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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Disappears

Un final propice à la transe…

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Le Magasin 4 accueillait ce dimanche 1er décembre, une double affiche assez alléchante et personnellement attendue depuis la rentrée. Une affiche caractérisée par son éclectisme, puisqu’elle confirmait la présence d’un des groupes les plus passionnants du moment au sein du paysage garage/psyché indé et celle d’un trio belge capable de fusionner les influences electro, cold mais aussi noise voire même stoner.

Et c'est par ces derniers que la soirée commence, puisqu'ils sont les premiers à entrer en scène (NDR : mais n'y voyez aucune référence biblique!) On remarque immédiatement que le volume sonore est plutôt généreux. Trop en vérité. Difficile de plonger directement dans un tel bain de décibels, d'autant que les problèmes de son ne se limitent pas à ce niveau excessif. La batterie semble détachée des autres instruments alors que la voix sature dans les aigus, particulièrement quand le chant est crié ; ce qui arrive bizarrement assez souvent. Bizarrement en tout cas pour qui connaît un peu Organic. Peut-être est-ce une tentative d'‘aller chercher le public’ de la part du chanteur? Toujours est-il que cette situation a provoqué chez votre serviteur, l'effet inverse, soit une prise de recul et une écoute plus distraite... Dommage, car dans d'autres conditions la formation s'est déjà montrée bien plus convaincante. Que ce soit dans un plus petit club ou en studio comme en témoigne leur album "Under Your Carbon Constellation" qui contourne les clichés du genre et compte parmi les réussites de 2012 sur la scène belge. A revoir donc.

Place ensuite à Disappears, quatuor chicagolais au sein duquel a milité Steve Shelley (le batteur de feu Sonic Youth), un combo qui extrait, d'une substance garage indie, des mantras bruitistes et hypnotiques des plus tripants. Le chanteur/guitariste a la mine du type qu'on vient de réveiller il y a 5 min pour lui rappeler que son concert va démarrer : yeux mi-clos, cheveux en pétard et lippe en avant. Une nonchalance sympathique (ou peut-être une vraie fatigue de tournée) qui lui sied plutôt bien et ne semble pas diminuer l'intensité de la performance. En effet si le début du set est à nouveau quelque peu gâché par les problèmes techniques (basse trop absente et accordage approximatif) rencontrés sur les 2 ou 3 premiers morceaux, le reste se passe sous les meilleurs auspices. Le répertoire est essentiellement constitué de la quasi-totalité de l'excellent dernier opus "Era" ainsi que de nombreux extraits du précédent "Pre Language". Quelques exemples? "Replicate", caractérisé par son groove sec et mécanique, "All Gone White" qui serpente insidieusement ou bien encore "Joa" et sa rythmique très 60's. Mais s'il fallait épingler un moment bien particulier de cette prestation live, ce serait certainement "Elite Typical". Propice à la transe, cette compo est dynamisée par des rythmes tribaux ; un morceau de post-punk qui se fond dans des nappes de guitares étirées à souhait façon space-rock. Envoûtant!

Et c'est peu dire que nous étions encore sous le charme quand s’est terminé leur concert trop court (forcément...) après un rappel consacré à un extrait d’une de leurs œuvres plus ancienne. Mais bon l'heure c'est l'heure! Les voisins tatillons ne le savent que trop bien...

(Organisation Magasin 4)

 

Psapp

The Camel’s Back

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Il ya deux ans, Psapp publiait l’inattendu « The Only Thing I’ve Ever Wanted », une véritable petit mine de créativité peuplée de créatures malicieuses et de chats, animal fétiche du duo. Une excellente surprise que Galia Durant et Carim Clasmann continuent d’exploiter sur « The Camel’s Back », leur troisième ouvrage. Parce qu’il devait bien nourrir leurs félidés domestiques, le duo s’est intéressé de près au peuple océanique. Et le moindre que l’on puisse dire est que la pêche aux idées des deux joyeux drilles a été manifestement fructueuse. Dans la lignée de son prédécesseur, « The Camel’s Back » regorge de bidouilleries ‘folktroniques’ et de sonorités cocasses créées à partir d’instruments atypiques. Les jouets, par exemple, ont toujours une grande place dans le travail de composition de la formation.

Emmené par l’excellent single « The Monster Song » et son vidéoclip ‘Psappesque’, « The Camel’s Back » est une collection de douze morceaux réjouissants. Le genre qui vous colle un large sourire au visage et égaie les journées les plus grises. Ce recueil, sans réitérer l’effet surprise de « The Only Thing I’ve Ever Wanted » et marquer autant que celui-ci, s’adresse à un public de tout âge qui ne pourra en sortir qu’émerveillé. Les splendides « Screws », « The Camel’s Back », « Marshrat », « Mister Ant » ou « Somewhere There Is A Record Of Our Actions » font de cette troisième œuvre une galette intemporelle à ne pas manquer.

