Air Waves, c’est le projet de Nicole Schneit, dont le cinquième opus, « The Dance », paraîtra ce 9 septembre 2022. Enregistré aux studios ‘Figure 8’ à Brooklyn, NY, cet elpee a bénéficié du concours de Skyler Skjelset (Fleet Foxes, Beach House), Luke Temple…

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Claire Days est une jeune autrice-compositrice-guitariste lyonnaise. Après deux Ep autoproduits, elle publiera son premier LP cet automne 2022, un album indie folk teinté de rock qu'elle a enregistré dans différents appartements et chambres - le plus souvent…

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Didier Deroissart

Didier Deroissart

mercredi, 10 août 2022 14:56

Lokerse Feesten 2022 : samedi 6 août 2022

Après deux années sans festival, c’est le grand retour des Lokerse feesten sur la Grote Kaai de Lokeren. A l’affiche l’Anversoise Coely, dont c’est la quatrième apparition sur le site, la Batave Froukje, la native de Vilvorde, Emma Bale, et en after party, DJ Licious. Sans oublier, bien sûr, en tête d’affiche, la machine américaine The Black Eyed Peas.

Les hostilités débutent à 19h00.

Du haut de ses 21 ans, Emma Bale est rayonnante. Elle est vêtue d’une jupe en jeans de type fourreau et d’un top blanc recouvert d’un soutien-gorge en laine de couleur jaune. Elle est soutenue par deux claviéristes dont l’un se consacre parfois à la guitare électrique ou semi-acoustique et d’un drummer.  

Elle va nous proposer de larges extraits de son album, « Retrospect », paru en avril 2021.

Le set s’ouvre par « Amsterdam », un morceau inondé de sonorités de claviers. Emma arpente les planches de long en large. Elle embraie par un ancien hit, « Run ». La chevelure ‘blond platine’ d’Emma est bien mise en valeur par le light show. Plus paisible, « Mind Games » se nourrit progressivement d’électro. Tout aussi calme, « Kom Pas » est interprété dans la langue de Vondel. La voix de Bale est superbement soulignée par la gratte semi acoustique que l’un des claviéristes vient d’empoigner tout au long de « The Woman I Am Today ». Et lorsqu’il passe à la six cordes électriques, c’est pour nous nous proposer quelques titres plus funkysants, dans l’esprit de Nile Rodgers.

Emma n’en oublie pas son tube, « All I Want », une reprise de Kodaline. « Cut Loose » et « Curaçao » communiquent une ambiance tropicale au show qu’elle achève seule, armée d’une guitare semi-acoustique.

Grâce à son cocktail de pop, de r&b et d’électro, Emma Bale marche sur les traces d'icônes de la pop comme Ellie Goulding ou Dua Lipa. Une belle entrée en matière…

Setlist : « Amsterdam », « Run », « Mind Games », « Bad », « Long For », « Trust Issues », « Orange Tree », « Get Back », « Kom Pas », « The Woman I Am Today », « All I Want » (Kodaline cover), « Cut Loose », « Curaçao »

Place ensuite à Foukje. Originaire de Rotterdam, elle chante en néerlandais.  Agée de 21 printemps, elle compte à son actif un mini album 6 titres, « Uitzinning », paru en 2022 et un Ep 6 titres « Licht En Donker », en 2021.  

Affichant un sourire timide et coiffée de mèches rouges pulpeuses, elle est vêtue d’un jeans et d’un corset qui lui confère une taille de guêpe.

Dès qu’elle se met à chanter, on reconnaît immédiatement l’accent batave. Et il faut reconnaitre qu’en optant pour sa langue maternelle, elle n’a pas choisi la facilité. Néanmoins, le courant semble bien passer auprès du public. Sur le podium, elle est épaulée par trois filles et un garçon. Soit deux claviéristes, une guitariste et un drummer. Toujours pas de bassiste dans le line up.

Elle invite la foule à sauter sur place, à s’accroupir avant de bondir, mais aussi à balancer les mains de gauche à droite et inversement.

Les claviéristes descendent dans la fosse et incitent les spectateurs à applaudir.  

A travers ses chansons, la jeune femme n'a clairement pas peur d'exprimer ses inquiétudes et celles du reste de sa génération, face à la crise climatique.

