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The Saints

Album hommage pour Chis Bailey des Saints

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Le 28 novembre 2025, Fire Records sortira « Long March Through the Jazz Age », la dernière œuvre enregistrée par Chris Bailey et The Saints, coïncidant avec ce qui aurait été le 69e anniversaire de Bailey. Cet album, enregistré fin 2018 aux Church Street Studios à Sydney, est un hommage émouvant à un artiste infatigable et intransigeant. Bailey et le batteur de longue date des Saints, Pete Wilkinson, se sont réunis avec le guitariste/ingénieur Sean Carey, accompagnés de Davey Lane (You Am I) à la guitare et d'un ensemble de jeunes musiciens talentueux de Sydney.

L'elpee s'ouvre par le single principal « Empires (Sometimes We Fall) », une chanson hymnique qui met en valeur les paroles poignantes de Bailey. D'autres morceaux notables incluent « Judas », un morceau mélancolique, « Gasoline », qui rappelle le style des Stones, et « Bruises », une réflexion candide sur le parcours de Bailey. La chanson-titre, « Long March Through the Jazz Age », se distingue par son intensité poétique et son solo de trompette saisissant.

Les enregistrements offrent une nouvelle profondeur à la voix de Bailey, surpassant tout ce qui avait été entendu auparavant. Pete Wilkinson et Sean Carey soulignent tous deux l'inspiration et la singularité de ces enregistrements, marquant la fin du remarquable voyage musical de Chris Bailey et The Saints.

« Empires (sometimes we fall) » est en écoute 

 

Sainte Barbe

Une Sainte Barbe hebdomadaire…

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Depuis ses débuts en 2019, Sainte Barbe a pour objectif d'explorer de multiples genres musicaux à travers le prisme de la musique électronique. Il utilise ses guitares, son piano et sa basse et y mélange différentes sonorités qu'il a pu trouver sur son chemin. Il est très certainement un scientifique de la musique qui expérimente et veut pousser la French Touch au-delà de ses frontières connues.

Afin d'élargir son spectre musical, Sainte Barbe s'est lancé le défi de sortir une nouvelle chanson chaque semaine pendant un an : ‘Sainte Barbe Weekly’, qui s'est terminé ce vendredi 27/01/2023.

Grâce à cette immersion musicale hors du commun, Sainte Barbe a trouvé de nombreuses façons d'explorer et d'ajouter à sa palette musicale de nouvelles sonorités tels que le jazz, la néo soul, l'indie rock, la disco house et même la musique classique.

Cette performance hebdomadaire inhabituelle a été mentalement et physiquement difficile mais a définitivement transformé Sainte Barbe en un producteur de musique atypique et aguerri. Tout au long du défi, il a publié 52 tracks et en a sélectionné aujourd’hui 30 pour créer trois nouveaux albums.

Ceux-ci sortiront en mars, avril et mai 2023.

▪ 03 Mars 2023 : « Galactic II »

▪ 07 Avril 2023 : « Change the Rules »

▪ 05 Mai 2023 : « Chasing the Sun »

« Soleil Lunaire » (feat. Alexis Muratti) est en écoute

 

 

Dumbsaint

Panorama, In Then Pieces

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« Panorama, In Then Pieces » constitue le troisième album du quatuor australien Dumbsaint (NDR : il est issu de Sydney). Depuis le début de l’aventure, les compositions instrumentales sont systématiquement accompagnées de courts-métrages réalisés par leurs soins. Considérées comme le cinquième membre du groupe sur scène, ces vidéos sont plus que de simples clips. Tournées pendant plus de six mois et mettant en scène pas moins de 25 acteurs, elles démontrent un vrai talent pour la réalisation, les images léchées et glaciales ainsi que les scenarii surréalistes et macabres.

L’opus peut heureusement s'apprécier sans ce support. Post-rock sombre mâtiné de métal, fatalement cinématographique, les compos de Dumbsaint alternent, comme le veut le style, apaisement et violence. C'est classique, propre, sans bavure. Calibré pour les fans de This Will Destroy You et Russian Circles. Les amateurs de mélancolie sombre, de froideur parfois inhumaine et d'explosions sonores devraient y trouver leur pitance.

 

The Delta Saints

Bones

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Groupe de blues/rock, The Delta Saints est constitué de jeunes musiciens. Etabli à Nashville, il s’est formé en 2007. Au cours des premières années de son aventure, le combo publie quelques Eps sous une forme indépendante. Lorsque le succès est au rendez-vous, il grave un premier elpee officiel, "Death Letter Jubilee". Nous sommes alors en 2013. Depuis, il est constamment en tournée. "Bones" constitue son second opus. Le line up du band est inchangé. Il réunit le chanteur/guitariste Ben Rigel, le bassiste David Supica, le drummer Ben Azzi, le guitariste Dylan Fitch et le claviériste Nate Kremer. Particulièrement créative, sa musique est en constante évolution. Si au départ elle trempait dans un blues/rock classique, aujourd’hui elle se révèle particulièrement originale. La formation signe les dix plages de "Bones". Les sessions se sont déroulées au studio Sputnik Sound, à Nashville. 

