Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Suede 12-03-26
Hooverphonic
Bernard Dagnies

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mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Make up the breakdown

Curieux parcours pour cette formation canadienne, de Vancouver très exactement, puisqu’il a fallu le départ du chanteur, Mathew Marnik, pour la voir décrocher un hit : “Bandages”. Une chanson que vous avez certainement déjà eu l’occasion d’entendre ou d’écouter sur l’une ou l’autre station radiophonique. Et il faut l’avouer, le passage du claviériste Steve Bays aux vocaux est du pain béni pour le band. Parce que son timbre oscille dans le falsetto comme s’il était monté sur un trampoline. « Make up the breakdown » constitue leur dernier opus. Un disque qui date de la fin 2002, mais qui vient de sortir officiellement en Europe. Mais venons-en au vif du sujet. Découpé en dix titres, ce disque est sculpté dans une forme de pop/punk/new wave à la fois énergique, mélodique, sautillante, festive et rafraîchissante. Imaginez le Blur de l’époque « Girls and Boys » ou Supergrass circa « I should Coco » adaptant du Cure, de l’XTC ou de l’Elvis Costello & the Attractions. L’idée est un peu revivaliste, mais elle n’est pas trop mal ficelée. Un seul regret : que parfois leurs mélodies s’égarent dans un pseudo prog. La complexité ne sied pas tellement à Hot Hot Heat. Je les préfère contagieux et hymniques. Sous cette forme, ils deviennent alors irrésistibles. Je suis quand même curieux de voir le résultat de leurs élucubrations sonores sur les planches…

 

mercredi, 31 décembre 2003 02:00

Diamonds on the inside

Ben Harper n'est pas trop branché sur la musique contemporaine. Pas qu'il soit revivaliste (NDR : quoique !), mais plutôt défenseur des valeurs traditionnelles de l'histoire du rock'n roll. Depuis le blues au gospel, en passant par le reggae, le rock, le folk, le métal, la soul, le funk et le jazz. Une attitude qu'il affiche depuis maintenant cinq albums. Pas qu'il soit baba cool (NDR : quoique !), mais plutôt défenseur d'une philosophie prônée au cours des seventies ; c'est à dire l'engagement politique (NDR : à gauche !), la spiritualité (NDR : sous son aspect mystique plutôt que religieux) et l'amour (NDR : sous toutes ses formes, vous vous en doutez !). Pourtant, depuis deux albums, il s'est quelque peu détourné de la politique. Faut dire qu'au States, depuis l'élection de Bush, elle n'est plus l'opium, mais le cancer du peuple. Produit par Ben Harper en personne, " Diamonds on the inside " manifeste un éclectisme particulièrement ample. Il ne néglige ainsi aucun de ses héritages principaux : Bob Marley (" Why my own two hands "), Stevie Wonder (" Brown eyed blues "), George Clinton (Bring the funk ") ou encore Jimi Hendrix (" Temporary remedy "). Revisite le blues grassroots chez " When it's good ", la ballade country rock classique (Eagles ?) sur le titre maître, le rock/blues chargé de groove avec " So high so low " (Mountain ?) ou encore le folk hymnique tout au long de " She's only happy in the sun ", qu'il chante un peu à la manière de Cat Stevens. Mais se prend aussi pour Lenny Kravitz sur le torturé et dense " Touch from your lust " ou aborde le cabaret/music hall sur le " When she believes ", constamment balayé entre orchestrations luxuriantes et un accordéon musette. Plus surprenant, il se penche sur la world, à travers un " Blessed to be a witness ", que n'aurait pas désavoué Peter Gabriel, et puis nous délivre un presque a cappella " Picture of Jesus ", pour lequel il bénéficie du concours de Ladysmith Black Mambazo (NDR : une chanteuse découverte 20 ans plus tôt par Paul Simon), aux backing vocaux. Reste donc à vous faire à l'idée que si Ben Harper est un musicien très talentueux, il n'est décidément pas dans l'air du temps…

 

Pour fêter ses dix ans d’existence, le label Zeal organise toute une série d’événements et en particulier des concerts, au cours de ce mois de mars. Et en particulier :

22/03-25/03 Expo @ Twee Bronnen Bibliotheek Louvain

22/03 Kiss The Anus Of A Black Cat Solo  @ Twee Bronnen Bibliotheek Louvain @ 17h00

22/03 Isbells/Krakow @ Predikherenkerk Louvain (sold out!) (10 years krakow as well!)

