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Julia Drouot a coupé court…

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Red Hot Chili Peppers

Les Red Hot Chili Peppers ont la dalle…

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Le nouvel album de Red Hot Chili Peppers paraîtra ce 14 octobre 2022. Intitulé "Return of the Dream Canteen", ce sera le second publié cette année. Il fera donc suite à "Unlimited Love", sorti en avril dernier. Et il a également été produit par Rick Rubin.

En attendant, il nous propose son nouveau single « Tippa My Tongue (Return of the Dream Canteen) », et il est en écoute ici

 

Red Hot Chili Peppers

Unlimited love

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Après 16 ans d’absence, le guitariste John Frusciante est de retour au bercail et dès les premiers accords, on reconnaît son style inimitable, parfois même flamboyant. Et le 12ème elpee de la formation californienne marque également la réapparition de Rick Rubin à la mise en forme.

17 titres pour 70 minutes, « Unlimited love » peut paraître un peu tiré en longueur, mais s’il ne souffre pas de morceaux faibles, il manque quand même de titres percutants. On y retrouve, bien sûr, ce groove funkysant, la basse caoutchouteuse de Flea, les coups de caisse claire de Chad Smith et ce débit vocal ‘parlé/chanté’ si caractéristique de Kiedis, susceptible d’accélérations fulgurantes ; et bien sûr, les interventions chargées de contrastes, parfois réminiscentes des 70’s, de Frusciante. Mais également quelques ballades, dont certaines mid tempo.

Au sein de cet opus, on épinglera l’excellent « Aquatic mouth dance », une plage bien cuivrée et jazzyfiante. Puis « The heavy wing », une piste qui oscille entre douceur et rage. Non seulement la gratte de Frusciante semble ici hantée par Jimi Hendrix, mais il chante le refrain. Mais encore « These are the ways » et sa mélodie à la Weezer, alors que le drumming rappelle plutôt celui de feu Keith Moon (The Who). Le Who revient encore à la surface sur « One way traffic », John s’autorisant des riffs à la Pete Townshend. Plus étonnant encore, en fin de parcours, le motif de guitare dispensé sur « Veronica » nous renvoie au « I want you » des Beatles. On a même droit à des sonorités surf (Dick Dale ?) sur « White braids & pillow ». Des références aux seventies et surtout à la fin des sixties corroborées par les déclarations du groupe qui estime avoir été influencé par le psychédélisme de The Move…

Paraît que le quatuor envisage déjà de sortir un second album, cette année. Faut dire qu’il y a déjà 6 ans que le précédent, « The getaway », était paru…

Red Hot Chili Peppers

Décès de l’ex-guitariste de Red Hot Chili Peppers, Jack Sherman.

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‘Nous, la famille des RHCP, souhaitons à Jack Sherman un bon voyage dans l’au-delà, qu’il a rejoint. C’était un type unique et nous le remercions pour tous les bons et mauvais moments passés ensemble’ ont annoncé les membres du Red Hot Chili Peppers sur Instagram, ce samedi 22 août.

Pour la petite histoire, en 1983, Hillel Slovak, gratteur originel avait quitté le navire pour rejoindre What is This ? Son remplaçant, Jack Sherman avait activement collaboré à l’enregistrement de l’album éponyme, paru en 1984, ainsi que coécrit « Freaky Styley », gravé un an plus tard. Mais lorsque WiT ? a splitté, Slovak (NDR : victime d’une surdose d’héroïne il décèdera néanmoins en 1988 et John Frusciante le suppléera) réintègre le line up au détriment de Sherman. Jack avait cependant participé à la première tournée du band. Et puis, va encore prendre part aux sessions de l’Ep « The Abbey Road EP » (1988) et de l’elpee « Mother’s Milk » (1989).

Par la suite, il va militer chez Tonio K’s Note en coopérant à l’enregistrement de l’album « Notes from the Lost Civilization » et ensuite devenir musicien de studio, contribuant alors à la confection de nombreux albums, parmi lesquels on épinglera ceux de John Hiatt, George Clinton, Feargal Sharkey, mais surtout « Knocked Out Loaded » de Bob Dylan.   

