Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Bernard Dagnies

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Deux ans après avoir publié « Bird Head Son », Anthony Joseph sortira son nouvel album. Il sera produit par Malcolm Catto, batteur et leader de The Heliocentrics. Le preacher sera, en outre, accompagné sur un titre par le fondateur des Specials (Jerry Dammers). Cet elpee proposera des compos qui font la part belle au voodoo funk, mais également à la soul et au black rock, le tout sur fond de textes politiquement engagés.

 

vendredi, 08 juillet 2011 18:11

Grace Jones : l’ouragan est de retour

“Hurricane Dub”, c’est le titre du nouvel opus de Grace Jones, dont la sortie est prévue pour le 5 septembre 2011. Un double cd, dont le second proposera des versions dub du premier. L’elpee a été produit par Ivor Guest.

Track listing

This Is
William’s Blood
Corporate Canniba
I’m Crying (Mother’s Tears)

Well Well Well
Hurricane
Love You To Life
Sunset Sunrise
Devil In My Life

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Group therapy

Bien que né en 1986 et disparu en 1993, Concrete Blonde a toujours été associé au mouvement " Paisley Underground ", institué quatre années plus tôt par le Dream Syndicate de Steve Wynn. Un " Paisley underground " inspiré à la fois par le psyché/garage de la west coast de la fin des sixties et du début des seventies (NDR : pensez à Jefferson Airplane et à Quicksilver Messenger Service), le gothisme et la culture mexicaine. Paru en 1994, leur précédent opus s'intitulait même " Mexican Moon ". L'an dernier, le trio a donc décidé de se reformer. Sous son line up initial. C'est à dire le guitariste Jim Mankey, le drummer Harry Rushakoff et la chanteuse/bassiste Johnette Napolitano. Le temps de tourner quelque mois, et la formation est entrée en studio pour enregistrer ce " Group therapy ". Sur lequel elle rend tout d'abord un hommage à Roxy Music. Il ne faut pas oublier que Paul Thompson, le batteur original, a également transité par Concrete Blonde. Et puis quelque part, en se réunissant, Roxy Music a donné l'envie au trio de se reformer. " Group therapy " n'est pas un album qui s'assimile facilement. D'ailleurs, plusieurs écoutes sont nécessaires avant de s'en imprégner. Mais lorsqu'on s'est laissé envahir par les mélodies douces-amères, elles ne vous lâchent plus l'esprit. Imprimées sur un mid tempo, elles permettent à Johnette d'épancher, de son timbre vocal savoureux, voluptueux, légèrement rocailleux, un lyrisme élégiaque, ténébreux, à travers des textes très personnels, à défaut d'être véritablement autobiographiques. Mais Concrete Blonde ne serait pas Concrete Blonde, s'il n'y avait ces flambées d'électricité blanche. Elle n'est pas omniprésente, mais lorsqu'elle se consume avec ferveur, elle vous remue littéralement les tripes. L'album se paie même une incursion dans le reggae blanc (" Tonight "), la new wave (" Violent "), le soul/jazz réminiscent de Sade (" Inside/outside ") et s'en réserve inévitablement une dans le folklore espagnol, lorsqu'elle chante " Your llorona ", dans la langue de Cervantès. Johnette échange même sa basse contre la six cordes de Jim, sur le très émouvant " Take me home ". Un bien bel album !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

See this through and leave

Trois guitaristes sévissent au sein de cette formation insulaire (Reading), dont le line up est composé de six musiciens. Une formation qui mêle une foultitude de styles qui oscillent de l'alternatif à l'électronique en passant par la pop ; mais sur un mode tantôt noisy, tantôt psychédélique. Lorsque l'expression élève le tempo, c'est à Spriritualized Electric Mainline et à Loop qu'on se met à penser. Un tempo hypnotique, parfois binaire, 'hawkwindien', y régit alors les envolées soniques, cosmiques, parfois érigées en véritable mur d'intensité électrique. Lorsque les chansons se font plus pop, elles épousent avantage le profil des débuts d'Oasis. Le timbre du chanteur campant même un hybride entre celui de Liam Gallagher (mais sans les miaulements) et de Roddy Woomble (Idlewild). Il s'agit bien sûr de la tendance générale de l'opus. Intermède électronique " 555-4823 " sonde le drum'n bass dans l'esprit des expérimentations de La Monte Young. Répétitif, oppressif, " Been training dogs ", frôle l'univers du Led Zeppelin. En alternant les rythmes, le plus sombre, plus mélancolique, plus complexe, " Murder song " opte pour une construction prog, bénéficiant même du concours d'un violon aux envolées lyriques. Un violon qu'on retrouve sur le frémissant et énigmatique " Let's kill music ". Enfin, superbe ballade électrique " The lake " lorgne purement et simplement du côté de JJ72. Excellent !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Walking with thee

