Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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mercredi, 06 janvier 2010 12:55

La ‘Vie est belle’ de Lightspeed Champion

Le deuxième opus de Lightspeed Champion paraîtra ce 1er février. Intiutlé « Life is sweet ! Nice to meet you », il fait suite à « Falling Off The Lavender Bridge », dont la sortie remonte à 2008. Le nouvel opus a été produit et mixé par Ben Allen (Animal Collective, Gnarls Barkley). Tout les morceaux ont été écrits et arranges par Dev Hynes.

Tracklisting

1. Dead Head Blues 
2. Marlene 
3. There's Nothing Underwater 
4. Intermission 
5. Faculty Of Fears 
6. Big Guns Of Highsmith, The 
7. Romart 
8. I Don't Want To Wake Up Alone 
9. Madame Van Damme 
10. Smooth Day (At The Library) 
11. Intermission 2 
12. Sweetheart 
13. Etude Op.3 Goodnight Michalek 
14. Middle Of The Dark 

15. Bridge And A Goodbye, A 

http://www.myspace.com/lightspeedchampion
http://www.lightspeedchampion.com

 

Le chanteur/guitariste américain Vic Chesnutt s’est éteint ce 25 décembre. Né le 12 novembre 1964, à Jacksonville (NDR : c’est en Floride !), il est donc décédé à l’âge de 45 ans. Il était devenu paraplégique depuis ses 18 printemps. La cause ? Les suites d’un accident de la route, après une soirée un peu trop arrosée. Au cours des dernières semaines, il aurait ingurgité une surdose de décontractants musculaires. Et était tombé dans le coma. Il avait trouvé un exutoire à travers la musique et la peinture. Et son plus grand admirateur n’était autre que Michael Stipe, le chanteur de REM. Ce dernier lui avait même permis d’enregistrer ses deux premiers elpees, « Little », puis « West of Rome ». Responsable d’une quinzaine d’albums, son dernier « Skitter On Take-Off », venait juste de sortir.

En 1996, de nombreux groupes ou artistes, dont Cracker, Garbage, Smashing Pumpkins, Madonna, Mary Margaret O'Hara, R.E.M., Sparklehorse et Live, lui avaient consacré un opus de reprises, une compilation intitulée « Sweet Relief II : Gravity of the Situation », enregistrée au profit des musiciens malades sans couverture sociale (NDR : le Sweet Relief Fund). Faut dire que les frais médicaux supportés par Vic, notamment pour subir une kyrielle d’opérations, avaient pris des proportions excessives. Devenu culte, mais considéré comme alternatif, Vic avait pourtant collaboré avec une multitude d’artistes, dont Lambchop, Elf Power, le guitariste de jazz Bill Frisell ou encore The Silver Mt. Zion. Il était aussi à l’aise dans l’univers acoustique qu’électrique. Et se produisait sur scène, en voiturette. Le plus souvent accompagné de la crème des musiciens underground. Caractéristique constante : son timbre de voix gémissant, bouleversant, épanchant des lyrics empreints de douleur, de mélancolie et d’humour noir…

mardi, 22 décembre 2009 19:49

Spring tides

Imaginez le chaînon manquant entre Mogwai et Cure (NDR : circa « Pornography »), et… oui, j’admets, c’est un peu réducteur, mais au moins l’expression sonore dispensée par cette formation suédoise vous sera déjà un peu plus familière. Un quartet fondé en 1996 et dont le « Spring tides » constitue seulement le second elpee, leur parcours recensant quand même quelques singles et Eps. Kristofer Jönson en est le chanteur/guitariste (parfois aussi claviériste). Et son timbre vocal campe un hybride entre Robert Smith et Peter Gabriel. Une voix qui colle à merveille à ce style musical mélancolique, parfois emphatique, souvent luxuriant qui puise aussi probablement ses sources chez Sigur Rós, Mew, The Appleseed Cast voire même Okkervil River (« Sparrow hills »). Mais trêve de références, passons au contenu de cet opus.