Grâce à son enthousiasme juvénile et son charisme inné, elle a très vite pris le contrôle de la Grote Kaai…

Setlist : « Groter dan ik », « Onbezonnen », « Goud », « 17 », « Licht en donker », « Uitzinnig », « Een man die nooit meer huilt », « Is dit echt ? », « Heb ik dat gezegd ? », « Zonder gezicht », « Niets tussen », « Ik wil dansen »

Coely pratique du r&b teinté de de hip hop. Et elle a vraiment un look de rappeuse : veste lardée d’objets métalliques dont d’imposantes épingles à nourrices, des bottes d’aviateur et des tas de bagues argentées aux doigts. Même si la veste n’a tenu que le temps des deux premières compos…

La diva s’appuie sur une formation impliquant deux claviéristes, un drummer, un bassiste et un guitariste. Un excellent backing group dont un guitariste impressionnant, responsable de quelques solides solos. Deux vocalistes ont également prêté leurs voix, parmi lesquels on reconnaît le très fidèle Dvtch Norris.

Sa setlist va puiser généreusement dans son album « Different Waters », paru en 2017. Très soul, sa voix est puissante. Le light show est imposant. Et pour cause, on la devine parfois derrière le mur de lasers placés devant le podium. Mais sur les planches, elle ne tient pas en place. Et il faut reconnaître qu’elle est parvenue à mettre le feu à la Grote Kai. « Celebrate » met ainsi tout le monde d’accord, avant que le concert ne s’achève par une séance de beatbox.

Setlist : « Different Waters », « My Tomorrow », « Run It Up », « Can't Get Away », « Regulator », « No Way », « Alive »,

Avec DVTCH NORRIS : « Don't Care », « Magic Carpet » (DVTCH NORRIS cover)

« The Rise » (Together with her 2 brothers), « Is Everybody Out There » (Followed Band Introduction), « Celebrate », « Beatbox ».

Après deux ans de pandémie et plusieurs reports dus à la crise sanitaire, The Black Eyed Peas est parti en tournée tout l'été, à travers l’Europe. L'occasion pour Will.I.Am, Taboo et Apl.de.ap de venir défendre leur dernier opus, « Translation », gravé en 2020. Ce groupe phare des années 2000, actif depuis 1995, se distingue par son mélange de hip hop et d’électro. Mais il est surtout connu pour ses tubes, et tout particulièrement par « I Gotta Feeling », « Pump It », « Boom Boom Pow » et « The Time ». Et puis, le band californien a marqué toute une génération. En novembre 2011, après le périple mondial organisé dans le cadre de la promotion de l'album « The Beginning », au succès en demi-teinte, le groupe annonce une pause de quelques années. Mais en 2018, il annonce son retour ; cependant, sans sa chanteuse phare, Fergie. L'Américaine se consacre désormais à sa vie de famille. Une absence de taille, tant la chanteuse était la force des refrains cultes. C'est l'artiste philippine J. Ray Soul qui la remplace désormais. Un sacré défi à relever...

Le huitième long playing du band, « Translation », en est revenu à des sonorités plus latino, les premières influences du combo. Un LP qui a bénéficié du concours de grands noms, comme DJ Snake ou Shakira.

Le show accuse 25 minutes de retard.

Trois grands écrans en hauteur et un immense placé à l’arrière laissent la place aux quatre chanteurs, à un guitariste et un drummer. Pas d’autre musico, le reste est diffusé par des bandes préenregistrées, y compris les basses ronflantes. Mais, il faut le reconnaître, le son est excellent. Il est même puissant et californien sur « Let's Get It Started ». Entre rap et pop, ce titre ne pouvait mieux entamer leur prestation, une compo reprise en chœur par un public déchaîné.

Des effets pyrotechniques grandioses et des fumigènes en abondance enflamment le hit phare du band, « Pump It ». Dans le même esprit, tout au long du show, on aura droit à des murs de LED flottants, des lance-flammes, des canons à CO2 et confettis, dont une véritable avalanche s’est abattue sur la Grote Kaai, lors du final, un « Medley ».

Pendant les samples, Will I Am, Taboo et Apl.de.ap posent leurs voix tour à tour ou ensemble. J. Rey Soul, la remplaçante de Fergie, prouve qu’elle a trouvé sa place au sein du line up qui revisite tout son répertoire. Des extraits d’autres tubes (« Time Of My Life ») servent parfois à propulser les morceaux du groupe.