"Sometimes I worry" nous plonge au sein d’un univers étrange, peuplé de sonorités invraisemblables, d'où s'échappe la voix frêle de Ben, avant que la plage ne se charge d’une puissance instrumentale étonnante. Et une slide parvient à trouver sa place au cœur de cette trame musicale complexe. Chaque musicien apporte son écot à cet impressionnant assemblage. "Bones" se révèle aussi surprenant. La voix est douce. Les claviers tapissent un ensemble au cours duquel les percussions de Ben Azzi servent de moteur à cette expression sonore. Responsables d’une transe psychédélique, les guitares préludent déjà "Heavy hammer", une compo secouée par les grondements de basse provoqués par Supica. Si Delta Saints avoue pour références majeures Led Zeppelin, Black Keys et autres White Stripes, c’est par modestie ; car son delta blues est bien plus aventureux et probablement destiné au futur. "Zydeco" continue de baigner au sein de ce monde étrange. Le piano est passé à l’avant-plan ; mais offensive, la section rythmique reprend rapidement le flambeau, laissant les parties vocales se dédoubler à l'infini. Une claque ! "La Butte La Rose" retourne aux racines. Un bottleneck véhicule des accords arides. La voix est expressive et solennelle. Subtiles, les cordes de Dylan parviennent cependant à se frayer un chemin au cœur de cette structure alambiquée. Largement amplifiées, fuzzy, torturées et implacables, elles attaquent "Dust", au sein d’un climat puissant, claustrophobe et écrasant. Et au cœur de cette machinerie sans concession, Ben Ringle se met à hurler. "My love" s’ébroue depuis les racines, avant que le tempo ne s’élève. La voix est bouleversante, reflétant impeccablement une intensité latente. Toujours aussi complexe, "Into the morning" autorise des sorties de cordes baroques, torturées, déjantées, qui se fondent dans les percus quasi-tribales de Ben Azzi. Des percus qui reprennent le pouvoir sur "Soft spoken", après une amorce plus tendre.  Moment choisi par Ringel pour adopter les intonations tortueuses d'un Robert Plant de ce nouveau millénaire. "Berlin" clôt cette œuvre particulièrement riche, un funk nerveux mais qui ne sobre jamais dans la répétition. Prodigieux ! 

 

Allen Toussaint

R.I.P. Allen Toussaint

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Allen Toussaint était un des musiciens les plus notoires de sa génération à la Nouvelle Orléans. Pianiste, compositeur et producteur, il pratiquait le New Orleans R&B. La musique de Professor Longhair était son influence majeure.

Il est décédé ce 10 novembre 2015 à Madrid à la suite d'un concert. A l’âge de 77 ans. Parmi ses compos les plus connues, on épinglera "Ride your pony", "Working in the coal Mine", "Fortune teller" et "Get out of my life, woman". 

De nombreux artistes et groupes ont popularisé ses chansons, dont les Rolling Stones, The Doors, Little Feat, les Yardbirds, Lee Dorsey, Devo, etc.

 

Nico Wayne Toussaint

The Mighty Quartet Live

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Au fil du temps, Nico s'est forgé une solide réputation au sein de l'Hexagone. Parce que cet artiste pratique un blues original. Il a été profondément marqué par la performance de l'harmoniciste James Cotton, en écoutant l'album de Muddy Waters, "Hard again". Et il a pu passer à la pratique lors de ses voyages accomplis dans sa famille, à Minneapolis, dès 1992. Il est passé professionnel, voici une quinzaine d'années et compte déjà à son actif, douze albums dont 11 publiés chez Dixiefrog. Pour la circonstance, il a enregistré en ‘live’, au sein du Mighty Quartet, soit en compagnie de ses trois fidèle compères, le guitariste Florian Royo, le bassiste Antoine Perrut et le drummer Guillaume Destarac. Les sessions se sont déroulées dans le Sud de la France, en trois lieux différents, au cours de l’hiver dernier.

