, les Britons ont décidé de mettre les bouchées doubles ! « Invaders Must Die » est un titre qui fait peur. On sent d’ailleurs radicalement la terreur auditive répandue par The Prodigy! De quoi rassurer les fans qui espéraient un retour aux sources du combo. Voire même en forme et en force des allumés de l’électro ! Malheureusement, malgré un son énorme, des basses acides et des synthés furieux, le phénomène anglais semble avoir pris un sacré coup de vieux. Dans ces conditions, difficile de convaincre d’autres mélomanes que les aficionados les plus invétérés…

 

Digitalism

F.I.R.E.I.N.T.H.E.A.B.

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Décidé à mettre le feu en Belgique, le duo allemand revenait ce samedi soir pour la énième fois en un an dans nos contrées pour la promo de leur excellent premier ouvrage « Idealism ». Et ce ne n’est le millier de fans agglutinés devant la grande scène de l’Ancienne Belgique qui allait s’en plaindre, loin de là !

Pourtant, l’entrée en matière a plutôt été douloureuse. The Honk Kong Dong, un trio rock navrant enchaînant les atrocités auditives faisait office de première partie. Comprendre comment cette formation se retrouve en finale du Rock Rally 2008 de Humo relève du surnaturel. L’ensemble de leur prestation aura relevé de l’amateurisme juvénile, de leur accoutrement à la reprise minable du « Gimme All Your Lovin’ » des ZZ Top…

Après 40 minutes de blocage cérébral, le tour était enfin venu aux roadies de mettre le décor en place. L’imposante table de mixage et un micro vintage se tenaient au milieu de la scène, bientôt rejoints par quatre écrans rectangulaires où le nom du groupe allait très bientôt être projeté. A 21h précises, les lumières s’évanouissent pour laisser place aux hurlements d’une foule chaude comme la braise. Dès les premières notes de « I Want I Want », le public se déchaîne gentiment. Il faudra attendre quelques morceaux pour que la sauce prenne véritablement et que la sueur commence à dégouliner sur le sol de la salle. Digitalism enchaînera majestueusement les incontournables de « Idealism », tels que « Magnets », « Jupiter Room », « Zdarlight » et l’inévitable « Digitalism In Cairo ». Au bout d’une petite heure, Jence et Isi serviront un « Pogo » n’ayant jamais aussi bien porté son nom avant de brièvement s’éclipser dans les coulisses.

Tout juste le temps de reprendre son souffle que le duo revient à nouveau sur scène afin d’y présenter deux nouveaux morceaux. Le premier, une reprise surprenante du « Pony » de Ginuwine aux accents étrangement Calvin Harris-iens et le second, une tuerie de dancefloor aux accents bizarrement Chemical Brothers-iens. Sans le moindre effort, le duo sera parvenu à accélérer le rythme cardiaque de l’ensemble de l’assistance en 1h15. Une petite heure quart qui, un samedi soir, ne se sera certainement pas arrêtée là pour la majorité du public…

 
(Organisation : Live Nation)

 