Partagé en dix plages, dont certaines sont particulièrement longues, il baigne dans un climat le plus souvent languissant, atmosphérique, propice aux flux et reflux. Des compos régulièrement construites en crescendo. Sur un mid tempo ou alors carrément slowcore. Encore que parfois ce faux rythme peut virer vers le tumulte voire le chaos. Aux guitares bringuebalantes, sinueuses, reverb, shoegaze ou frénétiques, viennent se greffer tour à tour une ligne de basse palpitante, des arrangements symphoniques, des claviers fluides, des chœurs diaphanes ou des accords de piano sonore ainsi que circonstanciellement des cuivres (NDR : et en particulier sur la plage centrale, « Nangilaja », un morceau de plus de neuf minutes, inspiré par le conte pour enfants d’Astrid Lindgren, qui traite paradoxalement de thèmes aussi douloureux que la maladie, la mort, la tyrannie, la trahison et la rébellion). Certaines chansons s’abandonnent néanmoins dans la mélancolie douce, alors que d’autres communiquent un certain sentiment d’angoisse. Bref, une œuvre de toute bonne facture qui aurait mérité une mention particulière, si certains morceaux ne tiraient pas trop en longueur…

 

mardi, 22 décembre 2009 19:47

Live at the O2 (Dvd)

Considéré comme le pendant sudiste des Strokes, Kings of Leon est une histoire de famille ; celle des Followill. Nathan, Caleb et Jared sont frères. Respectivement drummer, chanteur/rythmique et bassiste/pianiste, ils constituent le trio de base. Matthew, le guitariste soliste, est un de leurs cousins. Et lors de leurs tournées, un autre cousin, Christopher se charge de la technique. Fondé en 2000, le groupe a dû attendre 7 ans, avant de rencontrer le succès planétaire. Après avoir sorti l’elpee « Because of the times ». A partir de cet instant, la formation va décrocher toute une série d’Awards, moissonner moult albums d’or et de platine (NDR : notamment suite à leur quatrième opus, « Only by the night »), et surtout se faire inviter parmi les plus grands festivals d’Europe.

Immortalisé au O2 de Londres le 30 juin 2009, ce Dvd est le premier qui leur est consacré. Il réunit 22 titres, dont les mega hits « Use somedody », « Sex on fire » et les incontournables « Notion », « Molly’s chambers », « One call » ou encore « The bucket », interprétés devant 18 000 personnes. Le pied pour les fans de Kings of Leon, d’autant plus que la qualité du son, en dolby Digital 5.1 Surround, est tout simplement exceptionnelle.

Petit détail qui a son importance, leur site officiel est disponible dans la lanque de votre choix. Impressionnant !

 

mardi, 22 décembre 2009 19:42

Let’s change the world with music

Paddy Mc Alloon est presque sourd, quasi-aveugle et s’accroche à la force de la musique. C’est le message qu’il essaie de faire passer tout au long du nouvel opus de Prefab Sprout. Enfin, en lui conférant une signification religieuse. Il s’agit du premier long playing signé par le combo depuis 8 ans. Mais en vérité, on est en présence d’une œuvre solo. Des démos datant de 1992, qui devaient donner une suite à l’elpee « Jordan: The Comeback ». Elles ont été récupérées et remises en forme par l’ingénieur du son Calum MacColl, pas par Thomas Dolby, faut-il le préciser. Tout a été passé à la moulinette synthétique. Les arrangements (souvent somptueux, luxuriants et sophistiqués), l’instrumentation et même les chœurs. Pas la voix de Paddy heureusement. Aucune trace de Wendy Smith ni de son frère Martin. Les mélodies sont superbes, contagieuses et hyper radiophoniques, les harmonies fluides ; mais au bout de quatre ou cinq morceaux, une certaine lassitude a commencé à m’envahir. Pas que les compos soient déprimantes, mais elles sont trop prévisibles, parfois stéréotypées, et adoptent un profil beaucoup trop linéaire à mon goût. Elles ne sortent jamais des sentiers battus, si vous préférez. Et au fil de l’écoute, elles finissent par m’agacer. Un peu comme si McAloon avait le souci permanent de flatter l’oreille de l’auditeur. Conclusion, l’intégralité des chansons de ce disque est essentiellement destinée à la bande Fort Molle… Pour info, le natif de Durham continue de composer et a l’intention de sortir de nouveaux disques. Paddy que le résultat sera supérieur à ce « Let’s change the world with music », c’est ce que je crains le plus…