 

Psapp

Cat Power !

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Galia Durant et Carim Classmann ne font pas de la musique. Ils s'amusent. Les deux garnements viennent d'offrir au monde le jouet le plus innovateur de la décennie. « The Only Thing I Ever wanted » s'adresse à tous les enfants, de 3 à 83 ans. Les risques de surconsommation sont néanmoins très élevés. Histoire d'en savoir plus sur leur formule magique, Musiczine a rencontré les têtes pensantes de Psapp lors de cette exceptionnelle édition du Pukkelpop. Si l'on s'imaginait qu'interviewer le duo serait, naturellement, un jeu d'enfant, c'était sans compter sur les interruptions impromptues provoquées par la diabolique Sock Pupett.

A quoi ressemblait la vie avant Psapp pour vous ?

Galia Durrant : La rencontre s'est effectuée par l'intermédiaire d'un ami commun, Tim. A l'époque, je jouais au sein d'un groupe et Carim participait à plusieurs projets. Aucun d'entre nous n'était satisfait de sa situation (NDR : Première interruption de la Sock Pupett que Galia menace de démembrer)… Nous avons ensuite collaboré avec toute une série de personnes avant de travailler en duo. C'est à partir de ce moment que avons vraiment été enthousiasmés par notre travail…

Psapp, c'était le nom de l'un de vos chats ?

Carim Classmann : (Rires) Oui, effectivement. Un chat que nous n'avons jamais rencontré. En fait c'était un chat-fantôme.

G.D. : Elle (NDR : apparemment une femelle) nous a envoyé un mail en nous ordonnant d'appeler le groupe 'Psapp'. C'était une chatte très puissante qui nous a menacé de…

C.C. : … de faire sonner notre musique comme du George Michael. Elle nous a menacé d'autre chose, non ?

G.D. : Oui. De nous transformer en Phil Collins.

L'horrible cauchemar !

C.C. : Je n'avais pas envie de perdre tous mes cheveux alors j'ai cédé.

G.D. : Ouais. Elle faisait vraiment peur. C'est la raison pour laquelle le groupe s'appelle 'Psapp'. Tu veux entendre mon imitation de Phil Collins ?

Non merci ! Comment vous est venue l'idée d'utiliser des objets insolites tels que des jouets dans vos compositions ?

G.D. : C'était un processus naturel. On ne s'est jamais dit 'Tiens, on utiliserait bien tel jouet'»…

C.C. : Ces objets ont toujours été notre propriété.

G.D. : On disposait tous les deux d'un stock de jouets que…

(NDR : Seconde interruption de la Sock Puppet) C'est décidé, je la kidnappe quand je m'en vais…

C.C. : Mais enfin… Ca met du piment !

G.D. : Elle est pas mal, hein ? On en a fabriqué plusieurs sur la route, à l'aide de chaussettes et de coussins. Tout le monde dormait dans le bus alors on s'est amusé à en confectionner quelques unes (NDR : ils se mettent à jouer avec deux sock pupetts).

CC. : Pour en revenir à la question, lorsque nous nous sommes rencontrés, nous disposions tous les deux une large collection d'objets bizarres et Galia possédait un énorme assortiment de vieux synthés Casio pour gosses…

G.D. : Oui, j'en avais bien une dizaine ou une quinzaine.

C.C. : A vrai dire, les jouets n'ont en fait pas tellement d'importance. C'est le son qui doit être intéressant. On collectionne tout objet susceptible de produire des sons étranges. Evidemment, si ces objets ont une apparence amusante, c'est encore mieux.

G.D. : On n'utilise cependant pas une aussi grande quantité de jouets qu'il n'y paraît. Mais surtout des objets insolites tels que des tables, des instruments de cuisine, du bois, des verres, des meubles ou encore des cailloux. A cause du bruit lorsqu'on marche dessus.

C.C. : Plutôt varié donc. On teste beaucoup d'objets afin d'en mesurer la musicalité. Certains fonctionnent bien, d'autres moins. J'ai offert, par exemple, un poulet en plastique à ma sœur pour la Noël. Il a fini sur deux morceaux !

G.D. : Nous sommes en général toujours emballés par les sons que nous n'avons pas encore eu l'occasion d'expérimenter dans les albums. Utiliser les mêmes instruments plusieurs fois de suite m'ennuie rapidement. Et comme nous ne sommes pas millionnaires, on ne peut pas se permettre d'acheter des tonnes d'instruments. Du coup, on les fabrique nous-même.