Dome La Muerte and The Diggers

Dome La Muerte and The Diggers

Écrit par

Dome La Muerte est italien. De Pise, très exactement. Un chanteur/compositeur/guitariste qui s’est forgé une solide réputation au sein du légendaire CCM, une formation qui avait bénéficié du concours de Jello Biafra à la production. Il porte d’ailleurs plusieurs casquettes, puisqu’il a également fondé Hush et sévit comme guitariste chez No Moving. Sans oublier son implication dans la composition de bande sonore pour le théâtre et le cinéma. Son nouveau projet répond donc au patronyme de Dome La Muerte and The Diggers. Il a choisi d’appeler son band les Diggers, en hommage au mouvement anticapitaliste, né vers 1966-68 du côté de San Francisco (NDR : un mouvement lui-même inspiré par une philosophie apparue à la fin du XIXème siècle). Bref, on comprend mieux pourquoi il est dans la manche d’Eric Reed Boucher alias Jello Biafra. L’ex Dead Kennedys n’a cependant pas collaboré à l’enregistrement de cet opus, mais bien le boss des Fuzztones, Rudi Protudi. Il joue de l’harmonica sur un titre et apporte ses backing vocaux à deux autres, dont la cover des Yardbirds, « Heart full of soul ». Parmi les autres guests, figurent la pianiste Maria Severine (Not Moving), dont les accords aux ivoires roulent tout au long du titre d’ouverture, « Get ready », et puis Mikefuecos (Los Fuecos) responsable des percus sur la ballade mid tempo hantée de chœurs hululés « You shine on me », une compo qui aurait pu figurer au répertoire des Stones, fin des sixties/début des seventies s’il n’y avait l’impétuosité des guitares. Car la majorité de l’opus trempe dans un garage/r&b/punk malsain et incendiaire. Une référence ? Le J. Geils Band. Encore qu’en finale, la reprise du célèbre « Cold turkey » de Plastic Ono Band, emprunte un tempo nettement plus ‘stoogien’. Bref, le moins que l’on puisse dire, c’est que cet elpee déménage…

Digitalism

Idealism

Écrit par

Attention, attention l’album que vous allez écouter peut provoquer insomnies, déhanchements, tapotages des pieds sur le sol, voire même bonds au plafond. « Idealism » ne s’écoute pas sans une bonne dose de prudence. C’est en auditeur averti que vous devrez enclencher la machine. D’entrée de jeu, un beat radical prend position, comme si la place qu’il se crée, son après son, lui était destinée. La facilité des enchaînements est presque indécente ; tout roule à toute vitesse et de manière fluide. Les rythmes électroniques qui hantent habituellement les clubs semblent descendus dans la rue pour saupoudrer les pavés de leurs paillettes, volées aux nuits festives. Généreux, les associés musicaux de Digitalism usent de leurs voix et –bonne surprise– décollent au passage l’étiquette ‘pur clubbing’ que l’on serait tenté de leur coller. La rencontre des deux artistes chez un disquaire allemand était prédestinée, l’odeur du vinyle a fini de sceller leur union. Ok, ça c’est pour la théorie. La pratique ne s’explique pas, elle s’écoute, à travers « Zdarlight », « Magnets », « Pogo », entre autres. On peut l’entendre aussi sur « Digitalism in Cairo », piquant le célèbre gimmik de Robert Smith immortalisé par le morceau « Fire in Caïro » sur l’album « Three Imaginary Boys » (1979). Les puristes Curiste ‘ ?!?!?) hurleront de joie (ou d’horreur) quand passera entre les oreilles le souvenir de leurs cheveux crêpés, électronisés. Les Hambourgeois Jens Moelle et Ismail Tuefekci produisent une poussée d’énergie qui rend l’été plus chaud (et on en a bien besoin), plus fou et plus dance. Coupables de plusieurs remixes pour Depeche Mode ou Daft Punk, par exemple, ils sont déjà considérés comme les dignes successeurs des créateurs d’« Around The World ». Une comparaison bien sympathique ; mais espérons-le, qui s’avérera crédible au fil du temps. En attendant, trempez vos t-shirts ! Car si vous ne bougez pas sur cet album, c’est peine perdue.