23/03 Isbells/Sleepingdog @ Predikherenkerk Louvain (Sold Out!) (sleepingdog new album april 25th)

24/03 10 Years Zealrecords @ Stuk Louvain feat.:

cape coast radio (liveband: nick transit, gaetan isbells, pieter marble sounds, chantal sleepingdog, christophe marble sounds plus guest vocalist...)

            kawada (stunning new album autumn 2011)

            kiss the anus of a black cat (new songs!)

            krakow (bonnie & sparklehorse covers)

            marble sounds (sparklehorse & sleepingdog covers)

            say say (non zealband, but we like 'em, girl pop)

            senne guns (with tomàn backing band)

            sleepingdog (vocal only version with zeal all stars)

            tomàn (good music...)

            low vertical (full show, performing their debutalbum "i saw a landscape once"

 

mercredi, 09 mars 2011 18:55

Red Barked Tree

Douzième album studio en 34 années d’existence, pour Wire, toujours orphelin de Bruce Gilbert, mais qui bénéficie, lors de ses tournées, de la participation d’un(e) guitariste complémentaire. Mais venons-en à cet opus. Il s’ouvre par « Please take », une compo plus pop, plus cool, très mélodieuse (NDR : le sens mélodique est constant tout au long du disque, y compris sur les morceaux les plus percutants) dans l’esprit des premières œuvres solo de Colin Newman, même si le tempo épouse une forme new wave. Un rythme que l’on retrouve partiellement sur « Clay », une plage davantage shoegazing. Un style noisy que rencontré tout au long de l’elpee, mais chargé de multiples nuances. Dès le deuxième titre, « Now was », le post punk revient en force, malgré les accords de gratte bringuebalants, consentis en toile de fond. Et il est confirmé sur « Two minutes », une composition pilonnée par des drums propulsifs et parcourue de vocaux déclamatoires. Plus carré, « Bad worn thing » est issu de la plume de Graham Lewis. On y recèle quelques traces puisées dans le Roxy Music du début des seventies (NDR : un clin d’œil ?), mais ce sont les inflexions vocales de Lewis, calquées sur celles de Peter Fox qui frappent. Etonnant et savoureux ! Mécanique, « Moreover » lorgne davantage vers l’indus. Deux titres enlevés encore dans le genre, mais plus classiques pour Wire : « A flat tent » et « Smash ». L’œuvre nous plonge encore dans le psyché folk sur « Adapt ». A cause de ce recours à la sèche électrifiée. Un grattage acoustique qui trame le morceau final, en l’occurrence le titre maître. Une superbe plage épique de plus de 5 minutes, légèrement prog, subtilement psyché, qui ouvre peut-être une future perspective pour l’univers sonore de la formation insulaire. Reste « Down to this », une piste plus acoustique également, mais rampante, morbide presque sinistre. A vous faire froid dans le dos. Un superbe album, rien d’autre à ajouter…

mercredi, 09 mars 2011 18:50

Losing sleep

Votre serviteur a toujours manifesté un grand respect pour Edwyn Collins. Pas parce qu’il a pondu un hit incontournable en 1994, « A girl like you », mais à cause de son rôle joué au sein de la formation référentielle Orange Juice, qui a sévi entre 1979 et 1984. Elle constituait alors un fer de lance du mouvement ‘postcard’. Suite à une grave attaque cérébrale, dont il a été victime en février 2005, l’Ecossais est resté entre la vie et la mort pendant quelques jours. Et lorsqu’il s’en est sorti, il a dû entamer une longue période de rééducation, notamment de sa main droite, celle-ci ne lui permettant plus de jouer de la guitare. Un fameux combat contre le destin, pour un guitariste. En 2007, il publiait « Home again », un disque qui avait été enregistré avant son hémorragie. Un opus pas trop convainquant, il faut le reconnaître.

Pour enregistrer « Losing sleep », il a reçu le concours d’une belle panoplie de potes musicos. Et en particulier Roddy Frame (Aztec Camera) Ryan Jarman (The Cribs), Johnny Marr (Ex-Smiths, Cribs), Alex Kapranos et Nick McCarthy (Franz Ferdinand), Romeo Stodart (The Magic Numbers) ainsi que Jonathan Pierce et Adam Kessler (The Drums). Si sa voix de crooner a perdu de son timbre, elle se révèle aujourd’hui plus fragile. Les compos n’en sont que plus bouleversantes. Mais moins sensuelles. Faut dire qu’elles manquent cruellement d’efficacité. Et la sophistication de la mise en forme accentue cette impression. A tel point que certains titres mid tempo lorgnent carrément vers la pop/r&b mainstream. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de son prochain long playing…

mercredi, 09 mars 2011 18:44

Putain de stade

“Putain de stade” est paru ce 17 janvier 2011 sous quatre formats différents : un double album digipack, un triple Dvd digipack, un double Blu Ray digipack et un coffret métallique réunissant les trois Dvd et les deux disques. C’est le double audio qui nous a été transmis. Cette œuvre ‘live’ immortalise le set d’Indochine, accordé au stade de France, le 26 juin 2010, face à 80 000 spectateurs. Il recèle tous les grands classiques du groupe interprétés dans une ambiance phénoménale. Revers de la médaille, les acclamations de la foule sont parfois un peu trop envahissantes. Il y manque sans doute l’image…

 

mercredi, 09 mars 2011 18:41

Brown Bear (Ep)

