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New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Bernard Dagnies

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mercredi, 19 janvier 2011 22:12

Kill City

Enregistré en 1975, cet elpee n’a été publié que deux ans plus tard. Et sous la forme d’un vinyle de couleur verte. Une véritable catastrophe au niveau du son. Pas à cause de la musique ou de la production, mais du matériau utilisé. Il vient donc d’être réédité sous la forme du compact disc. Mais également remasterisé, remixé et certains extraits de chansons demeurées à l’état de démo, réintroduits. Et ce sont Williamson et l’ingénieur du son Ed Cherney qui se sont chargés de cette réhabilitation. Pour un résultat vraiment étonnant.

Mais revenons au milieu des seventies. Les Stooges viennent de se séparer. Iggy Pop est confronté à de graves problèmes d’addiction aux drogues dures. Dépressif, suicidaire, il décide de se faire soigner en hôpital psychiatrique. Et lorsqu’il sort complètement ‘clean’, il se raccroche au guitariste de son ancien groupe, James Williamson, pour enregistrer quelques démos. Elles serviront à la confection de « Kill City ». Mais à cette époque, aucun label ne veut leur faire confiance, et finalement le disque ne sortira qu’en 1977, sur Bomp ! dans l’indifférence générale. D’autant plus que Bowie vient de relancer la carrière de l’Iguane en l’aidant à publier « The Idiot » et « Lust for life »…

Iggy Pop et James Williamson étaient de grands admirateurs des Stones ; et tout au long de ce disque, on ressent parfaitement cette passion pour la bande à Jagger/Richards. Surtout celui de l’époque « Beggars Banquet », « Let it bleed » et « Sticky fingers ». La meilleure quoi ! Un constat flagrant sur des plages comme la ballade mid tempo « Sell your love », « Beyond the law » et son final déjanté, le rocker percutant « Consolation prizes », parfois réminiscent de « Jumpin’ Jack Flash » et enfin « Lucky monkeys », dont le climat malsain est entretenu par les riffs de guitare filandreux et un harmonica spectral. Le duo adresse deux clins d’œil appuyés à Alice Cooper. Paradoxalement, deux compos écrites à l’époque des Stooges. D’abord sur « I got nothin’ ». A cause de la véhémence des vocaux d’Iggy, même si parfois, dans le refrain, on a l’impression qu’il parodie le « Knockin’ on a heaven’s door » de Dylan. Et puis tout au long de « Johanna », parcouru par le saxophone volubile de John Harden. La remise en forme de l’elpee remet bien en évidence la qualité des différentes interventions instrumentales, et en particulier ces parties de saxophone. Deux morceaux s’écartent cependant de la ligne de conduite de cet elpee. Tout d’abord l’ouverture et titre maître, plus Stooges que nature ; et puis en final l’étrange instrumental atmosphérique, parcouru de claviers et de synthés, « Master charge ». De brève durée, les deux autres plages instrumentales n’ont strictement aucun intérêt. A se demander si, à cette époque, cet album avait pu bénéficier d’une mise en forme correcte, il ne serait pas devenu culte…

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Long gone before daylight

Je dois avouer que les quatre premiers elpees de ce quintette suédois m'avaient beaucoup plu. Et en particulier " Life " (95) et " Gran turismo " (98). Le premier à cause de son style texturé à la fois dans le jazz, le surf, le music-hall et le postcard (Smiths, Orange Juice). Le deuxième parce qu'à la recherche de sonorités électro-atmosphériques que ne désavoueraient pas Pizzicato Five ou Bel Canto, il épinglait quelques hits particulièrement savoureux ; et je pense tout particulièrement à " My favourite game " ou encore à " Erase rewind ". Probablement à court d'inspiration, les musiciens s'étaient alors lancés, chacun de leur côté, dans des expérimentations individuelles. Pour la plupart passées inaperçues, même si " A camp ", le projet solo de Nina Persson, avait reçu une bonne critique. Les aficionados auront donc dû patienter cinq longues années pour voir sortir ce " Long before daylight ". Mais attendre une demi-décennie pour sortir un tel navet frôle d'indécence. Paraît que le groupe a voulu en revenir à une forme musicale davantage épurée. Plus basique, si vous préférez ! Mais j'ai plutôt l'impression que la formation a passé son temps à écouter le catalogue de Sherryl Crow en boucle. Ce qui explique aussi pourquoi les arrangements sont toujours aussi soignés. Mais hormis l'électrique et vivifiant " A good hour ", le reste de l'opus regorge de ballades sirupeuses. La pilule passe pourtant chez " And they kissed me ", à cause des claviers fluides, rognés, judicieusement infiltrés. Ou encore sur " Live and learn ", davantage inspiré par la country américaine ; et paradoxalement seul titre sur lequel Ebbot Lundberg (Soundtrack Of Our Lives) participe (NDR : qu'est-ce qu'il est venu faire dans cette galère ? Gagner du blé, sans doute…) Et ne rigolez pas, en finale, les Cardigans ont même eu le culot d'intituler une de leurs chansons " 03.45 : No sleep ". Manque pas de toupet ! Qui a dit soporifique ?