Les quatre vocalistes déménagent comme des puces surexcitées. Mais lors de ce set très dansant et participatif, manifestement, c’est Will.I.Am. qui tire son épingle du jeu.

Le gratteur se prend parfois pour Jimi Hendrix, à moins que ce ne soit Alex Van Haelen. Redoutable, la frappe du batteur est sauvage, tribale même. La nouvelle chanteuse remplace très bien Fergie et mérite sa place dans ce band de fous furieux dansants. Mais rien à faire, Fergie a laissé un vide. Son image apparait sur les vidéos projetées sur les écrans. Ce qui peut accentuer des regrets, car elle était l’âme vivante du crew qui a eu l’intelligence de combiner des hits et des morceaux du dernier opus, afin d’illuminer cette soirée très latino et dansante.

En 60 minutes, entre nostalgie et découverte, on en aura eu pour son argent.

 

Setlist : « Let's Get It Started », « Mamacita », « Pump It », « Love Tonight » (Shouse cover), « This is Love, #thatPOWER, Scream & Shout », « Don't You Worry », « Girl Like Me », « Don't Stop The Party », « The Time (Dirty Bit) », « Where Is the Love ? », « Meet Me Halfway », « I Gotta Feeling » (The whole crew on stage), « Medley »

(Organisation : Lokerse Feesten)

DJ Licious + The Black Eyed Peas + Coely + Froukje + Emma Bale

 

samedi, 30 juillet 2022 09:11

Les cassettes cosy de Chuki Beats…

Le producteur belge Chuki Beats a sorti son deuxième album, « Cozy Tapes », ce 29/07/2022. L'œuvre est une collection de morceaux instrumentaux où le croisement entre le hip-hop et l'électronique n'est jamais loin. Ce nouvel opus paraît exactement un an après son premier elpee, « INSIDEOUT », auquel collaboraient notamment Pregnant Guy, Sofiane Pamart, Yung Mavu, Frenetik et Charles.

Plus tôt en juillet, Chuki a dévoilé le single « Can't Stop », une chanson estivale et entraînante qui a immédiatement donné le ton au reste du projet.

Cet été, les chansons seront interprétées pour la première fois dans un tout nouveau set live sur la scène principale des Lokerse Feesten le 05/08/2022 à 19h00 et sur le Dance Hall Pukkelpop à Hasselt le 19/08/2022, où il invitera de nombreux guests !

Le clip de « Can’t stop’ est disponible

 

 

vendredi, 15 juillet 2022 09:01

Sharon Van Etten a la tête dans les étoiles

Sharon Van Etten présente son nouveau single « Headspace », titre extrait de son nouvel album, « We've Been Going About This All Wrong ».

« Headspace » est « une puissante évocation de la façon dont le sexe peut devenir une source de conflit dans une relation de longue durée’ (Pitchfork).

La vidéo, réalisée par Ashley Connor, capture cette navigation en eaux troubles. On y retrouve Sharon Van Etten et les incroyables danseurs Coco Karol et Miguel Angel Guzmán.

Sharon Van Etten explique : ‘Quand j'écrivais cette chanson, je voulais parler des frustrations de la domesticité et de l'intimité, des tensions relatives au fait de travailler depuis la maison et de la difficulté de rester connectés entre humains. Nous qui sommes si dépendants à nos écrans et objets technologiques, et qui malgré tout essayons toujours de nous retrouver en tant qu'amants, parents, humains… Se rappelant qu'il existe toujours une attraction primitive entre nous, même au milieu de la banalité et de la répétition de la vie quotidienne’.

Alors que s'achève sa tournée européenne, Sharon Van Etten reprend la route aux Etats-Unis aux côtés d'Angel Olsen et de Julien Baker, dans la cadre du Wild Hearts Tour.

La vidéo de « Headspace » est à voir et écouter

Figure majeure du continent africain et du reggae, Tiken Jah Fakoly est mondialement reconnu comme un artiste engagé et militant.

Il revient avec un nouveau single intitulé « Où est-ce que tu vas ? » qui annonce un nouvel album pour l’automne.