 

mardi, 22 décembre 2009 19:08

2

En 2006, Tim Presley et Rob Barbato, respectivement guitariste et bassiste (également vocalistes au sein de leur groupe), avaient été engagés par Mark E. Smith pour jouer dans son backing band, lors de sa tournée aux States. Mais, il faut croire que le caractère acariâtre du leader de The Fall a encore fait des siennes, puisqu’au beau milieu de périple, les deux yankees ont abandonné le navire, forçant ainsi le natif de Broughton à rentrer en Angleterre. Sans quoi, avant de fonder Darker My Love, les différents musiciens avaient milité au sein de toute une série de formations, dont les moins obscures répondaient au nom de The Distillers et The Nerve Agents. Le patronyme de ce quintet californien (NDR : issu de Los Angeles, très exactement) est inspiré d’une compo de The Soundtrack of Our Lives, du même nom. Ce qui devrait vous donner une petite idée du style pratiqué par le band.

« 2 » constitue, vous vous en doutez, leur second elpee. Il fait suite à un éponyme, édité en 2006 et à un Ep, paru en 2004. A l’instar de T.S.O.O.L., Darker My Love puise ses principales influences dans le psychédélisme des Pretty Things. Celui des albums « S.F. Sorrow » et « Parachute », pour être plus précis. A cause de ces harmonies vocales éthérées, sinusoïdales, si caractéristiques. Mais pas seulement chez la bande à Phil May et Dick Taylor. Les références y sont même bien plus fouillées. Oscillant du Floyd circa « The Piper at the Gates of Dawn » (« Pale sun ») à Spacemen 3 (l’enlevé « Blue day » et le brulôt « Waves », chargés de feedback et de distorsion), en passant par les Stone Roses (le stellaire « Add one to the other one » et le ténébreux « Northern soul ») et même Love (le remarquable et épique « All the hurry & wait », enrichi d’arrangements orchestraux somptueux). Le décor planté, il ne vous reste plus qu’à ajouter un zeste de clavier ‘vintage’ (NDR : pensez à Doug Ingle d’Iron Butterfly ou à Ray Manzarek des Doors) et parfois des cordes de guitares triturées à la manière d’Eric Brann (NDR : également du papillon d’acier) voire de Jorma Kokaunen (NDR : Jefferson Airplane, Jefferson Starship). Deux titres s’écartent cependant de la norme. Tout d’abord la valse angulaire et jazzyfiante « White composition » et puis, « Two ways out », sorte de version grunge d’« Alright » de Supergrass. Et c’est Dave Cooley (Silversun Pickups, J Dilla) qui a produit l’elpee. Bref, si vous êtes accro au psychédélisme, vous ne pouvez passer à côté de cette œuvre…

 

mardi, 22 décembre 2009 19:03

Around the world live (Dvd)

De son véritable nom Henry John Deutschendorf, Jr, John Denver est né le 31 décembre 1943 et est décédé le 12 octobre 1997, suite au crash de son avion expérimental –un  Long-EZ construit en fibre de verre– survenu le long de la côte californienne. Compositeur, protest singer (NDR : démocrate convaincu, il a milité en faveur de la campagne de Jimmy Carter de 1976) et acteur, il a entamé sa carrière en 1969 et compte à son actif plus d’une trentaine d’albums ainsi que de nombreux hit singles, dont « Leaving on a Jet Plane » (NDR : transformé en tube planétaire par Peter, Paul & Mary, en 1969), « Take Me Home, Country Roads », « Rocky Mountain High », « Sunshine on My Shoulders », « Thank God I'm a Country Boy », « Annie's Song » ou encore « Calypso ». Il a en outre, décroché une multitude de récompenses pour les ventes de ses disques (NDR : plus ou moins 40 millions écoulés à travers le monde), mais surtout a milité et s’est investi (NDR : personnellement et financièrement) pour la lutte environnementale (NDR : c’est dans l’air temps…) et humanitaire, notamment en faveur de l’Afrique, de l’Inde et de l’Asie du Sud-est. 