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Antenna

J'ai bien peur que ce quatuor bostonien ne se morde les doigts d'avoir signé chez un major. Enfin, pour l'Europe. La vieille Europe. Car de son nouvel album, je n'ai entendu que très peu d'écho. Ce qui est une profonde injustice, car Cave In vient de signer ici son meilleur opus. Bien sûr, ceux qui regrettent le caractère hardcore de leurs premiers disques vont définitivement tourner la page. S'ils ne l'avaient déjà pas fait après la sortie de " Jupiter ". Personnellement, je préfère cette nouvelle démarche. Toujours aussi électrique et cinglante, mais moins caustique et plus raffinée. Plus chatoyante et plus mélodique, elle met davantage en évidence les harmonies vocales. Limpides, cristallines, elles peuvent s'appuyer sur le timbre velouté de Stephen Brodsky, dont la voix me fait penser à un hybride entre Mark Chadwick (Levellers) et John Wetton (King Crimson). Une voix qui épouse même parfois les courbes instrumentales, comme à l'époque du prog rock. Produit par Rick Costey (Audioslave ; mais ce n'est pas une référence !), " Antenna " conjugue mélancolie, violence et expérimentation avec beaucoup de bonheur, oscillant du tempétueux et baroque (" Strained silver ") à la cold (en faisant abstraction du tempo, " Youth overrided " aurait pu relever du répertoire des Chameleons ), en passant par la pop rafraîchissante ( balayé de guitares bringuebalantes, " Beautiful son " me rappelle le meilleur House Of Love) ou contagieuse (" Anchor " et " Woodwork ", ainsi qu'" Inspire ", nonobstant son groove sale et viscéral), la britpop complexe circa Radiohead (" Breath of water), le métal zeppelinien (le furieux " Rubber and glue ", l'écorché et palpitant " Penny racer ") et bien sûr la prog (si " Joy opposites " palpite au son des oscillations galactiques, " Seafrost " ressemble à une odyssée cosmique, épique, presque floydienne, enrichie par une basse qui rôde et des accès de jazz aventureux). L'elpee recèle également une chanson écrite début 2002, réenregistrée et réarrangée, qui bénéficie pour la circonstance de deux chorus au lieu d'un seul : " Lost in the air ". Un bien bel album !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Nocturama

