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Content Blocks y va à fond

Le duo new-yorkais Content Blocks vient de dévoiler son nouveau single et le clip qui l'accompagne, « Beach Resort », un nouvel aperçu de son premier album à venir, « Hard Out », dont la sortie est prévue le 2 octobre 2026 chez STTT Records. « Beach Resort »…

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Gavin Friday - Het Depot
Stereolab
Stéphane Reignier

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Nichée dans les enluminures médiévales comme dans le cockpit d'un vaisseau spatial, Lutèce Lockness traverse les époques grâce au Châ. Créature des marges, portail entre les mondes, il est une chimère venue des profondeurs des âges pour inventer le futur.

De sa fourrure monte une mélopée profonde, chant de tristesse devant la violence des humains et de tendresse pour tout ce qui échappe aux normes. Libéré de l'apesanteur et du temps, il nous invite à accueillir le bizarre, l'étrange, l'intime — tout ce qui tremble encore à la lisière de l'imagination.

L'album Le Châ est une épopée métamorphe, où se mêlent sonorités psychédéliques, timbres médiévaux, textures numériques et drones planants. À partir d'improvisations au bouzouki, les morceaux sont construits comme des cadavres exquis, assemblant, découpant et superposant des séquences sonores devenues matières vivantes à sculpter. Le souffle de Lutèce devient guide au cœur d'un univers enveloppant et envoûtant, mixé par Etienne Colin (The Artist), et explore à travers la composition une tessiture vaste, incantatoire et puissante.

Dans ce premier extrait disponible intitulé « and the love is born in me for a stone », les orgues de la cathédrale de Düsseldorf, pilotés par le système robotisé de Maxime Denuc, exécutent des séquences au-delà du jeu humain, explorant des rythmiques et des sonorités inaccessibles à la main.

And the love is born in me for a stone est à découvrir en cliquant ici.

Transgressive Records annonce la sortie, pour la toute première fois, d’un album studio solo inédit de Graham Coxon (Blur). Intitulé "Castle Park" et enregistré en 2011, cet album inédit sera disponible le 19 juin 2026 et s'inscrit dans le cadre d'une réédition complète du catalogue solo de Coxon, comprenant 9 albums studio et 3 bandes originales, qui s'étalera sur les 12 prochains mois.

Produit par Ben Hillier (Blur - Think Tank), "Castle Park" a été enregistré en 2011 dans le cadre des sessions d’"A+E" (2012). Initialement prévu comme la suite d’"A+E", la sortie a été reportée en raison des activités de Blur en 2012, avant que Coxon ne se consacre à d’autres projets.

"Castle Park" est un recueil de 10 titres qui s’inscrivent dans le son mod classique de l’artiste, avec le premier single « Billy Says » – un incontournable de longue date des concerts de Coxon – déjà bien connu des fans et désormais enfin disponible pour la première fois.

Billy Says est en écoute ici.

Dorian (inspiré par le mode dorien de la Grèce antique) Pimpernel (mot anglais pour une fleur : le mouron) revient avec un deuxième album inespéré, qui prolonge, développe et enrichit l’esthétique pop moderniste du quintet.

Dorian Pimpernel aime les fausses pistes, les chausse-trappes et les chansons à tiroirs, et si ces nouveaux morceaux obéissent plus volontiers au format pop classique – couplets qui posent une atmosphère, une narration, refrains qui explosent, qui emportent – ils ouvrent sans cesse des chemins perpendiculaires, ou verticaux, sur les intros (celle de Oruga Encantada, une séquence de synthétiseur rappelant le Zuckerzeit de Cluster), les ponts (un break dub-exotica ralenti sur Twisted Charm Honey), les outros (celle de Chlorine Fumes, partant en groove kraut-funk à la Stereolab, ou de Circular Rites, quasi prog avec ses notes solennelles de piano martelés). Et quand la voix haute et blanche de Jérémie Orsel ne flotte pas sur des pop songs volontiers accrocheuses, des instrumentaux laissent libre cours aux velléités exploratrices du quintet : vers l’espace avec Sur la lune, écrit pour une bande originale du Voyage dans la lune de Georges Méliès, ou inventant un pont entre Düsseldorf et Canterbury sur Brücke (une pedal steel lui ajoutant un petit côté Nashville inattendu).