The Cardigans

Super Extra Gravity

Écrit par
Au fil du temps, du vent, les Cardigans se sont imposés sur le marché du disque. Et pour tout dire, le groupe de la charmante Nina Persson a longtemps été le bel arbre qui cachait la forêt scandinave. Pourtant, les Cardigans ne faisaient pas d’ombre à leurs compatriotes. Bien au contraire : ils ont largement contribué à révéler au monde une scène bouillonnante, sulfureuse et rafraîchissante comme le blizzard suédois. Sans eux, les Hives répéterait toujours dans leur cave, déguisés pour le carnaval local de la ‘Sant-Sveningsson’. La frimousse de la jolie Stina Nordenstam ne serait qu’un fantasme moderne, nordique. Et les exemples sont nombreux. Si les Cardigans ne signent pas des classiques à toutes leurs sorties, ils peuvent être fiers de leur brèche, de ce courrant d’air populaire nécessaire à la vitalité d’une scène qui, aujourd’hui encore, n’attendrait que le dégel. Le sixième album des Cardigans, « Super Extra Gravity », ne dénature pas la chaude atmosphère installée par le groupe depuis 1994. Mais cette fois, mis à part le single « I Need Some Fine Wine and You, You Need to be Nicer » (ce titre !), il y a fort à parier que l’avalanche des tubes provoquée par l’album « Gran Turismo » ne se reproduira pas. Ce nouveau disque lorgne davantage du côté de l’intimité de Nina, de ses rêves énamourés au sein de « A Camp », son projet sacré avec Mark Linkous (Sparklehorse). « Super Extra Gravity », c’est l’histoire du superbe album d’un modeste succès commercial. Les Roméo et Juliette peuvent toujours chercher un « Lovefool » sur les 11 titres de ce disque : leurs recherches seront vaines. Ne leur restera alors que la solution ultime : l’élixir empoisonné. En 2006, les Cardigans se présentent simplement et humblement dans une musique confinée aux recoins de leurs univers mélodique : pop classieuse et bijoux en acajou. Les fans se réjouiront de cette nouvelle période de faste, les autres regretteront de ne pas entendre le nouveau « My Favourite Game » dans les haut-parleurs de leur supermarché préféré.

Indigenous

Homebaked

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Originaire de Flandre Occidentale, cette équipe hip hop constituée de deux jolies chanteuses, deux Mc’s et un producteur en la personne du dénommé Glue, propose ici son premier long format. Pour l’occasion, quelques camarades on été invités à rejoindre la formation de base : Dj Grazzhoppa, ‘t Hof van Commerce et l’anglais Blade sont les noms les plus connus qui participent à l’aventure. Indigenous pratique un hip hop anglophone et légèrement apocalyptique dans ses thématiques. Le tout est produit de main de maître par Glue qui possède un certain talent dans l’agencement de beats classiques et efficaces. « Homebaked » manque quand même de saveur locale ; ce qui est un comble pour un pareil titre. Le rock belge en anglais, ça passe encore, mais le hip hop en anglais après les exemples brillants de Starflam, De Puta Madre, Rival ou ‘t Hof van Commerce, c’est dommage. Toutefois, « Westvlamme », « For Starters » et « We don’t like those… » laissent entrevoir un potentiel qui pourrait se concrétiser sur les productions futures.

The Cardigans

Long gone before daylight

Écrit par

Je dois avouer que les quatre premiers elpees de ce quintette suédois m'avaient beaucoup plu. Et en particulier " Life " (95) et " Gran turismo " (98). Le premier à cause de son style texturé à la fois dans le jazz, le surf, le music-hall et le postcard (Smiths, Orange Juice). Le deuxième parce qu'à la recherche de sonorités électro-atmosphériques que ne désavoueraient pas Pizzicato Five ou Bel Canto, il épinglait quelques hits particulièrement savoureux ; et je pense tout particulièrement à " My favourite game " ou encore à " Erase rewind ". Probablement à court d'inspiration, les musiciens s'étaient alors lancés, chacun de leur côté, dans des expérimentations individuelles. Pour la plupart passées inaperçues, même si " A camp ", le projet solo de Nina Persson, avait reçu une bonne critique. Les aficionados auront donc dû patienter cinq longues années pour voir sortir ce " Long before daylight ". Mais attendre une demi-décennie pour sortir un tel navet frôle d'indécence. Paraît que le groupe a voulu en revenir à une forme musicale davantage épurée. Plus basique, si vous préférez ! Mais j'ai plutôt l'impression que la formation a passé son temps à écouter le catalogue de Sherryl Crow en boucle. Ce qui explique aussi pourquoi les arrangements sont toujours aussi soignés. Mais hormis l'électrique et vivifiant " A good hour ", le reste de l'opus regorge de ballades sirupeuses. La pilule passe pourtant chez " And they kissed me ", à cause des claviers fluides, rognés, judicieusement infiltrés. Ou encore sur " Live and learn ", davantage inspiré par la country américaine ; et paradoxalement seul titre sur lequel Ebbot Lundberg (Soundtrack Of Our Lives) participe (NDR : qu'est-ce qu'il est venu faire dans cette galère ? Gagner du blé, sans doute…) Et ne rigolez pas, en finale, les Cardigans ont même eu le culot d'intituler une de leurs chansons " 03.45 : No sleep ". Manque pas de toupet ! Qui a dit soporifique ?