Composé par le producteur et musicien français Matthieu Bost en collaboration avec Moussa Doumbia, ce nouveau morceau s'adresse à la jeunesse africaine attirée par la traversée de la Méditerranée, espérant trouver une meilleure vie en Europe ...

Voix des sans voix, infatigable militant contre l’injustice, l’oppression et la misère, l’artiste ivoirien interpelle ses compatriotes africains sur la tragédie des traversées en Méditerranée. Alignant sa parole avec ses actes, il s’engage auprès de SOS Méditerranée et lance un appel au don sur les réseaux. Perché au sommet de la Tour d’Afrique de Bamako, Tiken fait résonner sa voix le plus loin possible, dans le clip réalisé par Toumani TSK Keita.

Exilé au Mali depuis de nombreuses années, suite à des menaces en Côte d’Ivoire, il est retourné enregistrer son nouvel album (le 12eme) à Abidjan, qui sortira à l’automne 2022.

Le clip de « Où est-ce que tu vas » est disponible

En concert

22/07/2022 - Aulnoy-Aimeries (France) - Les nuits secrètes.

05/08/2022 - Bruges - The Moods

12/03/2023 - Bruxelles - Ancienne Belgique

 

vendredi, 15 juillet 2022 08:58

Un moment de rêve pour un Vanupié

La vie de Vanupié semblait toute tracée. Un beau début de carrière dans la publicité, une vie rassurante mais à 25 ans, il plaque tout pour écrire sa propre histoire. Pendant 10 ans, il écume les rues, les cafés concerts, les clubs pour se consacrer pleinement à son premier amour : la musique.

Quelques années plus tard, il est programmé dans les plus grandes salles et les plus beaux festivals de France et d’Europe. Le Bataclan, La Cigale, l’Élysée-Montmartre, Solidays, Reggae Sun Ska, Fête du Bruit, Garorock…

Après 13 années de concerts quotidiens dans le métro parisien et le succès mondial de son titre « Rockadown » en 2018, Vanupié acquiert d’abord son propre studio d’enregistrement, et monte dans la foulée le label Shoestring. Avec ce nom emprunté à la célèbre phrase de John Coltrane : ‘You can play a shoestring if you’re sincere’, il entend produire et promouvoir de la musique sincère et personnelle, que ce soit pour son propre compte ou celui de jeunes artistes comme Jason Mist.

C'est à Porto en 2021 que Vanupié rencontre Panic, artiste Jamaïcain venu jouer sur la scène du Womex pour un showcase. De cette rencontre naît une amitié et le featuring réalisé sur « Dreamtime ». Ils se sont même retrouvés récemment sur le tournage du clip en Jamaïque, passant des cascades de Montego Bay au mythique studio Tuff Gong de la famille Marley à Kingston.

Le clip de « Dreamtime » est à découvrir ici

 

 

jeudi, 07 juillet 2022 15:08

Anwar est à suivre…

Après avoir sorti un premier single intitulé "Follow Me (Jamy Ben Rework)", Anwar nous revient avec un superbe clip. L’auteur compositeur interprète belge nous entraîne autour du monde dans un road trip onirique. Tourné à la pellicule dans de magnifiques décors, on ne peut s’empêcher de suivre Anwar…

En 2022, à l’ère du speed dating, du revenge porn et de l’amour désacralisé, un troubadour bruxello-marocain à la voix androgyne prend la peine de cultiver des ‘love songs’ à l’ancienne à l’aide du meilleur engrais possible : la sincérité. Le remix, réalisé par Jamy Ben du duo Diva Faune, apporte une nouvelle dimension à la compo sur des rythmes electro.

« Lights », le second album d'Anwar, paraîtra à la rentrée 2022 !