Lorsque le Red Hot a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame, en 2012, il a été purement est simplement ignoré. Ce que Sherman à l’instar de Dave Navarro, n’a jamais digéré. Il avait déclaré au ‘Billboard’, à l’époque, se sentir déshonoré…

Pour l’instant, la cause du décès n’a pas encore été révélée…

RIP

Red Hot Chili Peppers

Comme à la piste des étoiles…

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Le premier concert du Red Hot Chili Peppers, auquel votre serviteur a assisté, c’était le 17 février 1988. A l'Ancienne Belgique de Bruxelles. Malgré la température extérieure, le set était particulièrement torride, les musicos achevant leur prestation en tenue d’Adam, leur sexe emballé dans une chaussette de laine. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, et les derniers albums de la formation californienne ont souvent fait plus que pâle figure ; à l’instar du dernier, « The Getway », paru en juin dernier. Ce qui n’empêche pas le Sportpaleis d’être sold out, pour accueillir le quatuor, 28 ans plus tard. De quoi vérifier si l’énergie libérée en live, à ses débuts, est toujours aussi intense…

Deerhoof assure le supporting act. Issu de San Francisco, il réunit la chanteuse/bassiste Satomi Matsuzaki, le drummer Greg Aunier ainsi que les guitaristes John Dieterich et Ed Rodriguez. Dans le cadre de l’édition 2014 des Nuits Botanique, il s’était investi dans le Congotronics Vs Rockers, en compagnie de musiciens congolais, américains et européens. « The magic », son seizième opus, est également paru en juin dernier. Et inévitablement, le quartet va y puiser allègrement. Avant-gardiste, sa musique oscille entre noise, pop, punk, rock, jazz et prog. Si la voix de Satomi est aussi cristalline que particulière, ce soir, elle n’est pas très distincte. Problème de mixing ? Probable ! Pourtant, quoique de petite taille, inlassablement, elle s’éclate en gigotant sur le podium. Pendant tout ce temps les deux gratteurs multiplient les impros ; et ils pourraient déraper dans le n’importe quoi, s’il n’y avait la section rythmique, et tout particulièrement le drumming de Greg, à la fois impressionnant et fédérateur. A revoir dans de meilleurs conditions…

A 21h30, les lumières s’éteignent. Flea monte d’abord sur le podium. Ses fringues sont plutôt bigarrées. On lui apporte sa basse. Il est suivi par le drummer, coiffé d’une casquette à l’envers. Il se dirige immédiatement derrière ses fûts, installés sur une estrade. Josh Klinghoffer, le gratteur, porte un ‘baggy trouser’ large voire bouffant. Et le trio ouvre le show par une jam de plus ou moins 5 minutes. Flea et Josh entrent en duel, à l’aide de leurs instruments. Flea frappe vigoureusement ses cordes à l’aide de ses doigts, via sa célèbre technique du tapping. Le chanteur, Anthony Kiedis, débarque enfin. Il ressemble à un jeune premier : bermuda, tee-shirt et casquette de couleur noire, il a enfilé un caleçon long qui laisse apparaître des tatouages qui doivent remonter jusqu’en haut de ses jambes. Il sautille ou bondit sur les planches. Il me fait penser à un bonobo. Le combo est soutenu par deux musiciens de tournée, un percussionniste et un claviériste.

Le light show est impressionnant. Celui placé en arrière-plan est plutôt agressif. Constitué de 2 à 300 tubes led, un autre surplombe un bon tiers de la fosse et il va onduler en vagues successives, au-dessus des spectateurs, suivant les morceaux. Des images, des vidéos, mais également les prises de vue du concert –parfois en gros plan– sont projetés sur quatre immenses panneaux.