Si Nico adore James Cotton, il voue, comme tout harmoniciste de blues, une passion pour Little Walter. Et on le réalise sur la fulgurante ouverture intitulée "Waltering in Montreal". Un exercice de style instrumental qui rend hommage à la légende de Chicago. Il chante alors "One fine day", d’une voix proche de Kim Wilson, mais sa sortie prouve qu’incontestablement, il appartient bien à la division 1 des souffleurs contemporains. Rockin' blues écrit en compagnie de Neal Black, "Ain't no need" est imprimé sur un tempo puissant, une compo au cours de laquelle Florian et Antoine peuvent se mettre en évidence. Nico injecte énormément d’expression sur le tendre "My own medicine", une plage signée par son ami souffleur américain, R.J Mischo. Son instrument chromatique adopte un style très Westcoast. Inspiré par ses maîtres (Ronniel Earl, Stevie Ray Vaughan), Florian Royo nous réserve un brillant solo aux cordes. Nico a composé "Can't you tell", une nouvelle occasion pour Nico de s'épanouir sur sa musique à bouche. Le Mighty Quartet adopte un profil davantage funky sur "Mali Mississippi", une longue plage au cours de laquelle chaque musico s’autorise un billet de sortie. Pendant près de douze minutes, cette prestation scénique va mettre en exergue le talent des différents partenaires musicaux. D'abord Guillaume sur ses fûts. Ensuite Antoine Perrut abandonne sa basse pour empoigner son saxophone alto. Et il s’y révèle brillant. Sans doute jaloux, Nico reprend son harmonica et s'éclate sur "Southern wind blowin'", un shuffle signé de sa plume ; et l’envolée est remarquable. Il adapte respectueusement le "Sadie" de Hound Dog Taylor, une piste construite sur un même riff que le "Help me" de Sonny Boy Williamson II, même si son jeu se rapproche davantage de la légende Rice Miller. Toute l’œuvre évolue sur un niveau particulièrement élevé. "Lonely number" en est une nouvelle démonstration. "Memphis hat" également, un morceau caractérisé par des cordes qui débordent d’imagination. Excellent blues lent, "How long to heal" est imprégné du Chicago southside. Très rock, "Time to cut you loose" achève l’elpee, une piste paradoxalement privée d’harmo. Une bonne tranche de ‘live’ !

 

Saint Alvia

Static Palms

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Connu également sous le patronyme de The Saint Alvia Cartel, ce groupe est le fruit de la réunion entre des membres de principales formations d'emo-punk canadiennes (Grade, Boys Night Out, Jersey, The Video Dead). Les deux premiers albums sortis en 2007 et 2008 ont connu un certain succès dans leur contrée. Régulièrement diffusés sur les radios alternatives, ils ont en outre été nominés aux JUNO, les victoires de la musique locales. Depuis lors, ces habitants de Burlington (NDR : c’est dans l’Ontario) ont vu le départ d'un des deux membres fondateurs, Rob Pasalic (qui, en bon punk, a décidé de se consacrer à sa carrière d'avocat...), accueilli un nouveau bassiste et un claviériste, puis déploré le vol de leur van de tournée. Remis de toutes ces émotions, ils publient enfin leur troisième réalisation « Static Palms » dont le ton ne diffère pas radicalement des précédentes. Les morceaux restent assez conventionnels entre punk-rock/pop, classic rock (des Beach Boys à Aerosmith) et rétro-rock rappelant alors les Gaslight Anthem (formation régulièrement évoquée dans leurs interviews et avec laquelle ils ont d'ailleurs tourné). Ajoutez-y un zeste de blues, un chouïa de new-wave et un doigt de country et le tour est joué. Le tout est relativement varié, plutôt bien interprété, plaisamment chanté et produit sobrement par le renommé Greg Nori (Sum 41) mais votre serviteur a eu beaucoup de mal à trouver un réel intérêt dans ces compositions sans doute efficaces mais manquant cruellement d'originalité.

 

The Delta Saints

Death Letter Jubilee

Écrit par

Formation de roots étasunienne, The Delta Saints a été formé en 2007 par des étudiants qui fréquentaient un Collège de Nashville, dans le Tennessee. En l’occurrence le chanteur et joueur de dobro Ben Ringel, le guitariste Dylan Fitch, l’harmoniciste Greg Hommert, le bassiste David Supica et le drummer Ben Azzi. Avant de publier ce nouvel opus, ils avaient gravé deux Eps autoproduits, "Pray on" et "A bird called Angola". « Death Letter Jubilee » constitue donc leur œuvre la plus aboutie. Leurs lyrics traitent des amours difficiles, du manque de moralité et des vagabonds ; mais ils y intègrent des éléments de base comme la terre, l'air, le feu et l'eau! Leur style ? Un mélange de blues, de southern rock, de rock des bayous et de funk.