Le clip de « Follow Me » (Jamy Ben Rework), est à découvrir ici

 

dimanche, 03 juillet 2022 10:43

Festival Au Carré 2022 : dimanche 3 juillet

Triggerfinger était à l’affiche, ce dimanche 3 juillet 2022, dans le cadre du festival Au Carré de Mons qui se déroule, cette années, du 1er au 10 de ce mois. Six salles accueilleront les spectacles ‘indoor’, dont l’Arsonic, la Maison Folie, le Théâtre Royal, l’auditorium Abel Dubois, le 106 et le Théâtre le Manège où est programmé ce soir la formation anversoise. Trio anversois, Triggerfinger pratique un blues-rock, tendance stoner, particulièrement percutant. Il réunit le chanteur/guitariste Ruben Block (qui mène, en parallèle, un projet solo), le bassiste Paul van Bruystegem (surnommé Lange Polle ou Monsieur Paul, il a notamment sévi entre 86 et 94 chez les Wolf Banes) et le drummer Mario Goossens (producteur et également impliqué, suivant son temps disponible chez Angelico, Hooverphonic et Sloper). Le trio avait d’ailleurs accordé des interviews à Musiczine, en 2008, 2011 et 2014 (à lire ou à relire ici)

C’est en assurant les premières parties de pointures comme Iggy and The Stooges, Motörhead et Jim Jones Revue ou en se produisant dans de nombreux festivals belges et étrangers, qu’il a acquis une réputation de groupe de scène. Et il est enfin de retour sur les planches après 3 ans de pandémie…

Giac Taylor se charge du supporting act. Le Louviérois Giacomo Panarisi est considéré comme le parrain du ‘spaghetti rock’. Le leader de Romano Nervoso, a enfin réalisé le projet dont il rêvait : enregistrer quatre albums solos, chacun en moins d’une semaine, dont la sortie est imminente. Sur scène, il se charge du micro et de la batterie. Il est soutenu par Mick Torres à la six cordes, Angelo Guttadauria à la guitare, aux synthés et aux backing vocaux ainsi que Greg Chainis à la basse.

La setlist va privilégier les nouvelles compos. Sculptées dans un rock bien carré, elles sont le fruit d’un cocktail entre punk, metal et garage. Pas de temps mort ni de bavardages inutiles entre les morceaux. Pas de reprise ni de plages extraites du répertoire de Romano Nervoso, non plus. Hypnotique, la rythmique est empruntée aux Ramones. Ronflante, la ligne de basse libère un fameux groove. La frappe sur les fûts est à la fois métronomique et puissante. Les sonorités de gratte sont huileuses. Et le tout est généreusement nappé de claviers. Bref, toutes proportions gardées, ce flux d’énergie rappelle parfois le John Spencer Blues Explosion voire l’Experimental Tropic Blues Band. Un set bien sauvage comme votre serviteur les apprécie…

Setlist : « Armchair Warrior », « Mr Hollywood », « The Witch », « May Satan Bless Your Soul », « I Hate Drums », « Italian Abduction ».

Costards/cravates, les musiciens de Triggerfinger grimpent sur le podium. Ruben a chaussé des santiags de couleur blanche. Et côté costume, Mario a opté le bleu et Paul, pour le noir. Mais il semblerait que le line up soit passé à un quatuor, puisque Geoffrey Burton, un guitariste gantois, accompagne de plus en plus souvent les trois autre musicos, sur les planches.

Mario est planté au centre de la scène, sur son estrade, entouré de son imposant kit de batterie : deux énormes toms basse, une grosse caisse, une caisse claire et quelques cymbales. Dès que le band débarque, le light show se braque sur lui. Et manifestement, il semble en pleine forme. C’est même lui qui va faire le show, ce soir. Il martèle ses fûts pour lancer « I’m coming for you », le titre qui ouvre le set.

Geoffrey intègre parfaitement ses interventions à la guitare au répertoire de Triggerfinger. En fait, il permet à Ruben d’exprimer totalement son potentiel sur sa gratte ; que ce soit dans le domaine technique ou pour libérer des sonorités graisseuses, huileuses, sauvages ou métalliques.

Le back catalogue est revisité à une cadence infernale. Depuis « First Taste » à « Let It Ride », en passant par « Short Term Memory Love » et « By Absence Of The Sun ».  

Ruben ne manque pas d’humour. Il avoue que son slip est mouillé comme une piscine, avant de laisser tomber… son veston. Geste qu’imite dans la foulée, Mr Paul. Mais malgré l’énergie dépensée et la transpiration, Mario conserve le sien. Après « Is It » et « All That Dancing Around Again », le groupe clôt le concert par « Colossus ». Pas vraiment un morceau frénétique.