Enregistré début 2002 en une semaine, lors d'une pause accordée au beau milieu de la tournée australienne destinée à promotionner le précédent opus " No more shall we part ", " Nocturama " constitue le douzième album des Bad Seeds. Un groupe au sein duquel milite toujours les deux guitaristes Blixa Bargeld (Bad Seeds originels et Einsturzende Neubauten) et Mick Harvey, déjà impliqué chez Birhtday Party. Produit par Nick Launey (Kate Bush, Eric Clapton, Silverchair, Talking Heads), ce nouvel elpee souffle le chaud et le froid. Le froid tout d'abord. Parce que sur la moitié des compositions, Cave nous refait le coup du crooner. Parfois on a même l'impression qu'il se prend pour Neil Diamond. Et ce ne sont ni le piano sonore, ni les accès de violon tzigane qui parviennent à changer cette impression de déjà entendu. Seuls les lyrics sauvent, quelque peu, la situation. Des textes venimeux, à l'humour noir, acide et décalé, qui racontent des histoires peuplées de personnages effrayants et bizarres, d'amours déchirés et de morts inquiétantes, des textes reflétant les phobies et les obsessions les plus sombres de l'artiste. Mais dans ce domaine, il est nécessaire de bien comprendre toutes les subtilités de la langue de Shakespeare. Heureusement, Cave se ressaisit au fil de l'album. Pas tellement lors de son duo échangé avec l'ex chanteur des Saints, sur la pop song hymnique et contagieuse " Bring it on ", mais surtout chez le salace et teigneux " Dead man in my bed ". Toutes orgues vrombissantes dehors, les guitares débridées, psychés, il évolue enfin sur un tempo enlevé. Ensuite sur " There is a town ", fragment torturé, hypnotique, mais imprimé sur un mid tempo. Et enfin tout au long du remarquable " Babe I'm on fire ". Une prière hallucinatoire, démoniaque, lugubre, de plus de 15 minutes, découpée en 43 couplets, qui libère un groove épileptique, sulfureux et malsains, comme seuls les Bad Seeds sont capables de se rendre coupable. Pensez à "From her to eternity". Dommage que tout le morceau de plastique de soit pas de cette trempe. Nick Cave aurait-il pris un coup de vieux ?

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Love you just the same

Quelques semaines après la sortie de l'album de South San Gabriel, Centro-Matic nous revient avec son septième opus. Pour rappel, je vous signale que SSG est le projet à géométrie variable de C-M. A l'instar de " Distance and clime " et d'" All the falsest hearts can try ", ses deux précédents elpees, " Love you just the same " recèle des mélodies pop contagieuses empreintes de douce mélancolie, découpées par une six cordes acoustiques bourrée de feeling ou alimentée par l'intensité blanche sale, crazyhorsienne, chargée de feedback, des riffs de guitare. Des mélodies pop fragiles, hantées par des accords de piano au mauvais œil ou des claviers gémissants, agitées par un tempo aride, poussiéreux, écorchées par le violon grinçant de Scott Danbon, et égratignées par le timbre vocal, légèrement éraillé, déchirant, mais tellement attachant de Will. Un compositeur prolifique qui n'a pas besoin de moyens extraordinaires pour composer des chansons qui sortent de l'ordinaire. Pour cet opus, la formation a voulu recréer le son le plus brut possible ; celui qui a fait leur réputation sur les planches. Matt Pence, le producteur/drummer l'a donc un peu joué à la Steve Albini, parvenant ainsi à réaliser une combinaison étrange entre urgence émotionnelle et accessibilité pop. Une chanson comme " Reset anytime ", n'a d'ailleurs jamais été aussi proche de l'univers d'un Grandaddy. Mais sans le moindre artifice électronique…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Come with us

Pour enregistrer leur précédent opus, Tom Rowland et Ed Simons avaient reçu la collaboration d'une belle brochette d'invités, parmi lesquels figuraient Bernard Summer, Hope Sandoval, Bobbie Gillepsie, Noël Gallagher et Jonathan Donahue (Mercury Rev). Et ces expérimentations avaient permis au Chemical Brothers d'accoucher d'un album presque parfait, intitulé " Surrender ".

Le duo n'a pas eu la même chance pour concocter ce " Come with us " ; à moins qu'il n'ait voulu revenir à un style plus synthétique. Seul Beth Orton, mais pour chanter la ballade mi-figue mi-raisin " The state we're in ", et Richard Ashcroft pour magnifier le meilleur morceau de l'opus, " The test ", ont participé aux sessions d'enregistrement. Résultat des courses, une bonne moitié de l'elpee ressasse une forme de disco/techno/house beaucoup trop prévisible. Reste quand même quatre fragments qui sortent du lot. Tout d'abord, le titre maître. Une composition qui surfe sur des vagues ondulatoires de claviers sinueux, une houle sonore agitée par des code en boucles : les Beastie Boys rencontrent les Young Gods ! " It began in Africa ", ensuite. De la techno percussive, viscérale, obsessionnelle, au groove pulsant. Qui infecte également le single " Star guitar " ; mais davantage dans l'esprit de " Jus 1 kiss " de Basement Jaxx. Et enfin, et j'y reviens, la superbe composition atmosphérico-psychédélique à laquelle participe l'ex chanteur de The Verve. Pour le reste rideau. 18 mois de studio pour accoucher d'un tel album, c'est un peu léger…