Des percussions syncopées et particulièrement néo-orléanaises ouvrent "Liar". Nous pénétrons dans l’univers des Delta Saints. Un univers sonore intense où chaque élément tient bien sa place. Très alerte, l'harmonica libère sa puissance et sa passion face aux cordes largement amplifiées. "Chicago" constitue un tribut à la Cité des Vents. Un blues imprimé sur un tempo lent. La voix de Ben est fervente et autoritaire. Tout au long de ce disque, elle impressionne, même. Très réverbérée, la guitare crée le lien qui mène au Delta lointain. Discrets, les arrangements de cuivres soulignent les interventions de musique à bouche. Sur ce rythme, Greg se sent comme un poisson dans l’eau. Caractérisé par les changements de tempo judicieux, "Death letter jubilee" identifie des chœurs a cappella. "Jezebel" s’ouvre comme une worksong authentique, avant que des cordes acoustiques ne viennent soutenir la voix. Des cordes rejointes par un harmonica pour le primaire "Out to sea", un folk blues au cours duquel le chant à l’agonie est saturé d’émotion. Une slide trépidante entame "Boogie" avant qu’elle ne s’enroule autour du timbre envoûtant de Ringel qui ne laisse finalement s'évader que l'instrument volatile de Greg. Une voix féminine atmosphérique épaule celle de Ben sur "Sing to me", précédant un déferlement instrumental. "Drink it slow" est balisé par les solides percussions de Ben Azzi. Mais au fur et à mesure que le ton monte, les cordes de Fitch saturent. "From the dirt" est certainement une des meilleures plages de l’elpee. Passionnée, impérieuse, la voix emprunte des accents tragiques. Les instruments resserrent les rangs pour mettre en exergue cet organe. Hommert prend son billet de sortie. Son registre est éloquent. Il aligne de nombreuses notes à la manière d'un Jon Popper chez Blues Traveler ou de Magic Dick au sein du J Geils Band. La résonance métallique du dobro envahit "The devil's creek", une compo puissante. "River" défile tel un holler. A cause de la propagation des voix et des répliques féminines, sur fond de percussions. "Old man" est une compo dépouillée, énigmatique, au cours de laquelle les cordes montent en crescendo. Un peu comme chez Neil Young. Et "Jericho" ponctue parfaitement ce superbe long playing. On a cependant encore droit à un morceau caché. Un jazz traditionnel issu de la Nouvelle Orléans exécuté par un Dixieland band…

 

TheSaintCyr

I’m Waiting For The Black Days

Écrit par

Vision pantagruélique d’un Adam Ant sous acide ayant régurgité des influences ‘Cold Wave’ réchauffées, The Saint Cyr est tout sauf digeste.

Le Rock cabaret n’appartient certes pas qu’à Voltaire, mais n’est pas Gavin Friday qui veut.

Souvent à la limite du grotesque, le groupe s’enlise dans des compositions maladroites et la voix principale s’étrangle dans un ‘franglais’ qui prête à sourire.

Quelques moments épiques viennent relever le propos de temps à autre, mais ces fulgurantes intrusions sont bien vite happées par les défauts apparents de compositions bancales et mal torchées.

Et quand le chanteur s’époumone sur la cinquième plage intitulée « I’m Lost », on le croit sur parole…

 

Saint Saviour

Union

Écrit par

Saint Saviour est le nouveau projet de Becky Jones qui s’est distinguée (façon de parler) en 2010 sur le « Black Light » de Groove Armada, auxquels elle avait prêté voix et plume. Deux ans et deux Eps plus tard, la demoiselle présente son premier LP en solo. Et le constat est plutôt accablant. A moins d’adhérer à 100% à la voix criarde de l’Anglaise, mieux vaut se tenir à l’écart de cette « Union » sans grand avenir. Mélodiquement, les compositions de Jones tiennent plus ou moins la route, lorgnant parfois  du côté de Dido ou Niki & The Dove. Par contre, vocalement, ses gammes et modes donnent l’irrépressible envie de s’assourdir en s’enfonçant des boules Quiès jusqu’au fond de la boîte crânienne. Tout est dit!

 

Nico Wayne Toussaint

Lonely number

Écrit par

Nico Wayne Toussaint est originaire de Toulon. Sa passion, c’est le blues ; et son instrument de prédilection, l’harmonica. Il reconnaît pour influence majeure, le souffleur noir, James Cotton, harmoniciste qui militait autrefois au sein du Muddy Waters Band. A 20 ans, il se produit en compagnie de son père, pianiste, dans Vent du Sud. Quelque temps plus tard, il fonde son Nico and Friends. Son second prénom, Wayne, lui vient de son parrain qui vit à Minneapolis. C’est d’ailleurs au siège du comté de Hennepin, dans l'État du Minnesota, qu’il enregistre son premier opus, “C’est si bon”. Nous sommes alors en 1997. L’année suivante, il est signé par le label français Dixiefrog. Et “Lonely number” constitue déjà son 7ème elpee, gravé au sein de cette écurie. Les sessions se sont déroulées à Montréal, sous la houlette de Nick Estor, lequel se réserve également les baguettes. Le disque recèle une majorité de compos personnelle, mais également quelques inévitables reprises. Enfin, quelques invités sont venus prêter main forte à leur ami frenchie ; de quoi rehausser l’intérêt de ce long playing.