Ce box est consacré à quatre concerts accordés à différentes époques de sa carrière, sur différents continents (Japon, Australie, Angleterre) ainsi qu’à un double documentaire. Cinq Dvd en tout. Et un par sujet. Donc par disque. Une centaine de chansons dont quelques reprises, le tout totalisant presque 10 heures d’images (NDR : sonorisées, of course). Ah oui, j’allais oublier le principal, Denver est un chanteur folk, dont le style s’adresse surtout aux nostalgiques de Joan Baez, Emmylou Harris voire Simon & Gardfunkel. Fallait quand même le préciser !


 

mardi, 15 décembre 2009 01:00

Embryonic

Il faut avouer qu’après avoir écouté une première fois le douzième elpee studio de la formation d’Oklahoma City, j’étais un peu décontenancé. En fait, il y a un bon bout de temps que le groupe n’avait plus commis de disque aussi alternatif. C’était en 1997. Un drôle de projet baptisé « Zaireeka » et subordonné à la technique du ‘surround sound’. Pour la circonstance, les quatre cds devaient être écoutés en même temps sur quatre systèmes sonores différents. Mais en se grattant un peu la tête, il faut reconnaître que la discographie antérieure, commise à cette période était encore plus aventureuse et audacieuse. A l’instar de celle du Mercury Rev originel. Donc finalement, la surprise n’en était finalement pas une. Mais un juste retour aux sources…

« Embryonic » est double. Et recèle 18 plages. Après avoir lu de nombreuses chroniques rédigées par toute une série de magazines spécialisés, j’ai presque cru que les Flaming Lips s’étaient contenté d’écouter en boucle l’œuvre complète du Pink Floyd, pour concocter un tel opus. Conclusion facile lorsqu’on sait que Wayne Coyne a déclaré vouloir enregistrer une nouvelle version du « Dark side of the moon ». Mais largement insuffisante, lorsqu’on analyse soigneusement le contenu de ce disque.

Du Floyd, on en retiendra « Evil » et « If », interludes empreints de douceur, réminiscents de « The Wall ». Le torturé et lugubre « See the leaves », manifestement inspiré par « More ». Et puis l’une ou l’autre trace ‘floydienne’ disséminée aux quatre coins de l’œuvre. Dont les harmonies vocales éthérées, sinusoïdales, si caractéristiques de « The Piper at the gates of dawn ». Et puis d’inévitables envolées semi-spatiales, semi-psychédéliques, tentaculaires, rencontrées sur « Animals ». La trame est posée. Reste maintenant à en déceler les subtilités. D’autant plus que la solution sonore emprunte autant au free jazz (Miles Davis, Coltrane), à la noisy (Sonic Youth), à l’électro (Kraftwerk), au krautrock (Can) qu’à la prog (King Crimson et les ‘frippertronics’ du tandem Brian Eno/Robert Fripp, mais également Todd Rundgren). J’allais oublier : et le psychédélisme. Sous toutes ses formes ! Wayne refuse de reconnaître avoir concocté un concept album. Mais quand on traite tout au long d’une même œuvre, de la force, de la faiblesse, de la liberté, de la responsabilité et du chaos (NDR : tiens, un thème auquel se réfère également Mercury Rev), on est en droit de se poser des questions. Une philosophie développée par le mathématicien Thorsten Wörmann, particulièrement branché sur le sujet ; et dont un discours est collé sur « Gemini syringes ». Bref, Coyne a peut-être envie de brouiller les pistes pour mieux nous mener en bateau (NDR : ou en vaisseau spatial, si vous préférez !) Mais bon, c’est aussi une belle manière de ne pas dévoiler toutes les facettes de son imagination débordante. Lors des sessions d’enregistrement, Karen O des Yeah Yeah Yeahs est venue poser quelques feulements sur deux titres, alors que MGMT a participé à la confection de « Worm mountain », une chanson atypique, tour à tour hymnique et participative (Arcade Fire ?), furieuse, puis menaçante. Afin de ne pas vous noyer de références, je ne vais pas décortiquer chaque compo. Je vous laisse le soin de découvrir, plage après plage, un des albums les plus complexes et créatifs de l’année. Peut-être de la décennie…