Au cours du rappel, le combo nous réserve le « Dancing Bearfoot » de Patti Smith. Une version un peu trop paisible au goût de votre serviteur, mais au cours de laquelle Ruben impressionne en chantant à la manière de la native de Chicago. En ‘live’, Trigggerfinger n’a rien perdu, ni de sa vitalité, ni de son efficacité. Du rock comme on l’aime !

Voir aussi notre section photos

(Organisation : Mars Mons et Classic 21)

Triggerfinger + Giac Taylor

Fondé en 1972 sous le patronyme de The Farm, avant d’opter pour celui de Midnight Oil en 1976, cette formation australienne s’est séparée en 2002, moment choisi par son leader, Peter Garrett, pour se lancer en politique. Il deviendra même ministre de l'environnement du gouvernement australien suite à la victoire du Labor Party, aux élections. Entre 2005 et 2009, le band remonte circonstanciellement sur les planches, mais il ne se reforme réellement, qu’en 2017.

Le groupe a gravé un quinzième elpee, en février dernier. Baptisé « Resist », il s’agit du premier opus studio enregistré depuis 20 longues années ; un excellent album, il faut le rappeler. Auquel le bassiste Bones Hillman et le producteur Warne Livesey, décédés récemment, n’ont pu participer. Une œuvre qui perpétue le combat écologique de Peter, surnommé le géant vert (NDR : 1,93 m, quand même) qu’il livre depuis longtemps, tant à travers son groupe que son action politique. Que ce soit dans le domaine de la crise climatique, la dégradation de l’environnement ou le rôle des citoyens face aux immenses défis de notre temps.  

Le supporting act est assuré par Mooneye, une formation issue du Nord de la Belgique drivée par le chanteur/guitariste Michiel Libberecht. Le line up implique également le drummer Ramses Van den Eede, le bassiste Stan Holvoet ainsi que les sixcordistes Jesse Maes et Guillaume Navarro. Fondée en 2019, elle avait remporté le concours ‘De Nieuwe Lichting’ de StuBru. A son actif un Ep et trois singles. Mélancoliques, voire romantiques, les compos de Mooneye s’inspirent de la pop britannique, tant des Beatles, des débuts de Coldplay que de Travis. Faut dire que la voix aérienne et harmonieuse de Michiel correspond parfaitement à ce type de compos…

Setlist : « Are You Lonely », « Not The One », « Thinking About Leaving », « Black River », « Bright Lights », « Fix The Heater ».

L’instrumental préenregistré « Kingdom of Flaunt » précède l’entrée sur le podium des musicos. Garrett se plante au centre. Il est épaulé par le guitariste et claviériste Jim Moginie, un stetson noir enfoncé sur le crâne, le fidèle drummer Rob Hirst (NDR : à sa gauche trône un immense fût métallique et sur sa grosse caisse est imprimée l’image de la pochette du dernier opus, symbole de la crise climatique), le second sixcordiste Martin Rotsey, le bassiste Adam Ventoura (NDR : il remplace feu Bones Hillman, décédé en 2021), et circonstanciellement un saxophoniste et deux choristes. En toile de fond, on remarque la présence d’une toile tendue sur laquelle est reproduite une main humaine tenant un globe en feu. Elle servira également d’écran pour les projections.

Rock énergique, « Nobody's Child » ouvre le concert. Peter ne tient pas en place. Il arpente l’estrade de long en large. Ses mains s’agitent constamment. Le light show plonge les musicos dans une forme de mystère de l’ombre jaune tout au long de « At The Time Of Writing ».

Issu de l'excellent « The Makarrata Project », paru l'année dernière, « First Nation » exprime le désir de rendre justice et de donner une voix au chapitre aux premiers habitants de l'Australie. Pendant la chanson, Garrett est rejoint à l’avant du podium par la choriste Leah Flanagan afin de partager un duo.

Des décennies de protestation –à  la fois d'archives et plus récentes– sont projetées sur l'écran derrière la scène, ainsi que des images de l'environnement naturel, à la fois dans sa majesté et a détérioration rapide due aux feux de brousse et aux inondations. Entre les chansons, Garrett aborde les échecs du parti au pouvoir actuel et l'urgence de prendre des mesures radicales contre le changement climatique.

