Le petit monde d’Abstract Concrete

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Wolf People

Ruins

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Wolf People nous vient des Iles Britanniques, du Bedfordshire très exactement. A son actif, quatre elpees, dont le dernier, « Ruins ». A l’origine, le groupe puisait ses sources d’inspiration majeures chez Captain Beefheart, Grateful Dead, Jimi Hendrix, Black Sabbath, Jethro Tull, Led Zeppelin, The Incredible String Band et Fairport Convention. The Black Mountains également, pour citer un band contemporain. Fondé en 2005, le combo semble digérer, progressivement, ses influences. Progressivement, le mot est bien choisi, car sa musique continue d’osciller entre prog, folk insulaire, hard rock et psychédélisme. Il est même parfois étonnant de retrouver sur un seul morceau un feeling pastoral très susceptible de se réserver des envolées bucoliques ainsi que des turbulences bien métalliques chargées de groove. Ces duels de grattes, ce mellotron, cette flûte, ce saxophone et ces synthés font ainsi bon ménage. Même au sein d’un climat exotique. Parfois on pourrait imaginer le résultat d’un bœuf entre Black Sabbath et Steeleye Span. Encore qu’en prenant un peu de recul, c’est surtout à Dream Theater, qu’il faudrait penser. On a même droit à un blues (NDR : le morceau d’ouverture « Ninth night », qui se réfère à l’ésotérisme historique). N’empêche pour des « Ruins », il faut reconnaître que les morceaux ont encore fière allure… 

 

Wolf People

Steeple

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Wolf People est la dernière signature de l’écurie Jagjaguwar. Mais, pour la circonstance, le label américain a traversé l’Atlantique pour sortir de sa tanière, cette nouvelle perle issue du pays du Fish & Chips. Et suivant leur bonne habitude, ils ont encore tapé dans le mille. Après Black Moutain, Okkervill River, Besnard Lakes, il faudra dorénavant compter avec ce quartet londonien, une formation fondée en 2005, par Jack Sharpe,

« Steeple » constitue leur premier opus. Il fait suite à « Tidings », un premier Ep paru récemment. A première écoute, on a l’impression d’avoir opéré un bond dans le passé de quatre décennies. Manifestement, le spectre de Led Zeppelin doit hanter leurs nuits. Mais aussi Jethro Tull (le titre maître !). A cause de la présence d’une flûte traversière. Sous un angle plus contemporain, les harmonies vocales me font davantage penser à Midlake, alors que leurs références psychédéliques lorgnent plutôt du côté de Black Mountain. On baigne parfois même dans une ambiance mystique, malgré le crissement des cordes de guitares. La plupart des plages sont imprimées sur un tempo enlevé, mais certaines d’entre-elles épousent un rythme plus lent. A l’instar de l’excellent « Morning Born » ou de « Banks of Sweet Dundee », morceau découpé en deux parties. Et ce qui ne gâte rien, les mélodies sont soignées et envoûtantes.

Wolf People se produira le 19 avril dans le Limbourg. A Zichem, très exactement.