D'où votre son si particulier. Quel est votre processus d'écriture ?

C.C. : On écrit ensemble en studio. Le point de départ, ce sont des bribes d'idées qui prennent forme tout au long de la journée.

G.D. : Il est également très important pour nous de travailler ensemble. Je n'écris pas les paroles dans mon coin. On a des idées plutôt similaires. C'est un peu comme si nous communiquions par télépathie ! Cette méthode nous permet d'avancer assez rapidement.

C.C. : Il nous est logiquement plus facile de comprendre l'autre quand on est dans la même pièce. Ensuite, le processus se déroule naturellement. On ne réfléchit pas trop à ce que l'on fait. Le soir, on décide des idées à exploiter ou à jeter.

Votre musique est impossible à comparer avec quoi que ce soit de connu. Quelles sont vos influences ?

G.D. : Il est assez difficile de répondre à cette question parce qu'elle signifie que nous avons écouté l'un ou l'autre disque avant de se dire 'tiens, j'aimerais bien que ma musique soit similaire'. Ce n'est pas trop dans notre manière de travailler. Du moins, pas consciemment. On n'a pas envie de reproduire le même genre de musique que d'autres.

C.C. : Si, pendant le processus d'écriture, je devais me rendre compte que l'une des chansons résonnait comme quelque chose de connu, je l'abandonnerais pour passer à autre chose.

G.D. : Il y a néanmoins beaucoup d'artistes que l'on adore vraiment tous les deux. Nos goûts varient d'Erik Satie à Fela Kuti en passant par The Cure…

C.C. : Oui, on ratisse large, des années 20 aux années 80… Les Sex Pistols sont des idoles pour nous mais je ne pense pas que notre musique soit vraiment similaire !

G.D. : Moi, si !

C.C. : Tu veux parler de notre nouvelle chanson, « Anarchy Of The Sock Puppet » ? (Rires)

Comment décririez-vous « The Only Thing I Ever Wanted » par rapport à « Tiger, My Friend » ?

C.C. : (NDR : après une troisième interruption de sa Sock Puppet). On n'a pas vraiment pensé à créer quelque chose de différent, c'est venu naturellement. Le nouvel album est toutefois beaucoup moins électronique et plus acoustique mais il retentit un peu comme 400 chats dans un parc à ordures. Il existe une autre atmosphère sur « Tiger, My Friend ».

G.D. : Les deux albums traduisent notre amour des sons étranges et des harmonies vocales.

C.C. : Les sons dépendent aussi énormément des instruments dénichés pendant les enregistrements.

Vous avez été révélés par le titre « Cosy In A Rocket ». C'est aussi le générique de la série « Grey's Anatomy ». Ces événements ont-ils changé la vie de Psapp depuis que la série et la chanson sont devenues des gros hits ?

C.C. : En fait, il n'a pas récolté de gros succès en Grande-Bretagne. Le phénomène est plutôt américain. Il n'y a donc aucune conséquence sur notre manière d'écrire ou sur nos vies en général. De plus, la télé n'est pas vraiment notre tasse de thé…

Et si vous étiez approchés par des créateurs de séries ou des cinéastes afin d'écrire une bande son pour leur œuvre, accepteriez-vous de le faire ?

C.C. : On ne se sentirait pas à l'aise dans l'exercice. Certes, le groupe pourrait créer l'un ou l'autre titre pour un projet qui lui semble intéressant. Si c'est une commande pour un programme comme « Friends » ou un truc du genre, ça ne risque pas d'arriver.

Et s'il s'agissait d'un album de reprises pour la comédie musicale « Cats » ?

C.C. : (Rires) Je ne suis pas un grand fan des reprises mais nous en avons déjà fait deux pour l'instant. Les deux titres contiennent le mot « Cats » ! Il s'agit de « Everybody Wants To Be A Cat » (NDR : tiré du film de Dinsey 'Les Aristochats') ainsi que « In The Year Of The Cat » d'Al Stewart.

D'où vient cette obsession pour les chats ?

C.C. : Depuis hier, c'est fini. Maintenant, ce sont les Sock Pupetts (NDR : suivi naturellement par la quatrième interruption de ces derniers).

G.D. : On l'a toujours été, en fait. C'est un animal amusant. A vrai dire, les chats sont en quelque sorte assez humains. Ils sont à la fois fiers et stupides…

Vos vidéo-clips se marient à merveille avec vos compositions. Etes-vous en charge de la direction artistique ou est-ce le régisseur ?