Anthony remercie régulièrement la foule. Il s’exprime dans un excellent français, alors que nous sommes… à Anvers. Outre celles du dernier elpee, Red Hot Chili Peppers va privilégier les plages de « Stadium Arcadium » et « Californication ». Mais également les tubes. Dont « Under The Bridge », l’inévitable « Californication » et l'explosif «  By The Way », morceau qui achève le concert. Sans oublier la cover du « Cosmic Dancer » de T. Rex. Et c’est Josh qui amorce ce  morceau à l’aide de sa six cordes. En live, Josh remplace dignement John Frusciante. Ses interventions sont précises mais généreuses. Des intros en jam amorcent pratiquement chaque hit. Lors de ses solos, Chad en profite –en fin de parcours– pour balancer ses baguettes dans la foule. Klinghoffer va également se réserver le micro à quelques reprises. Et limpide, sa voix passe bien la rampe. Chaque musicien aura droit à son solo. Une autre cover : « If It Be Your Will ». La compo est signée Léonard Cohen. Et elle est particulièrement léchée. Tout en adoptant une démarche mi-canard, mi-primate, Antony crache, d’un air vengeur, littéralement ses mots. Bluffant !

Lors du rappel, Josh va s’attaquer à « My Death ». Au chant et à la gratte. Il s’agit d’une adaptation de « La Mort » de Jacques Brel.

Flea revient sur le podium. Et son retour, il le célèbre en faisant le poirier. Ce type est incroyable. On se croirait à la piste des étoiles. Quant au final il sera tout bonnement monstrueux. Et comment aurait-il pu être autrement, puisqu’il s’agit de l’incontournable « Give It Away ».

Setlist : « Intro Jam », « Around The World », « Dani California », « Scar Tissue », « Dark Necessities », « Cosmic Dancer », « Did I Let You Know », « Go Robot », « Cosmic Dancer, Right On Time », « Feasting On The Flowers », « Aeroplane », « Detroit », « Californication », « Goodbye Angels », « If It Be Your Will », « Under The Bridge », « By The Way ».

Rappel : « My Death », « Dreams Of A Samurai », « Give It Away ».

(Organisation : Live Nation)

Red Hot Chili Peppers

I’m With You

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Même s’il est inutile de présenter les Red Hot, un petit rafraîchissement de mémoire s’impose. Si Flea (Michael Peter Balzary) donne toujours le tempo de la basse et qu’Anthony Kiedis se réserve toujours le micro (NDR : ce sont quand même les deux figures de proue du band), un membre et non des moindre –puisqu’il s’agit du guitariste John Fusciante– a quitté le navire à l’aube de l’enregistrement du dixième album studio. Navire qui selon certains commencerait tout doucement à sombrer… Ne restent donc plus que les deux emblématiques sources d’inspiration accompagnées de Chad Smith derrière les fûts et de Josh Klinghoffer aux guitares.

Rois de la pop/funk depuis près de trois décennies, le quatuor californien nous balance sa dixième plaque beaucoup plus teintée funk que de rock, c’est une évidence. Néanmoins, on ne peut pas décréter que l’album soit déplaisant pour autant ; mais pour un groupe qui accuse un tel patronyme, il faut bien reconnaître qu’il manque… un peu de sel…

Là où « Californication », « By The Way » ou « Suck My Kiss » avaient l’immanquable don de fouetter nos oreilles et de nous envoyer une bonne dose d’adrénaline, il reste, à l’écoute de ce nouvel opus, une impression de glissement vers une formule plus ‘séduisante’, moins ‘authentique’, destinée au grand public. Le single « The Adventure Of Rian Dance Maggie » en est la parfaite illustration. Excellente ballade, ce titre ne peut que réaliser une grande carrière radiophonique et télégénique. Les Red Hot sont et seront encore de tous les plateaux TV cet automne ; après les avoir vu chez Denisot, on risque même de les voir débarquer un de ces quatre chez Drucker, c’est tout dire…

Pour la défense des Californiens, il est clair qu’ils n’ont plus rien à prouver depuis longtemps. Or, la démission de leur guitariste fétiche devait sonner comme un nouveau départ. Cependant, on attend toujours le signal du starter. On pourrait sans crainte affirmer que les Red Hot sont en roue libre, qu’ils se la coulent douce et qu’hormis deux ou trois compos dignes de ce nom, « Happiness Loves Company » ou « Goodbye Hooray », le reste se laisse écouter sans sourciller. S’il n’y a certes rien à jeter sur cette galette, il n’y a pas grand chose non plus qui fait bondir… Pas davantage de gros hit en perspective.

Bref, ce nouvel elpee hyper funky et même parfois limite disco ne fera certainement pas l’unanimité auprès des fans de la première heure. Par contre il risque d’attirer un public plus proche de la variété de bonne facture que de la pop/rock funkysante qui était la marque de fabrique des RHCP.