“Lonely number” s’ébroue sur un tempo indolent. Une plage qui n’est pas sans rappeler l’un des maîtres du blues des marais louisianais, Slim Harpo! Le rythme s’éveille pour attaquer le superbe “Hope she believes me”. Nico est très proche de son ami souffleur RJ Mischo. Il se montre très pro, soutenu par la prestation éblouissante de Mike Welch aux cordes. Pas le temps de souffler, et il c’est le moment du “Time to party”, un jump blues à la californienne au cours duquel les interventions de David Maxwell au piano, sont sublimes. Le souffle de Toussaint est pétri de classe et nous rappelle William Clarke. On n’a pas le temps de s’ennuyer sur cet opus. Imprimé sur un solide tempo, “Time to cut to loose” vire au R&B. On en a des fourmis dans les jambes. Une piste entretenue par le Batave Mister Boogie Woogie aux ivoires (NDR : alias Eric Jan Overbeek), dont les accords frôlent le délire, ainsi que le saxophone de Tommy Schneller. Guy Davis chante aux côtés de Nico le solennel “How long to heal”. Un delta blues majestueux et chargé d’émotion. “Where was I” et “My one last thing” sont des Chicago shuffles très entraînants. Nico souffle à la manière de Little Walter sur l’instrumental “Waltering in Montreal”. Invité prestigieux, Rod Piazza vient donner la réplique sur son harmonica chromatique au diatonique du Français, sur la cover du “My own medicine” de RJ Mischo. Mister Boogie Woogie est à nouveau au piano pour “High class in disguise”, une plage dynamisée par les rythmes syncopés de la Nouvelle Orléans. Et la suite est toujours d’aussi bonne facture. Nico souffle comme Sonny Boy Williamson 2 sur “ I love you through and through”. “Deep down in Florida” nous replonge dans une atmosphère digne de Muddy Waters ; JP Soars a empoigné la slide et Nico peut enfin souffler dans le même registre que son mentor, James Cotton. “She comes and go” nous propulse au sein d’un climat digne du géant Howlin’ Wolf ! L’elpee s’achève par le bouleversant et dépouillé “Dealing with the devil”, une compo signée Sonny Boy Williamson 1. Du blues cinq étoiles. Sans aucun doute, le meilleur album commis par Nico Wayne Toussaint, à ce jour…

 

All The Saints

Intro To Fractions

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Cet album était tombé dans d’obscurs limbes et voit enfin le jour.

Il s’ouvre par le génial « Half red, Half Way », de quoi permettre à All The Saints d’afficher d’emblée ses intentions. Plus de bruit, moins de confort. Pour le plus grand plaisir de nos pavillons auditifs tout acquis à la cause bruitiste.

Suite tardive de « Fire In Corridor X », cet album explore des terrains plus abrupts ; et pourtant, l’audace est payante.

Expérimental et sans concession (se référer à « 4H Trip »), ATS est une sorte de pendant lumineux d’A Place To Bury Strangers.

Ne dénigrant pas leur affection pour les mélodies, ces résidents d’Atlanta distillent leurs chansons sous un vernis craquelé.

L’opus a été enregistré au sein de différents studios ; et pourtant ces inconvénients matériels ne nuisent ni n’affectent l’homogénéité de l’ensemble…

Cet album regorge de trouvailles et des titres comme « EIO » ou le brumeux « Intro To Fraction » semblent simplement imparables, tandis qu’un O.V.N.I. tel « Dangerflowers » propulse l’auditeur dans un univers inquiétant et quelque peu malsain.

Rempli de (bonnes) surprises, cet elpee est source de grands plaisirs auxquels beaucoup risquent de succomber.

Ce qui aurait pu être un des albums de 2011, devrait figurer au sein de mon top, en 2012…

 

When Saints Go Machine

Fail Forever (Ep)

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Le label teuton !K7 excelle lors de la confection de ses glorieuses compilations « DJ Kicks ». Par contre, lorsque l’écurie décide de balancer un artiste dans la spirale de l’électro, généralement, elle se plante. Et la réponse à ce phénomène relève du pur mystère. Dernier cas en date, When The Saints Go Machine. Un quatuor danois électro/pop. Faut quand même savoir que WSGM est respecté chez eux. Considérée comme la meilleure révélation de l’année 2009, par une radio danoise, la bande à Nikolaj Manuel Vonsild a mis les bouchées doubles, en cette année 2011. Et avant de voir débarquer leur premier elpee, le combo a accouché de « Fail Forever », un maxi d’honnête facture, qui possède quand même toutes les chances de se faire une petite place au chaud dans le monde analogique. Malgré la voix irritante, on passe en revue les sonorités déjà entendues mais bien ficelées. Par contre, on se marre sur les vocodeurs et les petits chants en canon cul-cul-la-praline. Et finalement, la direction empruntée semble parfois indécise. Ce qui a le don d’agacer. On se réjouit néanmoins sur « Pinned » et « You Or The Gang » qui sont les seuls et rares moments forts de la galette. A écouter en se forçant un peu. Et ça c’est dommage.