En 11 morceaux, Dorian Pimpernel ravive le geste symphonique pop, la beauté des simulacres, l’idéal porté par la mélodie, aussi dissonants et inquiétants que soient les bruits du monde.

Un extrait à découvrir ici.

La poète blues surréaliste aja monet sort « melting clocks (feat. Mick Jenkins et Vic Mensa) », le dernier single extrait de son nouvel album récemment annoncé, "the color of rain".

Le morceau, qui ne fait référence à Dali que par son titre, se caractérise par un tempo qui jaillit, transporte et émeut, comme si le temps lui-même était remis en question. Cette œuvre nous amène à nous interroger sur ce que nous croyons être vrai et nous incite à nous pencher vers l’inconnu mystique.

Une grande partie de nos vies nous est dictée par la construction d’une horloge fabriquée par l’homme. Nous rationnons des parcelles de nos vies et négocions nos valeurs en fonction de ce à quoi nous consacrons du temps. « melting clocks » est une œuvre d’art sur le voyage dans le temps. Une chanson qui remet en question notre rapport au temps et nous invite à pratiquer la pleine conscience, explique aja monet

Pour découvrir le clip de "hollyweird", cliquez sur ce lien

dimanche, 03 mai 2026 23:27

Tricky : l'outsider éternel !

L'artiste et producteur légendaire Tricky annonce la sortie de son nouvel album, *Different When It’s Silent*, prévue le 17 juillet 2026 chez False Idols.

Son 15e album studio et premier album complet sous son propre nom depuis six ans, "Different When It’s Silent "est un disque direct et concentré qui renoue avec le langage sonore distinctif qui définit l’œuvre de Tricky depuis ses débuts révolutionnaires en 1995 avec "Maxinquaye".

Avec la participation de Marta, sa collaboratrice de longue date, « Out Of Place » associe la voix sobre de Marta au style chanté pressant, presque punk, de Tricky.

Cliquez ici afin de découvrir une chanson issue de l'album.

Lucie Shame, c’est la force fragile d’une hypersensible qui joue avec la palette de nos émotions par un songwriting cathartique, ciselé, cru et capiteux. Dans un univers fantasmé, Lucie Shame aurait pu être l’enfant de PJ Harvey et Kurt Cobain !

Lucie Shame a eu plusieurs vies. Formée au piano classique, elle découvre la culture grunge, le songwriting et la poésie à l’adolescence. Elle enregistre son premier album sur K7 dans sa chambre à 17 ans. Puis elle sort de cette chambre pour aller vivre aux côtés de marginaux dans le quartier Saint-Michel à Paris. Maman jeune, puis veuve d’un repris de justice, elle reprend l’écriture de chanson au moment de son coming-out, après de longues années de silence.

Songwriteuse intense et touchante, mélange détonnant de puissance et de fragilité, elle traite de sujets intimes et universaux (son coming-out, la fin du monde, le suicide, l’aide social à l’enfance, etc) dans des chansons allant de la ballade folk à la chanson punk. Mélodies accrocheuses et textes poétiques sont portés par une voix expressive, accompagnée tantôt par une guitare grunge et une énergie rock à fleur de peau, tantôt par des arrangements inspirés de la musique de chambre et des lieders de l’époque romantique.

On pense à PJ Harvey, à Vera Sola ou à Ezra Furman.

Sur scène et sur les routes depuis 5 ans, elle s’est enfin posée pour réaliser son premier album. Son but est, toujours, de partager et de faire ressentir des émotions.

Le premier clip issu de cet opus s’intitule Fields & Worms. Il est à découvrir ici.

mercredi, 29 avril 2026 14:51

Coconut joue dans la cour des grands

COCONUT, le mariage des voix et guitares de Marine Pichot et Louis Roms, a sorti son premier album, Pour des grands, il y a quelques jours sur le label Archipel.