En conclusion, « I’M With You » est un bon album sur lequel les joyeux quadras risquent de se faire plaisir mais qui ne nous réserve aucune surprise.

Rien de bien neuf sous le soleil californien !

 

Red Hot Chili Peppers

Stadium Arcadium

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Les temps changent. Forcément. Quand on abandonne ses shorts à fleurs, qu’on retire son pif de la farine, qu’on extirpe l’aiguille qui chatouille ses moindres vaisseaux sanguins, on finit par se retrouver à poil, la queue emballée dans une chaussette. Le punk et le funk sont ainsi restés au placard d’un siècle passé. En franchissant le cap du nouveau millénaire, les Red Hot ont délaissé leur côté suicidaires-rebondissants-sur-les-plages-de-coke-californiennes pour ne conserver que le côté californien de la chose. Depuis « Californication », Flea, Kiedis, Frusciante et Smith s’affairent à produire une pop West Coast branchée radio bobo. En 2002, « By The Way » confirmait la tendance.

Cette année, les Peppers s’assument sans poppers et travaillent leur sex-appeal dans une salle de muscu de Malibu. Résultat : « Stadium Arcadium », un double album moins pénible que prévu. Pour se chauffer les biscoteaux, nos quatre musiciens se sont, une fois encore, entourés de Rick Rubin, coach attitré de l’équipée. Une fois l’hideuse pochette surmontée (la compile de l’été du pauvre ?), on se retrouve dans l’univers des Red Hot. A la base, le quatuor était désireux de sortir trois disques sur l’année. Les ardeurs calmées, le projet tiendra finalement sur ce double album (Mars et Jupiter). Soit vingt-huit chansons pour fumer et discuter. Et, bonne nouvelle, il y aura également à boire et à manger ! En bout de course, exténué par un marathon de deux heures d’arrogance boursouflée, on s’accorde un constat : « Stadium Arcadium » devrait se réduire à Mars (ou Jupiter). Certes, les Californiens n’ont plus rien à prouver. Entrés au Panthéon du rock avant même de clamser d’une overdose de coco, les Red Hot peuvent aujourd’hui tout se permettre. Mais sous certaines conditions. En effet, comment peut-on sortir un tube aussi mièvre que « Dani California » quand on signe des hits de la trempe de « C’mon Girl », « Snow (Hey Oh) », « Charlie » ou « We Believe » ? Comment peut-on admettre les soli pompiers de Frusciante (« Wet Sand », « Turn It Again ») quand on connaît la valeur de ses travaux solo ? On cesse de s’interroger. Car quand on est supporter, on gueule ou on se tait. Et en pénétrant dans le « Stadium Arcadium » des Red Hot, faut rester calme, attendre les meilleures actions pour, enfin, vibrer et se remémorer les victoires passées.

Red Hot Chili Peppers

Freaky styley

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Réédition du deuxième elpee de RHCP, paru en 1985. Un album qui contient trois bonus tracks, dont une démo de " Nevermind ", une autre de " Sex rap " et une version instrumentale de " Freaky styley " d'une durée de près de 9 minutes. George Clinton, le roi du funk, en assurait la production et avait invité, pour la circonstance, une section de cuivres ; au sein de laquelle on retrouve deux ex membres du groupe de James Brown, Maceo Parker et Fred Wesley. Si le guitariste originel, Hillel Slovak a repris ses fonctions, Jack Irons a remplacé Cliff Martinez. Ce disque qui reçoit une excellente critique recèle des morceaux percutants comme " Jungle man ", " Yertle the turtle ", et surtout la cover époustouflante du " If you want me to stay " de Sly Stones. Une œuvre qui va permettre au groupe de décrocher de plus en plus de concerts et de mieux se faire connaître. Toutes les plages de cet opus ont bien sûr été remasterisées.