Saint André

Mon jour de chance

Écrit par

Issu d’un mariage belgo-corse, Saint André est né en 2004, sur les hauteurs de Liège. Seul ‘étranger’ de la formation, le chanteur Jean-Charles Santini, également préposé aux guitares et au piano, a rapidement opté pour la naturalisation ‘noir-jaune-rouge’, à l’instar des trois autres membres, Jérôme Mardaga (NDR : ex-Jeronimo !) aux six cordes également, Cyrille Nobilet à la basse et Thomas Jungblut à la batterie.

Six ans déjà que Saint André dispense son art, issu d’un pop/rock teinté de chanson française bien huilée. Très bien emmené par le single « Un autre que moi », le quatuor liégeois s’est fait une belle place au soleil, dès la sortie de son premier et excellent elpee, « Le grand soir », paru il y a tout juste 3 ans. Il aura donc fallu près de 36 mois pour que le second ouvrage tombe enfin dans les bacs. Mais le jeu en valait la chandelle…

Ce second opus transpire de classe et de maturité. En 11 chansons, Saint André révèle toute l’étendue de son talent. Jean-Charles Santini, au four et au moulin, responsable de la quasi-totalité de l’écriture, démontre toute sa parfaite maîtrise des mélodies et des rythmes. C’est un véritable petit collier de perles qui nous est ici proposé.

« Bleu de toi » ouvre magnifiquement ce petit ‘chapelet’. Petite chanson d’amour sans prétention, loin d’être niaise, elle prouve que Les Innocents ne sont pas les seuls capables de nous régaler de cette ‘variété française’ de qualité. S’en suivent toute une série de titres développés de même façon. L’accent est placé sur la musicalité, l’accessibilité. Les refrains sont faciles et accrocheurs. On a même envie de les fredonner, lorsqu’on ne bat pas du pied, en mesure. Une véritable ‘opération fraîcheur et qualité’ au rayon francophone de votre meilleur disquaire ! Il suffit de tendre l’oreille vers « Le roi des infidèles », « Le monde ne tourne pas », « Ne t’en fais pas »,…

En fait, l’œuvre ne souffre d’aucune faiblesse. Aucun morceau ne vous incite à zapper vers la plage suivante. On écoute l’intégralité de la plaque en éprouvant, à chaque titre, le même plaisir. Un gage de qualité ! Disponible ce 25 octobre, cet elpee propose quelques unes de ses plages en écoute sur leur hébergement ‘Myspace’. Ne vous privez pas d’un tel plaisir…

Rendons, pour terminer, à César ce qui lui revient, car si le combo se revendique bel et bien belge, c’est le natif de l’île de beauté qui est la source principale d’inspiration de cette excellente formation !

Saint

Medusa

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Jeune mélomane, Steve Jones commence à jouer de la guitare vers 6 ans. Ce touche-à-tout boulimique enchaîne très rapidement au piano, au violon et à la batterie. Il accorde son premier concert à l’âge de 8 ans au sein d’un orchestre local.

C’est armé de sa guitare et un master en Music Composition en poche que Steve Jones décide de quitter son Angleterre natale (Wolverhampton). En 1999. Il rêve d’autres horizons. Destination : Bruxelles. Ville où ce jeune auteur-compositeur, chanteur, guitariste et claviériste écume les cafés-concerts de la capitale. C’est précisément lors d’un concert acoustique dans un pub irlandais, un soir de novembre 2000, que sa route croise celle de Philippe Havelange. Olivier Demeyer (Batterie) et Laurent Stelleman (Guitare) le rejoindront plus tard pour former le Steve Jones band désormais devenu Saint. Happé par d’autres projets (Monsoon…), Laurent Stelleman quitte le groupe avant l’enregistrement studio du deuxième opus Medusa. Le trio est alors rejoint sur scène par Geoffrey Lesire à la guitare.

Très vite remarqué par Classic 21, le trio belgo-britannique devra cependant attendre 3 ans avant de sortir son second elpee. Pourtant, la presse soulignait déjà les talents de compositeur du leader charismatique et la qualité musicale du premier album, « Bones and Telephones », un disque autoproduit, paru en 2005.

Autre rencontre importante pour le groupe, Michael Lunt (producteur et éditeur de Marie Warnant) qui les signe sur son nouveau label Pico Grande Productions. Réalisé au Synsound Studio par Dan Lacksman (Lio, Hooverphonic, Vive La Fête…), « Médusa » prend la direction des bacs fin 2008.

L’univers musical de ce deuxième elpee évolue quelque part entre Coldplay et Travis sans  jamais renoncer à sa singularité créative.