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Silver lake

Vic Chesnutt ne sera probablement jamais célèbre, mais ses chansons ont au moins le mérite de toucher les vérités qui se cachent au plus profond de nous même. " Silver lake " constitue déjà son 11ème album. Un disque qui a bénéficié du concours de Mark Howard (NDR : le protégé de Daniel Lanois) et de Lucinda Williams, à la production. C'est d'ailleurs ici que le bât blesse, car a contrario de ses opus précédents, les arrangements et les orchestrations ont tendance à envahir l'espace sonore. Une impression accentuée par la profusion d'instruments impliqués dans la solution sonore. Et c'est tout particulièrement le cas sur " Zippy Morocco " et " Wren's nest ", deux chansons qui expurgées de leurs fioritures, auraient pu atteindre une autre dimension. Un peu comme sur son formidable elpee, " The saleman and Bernadette ". Ce qui ne veut pas dire que le reste de l'œuvre souffre du même syndrome avec la même intensité. Mais il faut reconnaître que ce sont ses chansons les plus épurées qui ont le meilleur impact. Et je pense tout particulièrement au tentaculaire et confessionnel " I'm through ". A la ballade dylanesque " Styrofoam " ; ou encore au romantique " In my way, yes ", dont les harmonies vocales sont aussi soignées que chez Crosby Stills & Nash. L'électricité n'a cependant pas été négligée. Heureusement, elle est dispensée à bon escient. A l'instar des crazyhorsiens " 2nd floor " (NDR : une composition inspirée d'un poème chinois du 5ème siècle) et du contagieux " Stay inside ". L'opus recèle, cependant, encore quelques bonnes surprises. A l'instar de l'hommage à Brian Wilson " Fa-la-la ", un fragment qui non content d'emprunter l'intro du " Boys don't cry " de Cure, épingle une rickenbacker à 12 cordes. Du filmique " Sultan, so mighty ", au cours duquel Vic emprunte un timbre falsetto pour raconter l'histoire d'un eunuque. Piano électrique, cuivres, tempo lent et chœurs féminins limpides nous replongent au sein d'un univers fort proche de Robert Wyatt. Ou encore de " Band camp ", qui confirme que Chesnutt mérite bien le titre de Bob Dylan des temps modernes. D'autant plus que les lyrics sont toujours aussi brillants. Vic s'inspire aussi bien de musiciens, d'écrivains que de romanciers pour narrer des contes peuplés d'hommes et de femmes qui souffrent ; des êtres humains trop souvent blessés, tristes, ignorés ou abandonnés à leur triste sort. Des textes quelque part autobiographiques, lorsqu'on sait qu'il est paraplégique depuis qu'il a été victime d'un accident de la circulation. Mais il a le bon goût de laisser une grande place à l'espoir ; et puis s'exprime, le plus souvent avec une bonne dose d'humour. Le monde du rock et de la pop a besoin de lui pour chercher la vérité, la grâce et la farce qui régissent notre monde…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Rùa

L'histoire de ce groupe n'est pas facile à cerner, puisque ce quintette réunit quatre Australiens et un Irlandais. Un groupe qui est né fin 99, à Melbourne, lorsque Benjamin Andrews et Declan De Barra, impliqués alors chez Non International Lifeform, décident d'entamer un nouveau projet. Attirant trois autres musiciens, dont le violoniste Russell Fawcus. Qui n'est pas irlandais, mais aussie. Declan décline par contre cette nationalité. Maintenant, il faut être conscient qu'un très fort contingent d'Irlandais a peuplé (NDR : envahi ?) les Antipodes, voici presque trois siècles. L'intégration n'a donc pas été trop laborieuse…