Red Hot Chili Peppers

Mother´s milk

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Réédition du quatrième elpee de RHCP, toujours considéré, à ce jour, comme leur meilleur album. Le premier auquel participe le guitariste John Frusciante. Un opus qui recèle cinq bonus tracks dont deux covers inédites de Jimi Hendrix immortalisées 'live' (" Castles made of sand " et " Crosstown traffic "), un mix dub de " Higher ground ", la version longue de " Knock me down " ainsi que la démo de " Salute to Kareem. La reprise du " Higher ground " de Stevie Wonder est bien sûr un des titres phares de cet opus. Un fragment sculpté dans le métal funk qui va leur permettre de décrocher le premier grand succès. Pourtant les sessions d'enregistrement ne se passent pas trop bien. En fait la collaboration avec Michael Beinhorn tourne court, et le quatuor se retrouve avec quarante minutes de maquette sur les bras. Conséquence, la formation décide d'y ajouter " Fire ", une reprise de Jimi Hendrix qui figurait sur l'EP " Abbey road " ainsi que " Taste the pain ", morceau issu de la B.O. du film 'Say Anything'. Sur " Mother's milk " Anthony et Flea rendent à travers " Knock me down ", un vibrant hommage à feu Hillell Slovak. Parti rejoindre la nouvelle formation de Joe Strummer, Jack Irons est remplacé aux drums par Chad Smith. Un recrutement effectué après l'audition d'une trentaine de batteurs. Tous les morceaux qui figurent sur ce " Mother's milk " ont bien sûr été remasterisés.

Red Hot Chili Peppers

Red Hot Chili Peppers

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Réédition du tout premier elpee de RHCP, paru en 1984. Un album qui inclut cinq bonus tracks qui étaient toujours demeurés à l'état de démos. Soit " Get up and jump ", " Police helicopter ", " Out in LA ", " Green heaven " et " What is it (AKA Nina's song)". Jugé alors trop peu explosif, ce disque est alors tout naturellement passé inaperçu. On y retrouve bien le classique " True men don't kill coyotes " qui donnera le ton à ce qui va suivre ; mais en général les compositions manquent de pêche. En cause : la production un peu trop lisse d'Andy Gill. Ce qui peut paraître paradoxal, lorsqu'on sait qu'il était le guitariste de Gang Of Four. Côté line up, Anthony Kiedis et Flea sont alors assistés par Cliff Martinez (NDR : un ex batteur de Captain Beefheart) ainsi que du guitariste professionnel Jack Sherman. Ce dernier quittera la formation peu de temps après la sortie du disque. Toutes les plages de cet opus éponyme ont bien sûr été remasterisées.

Red Hot Chili Peppers

The uplift mofo party plan

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Réédition du troisième elpee de RHCP, paru en 1987. Un album qui comporte deux bonus tracks, " Behind the sun " et " Me & my friends ", deux démos jamais éditées à ce jour. La mise en forme est signée Michael Beinhorn, un personnage qui se forgera, par la suite, une fameuse carte de visite en travaillant pour Soundgarden, Hole et Korn. Le disque épingle une version métallique du " Subterranean homesick blues " de Bob Dylan, " Fight like a brave ", un morceau très proche de l'univers des Beastie Boys, un reggae (" Love trilogy "), un funk démoniaque (" Special secret song inside ") et bien sûr la version originale de " Me and my friends ", un fragment qui démontrait que Kiedis avait parfaitement assimilé le phrasé rap. Flea/Hillel/Irons/Slovak : les Peppers ont alors retrouvé leur line up originel. Pas pour longtemps, car le 27 juin 88, Hillel meurt d'une overdose d'héroïne ; alors que bouleversé, Jack Irons est interné suite à une dépression nerveuse. Un événement qui va remettre en question l'existence du groupe. Mais quelques semaines après ce drame, Anthony et Flea décident de poursuivre l'aventure. Un peu par thérapie. Anthony recrute alors un jeune guitariste de 18 ans, John Frusciante. Mais ici, c'est déjà une autre histoire. Tous les morceaux de cet " Uplift mofo party plan " ont bien sûr été remasterisés.