 

mardi, 08 décembre 2009 20:03

What will we be

Réalisé à Topanga Canyon, sur un flanc des montagnes de Santa Monica, face à l’océan Pacifique, le précédent opus de Banhart, « Smokey rolls down thunder canyon », m’avait quelque peu laissé sur ma faim. Faut croire que Devendra adore les endroits insolites, pour enregistrer, car « What will we be », son septième, a été commis à Bolinas, une ville ‘fantôme’ sise à une heure de route de San Francisco ; mais surtout un paradis pour les surfeurs. Et il y a entraîné toute son équipe, dont Noah Georgeson, guitariste, mais également responsable de la mise en forme des deux elpees précédents ainsi qu’Andy Cabic, le leader de Vetiver. Par contre, la production a été confiée, pour la circonstance, à Paul Butler (The Bees).

Hormis quatre complaintes vaporeuses, pastorales, pour ne pas dire quelconques, presque toutes rejetées en fin de tracklisting, les 10 autres plages de l’opus valent le détour. Depuis « Can’t help but smiling », chanson folk ensoleillée déguisée en bossa nova au reggae tropical « Foolin », en passant par la ballade « Angelika » qui se mue à mi-parcours en samba, le r&b groovy « Baby » et ses chœurs ‘velvetiens’ (NDR : même la voix de Devendra emprunte les inflexions de Lou Reed), « First song for B », qu’il interprète seul, en s’accompagnant au piano, la pseudo-comédie musicale « Chin chin & muck muck », déchirée entre jazz nightclubbien (y compris cuivre, ivoires et drums) et folk exotique (percus et marimba à la clef), le glam « 16th & Valencia, Roxy Music » (NDR : et son clin d’œil adressé à Bryan Ferry), le très électrique « Rats », dont les très fortes réminiscences ‘ledzeppelinesques’ se retrouvent même dans les breaks de drums et enfin l’exquis et gracile « Brindo », compo hispanisante écrite dans l’esprit de son maître, Caetano Veloso. Devendra chante tantôt en anglais, en espagnol et parfois en portugais, du même timbre vibrant (NDR : les mauvais langues diront chevrotant) qui me rappelle toujours autant Ray Dorset, le vocaliste de Mungo Jerry. Dommage cette fin de disque un peu trop cool, sans quoi, il aurait, sans doute figuré dans mon ‘Top 2009’…

mardi, 08 décembre 2009 19:58

Dream # 7

Axel Concato est Normand. Un multi-instrumentiste qui s’est exilé en Angleterre. En 2001. Il a vécu à Camden, puis à Londres, militant notamment au sein des White Russians. Puis, deux ans plus tard, en compagnie de son pote Barth, pour lequel il a participé à la confection de deux de ses albums, ainsi que de quelques musiciens locaux, il décide de fonder Axel & The Farmers. Apparemment, pas trop satisfait du résultat (NDR : c’est un perfectionniste !), il rentre à Paris dès 2005. Et remonte le combo. Barth, est toujours de la partie, mais les autres musicos sont français. Mais lors de son périple aux Iles Britanniques, il a sympathisé avec le leader du défunt Ride, Mark Gardener. Auquel il a demandé de mixer et de produire son futur album. Un disque qui devrait paraître début 2010. En attendant, l’ensemble hexagonal nous propose cet Ep 4 titres qui tire un peu dans toutes les directions.

Uptempo, le morceau d’ouverture, campe une mélodie contagieuse réminiscente de Lloyd Cole et de ses Commotions, malgré l’omniprésence de nappes de claviers. La basse pulsante qui canalise « Red nose » nous replonge dans l’univers mancunien de la house. Pensez aux Stone Roses et à Happy Mondays. Mais le plus étonnant sur cette plage procède du baryton profond d’Axel, alors très proche de Guy Chadwick (House of Love). « Lamp post lighter » est une reprise acoustique signée Mark Gardener. Et elle est superbe ! Enfin, remix electro pop naviguant quelque part entre Depeche Mode et John Foxx, « Caress of blonde » propage des effluves 80’s particulièrement prononcées. Suivant la formule consacrée, on devrait en savoir plus lors de la sortie de l’elpee ; mais au vu du contenu de ce disque, on pourrait connaître une excellente surprise…