 

Digger

Keystone

Écrit par

Digger, épisode III : la menace des clones. Il y a bien longtemps, l'occasion m'a été offerte de dire tout l'émoi suscité à l'écoute d'une plaque de Digger (" Casino Royal "). Et de poursuivre sur cette note d'espoir : l'E.P suivant, " Train wreck ", se clôturait par un morceau acoustique qui augurait, je l'espérais à l'époque, l'abandon de ce punk rock de bas étage. Las, notre quatuor remet les couverts avec la même soupe, se distinguant tout autant de cette pléiade de groupe qu'un carré blanc sur fond blanc. Pire, ils enfoncent le clou, basculant ici du côté obscur de la faiblesse, en tentant d'attraper le train en marche pour tenir ainsi compagnie aux pires exemples de la catégorie, Blink 182 et Sum 41 en tête. La déconnade en moins.

 

Digger

Train wreck

Écrit par

Pas de quoi faire dérailler un train de marchandise avec cet Ep. Je persiste et signe par rapport à ma précédente critique de Digger (cfr "Monte Carlo" ailleurs sur ce site) : ce groupe pratique un punk rock dans toute sa beauté basique. Leur style ne semble pas avoir évolué depuis lors. Tout comme mon avis sur leur musique. Seul "That's what I get", profilé sur une guitare acoustique, laisse présager une bonne idée : un changement de style.

 

Stonedigger

A collection of headphones songs

Écrit par

Stonedigger est un quatuor belge, de Saint-Trond très exactement, qui peut compter sur deux chanteurs dont les timbres vocaux sont complémentaires : Olivier Elen et Steve S'heeren. Et franchement, si ce dernier n'est pas né aux States, il n'y a rien à comprendre, tant son accent yankee est prononcé ; tant il est nasillard, si vous préférez ! Et ce sont finalement ces harmonies vocales qui apportent une coloration très personnelle à leur musique. Qu'on pourrait qualifier de noisy/popcore. Encore que sur les morceaux les plus tendres, la conjugaison des voix me fait plutôt penser à la pop narrative d'Eels. Une noisy/popcore qui chercherait le point de rencontre entre les Pixies et Dinosaur Jr. ; mais avec un état d'esprit aussi torturé que celui de dEus ou de Zita Swoon. Et hormis la reprise approximative du " Space Oditty " de Bowie, le résultat n'est pas mauvais du tout. Il se révèle même excellent sur " Paranoid " (NDR : rien à voir avec le Black Sabbath !), une chanson profilée sur une basse caoutchoutée, saupoudrée d'une pincée de claviers et traversée de sous-courants d'électricité fiévreuse qui jaillissent lors de la finale. Le disque recèle, en outre, deux compositions beaucoup plus minimalistes. Tout d'abord " Blue bus ", limité à une six cordes électrique, deux voix et un clavier, et puis " Stargazer ", réduit aux deux voix et à une sèche.

Digger

Monte Carlo

Écrit par

Ce " Monte Carlo " affronte un punk-rock de facture classique. Souvent pied au plancher, la musique de Digger ferait la bande-son parfaite d'une vidéo de skate. Maintenant la question pertinente se pose à tout auditeur de ce style musical : vaut-il mieux écouter NOFX ou Digger ? De peur de se lasser, en n'écoutant que le même groupe, mais sous un nom différent, ne vaut-il pas mieux en choisir un et rechercher l'originalité ailleurs ? Les fans de NOFX auront certainement déjà choisi ; ceux de Digger aussi… Ils écoutent sûrement les deux…

 