La setlist alterne morceaux extraits du dernier opus et puis classiques du groupe. Dont l’un ou l’autre morceau élégiaque et atmosphérique. A l’instar du titre maître du dernier long playing, « We Resist ». Des roadies apportent des cymbales et une caisse claire à l’avant du podium. Elles sont destinées à Rob Hirst qui en profite pour également se réserver le lead vocal tout au long de l’hypnotique « Kosciusko ». Et le band n’en n’oublie pas « Rising Seas », un message qui avait été transmis à la dernière COP26, avant qu’elle ne débute. Une compo qui avait également fait l’objet d’un clip explicite (à voir ou revoir ici).

Pendant « Blue Sky Mine », Garrett souffle dans son harmonica. « Power And The Passion » rend hommage au défunt batteur de Foo Fighters, Taylor Hawkins. Pour l’occasion, Rob se déchaine littéralement sur ses fûts lors d’un solo musclé. C’est également le morceau choisi par le saxophoniste pour s’illustrer à travers une intervention qui tranche avec la ligne de basse luxuriante d’Adam Ventoura.

Lors du rappel, Midnight OIl attaque une version extatique de la protestation nucléaire de l'époque de la guerre froide, « Hercules », avant d’achever le concert par « Wiyathul », une chanson signée par feu Geoffrey Gurrumul Yunupingu, une figure importante dans la promotion de l'harmonie raciale, ainsi qu'un porte-parole des Aborigènes d'Australie.

Bien que d’une durée de 2h30, le show a tenu le public en haleine de bout en bout.

Assister à un tel spectacle, c’est rien que du bonheur et cette énergie communicative devrait booster les spectateurs tout au long de la semaine.

Setlist : « Kingdom of Flaunt », « Nobody's Child », « At The Time Of Writing », « Truganini », « Put Down That Weapon », « Stand In Line », « First Nation », « The Dead Heart », « My Country », « Short Memory », « Luritja Way » (Tour debut), « Kosciusko », « Only The Strong », « We Are Not Afraid », « Redneck Wonderland », « Rising Seas », « Read About It », « Blue Sky Mine », « Beds Are Burning », « Power And The Passion », « Forgotten Years ».

Rappel : « Hercules », « Wiyathul » (Geoffrey Gurrumul Yunupingu song).

(Organisation : Gracia Live)

Agnes Caroline Thaarup Obel est née le 28 octobre 1980, à Gentofte, au Danemark. Après avoir milité au sein du groupe Sohio, elle se lance dans une carrière solo, à partir de 2009. Agnes Obel écrit, compose et interprète l'intégralité des titres de son premier album « Philharmonics », sorti en 2010, à l'exception de « Close Watch », une compo issue de la plume et arrangée par John Cale. Travaillant principalement en solitaire, elle produit elle-même ses travaux afin de limiter le plus possible les interventions extérieures. Son dernier elpee, « Myopa » est paru en février 2020. C’est son quatrième.

Ce spectacle devait se dérouler le 23 mars 2020. Il avait été reporté suite à la pandémie. Ce soir, le Cirque Royal est archicomble. Votre serviteur la suit depuis ses débuts. C’est peut-être la raison pour laquelle, ce soir, il occupe la loge royale…

Le supporting act est assuré par Boris Groneberger. Il avait accordé un concert, la semaine dernière, en compagnie de son groupe, River Into The Lake, dans le cadre de la fête de la musique, au Bois de la Houssière, à Braine-le-Comte.

Avant de monter son nouveau projet, River Into Lake, en 2019, ce multi-instrumentiste a sévi au sein d’une multitude de groupes, dont Castus, Blondie Brownie, Grinberg, Venus, Zop Hopop, The Grandpiano… Girls in Hawaii, pendant quatre ans aux drums ainsi qu’auprès de Françoiz Breut, comme choriste et percussionniste. Depuis qu’il est adolescent, il écrit des chansons. Dès qu’il trouve le temps, entre ses multiples activités et ses nombreux intérims, il prend la plume. Sous le patronyme R.I.L., Boris a gravé un Ep 4 titres, baptisé « The Crossing », en 2020. Un disque qui fait suite à un premier LP, intitulé « Tel The Beast Out », en 2019, une œuvre de pop orchestrale combinant malicieusement mélodies acérées, harmonies complexes et sonorités héritées des 70’s.