Dean McPhee est un remarquable guitariste. Il joue sur une Fender Telecaster, le plus souvent en picking, un peu à la manière de Vini Reilly (Durutti Column). Et en n’hésitant pas à se servir de pédales, notamment pour créer des boucles. Légère différence, son style est un peu plus minimaliste. Et puis exclusivement instrumental. Partagé en trois titres pour une vingtaine de minutes, cet Ep étale tout le talent de ce virtuose. Technique, sensibilité, atmosphère, tout y est. Epatant, quand on sait que les sessions d’enregistrement se sont déroulées en une seule prise. Je crains fort, cependant, qu’un long playing de la même trempe (sa sortie est prévue courant 2011) ne plonge le mélomane dans un ennui profond. A suivre, donc…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Counterfeit 2

Il y a quatorze ans, Martin L. Gore, avait commis un premier disque solo intitulé " Counterfeit ". Un mini elpee 6 titres consacrés à des reprises de chansons d'artistes qu'il apprécie tout particulièrement. Découpé en 11 fragments, ce deuxième volume adopte, vous vous en doutez, une même formule. Si je ne me souvenais plus très bien de son premier essai, je dois avouer que le second ne laissera pas de souvenir impérissable. Ses covers de Brian Eno, Kurt Weill, Lennon/Ono, Bowie/Iggy Pop, Lou Reed, David Essex et consorts sont tout à fait quelconques. Seules celles de Nick Cave (" Loverman "), de Hank Thompson (" I cast a lonesome shadow ") et de Werner Heymann (" Das lied von einsamen Mädchen ") se démarquent des versions originales. Et surtout libèrent une véritable passion. A mon humble avis un EP trois titres aurait largement suffit…

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Sumday

A l'issue de la première écoute du nouvel album de Grandaddy, j'étais quelque peu perplexe, ayant l'impression de retrouver une structure mélodique fort proche du précédent elpee, fruit d'un mélange d'électro-acoustique et de guitares saturées de power pop. Ou si vous préférez, j'éprouvais la sensation que toutes les chansons de ce nouvel opus étaient issues des mêmes sessions d'enregistrement que " The Sophtware slump ". Ce qui peut paraître paradoxal, lorsqu'on sait que je suis toujours sous le charme de cet elpee. Mais très compréhensible, lorsqu'on connaît le potentiel créatif d'un groupe comme Grandaddy. Au fil du temps, et des réécoutes, j'ai commencé à mieux en cerner les reliefs et les différences. D'abord les lyrics sont toujours aussi brillants, torturés et ironiques. Puis, les deux derniers fragments, " The warming sum " et " The final push the sun " sont tout bonnement remarquables. Somptueux, le premier bénéficie d'arrangements symphoniques ; berceuse épique, le second allie à la perfection mélodie luxuriante et rythmes tourbillonnants. Et ces apothéoses changent la donne. D'autant plus que l'opus concède également deux titres plus électriques, presque crazyhorsiens (" Now it's on " et " Lost on yet merry way "), une valse soulignée de chœurs angéliques (" Saddest vacant lot in all the world ") et un récréatif " Stray dog and the chocolat shake " imprimé sur un tempo new wave. De quoi donner davantage de relief et de diversité à l'ensemble, ma foi, finalement fort brillant…

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Earthquake glue

D'après la biographie, " Earthquake glue " constituerait le quatorzième album de Guided By Voices ". En réalité, il s'agit du quinzième. Maintenant ne me demandez-pas le nombre de projets auxquels a participé Robert Pollard, le leader du groupe. Ni combien de chansons il a pu écrire (NDR : entre 2 et 3.000) et même enregistrer (NDR : plus ou moins 800). Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Même les inconditionnels y perdent leur latin. Une chose est sûre, nonobstant les multiples changements de line up (NDR : GBV compte aujourd'hui un nouveau bassiste), la formation a bien résisté au temps et aux modes depuis sa création, voici maintenant vingt ans. En ne récoltant pourtant qu'un succès trop confidentiel. Même à l'époque où elle pratiquait la lo fi (NDR : bien avant Pavement et Sebadoh, d'ailleurs). Et ce n'est pas cet " Earthquake glue " qui risque de modifier le cours des événements. Pourtant, cet opus mérite que vous vous y attardiez. Et le verbe et bien choisi, car les 15 compositions de ce morceau de plastique nécessitent plusieurs écoutes avant d'être appréciées à leur juste valeur. Paradoxal pour des chansons qui se révèlent le plus souvent contagieuses voire hymniques. En fait, elles sont le fruit d'un subtil mélange entre rock, pop, psychédélisme et prog. Un peu comme si elles naviguaient à la croisée des chemins du Who circa " Tommy ", des Beatles les plus électriques (pensez à " Hey Bulldog " ou encore à " Revolution "), du Sonic Youth le plus accessible et du Genesis époque Peter Gabriel, auquel GBV semble surtout avoir retenu le raffinement, l'emphase et les variations de tempo. Un cocktail particulièrement efficace où prédomine sincérité et émotion. Un bien bel album !