G.D. : On se charge de toute la partie artistique. Pour le clip de « Hi », par exemple, il s'agit d'une idée apparue il y a très longtemps mais elle n'avait jamais abouti car, avant de signer chez Domino, nous n'avions pas le budget.

C.C. : De plus, ce clip ne ressemble à aucun autre que je n'ai pu voir. Certaines personnes apprécient, d'autres se demandent 'qu'est ce que c'est que ce truc ?'… La part de rejet et d'admiration est équivalente.

Quels sont vos projets à court terme ?

C.C. : Enregistrer un troisième album. On emménage dans un nouveau studio le mois prochain.

G.D. : Oui, on se concentre surtout sur cet objectif pour l'instant. C.C. : Fabriquer plus de Sock Puppets…

G.D. : Nous sommes occupés de préparer un expo. Elle se déroulera fin septembre, à Paris. On aimerait aussi s'impliquer dans l'animation et les comic books. Bref, des activités très variées !

C.C. : On a beaucoup d'idées mais peu aboutissent !

G.D. : Effectivement, lorsqu'on se lance dans un projet, il arrive fréquemment qu'il bifurque et prend une direction totalement différente ! Dis, tu vas quand même pas nous kidnapper notre Sock Pupett pour de vrai ?

Si, si !

Psapp

The Only Thing I Ever Wanted

Écrit par

Révélé par « Cosy In A Rocket », générique de l'excellente série médicale « Grey’s Anatomy », Psapp pratique de l'indie arty des plus atypiques. Engendrées à partir d’instruments peu conventionnels, les compositions de « The Only Thing I Ever Wanted » sont à la musique ce qu’Andy Warhol était à l’art : du pur génie créatif. Guitares et autres batteries au placard, c’est à l’aide de jouets pour mioches et autres machines aux sonorités bizarroïdes que le duo s’attache à bouleverser notre conception de la mélodie. En effet, vous pouvez oublier tout ce que vous avez toujours cru savoir sur la musique ! Psapp la réinvente et en repousse les limites. De « Hi » à « Upstairs » en passant par le premier single « Tricycle », on reste littéralement sur le cul. La platine sur repeat, plus moyen de faire quoi que ce soit hormis se concentrer sur cette petite merveille. C’est comme si les petits chats extraterrestres de la pochette avaient contribués à l’enregistrement du disque, y ajoutant une substance addictive inconnue des pauvres mortels que nous sommes. Ce second essai, entremêlant légèreté d’écriture et complexité symphonique, recèle tellement de subtilités et d’inventivité que chaque écoute devient une découverte. Peuplé d’une myriade de créatures à la fois étranges et accueillantes, l’univers parallèle de Galia Durant et Carim Clasmann est parcouru de paysages à la beauté ensorcelante dans lesquels on se perd sans même se soucier de retrouver son chemin. En quelques mots, « The Only Thing I Ever Wanted » doit, incontestablement, être le disque le plus créatif de ce début de siècle. Je ne sais pas ce que vous faites, mais moi j’y retourne.

Desaparecidos

Read music / Speak spanish

Écrit par

Au sein de ce projet, on retrouve Conor Oberst, l'homme à tout faire de Bright Eyes et Denver Dalley, le leader d'Omaha. Un quintette au sein duquel les deux personnages ont conjugué leurs efforts pour assurer la composition des dix fragments. Des compositions aux lyrics très engagés, posant des réflexions sur la société américaine. Leur mode de vie, les méfaits du capitalisme, la destruction de la nature, le consumérisme et même les institutions du mariage. " The happiest place on earth " a même alimenté la controverse. Prémonitoire, puisque écrite avant le 11 septembre 2001, cette composition fait un constat effrayant des conséquences de la guerre moderne (" Il y avait ici une ville, et aujourd'hui, il n'y a plus rien… ") Côté musical, l'opus débute sur un mode intimiste, confessionnel, avant de prendre progressivement du corps. La voix sinueuse, désillusionnée, frustrée d'Oberst zigzague alors entre les mélodies, un peu à la manière de Stephen Malkmus, lorsqu'il sévissait encore chez Pavement. Pas question de lo-fi, cependant. La texture instrumentale est beaucoup trop riche. Alimentée par des riffs de guitare crépitants, malsains, plombée par la ligne de basse implacable, infiltrée de claviers vaporeux et pourchassée de drums prémédités, elle libère une intensité à la fois ténébreuse et tumultueuse, tout en contribuant à la mise en place d'un sens mélodique savoureusement décalé. Du grand art !