Ce soir, il se produit en mode guitare/voix, flanqué d’un multi-instrumentiste qui se charge notamment des synthés, des percus et de la basse. Hormis « Bounced », issu de son premier Ep, son répertoire est essentiellement extrait de son dernier opus. Il désaccorde volontairement sa gratte pour attaquer « Far From Knowing », un morceau qui nous entraîne au sein d’un univers sonore intimiste et feutré, aux mélodies raffinées, qui rappelle tour à tour Grizzly Bears, Girls In Hawaii (« Everest » ?) ou alors carrément Yes, surtout lorsque l’expression sonore se frotte à la prog. Et c’est encore plus flagrant sur « When You See Red », une nouvelle compo particulièrement élaborée….

Setlist : « Bounced », « Fibreglass », « Far From Knowing », « When You See Red », « Let The Beast Out », « Misunderstanding », « Devil’s Hand »

Vêtue d’un pantalon et d’un body noir, de longs cheveux dénoués tombant sur les épaules, Agnes Obel est resplendissante. Elle grimpe sur l’estrade suivie par trois musiciennes habillées de blanc. En l’occurrence une percussionniste (batterie électronique, glockenspiel et caisse claire), également commise au mellotron, et deux violoncellistes. Le trio assure également les chœurs. Quant à Agnes, outre le micro, elle se consacre aux ivoires et au synthé.

Le light-show privilégie trois teintes : le rouge, le bleu et l’orange ! Au rythme des morceaux, un show de lumière simple et puissant alterne ces couleurs. En parallèle, les musiciennes floutées ou des figurations abstraites apparaissent sur la toile tendue à l’arrière du podium.

A partir de « Red Virgin Soil », une plage issue de l’album « Cityzen Of Glass », on est plongé au sein de l’univers sonore sophistiqué de l’artiste. Un instrumental cinématographique au cours duquel les violoncellistes ont recours à la technique du ‘col legno’, une pratique qui consiste à frapper les cordes à l’aide du bois de l’archet.

« Dorian » et « Trojan Horses » s’enchaînent sur une même rythmique électronique. Cette batterie électronique est cependant parfois un peu trop envahissante et gomme alors le reste les subtilités des autres instruments. Heureusement, après le magnifique single « Familiar », au cours duquel Agnes chante en duo avec elle-même, par la grâce de la technologie moderne, ce déséquilibre va disparaître. Si sa musique navigue quelque part entre folk, pop, néo-classique et jazz, la Scandinave excelle en mode piano/voix surtout dans les chansons intimistes. Comme tout au long de la ballade délicate et mélancolique « Philharmonics », sublimée par sa voix angélique. Rien que le titre nous rappelle qu’elle voue un culte à Debussy et Satie. Les silences incitent à fermer les yeux et à s’enfoncer dans univers féérique, creusé de fjords à la beauté cristalline…

Elle nous réserve son premier single, « Riverside », dont on ne se lasse décidément pas.

Agnes Obel dispose de plusieurs claviers, mais elle les délaisse parfois, alors avec bonheur, pour le celesta, un instrument plus authentique, sorte d’hybride entre le glockenspiel et le piano.

Mais ce qui provoque une forme d’éblouissement et même d’exaltation, ce sont ces montées en puissance qui subliment la fin de ses morceaux, à l’instar de « The Curse », désespérément intense.

En rappel, « Won’t You Call Me » est interprété en piano/voix, mais la compo prend une forme magique lorsque les chœurs se joignent à Agnes. Et en finale, « On Powdered Ground » achève le concert dans la plus pure tradition obelienne…

Setlist : « Red Virgin Soil », « Dorian », « Camera’s Rolling », « Run Cried   The Crawling », « Trojan Horses », « Island Of Doom » », « Stretch Your Eyes », « Familiar », « Riverside », « Philarmonies », The Curse ».

Rappel : « Won’t You Call Me », « On Powdered Ground »

(Organisation : Live Nation)

samedi, 25 juin 2022 16:47

Et de 6 pour Epsylon…

Après avoir gravé cinq albums studio, Epsylon nous propose son sixième, sobrement baptisé « 6 ».

Fidèle à son identité rock celtique, le groupe s’est laissé tenter par une touche plus contemporaine en accordant une place plus importante au clavier et aux sonorités électroniques.

« Norma » est le premier single extrait de « 6 ». Et il est disponible

 

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