Par contre, le style musical pratiqué par Clann Zù, tout au long de ce " Rùa ", peut être qualifié de difficile. Parce qu'il est le fruit de la rencontre entre tradition celtique (NDR : of course !), électronique, musique classique (NDR : ou plus précisément wagnérienne), britpop (NDR : en particulier celle des Whipping boys, à cause du recours récurrent au style déclamatoire des vocaux), folk pop ténébreux australien (Triffids ?) et post psychédélisme industriel (Tuxedo Moon ?). Certaines interventions à l'archet sont même parfois aussi hantantes que celles d'un Blaine Reininger. A l'instar d'" All the people now ", chanson pop allègre, presque dansante, sculptée dans le drum'n bass. Ou encore du final " You're listening to a dead man speak ", un fragment complexe, aux arrangements luxuriants, mais à l'intensité tellement dramatique. Une intensité qui atteint son paroxysme dès le premier titre, " Word for snow ", un morceau tempétueux, frénétique, dont le climat et tellement proche d'un Godspeed You ! Black Emperor… Des arrangements qui peuvent même se révéler somptueux. Dans l'esprit d'un Perry Blake. Et je pense tout particulièrement à " Lights below ". Mais le style peut aussi se révéler plus allègre, épique aussi, parfois hymnique, contagieux même, conférant à cet opus, un éclectisme, ma foi, fort rafraîchissant…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Shape of Venus

Tout comme les White Stripes, The Clone Defect nous vient de Detroit. Leur premier single avait d'ailleurs été produit par Jack White des Stripes. Drivé par le chanteur/guitariste Tim Vulgar, alias Tim Lampinen, ce quartet a bâti sa réputation sur les planches, en accordant des concerts dévastateurs. Faut dire que leur musique transpire le rock'n roll avec une ferveur nuisible et une énergie survoltée : trivial, sale, insalubre, agressif, puant l'alcool, il est incontestablement influencé par les Heartbreakers, les Dead Boys, MC5 et les Germs. C'est à dire le punk, le glam, le garage et le rock pur et dur. J'ajouterai les Stones. A cause des traces insidieuses de soul et de ryhtm'n blues (motown ?). Qui transparaissent parfois à travers des riffs de guitare caractéristiques, probablement piqués à Keith Richard. Pensez à " Street fighting man " et à " Gimme shelter ". Tim a un jour déclaré que trop de musiciens ignoraient que les mots punk et rock'n roll étaient identiques. Pour lui, c'est un mode de vie, une attitude, avant d'être un courant musical. Et ce n'est pas Lux Interior des Cramps qui le contredira. Ce qui vous donne une idée de l'esprit qui hante les Clone Defects. Pourtant, au fil du temps la formation a appris à canaliser cette énergie chaotique pour la restituer dans un punk rock frénétique. Et ce " Shape of Venus " en est le résultat. Un album vraiment dans l'air du temps !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Live 2003

Un Cd et un Dvd composent ce "Live 2003". Des enregistrements opérés les 21 et 22 juillet dernier au Horden Pavilion de Sydney. Le DVD recèle un documentaire de 40 minutes consacré à la vie quotidienne des quatre musiciens et un enregistrement public d'une heure et demie. Sur les planches, Coldplay possède une aura différente. Lors de son passage à Forest National, on avait pu se rendre compte que le groupe était capable de libérer une intensité phénoménale. De passer de moments d'émotion à fleur de peau à la fièvre électrique la plus féroce, avec une facilité déconcertante. Mais surtout de donner une forme nouvelle à chacune de leurs chansons, afin de les rendre plus vivantes. Et puis il y a Chris Martin, un showman qui ne tient pas en place et dont le charisme procède davantage du capital sympathie qu'il affiche que d'une quelconque image ou attitude. Et pour votre information, sachez que si la plupart des standards de la formation ont été sélectionnés pour la circonstance, deux fragments devraient faire le bonheur des véritables aficionados : tout d'abord l'inédit " Moses ", et puis le rarissime " See you soon ". Sans oublier " One I love " ; c'est à dire un fragment issu du single " In my place ", un titre dont les guitares bringuebalantes rappellent ici encore davantage la période la plus brillante du défunt et mythique House Of Love…