Malgré la présence vocale de Steve Jones, « Medusa » s’ouvre, malheureusement, sur quelques morceaux pop-rock classiques sans grande originalité. Nuançons néanmoins ce ‘malheureusement’ car la deuxième partie de l’album nous présente fort heureusement un tout autre profil. Dès la septième plage, un monde musical bien différent s’entrouvre et s’offre à nous. Steve Jones y imprime pleinement son talent de mélodiste et d’auteur-compositeur. D’une voix singulièrement puissante et fragile, il raconte la vie sur des morceaux sensibles et intelligents. La qualité des arrangements studio opérés par Dan Lacksman est également remarquable. L’album se referme lentement par « All In Good Time ». Une compo douloureuse, généreuse et merveilleusement écrite. Sans oublier la voix aux inflexions ‘buckleyennes’. Et ce piano. Un final magnifique.

Excepté ce léger faux pas initial, un album réussi. A conseiller à un large public.  

 

All The Saints

Fire On Corridor X

Écrit par

Nouvelle signature chez Touch & Go, All The Saints est un trio originaire d’Alabama. « Fire On Corridor X », son premier essai, est une mosaïque d’influences, parmi lesquels figurent Jesus & the Mary Chain (« Leeds »), Stone Roses (« Regal Regatta »), My Bloody Valentine (« Hornett ») ou leurs contemporains Black Rebel Motorcycle Club (« Farmacia »). Les morceaux à la fois sombres et bruitistes d’All The Saints font souvent l’effet d’un bulldozer, même si l’ensemble manque parfois de cohérence. Produit par Ben H. Allen (Animal Collective…), « Fire On Corridor X » passe en effet du slow-core (« Shadow, Shadow ») à un rock garage (« Sheffield ») avant de s’abandonner à des délires stoner (« Outs ») ou noise-pop (« Fire On Corridor X »), sans ménager l’auditeur. De plus, à moins d’en être fan, il faut parfois passer outre des vocalises à la ‘Oasis’ pour pouvoir apprécier l’ensemble de la plaque.

A écouter parcimonieusement.

Clint Eastwood & General Saint

Stop That Train

Écrit par

Enrichi de quelques mixes destinés aux ‘soundsystems’ de l’époque, cette réédition remet au goût du jour le deuxième album de cet excellent duo de deejays jamaïcains basé à Londres. Lors de la confection de leur premier opus, les deux gaillards avaient utilisé les riddims puissants du producteur Henry ‘Junjo’ Lawes pour poser leurs rimes dynamiques, parfaitement représentées sur l’excellent « Another One Bites the Dust ». Sur ce « Stop that Train » paru en 1983, ils ont préféré mettre sur pied les « Inity Rockers », leur propre groupe dont relevait le saxophoniste Courtney Pine. Leur son a alors gagné en propreté et « Stop That Train » a fait un énorme carton en Angleterre, Hollande, Allemagne et Espagne. Ce disque résume bien le talent particulier de Clint Eastwood et General Saint : un flow à l’unisson proche du hip hop, un sens de l’humour qui n’exclut pas la gravité (« Nuclear Crisis »), de l’originalité et un sens certain des mélodies. Ajoutez-y les grosses rythmiques dancehall (à la mode à l’époque) et vous obtiendrez une série de titres toujours très susceptibles aujourd’hui de remplir les pistes de danse et de laisser apparaître un sourire de contentement sur les visages de ceux qui préfèrent taper du pied.

All Saints

Studio 1

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On le pensait mort et bien enterré. Tu parles… Le mouvement girl band renaît de ses cendres. Et on le doit au grand retour (attendu ???) des All Saints. Oui. Elles ont osé. Pour commencer, évitons toute exégèse sur les potentielles raisons et motivations de cette résurrection. Après tout, on n’est pas dupes. Parlons plutôt de l’effet de ce « Studio 1 » sur le système nerveux. Ce quatrième album, le premier depuis la prétendue séparation des supers copines en 2001, a de quoi donner aux hypocondriaques, matière à se plaindre. D’abord l’évidence : mal aux oreilles. Les voix de Shaznay et de Natalie sont toujours aussi agaçantes (rappelez-vous le cauchemardesque « Never Ever ») et quasi insupportables sur des morceaux comme « Chick Fit » ou « One Me And U ». Ensuite, mal au crâne. 42 minutes de All Saints c’est tout simplement trop, même si on avoue avoir légèrement remué le popotin sur le single « Rock Steady », le faussement ragga « Scar » et « In It To Win It ». Justement, parlons-en de ce popotin et du dernier symptôme : un sacré mal aux fesses. Au bout des douze pistes, on a l’étrange sensation de s’être fait enc****. En effet, même si l’on ne peut pas nier le fait que ce « Rock Steady » soit extrêmement bien produit et regorge forcément de tubes, l’ensemble donne l’envie de traîner les quatre filles en justice pour faux et usage de faux. N’est pas Lily Allen qui veut. Heureusement, il y a des gens comme les deux joyeux lurons de MSTRKFT qui acceptent de décortiquer à leur sauce un titre comme « Rock Steady » pour en faire une bonne raison d’avoir mal aux pieds : un pur produit de dancefloors (NDR : ce remix n’est évidemment pas inclus dans l’album). En résumé, All Saints reviennent comme elles étaient parties : sans la moindre sincérité. Combien de temps tiendront-elles avant de se crêper à nouveau le chignon ? Les paris sont ouverts.