Révélé par John Peel en 1999, Clinic s'est fait connaître à travers la bande sonore d'une pub levi's. Intitulée " The second line ", cette composition figurait sur leur premier opus. Les Liverpuldiens aux masques chirurgicaux nous reviennent avec un deuxième album. Un disque aux ambiances inquiétantes, crépusculaires, aux effets particuliers et aux sonorités dérangées dont les influences majeures semblent partagées entre Suicide, Wall Of Voodoo, Morphine, les Monks, Can et Split Enz. A la limite, ce groupe aurait pu naître à une époque où le punk n'était déjà plus le punk ; mais la new wave, pas encore la new wave. Sur le titre maître on a cependant droit à un fragment de glam rogné par un moog ; et chez " Pet eunuch ", à du rock'n roll garage que Richard Hell aurait pu produire s'il avait eu l'idée de torturer une cover de Jerry Lee Lewis. Reptilien, glacé, envoûtant, minimaliste, austère même, le reste de l'opus ressemble à une concoction habilement maladroite de mélodies élaborées et de styles capricieux. Une forme de psychédélique anémique aux pulsations sinistres, à l'humour sombre, mais aux climats tellement envoûtants qu'il est très difficile de ne pas y succomber. Et si la présence de gémissements, de souffles, de claquements de portes ou autres bruitages insolites, entretiennent cette atmosphère, les sonorités lointaines du mélodica quasi omniprésent et cette voix tour à tour intrigante, spectrale, nasillarde ou encore falsetto (Thom Yorke ?) d'Ade Blackburn y contribuent largement. Etrange et fascinant à la fois !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Tales from my skyscraper

Du line up initial de cette formation bruxelloise, il ne demeure plus que le guitariste Gilles Dewint et surtout la compositrice/chanteuse/pianiste/guitariste Cloé Defossez. Des remaniements successifs qui n'ont cependant eu aucune incidence sur le style musical pratiqué. La structure classique de la chanson continue d'enrober le format pop, une pop qui peut se teinter de jazz, de folk, de rock ou encore de lo fi. Et puis il y a toujours la superbe voix de Cloé, capable d'osciller du plus intimiste au plus violent, en passant par le douloureux, à l'instar d'une Kristin Hersh ou d'une Tori Amos. Habillé d'une superbe pochette, " Tales from my skyscraper " constitue leur premier album. Un disque découpé en 13 fragments sur lequel on retrouve une composition qui figurait déjà sur le premier maxi (" Those square of light ") et deux sur le second (" Fast fast " et " No matter "). Hormis ces trois fragments, le légèrement psychédélique " Who are you ", le très beau et fluide " Letter " ainsi que l'ondoyant, parfois tempétueux, " A jealous girl ", le reste de l'opus épouse, nonobstant certains accents syncopés, un profil très souvent minimaliste… Tiens, tiens : " A jealous girl " : cette dernière chanson serait-elle une réponse au " Jealous guy " de Lennon ? La question mérite d'être posée, car sur " A wrong century ", Cloé s'est mis en tête de siffloter, pas comme John ou Bryan Ferry, mais avec un feeling certain. Bref, en adoptant ce profil minimaliste Clover's Cloé me fait penser à une ballerine qui danse sur la pointe des pieds : les accès subtils du violon grinçant, les accords du piano sonore, les drums feutrés, le style vocal mi chuchoté/mi chanté de Cloé ; tout concourt à nous plonger au sein d'un univers empreint de mélancolie et d'intimisme. Un univers qui ne permet pas à l'instrumentation de se libérer. Ce qui est un peu dommage au vu du potentiel de ce groupe. N'empêche, dans le style ce " Tales from my skyscraper " est plutôt bien réussi…

lundi, 26 août 2002 03:00

A rush of blood to the head

Nonobstant sa candeur un peu gauche et une longueur récurrente, le premier elpee de Coldplay m'avait particulièrement plu. Faut dire que sa pop concise et contagieuse était parvenue à susciter, en mon for intérieur, des émotions à la fois puissantes et intenses.