Red Hot Chili Peppers

By The Way

Trois ans après "Californication", album de la maturité et de la consécration, les RHCP nous reviennent plus en verve que jamais, les singeries métal une fois pour toutes au placard et le calepin pop encore plus bourré d'idées et de mélodies sublimes. Pourtant, l'album démarre en trombe rock'n'roll, la basse de Flea martelant le chant vocodorisé d'un Kiedis surchauffé, toujours en lutte avec ses démons intérieurs… "By The Way" roulerait-il des mécaniques, comme au temps des fusions de "Blood Sugar Sex Magic", le disque fondateur du nu-métal ? Pas du tout : depuis "Californication", les RHCP ont préféré troquer leurs haltères contre l'intégrale des Beach Boys - le retour de John Frusciante, le guitariste prodige, y étant sûrement pour quelque chose… Dès le deuxième titre ("Universally Speaking"), les Californiens reprennent donc les mélodies colorées et les harmonies douces-amères là où ils les avaient laissées ; bref en haut des hit-parades et dans nos cœurs d'éternels adolescents. "Dosed", "Don't Forget Me",… que des hits en puissance, sans parler de ce "This is the place" rédempteur, hommage honnête aux junkies de la terre, dont Frusciante a fait longtemps partie… Heureusement pour nous, le guitariste s'est débarrassé de ses caprices d'héroïnomane, reprenant le manche et décidant du cap à emprunter par le groupe, direction le pays des rêves pop et des ballades crépusculaires. Au bout du voyage, après quelques virages funky ("Can't Stop", "Throw Away Your Television") et plusieurs escales sympathiques en "terra incognita" (l'air mariachi de "Cabron", la new-wave de "Warm Tape, qu'on croirait échappée du dernier album solo de Frusciante), les RHCP peuvent contempler le chemin parcouru, le superbe "Venice Queen" (deux chansons pour le prix d'une) en parfait épilogue, et se dire qu'ils ont, encore une fois, enfanté un chef-d'œuvre.

 

Red Hot Chili Peppers

Californication

John Frusciante de retour, nous nous attendions à vivre une nouvelle excursion musicale aventureuse dans le funk rock. Nous avons dû revoir notre copie. Pas que cet opus soit de mauvaise facture. Que du contraire. Il s’inscrit d’ailleurs dans la lignée de " One hot minute ". En moins sombre, c’est vrai. Privilégiant les compositions hyper mélodiques, contagieuses, loin de la folie dévastatrice qui en avait fait sa réputation. Pensez à " Freaky style ". Il y a bien sûr quelques titres bien saignants. Mais en général, l’énergie brute est rapidement canalisée, apprivoisée, n’explosant plus qu’à de trop rares occasions. Toujours produit par Rick Rubin, le disque demeure cependant très agréable, et à la limite, idéal pour décompresser, lorsqu’on est sous la douche ou dans son bain. Et franchement, après plusieurs écoutes, on a vraiment envie de fredonner. Le plus désopilant, dans l’histoire, c’est que les lyrics sont toujours aussi ambigus, à la limite du lubrique. Rien que le titre de l’album vous donne d’ailleurs une petite idée de l’état d’esprit licencieux du quatuor californien. Maintenant, n’imaginez pas qu’ils vous invitent à vivre de doux ébats aquatiques. Quoique !

 

Red Hot Chili Peppers

One Hot Minute

Impossible d'aborder un album de Red Hot Chili Peppers sans le poser sur son dénominateur commun : le funk blanc. "One hot minute" ne déroge pas à la bonne règle. Et il est indispensable de replacer notre analyse dans ce contexte pour vous faire une idée plus ou moins exacte du contenu de ce morceau de plastique. Treize titres. Pimentés, sulfureux, vivifiants. Depuis les classiques "Shallow be thy game", "Coffee shop" (bien que glamourisé), "Deep kick" (au parfum "Frusciante"), "Warped" (à la Verve atmosphérique mais au tempo impitoyable), "One big mob" (au débit verbal échevelé), jusqu'à l'opulence électrique du titre maître, en passant par les inévitables ballades "My friends" et "Tearjerker", réminiscentes d' "Under the bridge", un "Walkabout" plus MC 900 Ft Jesus que nature, le minimaliste, circonscrit à la basse et au chant, "Plea", "Transcending" au mid tempo spectral, sans oublier le single "Aeroplane". Futur hit en puissance, enrichi de chœurs d'enfants, à la manière du mémorable "Circus game", commis par les Skids en 1980... Un must!