Après un premier EP paru en 2023 (In the End), le duo basé à Nantes présente un disque pop, ouvragé, folk, inspiré d'Andy Shauf ou Hannah Cohen, évoquant aussi par endroits Julien Gasc ou Petit Fantôme.  Enregistré avec Quentin Le Gorrec aux studios du Garage Hermétique à Rezé et au Lonesome Studio à Blain - il se compose de 12 morceaux en français, enrichis par un ensemble (flûte traversière, clarinette, cor, violoncelle, alto...). 

Le duo fait preuve d’une grande minutie en ce qui concerne l’arrangement de ses morceaux et s’amuse à ajouter des parties de synthétiseurs vintage mais aussi un ensemble de vents et de cordes ajoutant une dimension plus lyrique à sa musique. 

Côté ‘’scène’’, de nombreux concerts en 2023 et 2024 (plus de 60) avec notamment les premières parties de Natalie Bergman à Stéréolux, de Cascadeur au VIP et de Black Sea Dahu au Temps Machine lors des dernières années, ainsi que, de nombreux festivals et une résidence au Novomax (Smac).

Découvrez aujourd'hui leur nouvelle vidéo pour le morceau "Chercher l'issue". Le clip réalisé par Jacques Frantz est à voir ici.

mercredi, 29 avril 2026 14:51

Danilo amorce son Virage

Chez Danilo, tout est affaire de contraste. Une élégance un peu passée, mais jamais figée. Une pop francophone qui bat au rythme électronique d’aujourd’hui tout en gardant le grain chaud des synthés analo et des guitares électriques.      

Révélé en 2024 avec LMQR (La Mélodie Qui Reste), Danilo s’est vite fait une place dans le paysage de la pop indé, quelque part entre Daho, Belin et Baxter Dury. Des refrains entêtants, un sourire en coin, une pudeur élégante : le décor était planté.                                             

Aujourd’hui, Danilo nous révèle un nouvel EP, Virage.

Il se dévoile autrement : plus direct, plus grave parfois mais toujours lumineux. Les chansons parlent des promesses auxquelles on aimerait encore croire, de ce que l’on perd et de ce que l’on retient, des désirs qui se fanent.

Le ton change, il creuse plus profond. L’écriture gagne en précision, la production en intensité. Les couleurs sont saturées, les guitares orageuses et la voix affirmée.

Ce qui reste, c’est la marque Danilo : une poésie piquante, une mélancolie dansante, cette façon d’éclairer les zones d’ombre par la musique.

Aujourd’hui, il avance avec une conviction simple : la pop peut encore dire l’intime.

Un titre en écoute ici.

mercredi, 29 avril 2026 14:50

Empty Head lève le rideau sur Freak Show

Après Don’t Wanna, Down the Rabbit Hole et Conquest, Empty Head dévoile aujourd’hui Vincent, quatrième extrait de son premier album Freak Show attendu pour le 29 mai 2026.

Porté par des guitares lourdes et un groove contagieux, le morceau brosse le portrait d’un « company shark », figure de la réussite moderne piégée par son propre succès. Derrière un costume impeccable et un « sourire peint », le personnage de Vincent incarne ce masque social que l’on finit par ne plus pouvoir retirer.

Soldat docile d’un système qui le dépasse, il joue son rôle, gravit les échelons et s’efface peu à peu derrière l’illusion du succès.

Entre ascension sociale vertigineuse et perte totale de repères, le groupe explore l’aliénation d’une vie où l’obéissance devient un réflexe et où le sens finit par disparaître. Vincent est une invitation à lâcher prise sur un tempo furieusement dansant, tout en observant le naufrage identitaire d’un personnage qui a troqué sa liberté contre un costume trop serré.

Mélange explosif d’energie punk, riffs acérés et mélodies infectieuses, Empty Head émerge de la scène underground de Liege (BE) en 2020. Formé par cinq amis d’enfance, le groupe s’est forgé une identité sans concession, ancrée dans une approche DIY et des influences ́ telles que Viagra Boys, Psychedelic Porn Crumpets, The Hives ou encore Mother’s Cake.

Après deux EPs (‘Empty Head’ en 2021 et ‘Tales of a Modern Man’ en 2023), le quintet s’est affirmé sur scène à travers de nombreux concerts en Belgique et en France, affinant un live direct et sans artifices, devenu un marqueur central de son univers.