The Cardigans

Gran turismo

Difficile d’imaginer que ce quintette suédois en est déjà à son quatrième album, alors qu’il n’existe que depuis fin 92. Faut dire que le groupe peut compter sur la plume particulièrement prolifique de Peter Svenson, qui se réserve en outre les parties de guitare. Mais, le personnage central chez les Cardigans, demeure bien évidemment Nina Persson. Jolie, blonde, nordique, comme on colle aux affiches, douée d’une voix à la fois limpide et sensuelle (NDR : c’est tout ?)… Enrichi d’un superbe booklet consacré aux paysages scandinaves, " Gran turismo " implique davantage d’éléments technologiques, s’imposant de plus en plus comme le chaînon manquant entre Saint Etienne et Dubstar. A la recherche de sonorités électro-atmosphériques que ne désavoueraient ni Pizzicato Five, ni Bel Canto, ce chouette album épingle quelques hits en puissance, tels que le remarquable " My favourite game " ou encore " Erase rewind " ; mais surtout des chansons abordées avec une insouciance délicieuse, réminiscence de la pop des sixties, qui parviennent à réaliser la balance entre la pensée et la spontanéité, le calme et la folie…

 

The Diggers

Mount Everest

A lire les bios, les Diggers ont beaucoup écouté Hall & Oates, Gilbert O' Sullivan, Crosby Stills, Nash & Young, Aztec Camera, Big Star, Teenage Fan Club, les Bluetones et quelques autres. Possible. Mais à l'écoute de leur deuxième opus, nous avons plutôt l'impression qu'ils ont surtout puisé dans la sensibilité pop des compositions de Badfinger, formation qui avait été signée sur Apple au tout début des seventies, à l'initiative des Beatles; et qui avait d'ailleurs commis deux formidables singles: " Come and get it " et " Day after day ". Juste de quoi nous permettre d'ajouter que si cet opus n'atteint pas les sommets de l'Everest, il compte douze chansons de très bonne facture et particulièrement agréables à écouter...

 

The Cardigans

First band on the moon

Charmante, blonde, les yeux verts, bref, la Suédoise au sens le plus parfait du terme. Que dire de la beauté angélique de Nina Persson, vocaliste du groupe! Et par dessus tout, elle chante merveilleusement bien. Nous n'affirmerons pas que le succès du groupe lui est dû, mais presque. En tous cas, cette situation n'est pas neuve. Pensez un peu à St Etienne... Les deux fers de lance de Cardigans sont sans conteste Magnus Sveningson et Peter Svensson qui se taillent la part du lion dans le domaine de la composition. Mais Nina se réserve également une part de l'écriture; ce qui prouve que beauté ne rime pas toujours avec stupidité. Pour ce troisième album, rien n'a changé. Les Cardigans pratiquent toujours une pop mélodique, fraîche, naïve, trempée dans une coloration on ne peut plus sixties. Un rayon de soleil dans cet automne grisonnant!

 

The Cardigans

Life

Une éclaircie dans le ciel désespérément gris du hardcore et du grunge. Provoquée par un quintet suédois. Pop de surcroît ! Vous pensez inévitablement à Abba. A ses mélodies brillamment aseptisées. A ses harmonies vocales raffinées, sucrées. Ne plantez quand même pas trop vite le décor, car si les chansons des Cardigans sont aussi duveteuses, élégantes et maniérées que celles de leurs illustres aînés, elles piochent davantage dans les fifties que dans les sixties, exsudant un sentiment cinématique, allègre, bcbg. Texturées à la fois dans le jazz, le surf et le music hall (Nancy Sinatra, Marilyn Monroe), ainsi que le postcard des Smiths et d'Orange Juice, elles peuvent même se révéler brillantes. Comme sur le single "Carnival", "Daddy's car, "Sick and tired", "Hey! Get out of my way" ou "Sabbath bloody sabath". Caressées par le timbre vocal tendre, sensuel, malicieux de Nina, proche de celui de Sarah Cracknell (Saint Etienne), elles s'agitent alors au contact de la guitare. Electrique à la ligne claire ou semi acoustique et syncopée. Sans oublier les drums feutrés, les accès de basse moites et les claviers poussiéreux. Lorsqu'elles ne se laissent pas bercer par une indolence linéaire propice à la mélancolie rêveuse...