Afin d'enregistrer son deuxième opus, le quatuor a de nouveau fait confiance à Ken Nelson, pour la coproduction. Un disque qui nécessite, paradoxalement, plusieurs écoutes avant d'être apprécié à sa juste valeur. Et honnêtement, je dois avouer qu'au plus je l'écoute, au plus je l'apprécie. Hormis le titre maître, qui s'inscrit dans la lignée de " Parachutes ", les dix autres fragments de " A rush of blood to the head " explorent des horizons sonores différents. Le plus fréquenté, ayant plus que probablement été défriché par Echo & The Bunnymen. C'est même une certitude sur l'énigmatique, hypnotique, presque vaudou " God put a smile upon your face ", l'incantatoire (" The cutter " ?), " Daylight ", ainsi que le remarquable et bouleversant " Clocks ", imprimé sur un tempo new wave et nimbé de backing vocaux lmpides, falsetto, il constitue plus que probablement la meilleure plage de l'œuvre. L'ombre de Ian Mc Culloch plane également sur trois autres plages. Ben tiens ! Chez les ballades " The scientist " et " Warning song ", cette dernière, bénéficiant même d'arrangements symphoniques, comme à la plus belle époque d'Ocean Rain. Sans oublier le single " In my place. Eclabousse de gouttelettes de guitares rafraîchissantes, ‘ricochantes’, il a été enregistré en la présence de Big Mac en personne ! Mais lorsque les accès de guitare, dispensés par Jan Buckland épousent une forme sauvageonne, davantage bringuebalante, c'est alors à House of Love que je me mets à penser. A l'instar du très élaboré " Amsterdam ", ou encore de l'envoûtant " A whisper ". Pourtant, la trame des mélodies repose essentiellement sur la voix et le piano de Chris Martin. Une voix vulnérable, désarmante, qui parle tout simplement de la vie, de la mort et du temps qui passe, une voix qu'il étaie de son piano spectral… Encore un must !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

In my place (single)

En attendant la sortie de son deuxième opus prévu pour fin août, Coldplay se signale déjà par son nouveau single. Une superbe chanson empreinte de délicatesse et de mélancolie que vous avez certainement déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter sur l'une ou l'autre station radiophonique, à moins que vous n'ayez eu le loisir de visionner le clip vidéo qui lui est consacré. Deux morceaux figurent également sur ce disque. Tout d'abord " Bloom blaum ", une composition sculptée dans le minimalisme acoustique. Mais surtout " One I love ", un titre dont les guitares bringuebalantes rappellent ni plus ni moins la période la plus brillante du défunt et mythique House Of Love... Bien vite l'album !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

It´s a miracle

Quatre années après avoir sorti " Black Black ", les Hawaïens de Chokebore nous reviennent avec un cinquième elpee. Un disque enregistré à LA, sous la houlette de Francis Miranda. Pas de single fédérateur cependant, sur cet opus. Ni " Ciao LA ", dont la mélodie contagieuse est à la fois tordue et limpide, ni le lennonesque " Ultra-lite " ne possèdent ce pouvoir. Pas que la plaque soit de mauvaise facture. Que du contraire ! En fait toute l'œuvre trempe dans le même climat. Pas qu'elle ait été abordée sous la forme d'un concept album, mais parce que les textes inquiétants et captivants reflètent le mal être de Troy Bruno Balthazar. Des poésies désespérées et intimistes qu'il chante d'un timbre lancinant, fluet, et qui collent parfaitement à la musique ténébreuse, parfois presque funèbre, de Chokebore. Les arrangements très travaillés et la guitare acoustique beaucoup plus présente parviennent cependant à alléger les mélodies entêtantes et nonchalantes ; des mélodies paradoxalement écorchées par les cordes de guitare incisives, inquiétantes, dissonantes. Et si l'ensemble travaille davantage sur le son et les ambiances, il recèle encore un titre à l'énergie acide (" Little dream "), un autre enseveli sous les décibels noisy (" Be forceful ") et un dernier tout aussi noisy, mais sinueux (" Person you choose "). A conseiller vivement aux aficionados de Swell !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

After everything

Lors de sa fondation, en 1980, cette formation avait été qualifiée de réponse antipodale aux Chameleons. A cause de la sonorité des guitares jumelées. Légèrement réverbérantes, épiques, félines et délicates elles balisaient des mélodies aux couleurs pastels, des mélodies empreintes de mélancolie presque cold wave. Si les Chameleons ont malheureusement disparu de la circulation, The Church est toujours dans le coup. Pourtant, cette formation australienne a failli splitter à plusieurs reprises. Une rupture qui aurait pu être précipitée par la dispersion des quatre musiciens aux quatre coins de globe. Mais ces séparations provisoires ont permis à la plupart des membres de combo de commettre l'un ou l'autre opus solo. Et ainsi de se ressourcer. Ce qui explique sans doute pourquoi, The Church compte aujourd'hui la bagatelle de 15 albums à son actif. Et puis surtout est responsable d'un superbe single commis en 1994, un classique qui est associé à leur identité : " Under the milky way ". Pas de single potentiel sur " After everything ", mais 10 compositions élégantes, aux mélodies glacées, nées d'une combinaison rafraîchissante, mais intemporelle, de classicisme et de spontanéité. Pas de surprises majeures non plus. Cette œuvre s'inscrivant parfaitement dans l'esprit de leurs précédents elpees. D'ailleurs, sur certains fragments, The Church nous rappelle qu'il a également été contaminé par le psychédélisme atmosphérique, cosmique, du Floyd. Bref, un album fort agréable à écouter, mais sans véritables moments forts, ni moments particulièrement faibles…