Avec ce nouveau titre, Empty Head continue de dévoiler les contours de Freak Show, un album brut qui regarde son époque droit dans les yeux, où les figures du quotidien deviennent les attractions d’un cirque bien réel.

Le clip est à découvrir ici.

samedi, 11 avril 2026 14:41

WolfRock 2026 : samedi 11 avril

Cette 18e édition du WolRock prend une tonalité particulière : Fabien Dieu, figure centrale du milieu musical, s’est éteint courant septembre, au terme d’une longue maladie. Pour saluer sa mémoire, l’affiche réunit naturellement des formations qu’il tenait en haute estime.

Mission accomplie : l’événement affiche complet depuis plusieurs semaines.

Au programme, quatre formations (re)posent leurs amplis sur les terres douroises, également hôtes du Dour Festival.

Kaiser Place ouvre le bal. Le quatuor aligne Laurent Lallemand au chant, Jérôme Pichuèque derrière les fûts, Alex Bosser à la guitare solo et Deborah Lehane à la basse.

La formation ne débute pas : elle a déjà tourné sur des rendez-vous bien identifiés (DMF, Scène Sur Sambre, Fêtes de Wallonie) et assuré des premières parties pour Hooverphonic, Suarez ou encore Machiavel.

Le quatuor défend une pop-rock britannique, mélodique et nerveuse, nourrie notamment par Oasis, Stereophonics et Placebo.

Les titres s’enchaînent sans ménagement. Les mélodies accrochent vite, le son reste irréprochable et, même loin des radars depuis un temps, le combo n’a rien perdu de son potentiel.

Au micro, Laurent Lallemand impose une présence nerveuse, guitare en bandoulière, et soigne chaque attaque. La section rythmique verrouille le tempo et installe le groove qui porte les lignes mélodiques. Alex Bosser, lui, cisèle des touches de relief, entre mélancolie et éclats plus lumineux. Le résultat reste brut, tendu, efficace.

Kaiser Place ne se limite pas à dérouler un set : les morceaux prennent corps. La formation rappelle, une fois encore, que l’exercice du concert convient parfaitement à ses musiciens.

Après une vingtaine de minutes d’entracte, Dresscode investit l’estrade. Probablement la surprise la plus nette de la soirée.

Le duo belge naît en 2019 autour de David Brichard et Fred Hyat ; un troisième musicien les rejoint pour les prestations live.

Le « dress code » désigne l’ensemble, souvent tacite, des règles qui encadrent une tenue selon le contexte : projeter une image professionnelle, coller à un thème, maintenir une cohérence sociale, du White Tie le plus strict aux options les plus décontractées.

Ici, le lien reste flou. Le guitariste arbore une tenue Adidas qui l’apparente davantage à un sportif qu’à un musicien. Le chanteur mise, lui, sur une allure plus soignée. Quant au batteur, il opte pour la légèreté : le jeu réclame de l’amplitude.

Le duo compose des titres à la croisée du rock et de l’électro, sur fond de thèmes sombres : l’amour, la société de consommation.

Après plusieurs passages remarqués sur les podiums, la formation revient récemment par un nouvel EP, « Under The Surface », dont « Get Rid Of Fears » sert d’éclaireur.

Les chansons arrivent à maturité sans précipitation. Tout paraît naturel, presque instinctif : c’est direct, alerte, convaincant.

Les compositions brassent électro-rock, synthpop, industriel et new wave, sur un fil mélancolique qui mène de Depeche Mode à Interpol, en passant par Nine Inch Nails.

À la guitare, le jeu reste précis et maîtrisé : slides, bends et effets s’enchaînent sans démonstration inutile.

Le chant, chargé d’émotion, épouse la rugosité des synthétiseurs et la densité de la six-cordes.

Des refrains accrocheurs tranchent sur des climats plus sombres, au sein d’une atmosphère à la fois aérienne et profonde. Sous la surface, la tension affleure et le morceau menace de basculer.

Sans durcir totalement vers l’industriel, Dresscode conserve une élégance mordante et aligne ce soir une série de titres taillés pour fédérer, sur un socle résolument énergique.