The Sainte Catherines

Dancing For Decadence

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‘Quand on est dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter’, explique The Sainte Catherines sur la pochette de son nouvel album. Paraphrasant ainsi le bien nommé S. Beckett, nos tatoués ne croyaient pas si bien dire. La formation punk hardcore basée à Montréal doit en effet se trouver dans une merde pas possible. Car, force est de constater qu’au chant Hugo Mudie ne dispose pas d’une voix en or. Eraillée, grincheuse, elle se démarque néanmoins par une bonne dose d’engagement. Sur « Dancing For Decadence », The Sainte Catherines fait preuve d’un acharnement à toute épreuve, un activisme exacerbé : à faire chialer une colonie de militants Greenpeace. Tout de noirs vêtu, nos petits amis ne sont pourtant pas si méchants. De gentils gauchistes, révolutionnaire convaincus, tout au plus. Côté musique, les oreilles s’échauffent sur une improbable rencontre entre Hot Water Music et Against Me ! « Un petit verre ne ferait donc pas de tort », annonce un sample pertinent au terme de l’initial « Burn Guelph Burn ». Plus loin, « Us Against The Music » milite au rang des meilleurs titres de cet album qui se contentera d’un rôle de second plan sur les bancs de l’opposition.

Saint Etienne

Finisterre

Saint Etienne s'est toujours donné pour mission périlleuse de composer la chanson pop ultime, l'anthem (euro)dance idéal, le tube FM incendiaire. Douze ans que ça dure, et toujours pas la timbale, le podium, la piste aux étoiles. Au bout du compte, Saint Etienne s'est petit à petit engoncé dans une formule sans cesse remâchée, au risque de ne jamais conclure, mais surtout de ne plus séduire. C'était sans compter sur l'énergie et la persévérance de Pete Wiggs, Bob Stanley et Sara Cracknell, qui cette fois-ci semblent au bord de la réussite. Le Saint-Graal à portée de main, le trio anglais n'a plus qu'à prier Saint-Top of The Pops pour que leurs chansons se transforment en hits et forcent enfin les portes de la gloire et des dancings de la planète. Car ce " Finisterre " n'est pas avare en pépites dance-floors (" Action ", " Amateur ", " Shower Scene " qu'on croirait piqué à New Order, " New Thing ") et en slows downtempo, avec mirror balls et paillettes eighties en option (" Summerisle ", " Stop And Think It Over "). Finies les ambiances trop délétères de son prédécesseur " The Sound Of Water " (produit par To Rococo Rot et Sean O'Hagan des High Llamas), " Finisterre " roule plutôt des mécaniques sur les pistes de danse et sous les sunlights des tropiques. Tel le Phoenix qui renaît de ses cendres, Wiggs, Stanley et Cracknell sont donc repartis pour un tour (de carrousel) à tenter d'attraper la floche du succès. Parce que comme le dit leur ami Etienne Daho (fan de la première heure) : ‘Notre manège à nous, c'est eux !’

 

Saint Etienne

Tigerbaby

Depuis sa création en 1990, St Etienne n'a jamais vraiment pratiqué une musique conforme à notre sensibilité personnelle. Et pourtant ! Comment expliquer le plaisir ressenti à l'écoute de leurs CD ? Peut-être parce qu'ils se sont toujours montrés imprévisibles. Peut-être également à cause de cette attitude baroque qu'ils n'ont jamais abandonnée. Celle d'exagérer la mode des seventies, par exemple. Mais c'est sûrement dans sa musique qu'il faut aller chercher la réponse. Car il ne faut pas renier les qualités exceptionnelles que possèdent les membres du groupe. Peter St John Wiggs et Robert Arkady Stanley dans le domaine technique, et Sarah Jane Cracknell au niveau vocal. En tous cas, la technopop de leur nouvel elpee, " Tigerbay ", a encore réussi à nous mette en boîte… comme des ados ! Et à nous émoustiller. Par sa diversité, surtout. Pensez qu'en quinze titres, le groupe passe en revue la musique de film, la techno pop, la ballade romantique, le trip hop ‘portisheadien’ et l'électrodance. On a même droit à une composition acoustique qui nous rappelle Kristin Hersh des Throwing Muses. Quel paradoxe pour un groupe synthétique ! Soulignons également l'apparition ponctuelle d'Etienne Daho déclamant un poème au beau milieu d'une chanson. Un excellent album donc, qui démontre que contrairement à l'équipe de football, St Etienne fait toujours partie de l'élite, mais musicale, cette fois…