Milk prend ensuite possession du podium. À la basse : Sébastien Préaud, l’un des piliers de ce mini-festival. Les initiés le connaissent aussi chez At Night, passé la semaine dernière par l’Ancienne Belgique.

Le projet local s’est forgé une solide réputation dans les circuits régionaux. Puis il a tiré sa révérence il y a quelques années, lors d’un dernier passage au Canal10, lieu très fréquenté du côté de Saint-Ghislain.

Cette reformation, annoncée comme éphémère, poursuit un objectif simple : honorer la mémoire du fondateur du WR.

« I Want You » lance les hostilités. Dès l’intro, Milk va droit au but : zéro chichi, pas d’artifices. Le son s’avère organique, dense ; la section rythmique maintient une pression constante. Aline Renard porte le refrain, la voix un peu fragile au départ, puis de plus en plus assurée au fil du set.

Dans la fosse, la foule s’échauffe sur la pulsation répétitive et l’attaque sombre de la basse. Les riffs acérés de « Body Harmony » prennent vite le relais. Le titre figure lui aussi sur « Romantic », long playing paru en 2009, qui garde aujourd’hui encore une vraie fraîcheur.

Milk puise dans les meilleures aspérités du rock alternatif des années 90, sans pastiche.

Moment à part : Dorian, fils de Fabien, rejoint le band et reprend à la guitare électrique « Personal Jesus » (Depeche Mode). La salle retient son souffle.

« J’suis A Bout », « Fire Space », « Come On Me » : les morceaux s’enchaînent sans temps mort. Derrière l’énergie du concert, on devine une écriture rigoureuse ; la voix sert de fil conducteur à ce chaos parfaitement tenu, entre fragilité et puissance.

Les rythmes s’avèrent redoutablement entêtants. Le set reste cohérent du début à la fin, comme le confirment « Be Yourself » et « Forget », deux titres rugueux.

Milk referme la parenthèse par une version inattendue de « Forget » (Sofa Mix).

Les musiciens s’avancent ensuite au bord du podium pour saluer. Une bande-son enchaîne alors, pendant de longues minutes, « Avant de nous dire adieu » de Jeane Manson.

Pour conclure ce 18e chapitre, We Are Waves prend le relais.

La formation n’a rien d’inconnu ici : elle revient régulièrement sur les planches du micro-festival. L’auditoire répond présent, et le plaisir se lit autant côté musiciens que côté salle.

Le quatuor réunit Viax (voix, guitares), Cisa (synthés), Mene (basse) et Adriano (batterie). Direction Turin, en Italie.

Le combo cumule près de vingt ans de parcours. Parti du heavy metal, il explore ensuite le nu-metal, le rock alternatif, le post-rock, puis flirte même par moments avec le folk.

Animés par le rock, l’art et la recherche, ces Transalpins proposent une lecture personnelle de la new wave : un son hybride qui tire vers un heavy électro, puis vers des accents post-grunge.

Sur « EMDR », « Something To Lose » ou « 1982 », on comprend vite que l’on ne parle pas de musique de chambre.

Chaque composition tombe juste. Les musiciens affichent une vraie expérience, au point que l’instrument prolonge le geste.

À l’écoute de « Mirrors » ou « Lovers Loners Losers », les affinités avec The Cure sautent aux oreilles : guitares électriques, synthés, boucles hypnotiques et batterie évoquent l’ère « Disintegration ».

Autre détail frappant : certaines inflexions vocales rappellent Jim Kerr (Simple Minds). Le set assume des réminiscences eighties, jusque dans l’esthétique plus « garage ».

La température grimpe ; la sueur perle sur les visages. Le concert se termine sur « Sports », morceau où les instruments se dissolvent dans un brouhaha volontairement déroutant.

Il est un peu plus de minuit lorsque la soirée s’achève. Malgré les protections auditives, un sifflement persiste aux oreilles, souvenir tenace d’une longue série de concerts.

Les organisateurs fixent déjà le prochain rendez-vous : 10 avril 2027. Même lieu, même ambiance.

Fabien, lui, restera dans les mémoires. Et, d’une certaine manière, au premier rang.

(Organisation Centre culturel de Dour)

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